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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 23 Novembre

MARCHE DIBIDA

La mairie rase au bulldozer des kiosques

La mairie de la Commune III a démoli mercredi dernier dans la soirée des kiosques appartenant à des vendeurs de pièces détachées au Dibida. Une décision de justice interdisait l’opération de démolition.

Le mercredi dans la soirée, aux environs de 20h, un bulldozer appuyé par des éléments des forces de l’ordre a rasé une vingtaine de kiosques de ventes de pièces détachées de véhicules, de téléphones, de moteurs électriques dans les alentours du Centre Djoliba au marché Dibida. L’acte a été autorisé par la mairie de la Commune III du district de Bamako. Selon le président, le vice-président et le secrétaire général de l’Association des Commerçants détaillants de la Rue Point Carré et de la Rue Mage du marché Dibida, ils n’ont pas été autorisés à récupérer leurs marchandises « On nous a appelés au téléphone. Arriver sur les lieux, nous avons vu un bull casser nos kiosques, nos marchandises chargées dans des véhicules qui ont pris des destinations que nous ignorons », ont-ils affirmé. A leurs dires, les pertes pour les seules marchandises sont estimées à plusieurs millions de FCFA.

L’Association des commerçants détaillants du Dibida est une association légalement constituée qui a son récépissé délivré par le gouverneur. Ils occupent depuis 1992 des kiosques au marché Dibida pour exercer leurs activités commerciales et professionnelles. S’acquittant des droits d’installation et des taxes d’exploitation conformément aux clauses insérées dans les autorisations d’installation.

En septembre dernier, la mairie de la Commune III a adressé une correspondance aux occupants des kiosques (Association des commerçants détaillants du Dibida) leur demandant de libérer les lieux avant le 18 octobre 2007. N’entendant pas les choses de cette oreille et convaincue que force doit rester à la loi, l’Association après moult tractations, assigne en justice la marie de la Commune III. Dans sa requête en date du 9 octobre 2007, l’association par ses conseilles a sollicité un délai de grâce de 6 mois dans l’exécution de la lettre de congé à elle donnée par la mairie.

Casses contre décision de justice

Le Tribunal de la Commune III dans son audience du 15 octobre 2007 a ordonné à la mairie de la Commune III de cesser de troubler les Commerçants détaillants du marché Dibida dans l’exercice de leurs activités commerciales et professionnelles, jusqu’à décision définitive d’expulsion du Tribunal de Commerce. En outre il a prorogé de six mois de délai la lettre de congé de la mairie, et ceci à partir de la date de la présente décision. Le jugement ayant été rendu, l’Association est rentrée en possession de la grosse.

La mairie en violation de toutes dispositions, foulant au pied la décision de la justice de la Commune III a mis en exécution sa décision de déguerpissement. Selon les victimes, la casse est intervenue au moment où ils étaient en pourparlers. Ils ne comprennent pas pourquoi la mairie intervient nuitamment pour endommager leurs biens. « Ils nous chassent des lieux pour les mettre à la disposition d’un certain Bourama Touré, un ancien transitaire qui fait fortune dans ses genres d’affaires », expliquent certains. A leurs dires, le nommé Bourama aurait perçu un million de FCFA des futurs locataires des lieux. « S’il y a des gens qui doivent bénéficier ces lieux, nous devons être prioritaires », renchérissent d’autres. Les contestateurs n’entendent pas baisser les bras, ils affirment être derrière la justice.

Amadou Sidibé

 

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PREAVIS DE GREVE DE LA CSTM

Les 58 points de revendications ou rien

Au cours d’une assemblée générale, hier, les militants de la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) ont demandé au comité exécutif d’aller jusqu’au bout, c’est-à-dire la grève du 27 au 29 novembre, au cas où la totalité des 58 points de revendications ne sont pas satisfaites.

