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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 28 Novembre

CSTM

La grève boudée par les militants

Suite à l’échec de ses négociations avec le gouvernement et le patronat à propos de son cahier de doléances, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) observe depuis Mardi une grève de 72 h. Mais, cet appel à l’arrêt du travail n’a été véritablement suivi que parla Fédération de l’éducation nationale (Fen) et une banque de la place. Film d’une première journée ratée.

La grève de la CSTM est largement suivie par la Fédération de l’éducation nationale (Fen). A Bamako, certaines écoles que nous avons pu sillonner comme les groupes scolaires Mamadou Konaté, N’tomikorobougou, Darsalam, Camp-Digue et Camp des gardes, St-Kizoto à Lafiabougou sont restées fermées. De nombreux enseignants n’étaient pas à leurs postes.

Mais, le succès a été moindre du côté du Syndicat national des banques et établissements financiers (Synabef), qui a timidement observé le mot d’ordre de grève. Sur la dizaine de banques de Bamako, seule la Banque of Africa a baissé ses stores et aucun paiement ne se faisait à ses guichets. Les clients se sont rabattus sur les guichets automatiques qui ont néanmoins fonctionné.

La Banque nationale de développement agricole (BNDA), l’un des fiefs de la CSTM, a aussi boudé le mot d’ordre de son syndicat mère. Selon Kalifa Diakité, secrétaire général du comité syndical de la BNDA, « nous n’avons pas observé la grève pour une raison fondamentale. On ne nous a pas associés au préavis de grève par conséquent on n’a pas été préparés en la matière ».

Impréparation

M. Diakité ajoute que trois jours, c’est trop pour une centrale syndicale qui n’est jamais allée en grève. Il précise que « je leur ai dit au cours de la réunion de faire 24 ou 48 h de grève car nous n’avons pas l’expérience de la grève. Face à la concurrence et la non-préparation, la BNDA ne peut observer 72 h de grève, mais nous sommes solidaires de l’esprit de la grève. Nous avons une politique vis-à-vis de la clientèle. C’est hier (Ndlr : lundi la veille de la grève) seulement qu’on nous a informés de la grève. On ne pouvait pas informer tous nos clients. Nos clients n’ont pas été préparés et informés. C’est ainsi que le comité syndical de la BNDA a décidé de travailler pour ne pas pénaliser les clients ».

Les assurances et autres établissements financiers ont également travaillé normalement. Les transports urbain et interurbain n’ont pas non plus participé à cette première journée de grève. Les « Sotrama », bus et taxis étaient visibles en circulation toute la journée d’hier.

La CSTM a 58 points de revendications qui tournent autour de l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration des conditions de vie, le respect des droits et des libertés et le bannissement de l’exclusion.

Lundi à 14 h 30, les négociations avec le gouvernement et le patronat se sont terminées sur un constat d’échec. Sur les 58 points de revendications, il y avait 16 points de non-accord, 13 points d’accord et 1 point d’accord partiel. Cet échec des négociations ne pouvait que conduire la CSTM à observer son mot d’ordre de grève.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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EXPULSIONS DE MALIENS DE FRANCE

En neuf mois, 288 Maliens rapatriés

Ce sont 288 de nos compatriotes qui ont été refoulés par les autorités françaises au cours des neuf premiers mois de l’année 2007.

Ils sont 288 Maliens « sans papier » en situation irrégulière à être expulsés de France entre janvier et septembre 2007. C’est le chiffre donné par le ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement, Brice Hortefeux en visite dans notre pays.

Ce chiffre de M. Hortefeux est en contradiction avec celui donné par l’Association malienne des expulsés de France (Ame), qui parle de 479 de nos compatriotes expulsés de janvier à novembre 2007. Toujours est-il que l’année 2006 a enregistré l’expulsion de quelque 23 000 « sans papiers », dont plus de 400 Maliens.

