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2007

Mois d'octobre

Les Echos du 01 Octobre

GOUVERNEMENT

Les nouveaux ministres connus aujourd'hui

Les consultations entre le nouveau chef du gouvernement et les états-majors des partis politiques et du Mouvement citoyen entrant dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement se sont déroulées samedi et dimanche à Koulouba. C'est ce lundi dans la journée que le Premier ministre, Modibo Sidibé, rendra publique, la liste de membres de son équipe gouvernementale.

Nommé le 28 septembre 2007, le nouveau Premier ministre, Modibo Sidibé, n'a pas chômé. Il a eu comme première tâche les conciliabules pour la formation de son gouvernement. Il l'a déclaré lui-même dans son tout premier entretien accordé à la télévision nationale, au soir de sa nomination, ajoutant que sa priorité serait de choisir les femmes et les hommes à même de conduire le Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République, Amadou Toumani Touré, sous l'autorité de celui-ci.

Dans les coulisses des consultations, le président ATT a lui-même pris langue dès vendredi avec quelques présidents des partis membres de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), qui l'ont soutenu pour sa réélection. Il a rencontré Dioncounda Traoré de l'Adéma/PASJ, Younoussi Touré de l'URD, Choguel Kokala Maïga du MPR, Me Mountaga Tall du Cnid-Fyt. Le Premier ministre Modibo Sidibé a poursuivi les mêmes consultations au cours du week-end et qui ont été élargies aux fidèles parmi les fidèles d'ATT qui viennent de créer la Force citoyenne pour la démocratie (FCD), ex-Mouvement citoyen.

Seule l'opposition composée du Parena, de Sadi et du RPM n'a pas été conviée à ce banquet de partage de postes ministériels. Ces partis disent « ne pas être concernés » .

Taille réduite du gouvernement

La taille du nouveau gouvernement sera un peu réduite par rapport à l'ancien. Elle se situerait entre 24 et 25 portefeuilles ministériels contre 28 dans le gouvernement de Ousmane Issoufi Maïga. Selon sa configuration, elle obéirait au fait majoritaire en attribuant le maximum de postes à l'Adéma. Le parti de l'abeille se tape entre 4 et 5 ministères. Il n'en avait que deux auparavant.

La course aux portefeuilles ministériels a créé une sorte de frénésie à Bamako Coura au siège de l'Adéma où siège une commission ad hoc, chargée de recenser les CV et les candidatures des postulants. Le jeu est tout de même resté ouvert à ce niveau car chaque cadre du parti a été autorisé à déposer son CV, y compris les anciens ministres Marimantia Diarra du Plan et de l'Aménagement du territoire et Seydou Traoré de l'Agriculture.

Au parti de l'Abeille, beaucoup parient sur l'arrivée dans le nouveau gouvernement d'Iba Ndiaye, directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi et de Mme Zouré Fadimata Maïga, conseiller technique au ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées et tous deux membres du CE du parti.

A l'URD de Soumaïla Cissé qui est la deuxième force politique du pays depuis les dernières législatives et qui souhaitait avoir la Primature, le ministre sortant Oumar Ibrahim Touré de l'Elévage et de la Pêche a des chances d'être reconduit. Me Abdoul Wahab Berthé, vice-président du parti, est cité dans le lot des ministrables. Le parti de la Poignée de main peut également compter sur un poste supplémentaire.

Le Cnid, le MPR, le PSP qui avaient chacun un poste ministériel dans l'ancien gouvernement ont la chance de conserver ces postes ou d'en voir un de plus. Mais il semble qu'au MPR, Choguel Kokala Maïga risque de céder son fauteuil à un nouveau promu.

Le reste des postes sera pourvu par les cadres de la FCD ainsi que des technocrates choisis par ATT. Parmi ceux-ci, le nom de Mme Ndiaye Ramata Diallo dite Rama, directrice d'une agence de communication de la place est évoqué. Sa mère, Mme Diallo Lalla Sy fut le dernier ministre de la Fonction publique et de l'Emploi du président Moussa Traoré avant les événement 1991. Elle pourrait remplacer Ousmane Thiam (un des amis du président) au ministère de la Promotion des investissements et des Petites et moyennes entreprises.

Mamadou Tiéoulé Konaté, chargé de mission à la présidence, fils de Tiéoulé Mamadou Konaté et membre du bureau politique du Bdia-Faso (un parti créé par son père paix à son âme) est attendu au ministère de la Jeunesse et des Sports.