Le secrétaire général de la CSTM, Amadou Amion Guindo, entouré des membres du comité exécutif et des bureaux nationaux des quatorze fédérations affiliées, a fait le point aux militants, jeudi, des négociations avec le gouvernement autour de ses 58 points de revendications. Au nombre de ces doléances, la création d’une ligne budgétaire en faveur des syndicats, le relèvement de 80 % du SMIG, l’augmentation de 100 % du taux des allocations familiales, l’arrêt immédiat du recrutement anarchique des enseignants, la baisse des prix des denrées de première nécessité, la réduction des tarifs d’eau, d’électricité, de téléphone, la reprise des travailleurs abusivement licenciés de Malitel, etc.

Pour l’heure, le préavis de grève se précise, car, de l’avis de M. Guindo, « à la date de mercredi 21 novembre, le gouvernement et nos délégués étaient toujours sur le treizième point avec seulement cinq acquis. Il y a des points de désaccords sur certains points que nous considérons fondamentaux », dit-il. Au nombre de ceux-ci, le remboursement et le paiement des subventions des années antérieures, l’application effective de la convention des centres de santé communautaire, la finalisation de la convention de l’enseignement privé catholique, la révision de la validité du permis de conduire.

Colère de syndiqués

Ce qui fera dire à M. Guindo que, « le rythme des négociations ne nous convient pas, le résultat est maigre. A cette allure, nous serons obligés d’aller en grève comme prévu à compter du 27 novembre ». Une déclaration fortement applaudie par les militants qui ne se sont, toutefois, pas empêchés de mettre en garde leur centrale. « Il ne faut pas attendre le lundi à 20 h pour nous dire que la grève a été annulée. Il faut aller à cette grève pour que le gouvernement nous respecte », lance un militant en colère.

Il est repris par un autre qui a dénoncé la morosité de la CSTM, « une centrale qui ne part pas en grève est inexistante ou corrompue », a-t-il assené. Pour d’autres, au-delà même des points de revendications, c’est la légitimité de la CSTM qui est en jeu, « 10 ans sans une seule grève, la patience a des limites. On nous refuse des choses pour les accorder à l’UNTM. Nous devons mettre fin à cette marginalisation de l’Etat », a-t-il dit.

Des « Cikan » enregistrés par Amadou Amion Guindo qui ne cache pas, non plus, son amertume. « Tant que tu ne fais pas le rebelle dans ce pays, tu ne gagnes rien. Nous demandons simplement au gouvernement d’ouvrir les yeux, de lire et d’appliquer la loi au risque de pousser à la rébellion », a-t-il conclu.

Sidiki Y. Dembélé

 

UNTM et CESC dans l’illégalité

Le secrétaire général de la CSTM n’est pas du tout content du traitement réservé par le gouvernement à sa confédération. Il l’a fait savoir au cours de l’assemblée générale d’hier sur les points de revendications du syndicat. « Dire que le gouvernement nous respecte, c’est moins dire... », a-t-il déclaré. M. Amadou Amion Guindo conteste aussi la légalité du Conseil économique, social et culture (CESC) et de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Selon lui, malgré les trois arrêts de la Cour suprême sur le maintien de la CSTM au sein du CESC, l’Etat ne s’exécute toujours pas. Quant à l’UNTM, dira-t-il, elle est une centrale de fait et non de droit.

S. Y. D.

 

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GREVE DANS LES ETABLISSEMENTS SECONDAIRES PRVIVES

Les promoteurs réclament leurs arriérés à l’Etat

Les promoteurs des établissements privés sont en grève de 48h, débutée hier, pour exiger du gouvernement le paiement de leurs arriérés des frais de scolarité et des additifs. La grève n’est pas suivie par certains au motif que les initiateurs ont violé les textes.