Le président Sarkozy a indiqué que, pour 2007, 25 000 immigrés seront reconduits aux frontières de la France.

Depuis quelques années le nombre d’expulsés maliens va crescendo. Les expulsions se font présentement suivant une procédure très rapide, la police française voulant éviter de présenter les clandestins devant un tribunal français, quatre jours après leur arrestation.

« Ministre ADN »

Répondant aux questions d’un confrère sur le test ADN, M. Hortefeux a affirmé que douze États européens offrent déjà aux candidats au regroupement familial ce moyen supplémentaire de prouver leur filiation lorsque l'état-civil ne le permet pas. Le Parlement français, a-t-il poursuivi, a alors naturellement tenu à ce que la France propose également ce dispositif. « Ce n'est donc pas une spécificité française et les Africains le savent ».

A ses dires, il a personnellement veillé à ce que cette mesure s'inscrive dans un cadre juridique à la fois précis et protecteur. Comme le prouve le jugement favorable rendu par le Conseil constitutionnel. « La procédure des tests ADN respecte parfaitement la dignité humaine ».

M. Hortefeux dira qu’il a voulu que ces tests ne soient proposés que dans des pays où nos partenaires européens le pratiquent déjà. « Ce n'est pas le cas au Mali, qui n'est donc pas aujourd'hui concerné ».

« Le ministre ADN » a souhaité voir une plus grande circulation des artistes. « Plus de visas seront accordés aux artistes, vecteurs de la bonne image d’un pays ».

Amadou Sidibé

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SOTUBA

Plus de 300 millions pour la sortie des voies

Avec le premier coup de gradeur donné hier par la maire de la Commune I, Sotuba disposera dans deux ans, d’infrastructures de base répondant aux normes d’urbanisation .

Le processus de régularisation foncière suit son cours normal à Sotuba. Pour preuve, ce vieux quartier, situé sur la route de Koulikoro, un des quartiers spontanés dans le district, a reçu hier, la visite du maire de la Commune I au bord d’une pelle chargeuse pour donner le coup d’envoi officiel de la réhabilitation du quartier. A travers cet acte symbolique, il s’agira de doter Sotuba d’infrastructures de base : réseaux d’eau et d’assainissement, d’électricité, de téléphone, de routes qui seront aménagées en latérite et bordées de caniveaux.

Les rues qui seront spécialement aménagées concernent la grande voie d’accès au quartier et la rue qui va vers le marigot. Bref, tout ce qu’il faut pour que le quartier répond aux normes d’urbanisation.

Prévue pour durer deux ans, la réalisation des travaux a été rendue possible grâce à un partenariat entre la mairie et la Fédération internationale de synthèse architecturale (Fisa), une ONG espagnole intervenant en communes I, III, IV et Ségou. Environ 300 millions de F CFA, c’est le montant qui sera déboursé par l’ONG pour mener à bien le projet d’habitat populaire de Sotuba. Sur ce montant, la contribution de la mairie est de l’ordre de 5 %.

Pour la maire de la Commune I, il y a de fortes chances que les travaux soient achevés avant la date indiquée. « Nous espérons terminer les travaux avant 2 ans puisque le financement est déjà acquis », a assuré Mme Konté Fatoumata Doumbia. Selon elle, l’intérêt du projet est simple et visible. « C’est Fisa qui a eu l’initiative d’appuyer la mairie pour réaliser cette sortie des voies. L’intérêt est certain pour la population et c’est une grande fierté pour moi de donner le coup d’envoi du démarrage des travaux de réhabilitation de Sotuba », s’est réjouie Mme Konté.

Les résidents de Sotuba, qui ont favorablement accueilli l’initiative, ont exprimé leur gratitude aux autorités municipales et se sont engagés à ne ménager aucun effort pour la réussite du projet.