Abdrahamane Dicko

 

L'opposition dit n'être pas concernée

L'opposition parlementaire, représentée à l'Assemblée nationale par le groupe Parena-Sadi, qui a le soutien ferme du RPM, dit ne pas être concernée par le nouveau gouvernement. C'est pourquoi, elle ne fait pas partie des partis qui ont été consultés à Koulouba pendant les 72 h de consultations. « Nous n'avons pas été consultés et nous ne souhaiterions pas l'être. Cela ne nous concerne en rien dans la mesure où nous avons choisi notre camp : l'opposition » . Ainsi nous répondait hier Djiguiba Kéita dit PPR, secrétaire à la communication du Parena. Le RPM d'El hadj Ibrahim Boubacar Kéita a quant à lui confirmé samedi dernier, à l'occasion de sa journée parlementaire, sa place dans l'opposition. Ce qui sous-entend qu'il n'a pas de poste à lorgner dans le gouvernement.

A. D.

 

Sadi au bord de l'implosion

Les propos tenus par PPR plus haut ont été repris par le député Oumar Mariko, secrétaire général de Sadi. Le député Mariko, que nous avons joint au téléphone, nous a répondu que ce gouvernement n'est pas l'affaire de son parti. Selon lui, ils ne peuvent pas être de l'opposition et être intéressés par une telle question. Sur le maintien ou non du président de son parti, Cheick Oumar Sissoko, dans le nouveau gouvernement, le député Mariko déclare que le sujet n'est plus à l'ordre du jour à son niveau. Il nous a demandé de poser la question à l'intéressé lui-même que nous n'avons pas pu joindre. Dans les commentaires de Mariko, son parti est divisé entre les partisans et les adversaires de leur maintien au gouvernement. Mais il semble que ceux qui sont contre représentent une minorité. Tant et si bien que Sadi est plus que jamais au bord du précipice.

A. D.

 

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PROFIL DE MODIBO SIDIBE

Un flic à la Primature

Le président de la République a jeté son dévolu sur un inspecteur général de police pour conduire l'action gouvernementale. Le 28 septembre date de sa nomination, Modibo Sidibé, âgé de 55 ans, est devenu le premier chef du gouvernement du 2e et dernier mandat d'ATT et le troisième de son ère après Mohamed Ag Hamani et Ousmane Issoufi Maïga.

Le nouveau promu parmi les nombreuses personnalités citées comme probables successeurs d'Ousmane Issoufi Maïga est un fidèle collaborateur du président ATT dont il fut le directeur de cabinet sous la Transition de 1991 à 1992. Diplômé de l'école nationale de police de Bamako en 1977, M. Sidibé est titulaire d'un doctorat en sciences pénales et criminologie, de deux DEA en théorie politique et en sciences pénales et criminologie et d'une maîtrise en droit public en plus d'autres certificats en cours de perfectionnement des officiers et des droits de conflits armés obtenus en France, en Italie et à Koulikoro (Mali).

Le nouveau chef du gouvernement qui mesure déjà le poids de sa mission, qui est de conduire le Programme de développement économique et social (PDES) du chef de l'Etat est pratiquement en terrain connu. Il connaît du bout des doigts les rouages de l'Etat pour avoir été plusieurs fois conseillers techniques.

Il a franchi le pallier supérieur en faisant pour la première fois son entrée dans un gouvernement en qualité de ministre de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées (1992-1997) avant d'être reconduit ministre des Affaires étrangères et des Maliens de l'extérieur de 1997 à 2002. Jusqu'à sa nomination, il était secrétaire général de la présidence depuis 2002.

Comme son prédécesseur, Modibo Sidibé n'est affilié à aucun parti politique. C'est pour cette raison qu'il est censé avoir une plus grande marge de manœuvre pour servir de relais au président ATT, qui a promis de donner un coup de fouet à la lutte contre la corruption et la délinquance financière en remettant plus de 130 dossiers de suspects à la justice.

D'autres chantiers l'attendent comme la définition de politiques de mieux-être pour les Maliens qui s'appauvrissent davantage, la recherche de solutions à la vie chère, surtout la réalisation du bien-être social et économique dans un Mali prospère. Toutes choses qui constituent le levain du PDES.

Au titre de distinctions honorifiques, l'inspecteur général de police, Sidibé est commandeur de l'Ordre national du Mali et de la Légion d'honneur de France. Il est marié et père de cinq enfants.

Abdrahamane Dicko

 

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JOURNEES PARLEMENTAIRES DU RPM

Le Tisserand pour une présence de qualité à l'AN

Le Rassemblement pour le Mali a tenu samedi et dimanche derniers, à la Maison des jeunes, ses journées parlementaires destinées à imprégner ses députés sur le travail parlementaire et à leur faire comprendre le mécanisme de fonctionnement, d'organisation et le rôle du Parlement malien, sous-régionaux et internationaux.

