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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 16 Novembre

DES PRODUCTEURS D’AFRIQUE DE L’OUEST A BOUGOUNI

Engagement pour une meilleure production de coton bio

Face aux faibles rendements, une centaine de producteurs de coton biologique du Bénin, du Burkina Faso et du Mali ont, deux jours durant, partagé leurs expériences et diagnostiqué les contraintes auxquelles la filière est confrontée dans le Banimonotié. A l’issue de la rencontre, quelques solutions ont été proposées afin que le coton biologique puisse répondre à la forte demande internationale.

En vue d’améliorer le rendement et d’augmenter les revenus des producteurs, les organisations impliquées dans la promotion du coton biologique et équitable dans la sous-région ouest-africaine, les structures intervenant (Organisation béninoise pour la promotion de l’agriculture biologique, Union nationale des producteurs de coton du Burkina, le Mouvement biologique malien) et leurs partenaires (Helvetas, Organic Exchange) se sont réunis en atelier de réflexion de deux jours à Bougouni.

La rencontre des 13 et 14 novembre aura répondu à toutes les attentes. Avec comme thème « coton bio et équitable, stratégies d’accroissement des rendements », elle a été l’occasion, pour les uns et les autres, de partager les expériences et de diagnostiquer toutes les contraintes du faible rendement du coton biologique. Des solutions pour l’atteinte des objectifs ont été dégagées.

La rencontre est partie du constat que depuis quelques années, la production du coton bio et équitable en Afrique de l’Ouest, malgré une forte demande sur le marché international, connaît des difficultés de rendement. Pour parler de bonne récolte, la production à l’hectare doit atteindre les 600 tonnes de coton graine.

Cependant, sur le terrain, la réalité est tout autre. Les productions sont nettement inférieures. Au Mali, au Bénin, au Burkina et au Sénégal, la production des 6000 producteurs de coton biologique laisse à désirer selon les pays et les contrés.

Au Mali, dans 4 villages de production (Kolondiéba, Garalo, Yanfolila, Bougouni), la prévision pour la campagne 2007-2008 est de 1200 tonnes de coton sur 2595 hectares. Pour celle de 2005-2006, elle était de 386 tonnes contre 614 tonnes en 2006-2007.

Au Burkina, elle était de 150 tonnes en 2006 et 347 tonnes en 2007. Les producteurs béninois ont réussi 115 tonnes en 2006 contre 496 tonnes en 2007. Cette année, le Bénin prévoit 760 tonnes sur 1900 hectares.

272 F CFA le kilo

Parmi les raisons de cette contre-performance figurent le sous-équipement des producteurs et productrices (60 %), l’apport insuffisant de fumure organique (fertilité du sol mal maîtrisée), la superficie non proportionnelle à l’existence des ressources humaines…

Les paysans, après un débat fort animé, sont parvenus à une conclusion. Le rendement étant lié à l’investissement humain et aux matières organiques, les producteurs des trois pays se sont engagés à s’investir davantage pour une meilleure production. Ils ont souhaité que les partenaires les appuient par la fourniture d’équipements agricoles.

« L’avantage de la culture du coton biologique est que les paysans vont contribuer à satisfaire une demande croissante en matières premières certifiées bio et équitable sur les marchés internationaux, en offrant une méthode de production cotonnière alternative, sans danger pour l’environnement et pour la santé et ainsi améliorer les conditions de vie en milieu rural » , a insisté le président du Mobiom, Moussa O. Ouattara.

Pour Sidy Ballo, producteur à Madina Kouroulamini, la culture du coton bio devient désormais une nécessité à laquelle tous les producteurs sont invités à prendre part. « Nous vendons le kilo du coton bio à 272 F CFA contre 160 F CFA pour le coton conventionnel (cultivé avec de l’engrais chimique). Notre santé sera préservée. Quoi de plus normal ! » a-t-il dit.

Aux termes de la visite des champs de coton bio et de sésame du jeune producteur Sidy Ballo à Madina Kouroulamini, situés à une vingtaine de kilomètres de Bougouni, les producteurs béninois, émerveillés, ont promis d’expérimenter la culture de sésame chez eux.

Le programme coton bio est un programme de promotion de la culture du coton avec des intrants naturels (fumure organique). Le Mali occupe le 3e rang des pays producteurs de coton bio derrière la Tanzanie (1662 tonnes) et l’Ouganda (1378 tonnes).

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

 

Ils ont dit :

Lamissa Ouattara(Burkina Faso) :

« Nous sommes venus au Mali pour nous enquérir de son expérience en matière de culture de coton biologique. Nous retournons les valises pleines d’enseignements. J’ose croire que les échanges serviront aux uns et aux autres dans l’amélioration des rendements ».

