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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 29 Novembre

PNEC-MALI

Quand « Baniengo » s’empare de ses géniteurs

Le Programme national d’éducation à la citoyenneté (Pnec) est au centre d’une vive polémique. Ses responsables sont accusés par le lycée Danzié Koné de Koutiala d’avoir détourné, non seulement son trophée d’or du concours Projet jeunes citoyens, mais également les frais de nourriture, de passeport des élèves et encadreurs qui ont participé à la phase internationale du concours à Washington.

Nous sommes dix lycées en République du Mali à avoir reçu la correspondance n°2625/MATCL-SG du 7 novembre 2006 dont l'objet était : « Projet jeunes citoyens ». Dans cette lettre, le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales écrivait : « Le Programme national d'éducation à la citoyenneté a réalisé du 3 mai au 30 juin 2006, une campagne médiatique en vue de la candidature des lycées dans le cadre de la mise en œuvre du Projet jeunes citoyens. Au terme de la dite campagne, 34 lycées ont postulé parmi lesquels le vôtre.Les dossiers de candidature ont été examinés par un jury de 9 membres qui à la fin des travaux a retenu 10 lycées. J'ai l'honneur de vous informer que le dossier présenté par votre établissement a été retenu... »

Au lycée Danzié Koné de Koutiala, notre établissement a reçu cette correspondance puisque le jury a retenu et classé notre dossier deuxième après celui du lycée « La Lumière » de Bamako. La compétition était donc ouverte entre ces deux lycées et huit autres à savoir : lycée du Progrès, lycée Mamadou Sarr, lycée Mamadou M'Bodj, lycée Oumar Bah de Kalabancoro, lycée Dagaba Sangaré (tous de Bamako), lycées Abdoul Karim Camara de Ségou et Mahamane Alassane Haïdara de Tombouctou et le lycée Père Jean-Marie de Bengy de Sikasso.

Dès lors, conformément à la tradition de travail et de recherche de l’excellence de notre établissement, nous nous sommes débarrassés de nos loisirs, surtout que chacun se rappelait qu'il a été pris dans un groupe de seize élèves parmi les 2446 que comptait notre lycée. Nous avons bousculé tout le monde à Koutiala, car le thème que nous avons retenu concerne tout le monde. Il s'agit de la « pollution industrielle à Koutiala ».Ainsi le préfet du cercle, le maire de la Commune urbaine, les responsables des unités industrielles (privées comme étatiques), les maraîchers, les fabricantes de savon local, le médecin-chef, les chefs de quartiers, les simples citoyens, nos professeurs, la justice, le service d'assainissement, de nuisance et de contrôle des pollutions, les vendeuses de légumes et d'huile… tous ont répondu un jour ou l'autre à nos questions.

En fin février, début mars 2007, les dix lycées se sont rencontrés à Bamako pour la présentation des résultats des travaux. Là aussi, le jury nous a donné raison : il n’y a que le travail qui paye : nos efforts nous ont donné la première place dans cette compétition. Cette 2e consécration, acquise au prix d'efforts surhumains, permettait au lycée Danzié Koné de participer en tant que représentant du Mali, à la phase internationale du Projet qui, en fait, bénéficie surtout du soutien du «Center for Civic Education»des Etats-Unis d’Amérique.

Nous exigeons notre droit

En effet, du 14 au 18 juillet 2007, Une équipe nationale du Mali s'est rendue à Washington et était en compétition avec les équipes nationales de 30 autres pays. Cette petite équipe de trois élèves sur seize (pendant que les autres pays en comptaient 10), deux encadreurs du groupe de jeunes citoyens du lycée Danzié Koné de Koutiala, était conduite par le coordonnateur national du Pnec. Les jeunes citoyens du LKDK sont revenus avec le trophée de la « Prestation exceptionnelle ».

Le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales a touché au trophée au retour de notre vaillante équipe des USA, une équipe nationale qui a pris ses frais de passeport en charge, qui a été mise en « internat » à la Maison des jeunes de Bamako avec nourriture à sa charge, qui a pourtant excellé parmi 31 nationalités qui nous obligeaient au respect à chaque sortie collective (uniformes, dépliants ou objets d’art en cadeaux aux autres pour vendre l'image de leur pays...)

