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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 22 Novembre

BLOCAGES A L’UNIVERSITE DE BAMAKO

Le Snesup dénonce la « diversion » du MESS-RS

Rien ne va plus entre le ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) qui accuse le Pr. Amadou Touré de « faire diversion ».

Au cours d’une rencontre mercredi dans l’enceinte de l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI), les dirigeants du Snesup ont accusé le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, de s’être lancé dans une campagne de désinformation, comportement, selon eux, susceptible de nuire dangereusement aux acquis du gouvernement sortant.

En effet, à la suite de leur assemblée générale du 13 novembre 2007, les enseignants du supérieur ont décidé de maintenir la rétention des notes dans toutes les facultés, instituts et grandes écoles jusqu’au 30 novembre, la levée de la suspension de la grève illimitée du 10 novembre 2006 à partir du 1er décembre 2007 jusqu'à la satisfaction totale de leurs revendications qui tournent autour du décret réglementaire des tâches liées aux examens et la régularisation de la situation administrative des enseignants.

Selon le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, les accords avaient été trouvés avec le gouvernement d’Ousmane Issoufi Maïga. A l’époque, les parties étaient tombées d’accord sur le paiement lors des examens de 500 F CFA par copie corrigée et 5000 F CFA par jour de surveillance.

« Le point de désaccord était les 150 000 FCFA que nous avons réclamés pour les membres du secrétariat des examens » , a précisé M. Mallé, qui note qu’à ce sujet, le gouvernement avait proposé 60 000 F CFA tout en promettant de bien examiner ce point.

Aux yeux du Snesup, ces acquis semblent aujourd’hui compromis. D’abord les enseignants accusent le ministre de désinformation. Celui-ci aurait affirmé que les syndicalistes réclament 300 000 F CFA pour chaque membre du secrétariat des examens. « Faux », rétorquent ces derniers qui jurent la main sur le cœur qu’ils n’ont jamais réclamé un tel montant à l’Etat.

Aux dires du patron du Snesup, un secrétariat des examens, chargé de suivre tout le processus des examens, travaille souvent pendant plus de deux mois avant la publication définitive des résultats.

Selon des enseignants, le ministre voudrait que les membres du secrétariat soient des volontaires, un argument jugé dangereux par le Snesup qui soupçonne le Pr. Touré de faire de « l’endurant » ou de « banaliser la situation ».

« La logique du ministre veut que si les professeurs ne veulent plus siéger au secrétariat sans les 150 000 F CFA, il est prêt à engager d’autres personnes, il s’agira de demander alors au charpentier de faire une greffe de cœur » , commente le secrétaire administratif du Snesup, Djibonding Dembélé.

Le lundi 19 novembre en invitant les doyens des facultés et les directeurs des grandes écoles à réfléchir sur la situation, le Snesup voulait déplorer le refus de la solution alternative par le ministre. La solution de compromis consisterait, pour les doyens et directeurs, de payer aux secrétariats la différence des 150 000 F CFA, c’est-à-dire 80 000 F CFA sur leurs budgets autonomes.

Aucune solution de sortie de crise n’est pour l’heure en vue. Bien au contraire, nous assistons à un véritable bras de fer entre les deux partenaires clés de l’école. Les enseignants vont jusqu'à dénoncer l’intimidation dont certains d’entre eux seraient victimes pour libérer les notes. Ils menacent de durcir encore le ton si le ministre s’autorise à retenir des jours de grève sur leurs salaires.

De l’avis de nombreux observateurs soucieux de l’avenir de notre pays et du sort des étudiants, les concessions et les sacrifices s’imposent de part et d’autres pour éloigner l’école du spectre de la contestation et du débrayage intempestif.

Amadou Waïgalo.

 

Marimantia contesté

L’une des doléances du Snesup est la régularisation des situations administratives de ses adhérents, notamment leur hiérarchisation. Mais, le syndicat n’en revient pas toujours ! Car au moment où certains enseignants courent derrière la hiérarchisation depuis des années, les autorités ont décidé de nommer comme professeur l’ancien ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire, Marimantia Diarra.

Pour les professeurs du supérieur cette nomination est une insulte au corps professoral qui exige désormais de revoir les conditions de hiérarchisation qui causent du tort à de nombreux enseignants qui ne sont pas aussi puissants que le ministre « Marimantia », un professeur qui n’a jamais mis les pieds dans une faculté pour enseigner.

Ainsi, le Snesup demande au ministre Amadou Touré de réfléchir mille fois avant de mettre en application son projet de nomination nationale au grade du professeur.