Silvère Tovignan(Organic Exchange) :

« C’est vrai que le Mali a commencé avec la culture du coton un peu en retard par rapport à certains pays comme le Bénin qui a commencé plus tôt, mais l’expérience malienne fait école dans la sous-région. Nous pensons qu’après la rencontre de Bougouni, les problèmes liés aux faibles rendements seront des mauvais souvenirs pour les producteurs présents. Les organisations des pays respectifs vont se familiariser dans la gestion des problèmes. Nous serons à leurs cotés pour les appuyer. La rencontre de Bougouni a été, pour moi, une réussite ».

Kanthé Bagni Mathieu(Bénin) :

« Ce que j’ai vu à Madina Kouroulamini est réconfortant et permet d’espérer sur l’avenir du coton biologique. Les échanges de Bougouni nous ont permis de nous enquérir de l’expérience malienne. Nous pensons dans les prochaines années doubler notre production du coton biologique ».

Sidy El Moctar Nguino(directeur Mobiom-Mali) :

« A la date d’aujourd’hui, le marché du coton biologique est très porteur et très croissant. Il y a une très forte demande au niveau de la communauté internationale. Je pense que la rencontre de Bougouni a été le début d’une certaine synergie entre les producteurs des trois pays qui, j’en suis sûr, va permettre de rehausser le niveau des rendements ».

A. S.

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SOKONAFING-MINKOUNGO

Fâchée, la population morcelle ses terres

Pour éviter tout problème foncier et mettre le holà aux spéculations, la population de Sokonafing-Minkoungo (Commune III) a, au cours d’une assemblée générale mercredi, décidé de procéder au morcellement de ses terres.

La communauté de Sokonafing, en accord avec la mairie de la Commune III dont elle relève, a décidé de freiner l’ardeur des spéculateurs fonciers qui tourneraient autour de ses terres. « Nous avons constaté que nos terres font de plus de plus objet de visites nocturnes. En plus, les autorités nous ont déjà pris quelques hectares. Cela ne saurait continuer », a affirmé Ousmane Konaté, membre du conseil de quartier.

C’est justement pour prévenir tout litige foncier que la population a tenu une assemblée générale sous la coprésidence du chef de quartier Soungalo Konaté et de l’imam autour de la question.

Au cours de cette rencontre, la population a décidé de procéder au lotissement des terres de Sokonafing. Mandat a ainsi été donné à la société immobilière « Agim-Mali » de Mahamadou Kanté, un fils du quartier, de procéder au morcellement des 900 hectares de terre du droit coutumier. L’assemblée a mis en place une commission de dix personnes, soit deux membres par secteur du quartier (Maléfala, Sikoro, Sirimana, Doubalékoro, Banankoro) et qui est présidée par l’imam Ichaka Konaté.

« Chaque propriétaire terrien bénéficiera des parcelles découlant de la superficie de terre lui appartenant déduction faite des équipements » , a précisé le président de la commission. De son côté, l’agence immobilière a mis en place un comité de suivi du lotissement présidé par Jean Sabaké Traoré, assisté de Mamadou Traoré, conseiller communal en Commune III, élu à Sokonafing.

L’Agim-Mali qui a déjà signé un protocole d’accord avec la communauté de Sokonafing compte bientôt démarrer les travaux après l’exécution des dernières formalités techniques et administratives.

Rappelons que lors du recensement de 1997, le quartier de Sokonafing-Minkoungo ne comptait que 750 familles, il regorge aujourd’hui de près d’un millier.

Sidiki Y. Dembélé

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AN XIX DE L’ETAT DE PALESTINE

S. E. Abou Rabah dénonce l’Etat juif et ses alliés

Les différents accords de paix signés entre Palestiniens et Israéliens, les efforts de la communauté internationale, les liens d’amitiés entre le Mali et la Palestine ont été, entre autres, les points saillants de la conférence de presse, animée mercredi en sa résidence par l’ambassadeur de Palestine au Mali S. E. Abou Rabah. Cette conférence de presse s’inscrivait dans le cadre de la célébration du 19e anniversaire de la proclamation de l’Etat de Palestine.

Le peuple de Palestine est victime d’atrocités commises par Israël avec la complicité des Etats-Unis et ses alliés. «  La Palestine occupe une place géostratégique importante dans le monde grâce à son réseau routier, maritime et aérien. Et tout Etat première puissance qu’il soit cherchera à contrôler cette zone », a expliqué S. E. Abou Rabat.

Il impute à Israël et aux USA l’échec des accords signés à savoir les accords d’Oslo, ceux de Camp David et d’autres. L’ambassadeur s’est montré très sceptique quant à l’aboutissement de la conférence d’Annapolis aux USA sur le conflit israélo-palestinien qui s’ouvre le 27 novembre prochain. A cette date, la troïka composée des USA, de la Palestine et d’Israël, devrait se réunir autour d’une même table afin de trouver une solution à la guerre entre ces deux Etats qui dure depuis plus d’un demi-siècle.