Paradoxalement, le trophée d'or qui devait (et qui doit l'être) remis à l'équipe première à l'issue de la phase nationale ne l'a toujours pas été. Nous jeunes citoyens du lycée Danzié Koné de Koutiala, savons que le citoyen se définit comme « membre d'un Etat, considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits ». Nous avons fait notre devoir, nous exigeons maintenant notre droit ! Nous n'avons d'ailleurs pas compris que parmi les performances de l'école malienne en 2006-2007, aucune mention n'ait été faite à ces résultats lors de la Journée du bon élève à Koulouba. Or, notre séjour à Washington nous a montré que le Mali est le seul pays participant à confier l'organisation du « Projet jeunes citoyens » à un ministère autre que celui de l'Education nationale.

Dans tous les cas, il est difficile aujourd'hui de trouver un lycée parmi les dix ayant participé à la phase finale qui ne cache pas une frustration par la mauvaise gestion de ceux qui se sont engagés à apprendre les manières citoyennes aux adolescents. Alors il ne semble pas très averti de condamner l'attitude de « Baniengo » à partir du seul geste de Dianguinè. Il est sage de scruter le passé de ses deux hommes pour savoir si le vendeur de poulets aussi est saint vis-à-vis de son compatriote.

Ce qui est sûr, si les acteurs du Pnec ne changent pas leur gestion, il se trouvera un « Baniengo » un jour pour mettre les pieds dans leur plat. Il aura raison sur eux, parce que cela ne peut être assimilé à de l'égoïsme, ce ne sera que justice.

Moussa Sissoko

(encadreur des jeunes citoyens du lycée de Koutiala)

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HAMADOUN AMION GUINDO, SG CSTM

« La grève a été suivie à 98 % »

Dans une interview qu’il nous a accordée , le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), Hamadoun Amion Guindo fait le point de la grève de 72 h et le bilan de ses négociations avec le gouvernement.

Les Echos  : Quel bilan faites-vous des deux premiers jours de grève ?

Hamadoun Amion Guindo  : Nous avons tiré sincèrement une satisfaction dans la mesure où les secteurs sociaux intéressants ont largement suivi le mot d’ordre tout comme les secteurs économiques. Je veux parler des transports marchandises, des gros-porteurs, des industries du bâtiment, des industries alimentaires et certaines compagnies d’assurances, banques et commerces. Face à la situation qui a prévalu et qui prévaut à Bamako, il faut constater avec amertume qu’au niveau du transport urbain qui est fortement CSTM, on n’a pas suivi le mot d’ordre de grève pour une raison simple. Les bases n’étaient pas informées. Par contre, à l’intérieur du pays, au regard des résultats, affichés sur notre tableau d’évaluation, le mot d’ordre a été suivi partout dans les cercles et régions particulièrement dans l’enseignement, la santé, les travailleurs des collectivités territoriales. Il faut noter qu’à la mine de Morila, les militants se sont beaucoup mobilisés. La grève a été suivie à 98 % et elle continue conformément au mot d’ordre pour la journée d’aujourd’hui.

Les Echos :Et vos militants qui ont boycotté le mot d’ordre ?

H. A. G. : Il n’y a aucune disposition à prendre contre quelqu’un qui ne veut pas aller en grève. Il faut respecter la liberté syndicale. Il faut respecter les droits de grève et la liberté de travail.

Les Echos :Où en êtes-vous avec les négociations ?

H. A. G. : Les négociations sont arrêtées depuis mardi sur un second constat d’échec. Nous avons constaté une très forte représentation du Conseil national du patronat, de la Fédération nationale des centres de santé communautaire et du gouvernement. Onze ministres dirigés par Iba Ndiaye y étaient présents.

Les Echos :Pouvez-vous nous faire un peu le point de cette rencontre ?

H. A. G. : Nous avons noté la disponibilité du gouvernement à porter la validité du permis de conduire de 2 à 3 ans à la rencontre de mardi avec le gouvernement et le patronat. Comme résultat des négociations, c’était vraiment très maigre pour faire déplacer 11 ministres pour nous dire des choses comme ça.

Les Echos :Quelles seront vos prochaines actions aux termes de cette grève ?