A. W.

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LE PRIX DU PAIN BAISSE

Le gouvernement cède face à la pression  

Le prix du pain, qui avait augmenté la semaine dernière à 150 F CFA pour la baguette et à 300 F CFA pour le gros, revient au statut quo ante. Un résultat atteint sous l’impulsion du gouvernement qui a mandaté la CCIM à négocier avec le Cadre de concertation de la filière pain.  

Face à la pression sociale, le gouvernement a engagé la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) à négocier avec le CCFP. Une rencontre a eu lieu entre les deux parties tard dans la nuit de mardi à mercredi dans la salle de conférence de la CCIM. L’accord s’article sur trois points : l’Etat s’engage à subventionner et à mettre à la disposition des boulangers 6000 tonnes de farine. Le prix du sac de farine revient à 17 500 F CFA. La baguette revient à 125 F CFA et le gros pain à 250 F. Une commission de bons offices ayant en charge de poursuivre les pourparlers avec le CCFP a été mise en place. Elle est composée de Bakoré Sylla, (GGB), Modibo Kéita (GDCM), Cyril Achcar (GMM) et Jeamille Bittar (président de la CCIM). Le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce s’engage de son côté à mener des discussions sur les autres points du mémorandum présenté par le CCFP. L’augmentation du prix du pain avait été décidée à l’assemblée générale des boulangers du 14 novembre. Une décision entérinée par le Cadre de concertation de la filière pain (CCFP) lors de son assemblée générale du 15 novembre et qui en a informé le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce. La fluctuation des prix, consécutive à la flambée sur le marché international du prix du blé, a été dénoncée à travers le pays. Personne ne s’y attendait malgré le cri de détresse lancé au gouvernement, il y a deux mois. Le cadre de concertation de la filière pain demandait en vain l’ouverture de négociations et la prise de mesures d’accompagnement pour éviter la hausse. Le Redécoma, qui a joué au médecin après la mort, avait appelé au boycott d’une semaine de cette denrée par les populations. L’UNTM a, à son tour, accusé l’Etat d’avoir accepté une hausse unilatérale des prix du pain alors qu’un accord de non-augmentation des prix de denrées de première nécessité les lie jusqu’à la tenue d’un forum sur la question. Mais, pour une fois, admettons que le gouvernement a compris la détresse des populations.

Abdrahamane Dicko

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RAPPORT DU VERIFICATEUR GENERAL

La part de vérité du ministère de la Santé

La direction administrative et financière du ministère de la Santé, dans un document de « riposte », apporte soit des éléments de réponses soit rejette certaines données du Vérificateur général relatives à la gestion financière du Prodess, au contrôle des marchés publics et des achats courants.

Une mission du Bureau du Vérificateur général conduite par le colonel Seydou Traoré a séjourné à la direction administrative et financière du ministère de la Santé de juillet 2006 à avril 2007 pour procéder à la vérification de la gestion financière du Programme décennal de développement sanitaire et social (Prodess), au contrôle des marchés publics et des achats courants des exercices de 2003 à 2005.

Dans le rapport produit à l’issue de ses investigations, la mission a décelé plusieurs irrégularités notamment dans la gestion des fonds et dans l’application des conventions signées avec les partenaires concernés.

« Les avances aux structures, aux ONG et au personnel ne sont pas correctement suivies. Ces avances dégagent un manque à gagner cumulé de 1 926 588 498 F CFA… Les dépenses de fonctionnement sont anormalement élevées. La gestion de la régie présente des insuffisances engendrant un manque à gagner de 28 892 495 F CFA » , souligne le rapport.

Pour ne pas employer le terme de « faux » par courtoisie, la DAF du ministère nie en bloc ces constats. « Le suivi de ces avances s’est toujours fait et s’améliore par l’institution de la rencontre trimestrielle des comptables, la redynamisation des réunions du groupe d’appui des partenaires techniques et financiers aux DAF, etc. Et en conclusion aux avances, sur les restes à justifier arrêtés au 31 décembre 2005 à 1 923 351 323 F CFA, le montant justifié s’élève au 31 janvier 2007 à 1 720 059 058 F CFA, soit un reste à justifier de 203 292 265 F CFA se répartissant comme suit : avances au personnel : 100 205 020 F CFA et 103 087 245 F CFA pour les avances aux ONG », avance la DAF du MS.

Elle ajoute que conformément aux conventions signées avec les partenaires concernés et au Manuel d’exécution financière du Prodess, ces avances, provenant en majeure partie des fonds néerlandais et mobilisées seulement en décembre 2005, ont été reportées pour financer les activités du PO 2006 et elles ont été dépensées et justifiées courant 2006.