Selon le diplomate, la paix au Proche-Orient notamment entre Palestiniens et Israéliens est bien possible. Pour cela, il faudra que l’Etat d’Israël restitue à la Palestine les territoires occupées, qu’elle démantèle ses colonies et son mur de séparation et qu’elle reconnaisse les frontières du 4 juin 1964 (ligne verte).

A en croire l’ambassadeur, le Mali est un ami de la Palestine en témoignent les nombreuses visites qu’a effectuées sur le sol malien, le défunt leader de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat et le soutien que notre pays a toujours apporté à la Palestine.

Interrogé sur les circonstances de la mort de M. Arafat, S. E. Abou Rabah s’est dit convaincu que l’ex-leader de l’OLP a été victime d’un empoisonnement de la part des services secrets de l’Etat juif.

Denis Koné

 

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POLITIQUE D’IMMIGRATION DU MALI

Un flou artistique

La politique d’immigration du Mali est un sujet de grand débat, car nos compatriotes se posent beaucoup de questions auxquelles ils n’arrivent pas à trouver des réponses à travers les « timides actions » des autorités. C’est une véritable incompréhension et une méconnaissance qui entourent ce domaine « tabou » au Mali.

Des millions de nos compatriotes ressortissants des différentes régions de notre pays, particulièrement de Kayes, vivent à l’étranger sans compter ceux qui y résident en clandestinité ou qui sont sauvagement refoulés. Les réguliers arrivent à se tirer d’affaire avec toutes les peines du monde dans la mesure où nombreux parmi eux disent être abandonnés à leur propre sort.

« Le Mali a le devoir d’aider, de soutenir les communautés maliennes où qu’elles se trouvent. Partout où je vais, je découvre des Maliennes et des Maliens qui se battent à main nue. Nos jeunes ont souvent acquis des savoirs impressionnants, mais vivent dans la précarité, la fragilité et la vulnérabilité. Ils sont comme le vieux Hercule, ils ont de la force et du savoir, mais n’ont pas de point d’appui » , a dit Pr. Dialla Konaté.

Cette citation illustre à merveille le calvaire et l’isolement des immigrés maliens, qui ont pourtant besoin d’un accompagnement clair des autorités. La création du ministère de l’Intégration africaine et des Maliens de l’extérieur n’a pas permis de voir le bout du tunnel tant les témoignages d’immigrés sont à la fois éloquents et émouvants. Ceci est certainement le résultat d’une politique, qui est très loin d’être appréciée et de faire ses preuves.

Face aux différentes équations posées par certains pays d’émigration des Maliens, le silence règne et parfois les arguments avancés s’avèrent peu convaincants. Par exemple, on se demande quelle est la position du Mali sur le test ADN récemment voté par la France ou sur l’immigration choisie de Nicolas Sarkozy. Le président Sénégalais Abdoulaye Wade ne s’est-il pas insurgé contre ce dernier qui entraîne la fuite des cerveaux du continent ?

De plus, l’on ignore quelle alternative les responsables proposent pour promouvoir l’immigration légale dans des pays européens alors qu’un de nos pays voisins vient de signer un accord avec l’Espagne concernant un programme d’immigration légale de ses citoyens vers ce pays. Dans le cadre du programme de retour volontaire proposé par la France et qui consiste à donner 7000 euros aux volontaires à un retour dans leurs pays d’origine, un responsable malien a déclaré sur une chaîne étrangère que « ce n’est pas à nous de nous pencher sur ça » alors que d’autres intervenants africains dans le même débat le condamnaient. Que dire donc des ambassades du Mali accréditées à l’étranger, qui font fi des problèmes de leurs compatriotes comme l’a affirmé Pr. Dialla Konaté ?

Sur le plan économique, c’est la grande inquiétude parce que rien ne prouve que les conditions locales permettent à nos immigrés d’investir efficacement leurs sous gagnés dans la douleur. « Les immigrés maliens devraient travailler pour jeter l’argent aux toilettes », a déploré un de nos compatriotes.

Le Mali a besoin d’une politique d’immigration claire capable de bien gérer le secteur avec non seulement l’entretien des immigrés, mais aussi la création de conditions qui puissent mieux rentabiliser les fonds des immigrés. De même, le rapatriement sauvage de nos compatriotes doit bénéficier d’une attention particulière.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

Kaba Sangaré incompétent ?