Ces journées de formation des élus nationaux du RPM sont d'autant plus nécessaires que la majorité des 11 députés du parti sont de nouveaux élus qui siègent à l'hémicycle. Et malgré son petit nombre, le parti du Tisserand ne va pas faire de la figuration au sein de l'Assemblée nationale. « Il est pour une présence de qualité à l'Assemblée nationale et réaffirme son appartenance à l'opposition. Une opposition qui sera constructive, responsable… » , a indiqué Ibrahim Boubacar Kéita, président du parti et député, à l'ouverture des travaux. Selon IBK, le RPM reste malgré tout un grand parti et attaché au respect du fait majoritaire.

« Le rôle du député, la loi et la procédure législative, le député et son groupe parlementaire, les textes fondamentaux et les institutions de la République » ont été des thèmes abordés au cours des deux jours de travaux. D'autres sujets discutés entre les élus RPM et les conférenciers ont porté sur les institutions parlementaires sous-régionales (Cédéao, Uémoa, Parlement panafricain) et internationaux.

Denis Koné

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CLUB AHMED SEKOU TOURE

La quête de repère pour la génération montante

La 2e édition de la Semaine Ahmed Sékou Touré a ouvert ses portes jeudi 27 septembre dans notre capitale. Plusieurs délégations prennent part à cette  édition, dont naturellement celle de la Guinée-Conakry, conduite par Mme Hadja Andrée Touré, la veuve de Sékou Touré.

Bamako abrite la 2e édition de la Semaine Ahmed Sékou Touré (du 27 septembre au 2 octobre 2007). Avec l'organisation chaque année d'une semaine, le Club Ahmed Sékou Touré se donne la mission d'informer la génération montante sur les pensées de ce grand panafricaniste que fut le président Ahmed Sékou Touré. L'édition de cette année est marquée par des conférence-débats sur des thèmes comme « Les Etats-unis d'Afrique », « Rôle et place de la jeunesse dans la construction de l'unité africaine selon Sékou Touré » ...

A travers ces séries d'échanges, le Club informe la jeunesse malienne sur certaines œuvres de l'ancien africaniste et non moins président guinéen. Ce qui a permis de susciter des débats autour de certaines questions brûlantes de l'heure. Les exposés des conférenciers ont porté, entre autres, sur la pertinence et pérennité de la quête de l'unité africaine, la pensée unioniste d'Ahmed Sékou Touré et les enjeux actuels du panafricanisme à la lumière des idées du défunt président.

En guise de mémoire et de reconnaissance, un hommage a été rendu à Almamy Sylla (paix à son âme), qui a été le président d'honneur dudit club, et au professeur Jean Suret Canale. La Fédération des clubs Ahmed Sékou Touré a été également mise en place.

La semaine a été marquée samedi après-midi par un concert géant animée par le Bembeya Jazz International, Mah Kouyaté n°1, Haïra Arby, Tiken Jah Fakoly, etc. En marge de ces activités, se tient une exposition de photos sur la vie du père fondateur de la Guinée au Centre international des conférences de Bamako.

Selon les organisateurs, le choix de Bamako s'explique par le fait que l'initiative d'organiser la semaine a été prise dans notre capitale. La troisième édition qui coïncidera avec le cinquantenaire de la Guinée aura lieu à Conakry, a promis M. Diallo.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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MALI

Le Pr. Dialla Konaté critique la loi des finances 2008 et le Nord

Le conseil des ministres du 19 septembre a publié le projet de loi de finances pour l'exercice 2008 qui deviendra, une fois adopté par l'Assemblée nationale, le budget de l'Etat. On dit en général que ce document est un acte fondamental et annuel par lequel le gouvernement d'un pays démocratique compte ses amis politiques autour d'ambitions chiffrées.

Au Mali pour l'instant, à défaut de projets alternatifs au programme du gouvernement, il est difficile de contredire ce document. En revanche, il est un devoir citoyen de discuter comment il peut être amélioré pour devenir un pas en avant vers le développement. Je ne rentrerai pas dans les détails de ce budget qui ne sont pas encore accessibles publiquement. Mon observation se limite à son cadre général afin de voir ce qui, à mon avis, constitue des imperfections de fond.

En préambule, le gouvernement a défini son projet de budget comme un instrument visant à réaliser «  les objectifs du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (2007-2011) qui s'articulent autour des axes suivants : le développement des infrastructures et du secteur productif, le développement de l'accès aux services sociaux de base, la poursuite de la consolidation des réformes structurelles et le renforcement de la gestion du développement » .

Les infrastructures, le secteur productif, les services sociaux et du bien-être sont des axes excellents en eux-mêmes et font partie de ce que les économistes appellent les « éléments de ressources réelles » . Toute l'action de développement consiste précisément à construire dans un pays des « ressources réelles » résistantes à la loi des rendements décroissants, c'est-à-dire dont la valeur ne baisse pas avec le temps qui passe.