Les promoteurs des établissements privés secondaires observent depuis hier une grève de 48h. A travers cette cessation de travail, ils exigent le paiement de leurs arriérés des frais de scolarité des étudiants étatiques inscrits dans leur établissement, le paiement des additifs de l’année académique 2006-2007. Conformément aux textes, le ministère de l’éducation verse aux établissements privés une somme en fonction du nombre d’élèves inscrits officiellement courant l’année académique. Depuis la rentrée 2006-2007, certains établissements n’ont pas perçu un rotin de cette subvention. Par rapport aux additifs, ils concernent l’argent que le gouvernement doit leur verser au titre des transferts des élèves. Tous les établissements ne sont pas concernés par le non-paiement des arriérés. « C’est par solidarité que nous les soutenons. Cependant, tous sont concernés par les additifs », affirme une source. Le non-paiement de la somme, selon cette source, s’explique par le fait que les promoteurs de ces écoles ont « gonflé » la liste des élèves envoyée au département de l’éducation. Cette liste a été l’objet de rejet par la commission pour être mise à jour. Après contrôle par une commission dans beaucoup d’écoles, il a été décelé des anomalies sur la liste définitive des élèves qui furent corrigées. Mais le problème est que les promoteurs ne parviennent pas à rentrer dans leurs droits par ce qu’il n’y aurait point d’argent. « Aucunement l’argent ne doit être utilisé pour d’autres fins. Il a été budgétisé ». Les textes prévoient que le paiement des établissements devait se faire trimestriellement « mais c’est à la veille des examens en mai juin que l’argent tombe » expliquent nos sources.

Amadou Sidibé

 

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VEGAL-MINISTERE DE LA SANTE

Le point des recommandations

Suite à sa mission de vérification au ministère de la Santé, le bureau du Vérificateur général a adressé une pile de recommandations à la direction administrative et financière du ministère. Celle-ci tente, si bien que mal, à les mettre en œuvretout en récupérant ce qui peut l’être encore.

En première ligne des recommandations formulées à l’encontre de la DAF du ministère de la Santé par le Bureau du Vérificateur général figure le remboursement de la somme de 28 892 495 F CFA décaissée sur la base de fausses factures. La DAF, qui dit ne pas reconnaître la somme de 3,7 millions frauduleusement décaissée, a émis un ordre de recette contre le régisseur et la somme a été remise en place. Par ailleurs, il a été infligé une sanction avec inscription au dossier.

Selon les commentaires de la DAF, les autres factures totalisant un montant de 25.192.495 FCFA, mises en cause ont été acceptées par les comptables assignataires après visa du contrôleur financier selon le cas, dénotant ainsi leur caractère régulier et sincère. En conséquence, ces 25.192.495 FCFA ne peuvent être remboursés par le régisseur.

Les argentiers du ministère de la Santé ne partagent pas également l’instruction du Végal de tenir correctement le livre journal, « il est difficile de faire respecter cet ordre chronologique d’enregistrement des pièces car la régie d’avances de la DAF sert à financer les menues dépenses de toutes les directions centrales du département dont chacune dispose de son crédit qu’elle exécute indifféremment du rythme des autres services », explique-t-on.

En exécution de la recommandation de respecter le plafond fixé pour toutes les opérations de la régie, la DAF a déchargé le régisseur des fonctions de comptable du Programme de développement sanitaire et social (Prodess) et de billeteur.

Au titre des avances au personnel, aux ONG et aux structures, il a été entrepris des investigations afin d’apurer tous les soldes en suspens. Si les 1 372 426 818 FCFA octroyés aux structures ont été entièrement justifiés courant 2006 et les avances aux ONG arrêtées, il reste à récupérer toutes les pièces justificatives des 326 590 100 F C CFA d’avances au personnel.

Des mesures de gestion vigoureuses

La DAF annonce, par ailleurs, que depuis l’institution de la rencontre trimestrielle des comptables, le niveau de justification des fonds s’est considérablement amélioré, car, à cette occasion, les comptables apportent beaucoup de justificatifs. Au besoin, des missions spécifiques sont effectuées soit par la DAF, soit par les régions pour la récupération des pièces justificatives. Des ordres de recettes sont émis à l’ encontre de tous ceux qui, de retour de mission, ne justifient pas leurs frais de mission dans les délais réglementaires. L’amélioration de l’archivage instruit par le département a permis entre autres une meilleure conservation des pièces justificatives. Il n’est plus octroyé de nouvelles avances aux personnes dont le compte n’est pas soldé.