Avant le 1er coup de gradeur, la mairie a préalablement examiné les tenants et les aboutissants à travers une enquête sociale et des études de faisabilité sur le terrain. Aux dires de Me Gaoussou Fofana, président de la commission du projet d’habitat populaire de Sotuba, il est prévu une zone de recasement pour des familles qui seront en grande partie touchées par la sortie des voies. D’ores et déjà, celles qui ne sont guère menacées ont reçu leur permis.

Mohamed Daou

 

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RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX

Le juge des comptable de la bonne gouvernance

Il est apparu hier à la rentrée solennelle des cours et tribunaux que rendre compte de l’utilisation des deniers publics est une exigence de la bonne gouvernance.

A la rentrée solennelle des cours et tribunaux mardi au CICB placée cette année sous le thème « Rôle du juge des comptes dans la bonne gouvernance », plusieurs magistrats ont, en présence du président de la République, levé le voile sur le traitement des dossiers de détournement des derniers publics. Certains d’entre eux ont même ironisé en avouant que seuls « les petits voleurs sont épinglés alors que les gros poissons se baladent à longueur de journée sans être inquiétés ».

Pour la présidente de la Cour suprême Mme Kayita Kanientao, le juge des comptes est un acteur incontournable de la bonne gouvernance. Son rôle est donc capital dans le contrôle de la bonne exécution des finances publiques. « Sa mission est indispensable pour assurer une bonne gestion administrative et financière des services publics. Ce contrôle, en dévoilant les irrégularités budgétaires et financières, doit permettre de les réduire dans la mesure du possible, quitte à les sanctionner », a-t-elle précisé.

Qu’il s’agisse des finances de l’Etat, des finances locales, des finances des entreprises publiques ou encore de celles des organismes sociaux, les hommes en robe noire s’accordent aussi à reconnaître que le contrôle de l’exécution des dépenses et des recettes publiques est exercé dans des conditions différentes.

De manière générale, on retrouve dans chaque pays un organisme spécialement chargé d’exercer un contrôle de l’exécution des dépenses publiques. Au Mali, ce dispositif doit être renforcé, selon eux, par la compétence du juge des comptes.

La bonne exécution des missions du juge des comptes est de nature à renforcer les prestations des structures de contrôle comme le Contrôle général d’Etat ou le Vérificateur général (VG) dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Harnais

Amadou Waïgalo

 

 

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DELEGATION EUROPENNE AU MALI

L’environnement en mire

L’Union européenne participe financièrement à la réalisation de nombreux projets dans notre pays, mais on ne la voit pratiquement que lors des signatures de convention et autres projets.

Pour se donner plus de visibilité et faire connaître de nos populations ses réalisations au Mali, la Commission européenne organise, en collaboration avec ses partenaires, une visite de projets de l’UE pour la presse du 4 au 9 décembre prochain.

Au centre de la visite se trouve le thème de l’environnement dans l’intérieur, le Nord-Mali, particulièrement la gestion des ressources naturelles. Ainsi, les hommes de médias pourront observer des forêts inondables, des périmètres irrigués, des plantations de protection des berges et production du bois… de Ségou à Tombouctou en passant par Youwarou, Niafunké, Attara.

Au-delà d’une simple prise de connaissance, ce périple se veut aussi pédagogique. Surtout que l’environnement est un sujet important qui occupe de plus en plus le devant de l’actualité internationale comme en témoigne la prochaine rencontre mondiale sur le réchauffement climatique. A ce niveau, les Maliens ont beaucoup à apprendre sur la lutte contre la désertification par exemple. Les participants pourront donc transmettre à leurs compatriotes les informations qu’ils auront assimilées lors du trajet.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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QUARTIERS D’ORANGE

Cultur’elles rend hommage à Malick Sidibé

Cultur’elles dans le cadre des contours de la 7e édition des Rencontres africaines de la photographie dénommées « Nouvelles images, nouveaux supports », qui se tient aux quartiers d’Orange à Quinzambougou, a rendu mardi un hommage mérité à celui que l’on considère comme l’icône de la photographie malienne, Malick Sidibé. Qui est donc Malick Sidibé ?