J'aurai conseillé de rajouter à la liste des éléments de ressources réelles ci-dessus, la formation des ressources humaines et les emplois adéquats pour notre développement. Je voudrai dire, et en cela, je suis en désaccord avec les néo-libéraux, que les emplois ne dépendent pas de la conjoncture économique dans un pays où les ressources humaines sont sous-employées mais au contraire l'emploi est un élément nécessaire au développement. Cet emploi ne doit être ni fantaisiste ni de complaisance. Il doit être utile.

Je dois reconnaître, sur la base de ce que je lis, que le gouvernement s'efforce déjà de soutenir la création d'emplois de base aussi bien dans le monde rural que dans les zones urbaines, périurbaines au travers des jeunes déscolarisés, en particulier. Là où je diverge d'avec le gouvernement et en cela, la divergence est profonde, le gouvernement compte sur le « cash » de l'aide extérieure pour financer son budget de création de ressources réelles. Pourquoi mon désaccord avec le gouvernement sur ce point est-il profond ?

Il est profond dans la mesure où je vois ce budget comme la suite familière des autres budgets depuis au moins 10 ans. Il s'efforce de gérer les acquis sans explorer de pistes nouvelles. Surtout il ne cherche pas à rompre avec les pratiques qui confortent les comportements sociaux actuels dont tout le monde reconnaît qu'ils ne mènent pas vers le développement. Il consiste donc, fondamentalement, à gérer les équilibres existants alors qu'à mon avis, il faut plutôt gérer des déséquilibres ; briser les équilibres anciens pour aller de façon progressive et planifiée vers de nouveaux points d'équilibre.

Nous sommes dans un monde capitaliste. Par nature, le capitalisme crée des déséquilibres toujours plus grands. Les riches deviennent de plus en plus riches. De nombreux pauvres deviennent de plus en plus pauvres. En Afrique, les déséquilibres créés par le capitalisme sont aggravés par la corruption des classes au pouvoir. C'est ainsi que les déséquilibres systémiques sont aggravés par des déséquilibres immoraux et illégaux. La gestion des équilibres acquis dans un pays en développement devient vite du sur-place et finit par aliéner la jeunesse sans emploi et les forces de production surtout dans le monde rural, implacablement écrasées par la globalisation.

Illusion de confort

Sur les 330 entités industrielles qui constituent le tissu économique national, 300 (soit 91 %) étaient en situation de faillite en décembre 2006, selon les chiffres du gouvernement malien. Ce budget changera-t-elle cette situation ? Avant ce budget, les fortunes dont certaines ont évidemment été mal acquises n'étaient pas taxées pour contribuer à effacer le déséquilibre que les malversations ont créé au sein de la société malienne.

Ce budget corrigera-t-il cette situation ? L'Etat malien fonctionne dans une large mesure grâce au « cash » fait de dons et autres aides budgétaires octroyés par « les partenaires au développement » , qui sont souvent ses compétiteurs dans l'arène de la globalisation et dans la lutte pour l'appropriation des ressources économiques mondiales. Cela n'est pas sain. Ce budget y remédie-t-il ?

La gestion des équilibres existants crée une situation qui donne une illusion de confort en agissant comme la drogue, en créant une accoutumance. Pour clarifier ce point, je vais l'illustrer par un exemple tiré de l'actualité brûlante de notre pays et qui montrera l'impérieuse nécessité de devoir changer souvent les paramètres d'une situation pour évoluer. La perturbation de l'ordre public au Nord. Je ne parle ni de « problème Touareg » , ni de « banditisme touareg » . En cela je blâme les journalistes et les journaux qui écrivent comme si au Mali existait une situation de ségrégation raciale institutionnelle. Ces organes de presse servent, ainsi faisant, le discours des groupuscules dissidents et desservent la cause de l'unité nationale. Voilà une histoire qui dure depuis un certain temps.

On a précipitamment signé un accord avec des citoyens maliens qui se sont armés contre la force publique. Ils se sont éloignés de cet accord pour reprendre les armes de nouveau en causant des morts ; civils et militaires. De nouveau, le gouvernement cherche à négocier c'est-à-dire à revenir vers les mêmes points d'équilibres qui se sont révélés si instables. Les paramètres principaux de cet équilibre boiteux sont 2 personnes : Bahanga et Fagaga. Il existe sans doute d'autres paramètres.

A mon avis, pour aller de l'avant, il faut modifier les paramètres, créer une situation nouvelle qui permettra d'aller vers un autre point d'équilibre qui, nous l'espérons, sera plus stable. Autrement on court sans fin vers cette illusion d'une paix avec Bahanga et Fagaga au détriment de la paix pour tout le pays.