Au titre des décaissements, il s’agissait d’opérer une meilleure répartition des dépenses entre le fonctionnement et les achats directement liés à la santé. Cette recommandation, juge la DAF, semble sans objet puisque la distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses directement liées à la santé n’est pas du tout pertinente.

De même celle relative à la dotation de chaque véhicule d’un carnet de bord afin de suivre la consommation réelle de carburant en fonction des missions. « Cette recommandation n’est pas immédiatement applicable parce qu’elle n’a pas encore de fondement juridique, n’étant prévue ni par le manuel de procédures de gestion du Prodess, ni par le manuel d’exécution des dépenses publiques. En plus, les expériences tentées dans d’autres structures publiques ont démontré leurs limites, la plupart des chauffeurs ne sachant ni lire, ni écrire », souligne la DAF. Concernant les taux des perdiem, le département, indique la DAF, s’est toujours conformé aux textes en vigueur, c’est-à-dire l’arrêté n°91-1574/MEF-B-CAB du 18 mai 1991 fixant le régime des missions à l’intérieur et à l’extérieur du territoire 

« Compte tenu de tout ce qui précède, nous sommes dans l’obligation de souligner avec force qu’il ne peut être retenu que la gestion du Prodess a engendré un manque à gagner pour l’État d’un montant de 1.958 718 168 F CFA. Il existe un problème de justification de fonds ; mais de fonds régulièrement et incontestablement avancés. Et ce problème est entrain d’être résolu avec la mise en place, ces dernières années, de mesures rigoureuses de gestion qui ont permis de ramener ce reste à justifier au 31 octobre 2007 à 203.292.265 FCFA », se défend la direction administrative et financière du ministère de la Santé.

Sidiki Y. Dembélé

 

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PENSION DES RETRAITES A L’INPS

Les procédures et formalités expliquées

L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) veut améliorer le mieux possible ses services. La journée d’information, etd’échanges sur les procédures et formalités administratives de l’assistance vieillesse, l’invalidité et l’amélioration de survivants, qui a eu lieu le jeudi 22 novembre dans un hôtel de la place s’inscrit dans le cadre de cette amélioration de prestations, elle-même partie intégrante du vaste chantier de réforme de la structure initiée il y a quelque temps.

Les nouveaux retraités passent beaucoup de temps sans percevoir leurs premières pensions, le plus souvent, à cause d’un dépôt tardif de leurs dossiers, qui est la conséquence de la méconnaissance des procédures et formalités administratives à accomplir avant la retraite. Pour mettre fin à cet acte pénalisant les retraités, la direction de l’INPS, à travers une journée d’information et d’échanges, a regroupé autour d’une table les gestionnaires des ressources humaines de certains grands employeurs, les représentants de leur personnel et le personnel technique de l’Inps. Ce cadre de concertation tripartite s’attellera à faire mieux connaître les pièces à fournir par les partants à la retraite et la façon la plus efficace de le faire. D’ailleurs, à l’issue de l’atelier, les participants, à qui des documents en la matière ont été remis, véhiculeront la « bonne information » au niveau de leurs services respectifs. Toutes choses, a souligné le représentant du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Nouhoum Sidibé, permettront de « diligenter la constitution des dossiers de vos travailleurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite afin que l’INPS puisse liquider leur première pension dans le respect des normes de gestion requises ».

M. Sidibé a aussi demandé à l’INPS une « véritable stratégie de communication institutionnelle ».

Même son de cloche chez le président du Conseil d’administration de l’Inps, Siaka Diakité. L’initiative mérite d’être étendue aux autres prestations. Il a laissé entendre que l’initiative ne se fructifierait sans « l’accompagnement » des responsables des ressources humaines et les personnels eux-mêmes.