H. A. G : Dès la semaine prochaine nous allons convoquer une assemblée générale des fédérations et syndicats de Bamako, Kati et Koulikoro. Nous allons évaluer ensemble les trois jours de grève. L’assemblée prendra les décisions appropriées.

Les Echos :Envisagez-vous de déposer un autre préavis de grève ?

H. A. G : Il faut laisser le soin et la liberté aux responsables des fédérations et syndicats affiliés à la Confédération de décider de la conduite à suivre. Sinon au moins, prendre leur avis avant que le comité exécutif national en décide.

Propos recueillis par

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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POUR LICENCIEMENT ABUSIF

L’hôtel Salam condamné à payer 11 millions CFA

Le Tribunal de première instance de la Commune III a condamné, jeudi dernier, l’hôtel Salam à payer 11 millions de F CFA dont deux millions de dommages et intérêts à un de ses ex-employés, Remy Dion.

M. Dion avait traîné son employeur devant le juge pour « licenciement abusif ». Le verdict, appuyé par une exécution provisoire, est contesté par Jurifis Consult, le conseil du groupe Salam. De son côté, l’avocat du plaignant, le cabinet Tapo, menace de saisir les comptes de Salam au cas où il ne s’exécuterait pas.

Rappelons que Remy Dion avait signé un contrat de prestation de travail de deux ans en début d’année avec l’hôtel Salam. Six mois après, l’hôtel rompt le contrat de façon unilatérale, accusant M. Dion du vol de 15 assiettes.

Il passera deux jours sous les verrous avant d’être relâché sur décision de la juge Oumou Niaré qui a déclaré le dossier vide. Remy a alors porté plainte contre son employeur que la justice vient de condamner à payer 9 millions de F CFA de préjudices et 2 millions de F CFA de dommage et intérêts.

« La justice a triomphé. Nous allons poursuivre ce combat contre l’injustice jusqu’au bout » , a commenté M. Dion à la fin du procès.

S. Y. D.

 

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TRANSRAIL

La responsable des ressources humaines limogée

Au moment où l’élection des délégués du personnel à Transrail est bloquée, la directrice des ressources humaines vient d’être limogée.

En poste en qualité de chef de service des ressources humaines de Transrail depuis décembre 2005, Mme Karambé Fatou Touré a été relevée lundi dernier de ses fonctions. « Je ne peux rien vous dire sur mon limogeage. Allez-y à la direction ! », nous a-t-elle répondu au téléphone. Si elle s’est gardée de tout commentaire, force est de constater que sa relève est intervenue le jour même (26 novembre) de l’élection des délégués du personnel qui, du reste, a été reportée jusqu’à nouvel ordre. D’aucuns n’hésitent pas à faire une relation entre l’échec de la tenue des élections et son limogeage.

Pour les partisans de cette thèse, c’est parce qu’elle a été incapable d’organiser l’élection des délégués du personnel qu’elle a été remerciée. « L’élection des délégués du personnel devait se tenir le 26 novembre dernier. Ce jour-là, les travailleurs ont pris d’assaut les différents bureaux de vote. Mais quelle ne fut leur surprise de constater sur place qu’aucune disposition n’a été prise par le service des ressources humaines, organe chargé de l’organisation du scrutin. Absence d’urnes, d’isoloirs, tel est le constat fait par des travailleurs. Puisque l’élection était prévue de 8 h à 18 h, les travailleurs ont préféré rester sur place parce qu’au préalable ils n’avaient reçu aucune notification. C’est vers 12 h qu’ils ont reçu la nouvelle du report », nous a confié une source proche des travailleurs.

Selon cette source, de deux choses l’une : soit la responsable du service des ressources humaines a été incapable soit elle n’était pas de bonne foi. Sinon comment comprendre que l’élection capote alors que la direction avait tout mis en œuvre pour qu’elle puisse avoir lieu en communiquant notamment, la liste des présidents des bureaux de vote et des assesseurs ? s’interroge la même source.