Troubles à l'ordre public

Si on ouvrait un débat réel, on s'apercevra certainement que, via la présence de l'armée malienne dans le Nord du pays, cette région reçoit plus de flux financiers que bien d'autres régions du pays. Je ne veux pas faire l'assertion que la région de Kidal va bien mais je veux dire qu'elle n'est pas moins bien traitée qu'une autre région du pays. Par contre les conditions climatiques ôtent aux habitants de cette partie des opportunités d'activités d'autosubsistance qui sont possibles ailleurs.

C'est réellement cela le problème. Il n'est pas propre au nord mais c'est le problème de développement du Mali. Partout dans notre pays, les populations ne font que survivre. Les populations qui ont l'air d'aller mieux ne sont pas servies par l'Etat mais vivent dans la précarité et par la grâce de l'autosubsistance. Au 21e siècle cela n'est pas le signe d'un succès national.

La situation est devenue complexe et surtout confuse. Des questions de fond mais simples sont sans réponses. Que représentent Bahanga et Fagaga ? Le gouvernement malien est-il suffisamment précautionneux en associant des « pays amis » à la résolution de cette crise ? A ce niveau, je voudrais rappeler une parole de Winston Churchill qui, insinuant qu'il faut se méfier d'un « pays ami » , disait ceci : « L'ennui avec les pays amis c'est qu'ils ont leurs propres intérêts, leurs propres ambitions et leurs propres objectifs ». Et l'Histoire prouve qu'en définitive « les pays amis » finissent, tôt ou tard, à ne suivre que leurs propres intérêts, leurs propres ambitions et leurs propres objectifs.

En politique, ceci est une règle générale que l'on paie toujours cher si on ne l'observe pas. Notre propre histoire peut nous instruire. Ce ne sera pas un conseil de trop que de rappeler ici la devise de l'Empire Bambara de Ségou établie par Biton Coulibaly et qui est : « Diè ni Sika » (entente et méfiance). Entre pays amis, entre amis politiques, la règle à Ségou, était : « entente et méfiance » . Rappelons que malgré sa méfiance extrême le roi de Ségou Biton Coulibaly adopta un petit esclave enlevé lors du pillage du village de Niola à côté de Niamina, région de Koulikoro (ma géographie administrative du Mali peut être incorrecte).

Il s'attacha aux qualités de ce jeune esclave au point de lui donner en mariage sa fille prénommée Sika (méfiance). Cet esclave, à la mort de Biton, finira par tuer le prince héritier prénommé Dièkoro (sous la l'entente) pour s'emparer du pouvoir, abolir le pouvoir des Coulibaly et installer la dynastie des Diarra à Ségou. Ce jeune intrépide et ambitieux fondateur de dynastie sorti de l'esclavage est Ngolo Diarra, père de Monzon , grand-père de Da.

Revenons aux troubles à l'ordre public au nord du pays. Les solutions, à mon idée doivent être recherchées entre Maliens et à deux niveaux décalés dans le temps. Une solution immédiate. Elle consiste à froidement changer les paramètres qui font problème. La solution à long terme consistera à créer 2, 3 ou 4 régions de développement économique et social selon des critères permettant de mettre en synergie les spécificités locales compatibles avec la formation de ressources réelles.

A mon avis le modèle actuel de décentralisation dans un pays large, sous-peuplé et démuni comme le Mali risque d' accroitre les poches de pauvreté et affaiblir le sentiment national. Notre modèle me semble correspondre à un émiettement excessif du pays sans assurer la création de ressources locales. Cela éloigne le citoyen du cœur sentimental de la Nation représentée par un état devenu invisible et prédateur. Il est certainement temps de procéder à une évaluation critique de notre modèle. On a la grande chance que le maître d'œuvre de cette décentralisation, le ministre Sy soit toujours un acteur national actif. Pourquoi ne pas lui confier cette tache d'évaluation critique ? Cependant la présente crise créée au nord appelle tous les Maliens, citoyens individuels ou militants de partis politiques à s'investir. C'est possible. Il m'a même été donné de le pratiquer. Voici comment.

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, le simple scientifique que je suis, dans son bureau du 146 Boulevard de Valmy à Colombes, en France, a reçu pratiquement tout ce que l'Afrique du Nord au sud, de l'Est à l'ouest pouvait compter de ministres « puissants » . Mais il a aussi reçu des gueux. C'est ainsi qu'un jour de février 1988, en fin d'après-midi, débarqua dans mon spacieux bureau de directeur général du Licia (Laboratoire international de calcul et d'informatique appliquée), Jean-Pierre C.