Malick Sidibé, est le premier photographe africain à recevoir, en 2003, le Prix international de la photographie décerné par la Fondation Hasselblad. Ce prix a déjà consacré les plus grands photographes de la planète comme Richard Avedon, Jeff Wall ou encore Cindy Sherman, récompense une carrière de près de 50 ans.

Intelligent, Malick fréquente à partir de 1952 l’Ecole des artisans soudanais à Bamako où il obtient le diplôme d’artisan-bijoutier. A la recherche d’un dessinateur, il entre au service de Gérard Guillat, surnommé « Gégé la Pellicule ». Ainsi démarre sa carrière de photographe. Ses premières photos datent de 1955-1956. En 1958, il crée son propre studio, « le Studio Malick », toujours en activité mais peu fréquenté.

Plus qu’un photographe de studio, il est le reporter et le portraitiste de la population africaine et plus particulièrement des jeunes Bamakois à travers des clichés en noir et blanc pleins de gaieté et d’authenticité. Alors que Gérard Guillet se consacre à la société européenne et mondaine, Malick Sidibé est de toutes les cérémonies (baptêmes, mariages, célébrations de réussite aux examens et de tous les bals populaires) où la jeunesse malienne se laisse aller à sa joie et à son insouciance. Une insouciance que le photographe regrette aujourd’hui.

Reconnaissance tardive

En 1994, il est découvert aux premières Rencontres de la photographie africaine à Bamako. C’est le début d’une carrière internationale. Ses œuvres sont visibles dans les plus prestigieuses salles d’exposition du monde telles la Fondation Cartier à Paris, le Musée Guggenheim à New York et en ce moment à la National Portrait Gallery de Londres.

C’est dans les années 1990 qu’on a vu la photographie réalisée par les Africains trouver un intérêt sur la scène internationale. C’est en effet avec les mises à jour des archives de Seydou Kéita (paix à son âme) et de Malick Sidibé que la photographie dite « africaine » se retrouve sur la scène internationale.

Considéré comme le premier photographe africain à faire son entrée dans la collection photo poche, Malick Sidibé et son aîné Seydou Kéita ont porté haut le flambeau de la photo malienne.

Avec feu Seydou Kéita, qu’il a peu connu mais admiré, Malick Sidibé est l’une des figures emblématiques de la photographie malienne. Il est depuis 2002 chevalier des arts et lettres de l’Ordre du mérite français.

Agé aujourd’hui de 71 ans, l’icône de la photo malienne est aussi lauréat du « prix international de l’image fixe » qui lui a été décerné en 2005 par la Fondation suédoise. Le « Lion d’or » lui a été attribué, le 10 juin 2007, à la 52e Biennale d’art contemporain de Venise, lequel prix a été décerné pour la première fois à un africain. Ce trophée est destiné à couronner l’ensemble de sa carrière. Dans sa famille à Bagadadji, il s’adonne de temps à autre à la réparation d’appareils photos.

Amadou Sidibé

 

La Fondation Jean-Paul Blachère décerne des prix

La Fondation Jean-Paul Blachère de France a récompensé dimanche à Bamako un certain nombre de photographes pour la qualité de leur travail. Il s’agit d’Adama Fomba. Ce jeune photographe, natif de Sikasso, a reçu le prix de l'image de cette Fondation. Son prix a été remis par Malick Sidibé, le doyen des photographes.

Le directeur artistique de la Fondation, Pierre Jackot a salué la qualité exceptionnelle des photos d’Adama Bamba qui prend part à l'exposition internationale. Quatre autres photographes ont été primés. Il s’agit de Sami Baloji et Ghislain El Magambo Gulda (RDC), Jodi Miller (Afrique du Sud) et Tsvangirayi Mukwahzi (Zimbabwe).

A. S.

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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