Concernant les dépenses de fonctionnement, le ministère estime qu’elles ne sont pas anormales au regard des stratégies de mise en œuvre de la politique nationale de santé. Ces dépenses éligibles au programme sont directement liées à la santé : l’organisation des journées nationales de vaccination, les ateliers, séminaires, frais de mission, activités de formations, de supervision et de monitorage, etc.

Ces dépenses, aux dires de la DAF, ne représentent que 4,37 % du montant total des fonds mobilisés durant les trois années sous revue. Sur les 7 713 333 555 F CFA de fonctionnement dégagés par la mission du BVG, 5 839 839 065 F CFA ont été consacrés aux JNV. Les achats de médicaments, de vaccins et de contraceptifs s’élèvent pendant la période concernée à 18 669 926 530 F CFA et non 1 242 423 626 F CFA retenus par le rapport du BVG. Conclusion du ministère : la gestion de la régie ne présente pas d’insuffisance et le manque à gagner de 28 892 495 F CFA n’est pas, non plus, fondé parce que l’essentiel des 28 892 495 F CFA est considéré comme résultant de sommes versées sur la base d’états de paiements comportant des signatures visiblement et grossièrement imitées.

La DAF s’inscrit également en faux contre l’accusation de « l’usage frauduleux de factures ». « Rien de tout cela ne peut être retenu car les signataires des états d’émargement mis en cause n’ont pas de signatures déposées. Pour l’essentiel, aucun des organes de contrôle (auditeurs externes et contrôle financier) et de paiement (PGT) n’ont retenu le caractère frauduleux de ces factures, acceptées en apurement des fonds avancés », se défend la DAF qui reconnaît, cependant, que « seules des factures d’un montant cumulé de 3,7 millions ont été rejetées ».

Nous reviendrons sur les recommandations de la mission dans nos futures éditions.

Sidiki Y. Dembélé

 

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MINES D’OR DU CERCLE DE KADIOLO

Des « morts » réapparaissent à Massiogo

Massiogo, le nouvel eldorado, draine des marées humaines à la recherche de meilleures conditions socio-économiques à travers l'extraction traditionnelle de l’or, mais ce qui est capital à souligner aujourd'hui, c’est que des familles retrouvent les leurs qui étaient déclarés morts depuis des années.

Situé dans la Commune rurale de Misseni (cercle de Kadiolo), à la frontière entre le Mali et la Côte d'Ivoire, le nouvel eldorado ne cesse de présenter ses miracles de bonheur de diverses natures. En plus de ceux liés aux quantités d'or (4 à 6,8 kg), l'eldorado fait « réapparaître » des aventuriers maliens déclarés morts à leurs familles depuis des décennies.

Avec la découverte de quelques kilos d'or en 2005, des marées humaines convergent chaque jour dans la localité. Venant de divers pays d'Afrique, cette population est composée d'un nombre assez considérable d'aventuriers maliens dont les parents ont été informés de leur décès. Les illustrations découlent des informations qui ont été recueillies auprès des populations et particulièrement de l'ex-porte-parole des orpailleurs, M. S. Sidibé.

La première porte sur un jeune Ségouvien du nom de Moussa Camara qui est parti à l’aventure à bas âge. Il était à Séguéla en Côte d'Ivoire. Quelques années plus tard, les informations faisant état de son décès parviennent à sa sœur Massitan Camara. Les femmes s'engagent à travers plusieurs tentatives (coups de fil) pour vérifier les informations qui leur sont parvenues. Mais en vain. Des années s'écoulèrent sans que Massitan n'apprenne le contraire. Elle se voit seule dans cette vie pénible.

En 2005, les ressortissants de son village après un séjour à Allahamdouli Lahi, une localité d'extraction traditionnelle de l'or dans la Commune rurale de Fourou dans le cercle de Kadiolo, affirment à Massitan avoir rencontré son petit frère Moussa Camara. La femme se met aussitôt à la recherche de son frère, car cette nouvelle l’empêche de dormir.

A son arrivée à Fourou, elle se confie au sous-préfet. Après avoir observé la tradition malienne, M. le sous-préfet fait savoir à la femme que la presque totalité de la population (orpailleurs) de la localité est partie pour un nouvel eldorado (mine d'or de Massiogo). La femme se met en sanglot, mais le sous-préfet la console et lui donne une note sur laquelle il mentionne l’adresse de M. S. Sidibé, porte-parole des orpailleurs du nouvel eldorado malien.

La femme fait route pour Massiogo, vire à Misseni où elle fait escale, car très fatiguée et épuisée par l'état de la route. Elle passe la nuit chez le sous-préfet à qui elle expose son problème. Celui-ci la raccompagne à la gare du « nouvel eldorado » le lendemain tout en lui souhaitant bonne chance.