Il portait sous le bras un classeur qui contenait un descriptif détaillé d'armes et de véhicules à livrer aux « rebelles du Nord-Mali  ». Jean-Pierre était en route pour une réunion devant se tenir quelques heures plus tard, dans la nuit, en banlieue nord de Paris. J'ai découvert des choses étonnantes. Le mouvement rebelle d'alors était soutenu par des individus particuliers et des groupuscules d'obédiences variées. Jean-Pierre était un aventurier anti-gaulliste qui se disait proche du général putschiste Raoul Salan un des 4 auteurs du coup d'Etat d'Alger, fondateur de l'OAS (Organisation de l'armée secrète), favorable à l'Algérie française et qui venait de mourir 4 ans plutôt.

Révélations

Des groupuscules d'extrêmes droites qui se réunissaient dans le quartier de la Madeleine à Paris hébergeaient certaines activités de Jean-Pierre. Le père de Jean-Pierre, un autre aventurier, fut un moment, entre 1958 et 1959, chargé de « neutraliser » le président Ahmed Sékou Touré. Je me suis déplacé en personne pour rencontrer, dans le Sud-ouest de la France, le père de Jean-Pierre qui était alors un vieux monsieur de 83 ans. Il m'expliqua qu'il avait décidé que Sékou Touré ne méritait pas d'être assassiné car, il trouvait qu'en réalité Sékou Touré aimait son pays comme lui aimait la France.

Il me témoigna que ce sont des particuliers français ayant des intérêts en Guinée qui l'avaient recruté et non les services français. Dans le lot des activistes voulant aider les rebelles retranchés dans l'Adrar des Iforas , les plus dangereux étaient les universitaires. Pour donner plus de chance à la « rébellion au Mali », ils avaient conçu un plan diabolique qui prévoyait de déséquilibrer totalement l'Etat malien en nommant à la tête du mouvement rebelle le ministre malien de l'Intérieur de l'époque qui était de l'ethnie sonrhaï et dont le nom, si ma mémoire est bonne était Abdourahmane Maïga. J'ai l'intime conviction que le ministre Maïga n'en fut point informé.

Quelque temps après la visite de Jean-Pierre, je voyageais vers Bamako. Mme la présidente et son aide de camp partageaient avec moi la cabine de 1re classe. J'étais assis juste derrière eux. Nous n'avons pas échangé un seul mot durant tout le trajet de Paris à Bamako. Ce fut de même dans le salon VIP de Roissy. Je devais quitter Bamako une semaine plus tard. J'ai appris que le ministre Maïga serait dans le même avion en partance pour Paris. Il n'y fut pas.

J'ai appris que le président lui avait demandé de surseoir à son voyage et quelques jours plus tard il n'était plus ministre. Je n'ai jamais su pourquoi. J'ai fait partie de patriotes ne représentant qu'eux-mêmes qui ont contribué à calmer les supports de la rébellion de la fin des années 1980. Mais plus que nous, l'élément important qui arrêta momentanément et opportunément les soutiens privés européens à la rébellion furent les troubles qui survinrent en Pologne et en Roumanie.

Pour soutenir la révolte en Europe de l'Est, les groupes aidant la rébellion se sont désintéressés de notre pays. D'ailleurs, Jean-Pierre, notre aventurier aura, des dents cassées dans des échauffourées en Pologne. Je ne crois pas du tout que l'Etat français était impliqué en tant que tel dans le soutien aux groupes et individus qui soutenaient la rébellion au Nord-Mali même si certains agents, à titre particulier, étaient probablement au courant.

Ces mêmes groupes de supporteurs reprendront la tâche après la chute de Ceausescu. Ils avaient, entre-temps, trouvé des financiers. Mais aussi leurs cercles s'étaient élargis en attirant des membres d'ONGs ayant travaillé au Mali, des écologistes, des socialistes anti-atlantistes, etc. Le plus curieux c'est que ce sont les journaux maliens de l'époque, écrits dans un français approximatif qui m'ont permis de calmer les financiers et les idéalistes égarés parmi des aventuriers voulant secourir « des  femmes et hommes que l'Occident ne devait pas abandonner » .

Briser les coalitions

Je recevais ces journaux chaque vendredi de Seydina Oumar Dicko un jeune et brillant journaliste, flegmatique comme un Britannique, tranquille comme ceux qui ont une foi religieuse profonde, conseiller en communication à l'ambassade du Mali à Paris. Je transmettais copie de ces journaux à ces groupes de pression qui, au final, n'y ont trouvé « ni relent raciste ni volonté nationale d'exterminer les Touaregs » . Les chefs politiques de la rébellion finiront par se tourner vers des pays africains à la recherche de médiation ou, si possible, de soutien. Déjà de nombreuses chancelleries connaissaient l'existence au Mali de mouvements politiques clandestins de plus en plus structurés et motivés. De nombreux pays d'Afrique de l'Ouest prirent peur devant la perspective de la conjonction d'une rébellion au nord du Mali et de l'effondrement du gouvernement de Bamako.