Mais du côté de la direction générale de Transrail, l’on n’est pas sur la même longueur d’onde que ceux qui croient que le limogeage de Mme Karambé Fatou Touré est consécutif à son incapacité à organiser le scrutin. « Je ne fais pas de lien entre le report et sa relève. Tout ce que je peux dire, sur la décision, il est mentionné qu’elle a été relevée pour nécessité de service et qu’elle est appelée à d’autres fonctions », a commenté le secrétaire général de la direction de Transrail, Aliou Sibiry Traoré. A ses dires, c’est la directrice régionale de l’emploi et de la formation professionnelle du district qui a suggéré le report des élections au motif que les conditions ne s’y prêtent pas.

Toutefois, M. Traoré estime que le report d’une date arrêtée par une direction ne fait que saper sa crédibilité aux yeux des travailleurs. Il appartient à la direction de fixer une autre date de l’élection des délégués du personnel. En attendant, c’est Youssouf Kanté, précédemment chef service juridique, qui assure les fonctions de chef service des ressources humaines.

Mohamed Daou

 

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SECURITE, STABILITE ET DEVELOPPEMENT AU SAHEL

Le FDR tient une rencontre sous-régionale

La sécurité, la stabilité et le développement dans l’espace sahélo-saharien est le thème générique d’un atelier sous-régional qui sera organisé par le Front pour la démocratie et la République (FDR) courant premier trimestre 2008. En prélude à l’événement, un atelier préparatoire ouvre ses portes demain au CICB.

Le Nord du Mali est une question récurrente de par les nombreux problèmes de paix, de sécurité et de développement auxquels il est confronté. Le président du Parena, Tiébilé Dramé, candidat à la présidentielle d’avril 2007 avait organisé dans la foulée de la campagne électorale une conférence-débat sur le sujet. Le FDR, sous sa houlette, tient demain un atelier préparatoire d’une conférence sous-régionale prévue en 2008.

Les conflits successifs au nord de notre pays et leurs ramifications dans le Sahara tout entier sont sources d’instabilité et d’affaiblissement de nos Etats depuis près d’un demi-siècle. L’atelier préparatoire à la conférence sur la stabilité et le développement dans l’espace sahélien se situe dans une démarche de recherche de paix durable et de solutions pérennes au développement dans cette partie de notre pays.

Selon les initiateurs de la rencontre, « sans sécurité, sans stabilité et sans paix, il n’y a pas de développement possible ». Des milliards ont été engloutis au Nord-Mali depuis plus de vingt ans par les bailleurs de fonds. De l’argent, qui ne servira à rien, tant que perdure la crise.

La rencontre de Bamako ambitionne d’être une tribune où sera débattue à fond la problématique de la crise avec ses ramifications sous-régionales dans l’espace sahélien propre au Niger, à la Mauritanie au Soudan, entre autres.

Gouvernance démocratique et développement durable

Les participants à la conférence viendront des partis et organisations démocratiques de la société civile de l’espace sahélien imprégnés des questions de sécurité, de stabilité et de développement durable. L’objectif est d’apporter des réponses concrètes et démocratiques à une situation qui n’a que trop duré. Des solutions qui sont susceptibles d’améliorer la gouvernance démocratique et de lancer un développement durable dans ces régions du continent.

L’atelier préparatoire, prévu demain au CICB, discutera principalement de trois thèmes : les causes, les manifestations, les conséquences et les caractéristiques des différentes rébellions au Mali et au Niger ; les nouvelles dimensions de la crise dans l’espace sahélien : trans-nationalité, trafic de drogue, de cigarettes, circulation des armes, islamisme ; les pistes de solutions.

L'atelier regroupera un panel de représentants de partis politiques maliens, mauritaniens, nigériens et sénégalais, de la société civile comme les associations et collectifs des ressortissants du Nord, les syndicats, des associations religieuses, de l'Assemblée nationale, du Haut conseil des collectivités territoriales, du Conseil économique, social et culturel, de l'Association des municipalités, des élus du Nord, entre autres.

Abdrahamane Dicko

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SAMMY TRAORE

Un grand défenseur ignoré par Jodar

Les deux dernières sorties des Aigles ont suscité des inquiétudes chez leurs fans quant à la capacité de nos défenseurs à tenir la dragée haute face aux Didier Drogba, Aruna Dindané, John Utaka… Sans minorer le talent des autres, c’est l’alternative Sammy Traoré, qui est sur toutes les lèvres.