Quel est le nombre de nos compatriotes hors du pays ? que font-ils ? Quel est l’âge moyen de ceux qui s’en vont ? Voilà entre autres questions que nous avons voulu savoir au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine. Mais, nous sommes tombés malheureusement sur Kaba Sangaré, officiellement compétent pour répondre à nos questions. Mais au bout de multiples vas et viens, il a fini par « voyager ». L’immigration ne doit pas être un sujet tabou au Mali, qui en profite énormément grâce à ses fils qui ont choisi le chemin de l’étranger. Cependant, le conseiller technique chargé des questions d’immigration au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Kaba Sangaré, a préféré occulter le sujet pour raison de « voyage ». Il a avancé ce faux-fuyant après des jours de promesse d’entretien, qu’il a sciemment fait avorter.

Les Maliens n’ont-ils pas le droit d’être informés des actions entreprises par l’Etat dans le secteur et de la position du gouvernement par rapport à certains actes peu amènes dont nos immigrés sont victimes ? C’est par devoir d’informer du peuple que nous l’avons contacté et non pour ses beaux yeux. C’est aussi le lieu de rappeler qu’il faut arrêter les nominations de complaisance, car de tels responsables fugitifs maintiennent tout un peuple dans l’obscurité.

O. O.

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  EXPULSE DE PARIS

Mamadou Kéita raconte sa mésaventure

Vivre avec ou sans papier en Europe, précisément à Paris, relève du parcours de combattant. Mamadou Kéita, expulsé en avril dernier après 14 ans de présence dans la capitale française, l’enseigne même à ses pires ennemis : « Ce n’est pas une vie, Paris, rien que de la galère ! »

Mamadou Kéita s’est rendu à Paris le 29 avril 1991 avec un visa touriste de 3 mois. A l’expiration de cette « grâce », il rentre dans la clandestinité. Commence alors pour lui, une vie de calvaire et la fin d’une illusion. « D’octobre 1992 à 2005, je n’avais pas de papier et je vivais à Paris IV. Ce n’est vraiment pas évident. Le problème est que le jeune Africain, surtout Malien, est trompé par l’apparence. Les mecs qui viennent d’Europe pour faire la bamboula ici ne sont pas forcément dans les meilleures conditions là-bas. Allez-y voir ! »

Ce jeune Malien qui en a vu de toutes les couleurs ne cache pas son amertume. « Tu ne peux pas vivre en Europe aujourd’hui sans un titre de séjour, du travail et un logement. Ils sont nombreux ces mecs qui n’ont pas de boulot et qui cherchent 200 F CFA pour manger. Il y en a qui passent toute la nuit, assis, dans les foyers parce qu’ils n’ont pas où dormir », témoigne-t-il.

« Je dormais , renchérit-il, dans un foyer où séjournent beaucoup de jeunes Ivoiriens, Sénégalais et Maliens sans papiers. A la cantine du foyer, c’est un spectacle désolant, on nettoie la table pour dormir là-dessus. Si tu ne trouves pas de table, tu te couches à terre ou à défaut tu dors dans les transports publics. Sinon, tu crèves ».

Muni de faux papiers, Mamadou est arrivé, à force de persévérance, à se faire une petite place qui lui permettait d’envoyer un peu d’argent à sa famille et de s’occuper de sa personne. « J’ai travaillé d’abord dans la confection prêts-à-porter avec des Chinois. Ensuite, je me suis retrouvé dans une société - Jour de fêtes événements - pendant 4 ans avant de m’engager dans la restauration après une formation de six mois ».

Marque indélébile

Kéita exerçait ce travail la peur au ventre. Et il y avait de quoi. Car, dira-t-il, « quand j’ai eu affaire à la police, j’ai été clair de dire que sans une fausse carte de séjour, je vais voler ou faire le délinquant. Mais croyez-moi faux papier ou sans papier, ce n’est pas évident. Un sans papier, on te prend pour t’amener en garde-à-vue, on te donne du pain qu’un chien n’oserait même pas renifler. C’est la galère ! »

C’est pourquoi d’ailleurs, il conseille à ses concitoyens de réfléchir par deux fois avant d’emprunter le chemin de l’immigration. « Quand je vois aujourd’hui des mecs qui sont expulsés tous les jours de Paris et qui pensent toujours y retourner, à défaut de trouver du boulot ici, ça m’écœure. Franchement, je ne peux pas dépenser un, deux ou trois millions pour retourner vivre dans les mêmes conditions infra-humaines. Ce n’est pas une vie », reconnaît-il.

La vie de ce jeune homme est hantée par les mauvais souvenirs de Paris dont il n’est pas prêt d’oublier de sitôt. « Comment oublier les 29 jours que j’ai passés au centre de rétention comme un mouton. Comment oublier mes conditions de rapatriement : attaché, escorté par 4 policiers. Jamais ! »

Depuis son expulsion musclée en avril 2007, Mamadou Kéita, toujours en chômage, s’est lancé dans le combat associatif pour l’accueil et la réinsertion des expulsés. Il est le secrétaire général de l’Association malienne des expulsés (AME).

Sidiki Y. Dembélé

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