Quant au directeur général de l’INPS, Lassine Bouaré, il a affirmé qu’après avoir progressé dans l’établissement d’un équilibre financier en son sein, l’Inps a fait de la satisfaction de ses usagers une de ses priorités dans le cadre de sa réforme. En effet, l’INPS souhaite que « tous les usagers qui viennent pour quelque service que ce soit dans notre maison en ressortent la joie au cœur et le sourire aux lèvres, avec le sentiment d’avoir été servis ». D’où la pertinence de cette journée, qui aura comme résultat la réduction au minimum possible du « temps entre le 1 er jour de retraite et la première pension ». Ce qui permettra d’ « éviter le temps souvent très pénible de rupture de revenu que le départ de la vie active entraîne ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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24 e CONGRES DE LA SARANF

Les médecins anesthésistes réanimateurs en conclave

Le 24 e congrès de la Société d’anesthésie et de réanimation d’Afrique noire francophone (SARANF) et le 2 e congrès de la Société d’anesthésie réanimation et de médecine d’urgence du Mali (SARMU-Mali) se tiennent du 22 au 24 novembre au CICB. Des congressistes venus de 15 pays d’Afrique noire en plus de la France et de l’Allemagne prennent part à cette rencontre.

Onze ans après l’organisation de son 13e congrès dans notre pays en 1996, l’honneur est encore revenu au Mali d’abriter les travaux du 24è congrès de la SARANF. La tenue de la rencontre de la SARANF dans notre capitale se porte sur quatre thèmes : anesthésie réanimation en obstétrique, cœur et vaisseaux réanimation, allergie en anesthésie réanimation et assurance qualité en anesthésie réanimation. A ces thèmes s’ajouteront deux tables rondes qui se porteront sur la formation des médecins anesthésistes réanimateurs en Afrique et aspects médico-légaux de l’anesthésie.

Oumar Ibrahima Touré, ministre de la Santé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que, « ces thèmes retenus porteront sur des sujets qui s’inscrivent dans notre politique nationale de santé à savoir l’anesthésie du patient cardiaque, l’anesthésie de la césarienne, mais aussi les hémorragies graves de la délivrances et l’éclampsie qui sont les causes essentielles de la mortalité maternelle ». Selon le ministre Touré, les échanges au cours de la rencontre permettront d’améliorer les connaissances de l’ensemble des praticiens de cette discipline indispensable pour la pratique médicale et subséquemment la prise en charge adéquate des patients.

Youssouf Coulibaly, le président du comité d’organisation des congrès, a souligné dans ses propos qu’au regard de l’insuffisance notoire des spécialistes en anesthésie réanimation dans notre pays, la SARMU s’est engagée à la formation des médecins en anesthésie.

En réponse à cette question de l’insuffisance des ressources humaines, le ministre a proposé l’implication des Etats en retenant le personnel formé afin de relever le défi de l’amélioration de la santé des citoyens. « Vous discuterez des programmes de formation des médecins spécialistes en anesthésie réanimation et des aspects médico-légaux de l’anesthésie. C’est le lieu de saluer cette initiative qui permettra à l’ensemble des acteurs impliqués dans cette discipline de bénéficier des dernières connaissances en la matière », a indiqué pour sa part M. Oumar Ibrahima Touré.

Pour le président de la SARANF, « la promotion de l’anesthésie en Afrique francophone demeure la priorité de sa société. Nous souhaitons que l’anesthésie prenne une place de plus en plus important en Afrique. On ne veut pas que les recommandations restent dans les tiroirs ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

La SARANF , c’est quoi ?

Créer en 1981, la SARANF, regroupe tous les pays d’Afrique noire francophone. Elle œuvre pour le développement d’anesthésie, la réanimation et la médecine d’urgence dans les pays membres. La présence de nombreux congressistes étrangers dans notre pays constitue une opportunité pour nos spécialistes en anesthésie réanimation et étudiants de bénéficier largement, pendant trois jours, des échanges.

Le ministre de la Santé a donné l’assurance à mettre en œuvre toutes les recommandations pertinentes et les orientations qui seront issues des travaux pour une amélioration de nos capacités en matière d’anesthésie réanimation.

S. D.

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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