A son arrivée sur le site d'orpaillage de Massiogo, elle cherche et rencontre M. S. Sidibé qui l’héberge. Après avoir observé la coutume, M. S. Sidibé, fait du problème de la femme sa priorité. Dans l’immédiat, il envoie un avis à la station FM de la place dénommée « Radio Yankadi » qui fait sa diffusion. Un jour plus tard, l’homme recherché s'est présenté à M. Sidibé affirmant avoir entendu l'avis à travers une de ses connaissances.

La sœur et le frère s'étaient quittés il y avait plus d'une douzaine d’années. Cette rencontre a été un moment très émouvant : la femme a fait plus de quinze minutes sans pouvoir fixer son frère à plus forte raison lui parler. Il ajoute enfin : « J'ai été arrosé de bénédiction ce jour-là de la part de la femme ». Tout en reconnaissant ce bien fait du Tout-Puissant, elle a souhaité longue vie au nouvel eldorado qui reste une terre historique, une terre de consolation. Les frères sont rentrés à Ségou aux dires de M. Sidibé.

Emouvantes retrouvailles

Une autre a trait à un qui avait quitté sa femme qui avait dans les bras son bébé. Cet enfant a grandi et a obtenu le DEF en 2005. La femme a remué ciel et terre pour retrouver son mari, mais en pure perte. Les informations qui lui sont parvenues affirmaient que son mari était mort en Côte d'Ivoire depuis longtemps. Les années passent sans d'autres informations contraires. Voici qu'un homme de son village après un séjour au nouvel eldorado de retour dit à la femme avoir vu son mari.

La femme n'y croit pas, mais envoie quand même le jeune lycéen avec le carnet de famille pour rechercher son père. Arrivé au nouvel eldorado, le jeune ne savait à qui se confier. Mais sur instruction d'une personne, on lui montre la paillote de M. Sidibé, réputé pour son altruisme. M. S. Sidibé l’accueille à bras ouverts et fait de son problème sa charge après l’avoir écouté.

Dieu merci, le voyage du jeune a été fantastique sur deux points : le premier est que l'enfant a pu retrouver son père vivant et en bonne santé. Le deuxième est que ce que le père cherchait depuis une vingtaine d'années a été gagné en moins de cinq jours après leur rencontre d'autant plus qu’il a traqué 4 kilos d'or, selon M. Sidibé. Ils sont rentrés avec cette fortune dans leur village.

M. Sidibé après avoir fourni d’autres exemples nous dit : « Des cas similaires que j’ai enregistrés sont innombrables ». Certains de nos interlocuteurs affirment qu’ils sont in-comptables et se produisent chaque jour dans le placer de Massiogo. Le caractère frontalier du nouvel eldorado fait qu'il est en réalité un réservoir, un lieu de refuge pour beaucoup d'exilés exclus par la guerre ivoirienne. On y trouve des aventuriers maliens de longue date déclarés perdus, tantôt morts, des expatriés, des pillés et spoliés de leur terre lors de la guerre ivoirienne.

L'euphorie du nouvel eldorado a permis à beaucoup de familles maliennes de retrouver beaucoup de leurs membres perdus depuis des années. Certes, il draine des marées humaines à la recherche de meilleures conditions socio-économiques à travers l'extraction traditionnelle de l’or, mais ce qui est capital à souligner aujourd'hui, c’est que les familles retrouvent les leurs qui étaient déclarés morts depuis des années.

Les retrouvailles d'amis de longue date, de membres de famille, de maris... déclarés morts sont des phénomènes au quotidien qu'il nous a semblé inviter les Maliennes et les Maliens à aller voir dans ce réservoir composé de Maliens et revenant d'aventure dans les pays limitrophes.

Le fort enclavement de la zone, lié à la route impraticable et aux ponts qui s'inondent pendant l'hivernage, reste cependant un obstacle pour tout développement harmonieux des populations de cette localité du Mali.

Daisuke Mizoguchi (anthropologue japonais, Société japonaise pour la promotion de la science)

Yaya Bamba (anthropologue sociale)

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CITE DU NIGER

Magouilles sur un titre foncier

A la Cité du Niger, le titre foncier n°11247 ne cesse de faire parler de lui. Ce TF est au cœur d’un feuilleton judiciaire depuis plus d’une décennie.