Après leur sursaut d’orgueil inespéré le 12 octobre dernier à Lomé face aux Eperviers du Togo, les Aigles avaient regagné la confiance du public sportif et des observateurs avertis du football africain. D’aucuns n’hésitaient plus à espérer un sacre continental à l’issue de la Coupe d’Afrique des nations Ghana-2008.

Cependant, cette euphorie fut de courte durée. Le stage parisien, sanctionné par deux matches amicaux perdus sur un score identique de 3 à 2 face au Sénégal et à l’Algérie a permis aux uns et aux autres de « revenir sur terre ». En effet, le bilan est alarmant : 6 buts encaissés en 2 rencontres avec une « défense à vau-l’eau » pour citer un confrère.

Ces tests ont une fois de plus prouvé la nécessité d’injecter du sang neuf dans la défense des poulains de Jean-François Jodar. A cette fin, l’option Sammy Traoré paraît utile, voire incontournable, vu ses performances actuelles avec son club de l’AJ Auxerre (L1 France) et son expérience.

Agé de 31 ans, le natif de Créteil (France) brille de milles feux avec le club bourguignon qui l’a prêté avec le Paris Saint-Germain (L1 France). Ses prestations lui ont valu l’estime et la considération de ses dirigeants et des supporters de l’Abbé Deschamps (stade de L’AJ Auxerre). « C’est un bon joueur dont je voulais m’attacher les services depuis longtemps. Maintenant que j’ai eu l’occasion de le faire, je n’ai aucunement douté », commente Jean Fernandez, son entraîneur.

L’ex-joueur de l’OGC Nice a donné raison à son coach puisqu’il a permis à son équipe de retrouver la stabilité défensive et de quitter la zone rouge. « Sammy Traoré revêt les habits de sauveur providentiel en Bourgogne. Rassurant en défense, déjà bien intégré dans le dispositif mis en place par Jean Fernandez, l’ancien Parisien a retrouvé son second souffle au sein de l’AJA et le club encaisse moins de but », souligne un confrère français.

Même s’il est loin d’être un renard des surfaces, Sammy se mue souvent en buteur grâce à son jeu de tête très redouté dans le championnat français. Un atout que Jodar pourrait exploiter surtout que selon lui-même, « les Aigles obtiennent beaucoup de coups de pied arrêtés sans pouvoir les transformer en buts ».

Sur le plan humain, Sammy est aussi bien apprécié. « Il s'est toujours bien comporté, c'est d'ailleurs quelqu'un que j'ai eu l'occasion d'apprécier humainement et je lui souhaite sincèrement le meilleur avec Auxerre », affirme Paul Le Guen, son entraîneur au PSG.

Chez les Aigles, Sammy Traoré ne manque pas d’atouts à faire valoir. Ce joueur polyvalent, dont la dernière apparition sous les couleurs nationales remonte à septembre 2006 à Freetown contre les Leone Stars de la Sierra Leone, a une expérience de la haute compétition. A la Can-2004 en Tunisie, il a joué un grand rôle au sein de l’axe central de la défense malienne aux côtés du Lensois Adama Coulibaly. Ce n’est pas le Sénégalais El Hadj Ousseynou Diouf qui dira le contraire.

Une expérience qui sera certainement utile au Ghana, où le Mali se frottera à de grandes écuries du football africain. Qui plus est, exceptés Adama Coulibaly et Souleymane Diamouténé (Lecce), sans les minimiser, aucun autre défenseur aligné jusque-là par Jodar n’a participé à une Can. Alors, pourquoi ne pas lui donner sa chance comme c’est le cas avec les autres ?

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

 

Séville grâce à deux Aigles

Seydou Kéita et Frédéric Oumar Kanouté font aujourd’hui le bonheur de leur club, le FC Séville. Les deux hommes ont courbé l’échine à Arsenal, battu 3 à 1 en cinquième journée des matches de poule de la Ligue européenne des champions. Ils ont signé chacun un but. Ce qui constitue une bouffée d’oxygène pour eux, particulièrement Kanouté qui revient en force après une blessure. Il avait été l’auteur de l’unique réalisation de son club le week-end dernier en championnat. Gageons simplement qu’ils maintiennent leur forme étincelante jusqu’à la Can-2008.

O. O.

 

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