Un jour, un chef d'Etat dépêcha un membre important de son gouvernement me voir a Paris, pour disait-il « envisager une solution de stabilisation » pour le Mali. On m'a proposé d'être cette « solution de stabilisation » . De janvier 1989 à août 1989, je me suis efforcé à décourager cette aventure en expliquant les trois idées suivantes (1) je suis un mathématicien qui n'a aucune vocation à faire de la politique et donc je ferai un très mauvais président, surtout si j'étais expédié au Mali comme un colis, (2) je vis en dehors du pays depuis si longtemps que je ne connais même pas 10 personnes pour former un gouvernement, (3) un processus interne était mûrissant au Mali et il faut laisser les Maliens entre eux trouver un point de stabilisation, une intervention extérieure serait la pire des solutions.

J'ai transmis ce message et l'ai fait également porter par Tidiane B. K., un jeune frère, fils d'un ancien ministre important du président Modibo Kéita qui avait ses entrées auprès des principaux chefs d'Etat de la région. Finalement ce qui mit fin à cette tentative de pays voisins de chercher « une solution de stabilisation au Mali » fut cet homme qui deviendra plus tard ambassadeur du Mali. Il s'approcha d'un des chefs d'Etat pour me discréditer. Gratuitement. Comme les Maliens ont appris à faire. Il finira par dire à ce chef d'état que j'étais un nostalgique des grands empires sahéliens et que je n'hésiterai pas à recréer l'Empire du Mali. Cette perspective a effrayé certains. J'en ai fait mon plaisir.

Heureusement, le Mali fut « presque » laissé seul à décider de son destin sans « solution de stabilisation » venue de l'extérieur. Les chefs politiques de la rébellion de l'époque peuvent confirmer tout ce que je dis ici concernant les soutiens dont ils ont bénéficié. Puis arriva le vent de la « révolution » . Et ensuite la Conférence nationale qui fut, à mon avis, un terrible gâchis et une formidable occasion ratée de rebâtir un Mali debout. Le reste est du domaine public.

Aujourd'hui, comme hier, c'est ensemble, y compris avec les chefs rebelles d'hier que tous les enfants du Mali créeront le futur de notre pays. J'ai cependant l'opinion que les vraies solutions nécessiteront que soient brisées les coalitions de fait qui enserrent notre pays dans la gangue de la misère. Il faut changer les mentalités au sein des familles, les comportements de l'Etat, il faut briser les alliances qui supportent la réalité économique, sociale et politique. Nous devons marcher vers de nouveaux équilibres. Des équilibres qui réconcilieront les Maliens dans la marche vers le progrès et le développement que nul pays ami ne peut nous apporter.

Dialla Konaté

( Blacksburg , 29 septembre 2007)

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58e ANNIVERSAIRE DE LA CHINE

Constance dans les efforts de développement

La Chine, qui avait connu l'oppression et l'envahissement par d'autres, a célébré le 27 septembre dernier le 58e anniversaire de sa fondation. L'événement a été marqué par une réception dans les locaux de l'ambassade de l'Empire du milieu au Mali.

C'est pour célébrer le 58e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine que l'ambassadeur de ce pays au Mali, S. E. M. Zhang Guoqing, a organisé jeudi dernier une réception dans les locaux de l'ambassade.

Depuis sa fondation en 1949, la Chine a connu un grand progrès économique et social. En axant ses efforts sur l'édification de la modernisation, en réformant son système économique et ses institutions politiques, la République populaire de Chine s'est frayée progressivement, une voie de modernisation socialiste qui lui est propre et qui a permis à son économie de prendre un nouvel essor.

Si bien que le niveau de vie de 1,3 milliard d'habitants s'est élevé de façon significative et la puissance économique chinoise est entrée aujourd'hui dans le peloton de tête mondial. « Ce développement très rapide de l'économie de la Chine apporte non seulement du bonheur au peuple chinois, mais aussi une grande contribution au développement de l'économie mondiale » , a constaté S. E. M. Guoqinq. Aux dires du plénipotentiaire, la Chine ne peut pas réaliser son développement en s'isolant du monde. Tout comme le monde ne peut pas se passer d'elle pour assurer son développement.

« Le développement de la Chine va promouvoir la paix et le développement du monde et ne menacera jamais les autres. Une Chine de plus en plus prospère, démocratique, harmonieuse, civilisée et modernisée apportera une plus grande contribution au maintien de la paix dans le monde et à la promotion du progrès humain » , a assuré M. Guoqinq.