Au Mali, l’insécurité dans les affaires et même dans le foncier gagne du terrain. Jadis, le titre foncier était la garantie suprême en matière foncière et domaniale. Il est plus que jamais piétiné de nos jours. La justice, qui est normalement le dernier recours offert au citoyen, ne joue pas non plus son rôle de troisième pouvoir. Bazouma Fofana, une notabilité de Bamako et propriétaire du TF n°11247 de la Cité du Niger, l’apprend à ses dépens. Depuis 11 ans, il a maille à partir avec des spéculateurs fonciers et l’affaire traîne devant les tribunaux. De quoi s’agit-il en fait ?

M. Fofana doit à une banque de la place quelque 100 millions de F CFA. Courant 2002, la banque, estimant que l’échéance n’était pas respectée, hypothèque son TF de 5 hectares (soit 5000 mètres carrés) d’une valeur estimée aujourd’hui à 2 milliards de F CFA. Les deux parties conviennent néanmoins de modalités de paiement pour apurer la créance.

Subitement, la banque refuse le compromis et décide de vendre le TF bradé à 131 millions de F CFA à architecte et beau-frère de Me Mountaga Tall qui est d’ailleurs l’un de ses avocats. L’architecte revend le TF, le même jour, à Dionké Yaranangoré, opérateur économique de son état à 150 millions de F CFA. M. Yaranangoré, qui n’attendait peut-être que cette aubaine, hypothèque à son tour le même titre dans une autre banque de la place à 1,7 milliard de F CFA.

Banzoumana Fofana porte plainte contre sa banque et les nouveaux acquéreurs de son TF auprès du Tribunal de première instance de la Commune II. De procès en procès, le litige se retrouve devant la 2e chambre civile de la Cour suprême. La Cour d’appel de Bamako a été par la suite saisie. Elle a, par arrêt n°311 du 16 mai 2007, infirmé le jugement favorable à Cheick Sadibou Cissé et Dionké Yaranangoré et à la banque. Le jugement a été confié à la Cour suprême qui a la charge de se prononcer en dernier ressort.

Le vieux Banzoumana, spolié, est persuadé qu’il a affaire à une bande de spéculateurs fonciers qui n’ont que dalle des lois de la République.

Abdrahamane Dicko

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RENCONTRES AFRICAINES DE LA PHOTOGRAPHIE

« Cultur’elles » dans les contours

Dans le cadre des contours rentrant dans les festivités de la 7e Rencontres africaines de la photographie dont l’ouverture est prévue le samedi 24 novembre, « Cultur’elles », en partenariat avec le CCF, la Fondation Orange et de l’Union européenne présentera… une très grande exposition dénommé « Nouvelles images, nouveaux supports ».

Les initiateurs du projet, Morimousso dite Mantchini Traoré, présidente de « Cultur’elles », le directeur du CCF, Jean-Luc Ballet, Véronique Joo’Aisenberg de Cultures France étaient face à la Presse pour s’expliquer sur le déroulement de l’événement.

« Culter’elles » , selon sa présidente, souhaite donner aux Rencontres un ancrage populaire à côté des expositions officielles et proposera au public malien une exposition dénommé « Nouvelles images, nouveaux supports », des créations artistiques originales autour de la photographie et de l’image vidéo.

Situé dans la Zone industrielle, baptisé « Quartier d’Orange », l’espace permettra de présenter au public néophyte les travaux de nombreux photographes et créateurs. Par cette action, ajoutera Mme Traoré, l’association entamera un nouveau processus d’appropriation de l’objet d’art photographique, en proposant des créations de textile et des objets utilisant la photo comme « matière première ou comme élément graphique ». La manifestation sera l’occasion, pour le public scolaire, de se familiariser avec les notions de la photo. « L’événement permettra de démocratiser l’accès à la photographie » a-t-elle fait valoir.

En tout état de cause, elle sera l’occasion d’immortaliser le travail de Malick Sidibé, reconnu pour son professionnalisme dans la photo. L’homme, à en croire la présidente de « Cultur’elles », incarne aujourd’hui la mémoire des années 1940 et 1960 pour beaucoup de Maliens.

Outil principal de la coopération culturelle française au Mali, le directeur du CCF dira que sa structure soutiendra toute création contemporaine de ce pays, de l’Afrique francophone. Le CCF veut élargir son réseau de partenaires potentiels et mobiliser les opérateurs locaux. « Cultur’ellesen est le meilleur exemple », a-t-il reconnu.

Les locaux actuels du CCF ne lui permettant pas de développer une politique ambitieuse d’expositions (photo, arts visuels, arts plastiques…) l’espace artistiques « Quartiers d’Orange » aménagé par « Cultur’elles » pourra enfin bénéficier de son soutien et de ses initiatives.

Amadou Sidibé

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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