L'ambassadeur de Chine au Mali n'a pas passé sous silence les huit mesures annoncées par le président Hu Jintao pour consolider un nouveau partenariat stratégique entre la Chine et l'Afrique lors du Sommet de Beijing sur la coopération sino-africaine en novembre dernier. « Nous sommes heureux de voir arriver, durant cette année, des délégations chinoises pour conclure des projets à réaliser ou pour étudier leurs faisabilités » . Il a promis que ces projets de coopération seront réalisés très prochainement dans le cadre de l'amitié exemplaire des deux peuples basée sur le respect et la confiance mutuels.

Pour M. Zhang Guoqing, la réélection du président ATT, la nouvelle législature, l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale et de son bureau… sont synonymes de l'ouverture d'une nouvelle page de l'édification économique et sociale du Mali. Pour partager la joie de la fête nationale, étaient présents des membres du gouvernement, des ambassadeurs, des chefs de missions internationales et les représentants des organisations internationales.

Mohamed Daou

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FINALE 20E CHAMPIONNAT DE BASKET, SENEGAL-MALI   :52 -63

Les Aigles triomphent à Dakar

Après avoir battu les Camerounaises (quart de finale) et les Mozambicaines (demi-finale), les Aigles basketteuses devaient faire face au pays organisateur, le Sénégal, en finale disputée hier soir au stade Marius N' Diaye de Dakar. Une finale gagnée (63-52) par Hamchétou Maïga et ses coéquipières. Les Maliennes remportent non seulement le trophée, mais elles prennent aussi leur revanche sur des adversaires qui les avaient battu en match de poule.

Notre équipe nationale a mené cette finale tambour battant. Du début à la fin de la rencontre, elle a mené au score sans jamais se faire rattraper par son homologue du Sénégal pourtant soutenue par un stade Marius N' Diaye plein comme un œuf. Le Mali a dominé (18-8) le premier quart temps grâce à la présence de Nagnouma Coulibaly et Djéné Diawara aux rebonds et à la dextérité des Hamchétou Maïga et Djénéba Bagayogo . Au début du second quart temps, Adama Diakhaté et ses coéquipières reviennent dans de meilleures dispositions mentales et inquiètent les Maliennes dans les premières minutes. Fatoumata Bagayogo , la meneuse des Aigles, cède momentanément sa place à Khady Kanouté . Malgré la détermination de la rentrante, notre Equipe nationale bute sur la zone ultra défensive constituée par les Sénégalaises. Sans compter que les nôtres tombaient souvent dans la facilité dans la finition. Toutefois, les Maliennes arrivent à la pause en menant au score par 31-22.

A la reprise, Adama Diakhaté retrouve sa verve et sème la frayeur dans le camp adverse. Malgré tout, le Mali conserve son avance. Mais, la fin de la rencontre a été palpitante puisque que les Sénégalaises sont souvent revenues à seulement trois points du Mali (53-55). Les Maliennes allaient-elles céder au finish ? A 42 secondes de la fin, l'écart était de six points en faveur du Mali. La baraka était malienne hier soir au stade Marius N' Diaye . Les Aigles ont triomphé 63 à 52. Les milliers de supporters sénégalais n'ont eu que les jets de bouteilles d'eau sur les Maliennes pour sécher leurs larmes de désillusion.

Oui, les Sénégalais ont nourri l'ambition de remporter cette finale face au Mali. En effet, lors du match de poule, les Lionnes avaient vaincu les Maliennes. Et l'encadrement technique Sénégalais s'était perdu dans des déclarations pompeuses du genre « nous avons démontré que cette équipe malienne est prenable. Il suffisait de maîtriser Hamchétou Maïga …» . Mais, le dernier mot est revenu au coach malien qui avait dit à qui veut l'entendre qu'il a toujours une solution au problème posé. « Le premier match ne comptait pas pour nous. L'erreur c'était de ne pas le savoir » , a conclu l'entraîneur du Mali.

Avec ce sacre, le basket féminin malien domine sur le continent. En l'espace d'un an (octobre 2005-décembre 2006), le basket-ball malien avait remporté trois trophées continentaux : le Championnat d'Afrique féminin des clubs avec le Djoliba , la CAN féminine junior et le Championnat d'Afrique espoir/Dames. Et hier, les Hamchétou Maïga , Naré Diawara, Nagnouma Coulibaly, Kadia Touré, Djéné Diawara, Fatoumata Bagayogo , Aminata Sininta , Khady Kanouté … sont entrées dans l'histoire de la plus belle des manières. Sans compter que la Meilleure rebondeuse et la meilleure joueuse du championnat sont Maliennes. Il s'agit respectivement de Djéné Diawara et de Hamchétou Maïga , l'amazone qui a conduit sa troupe au sacre continental.

Moussa Bolly

 

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