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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 15 Novembre

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Le Snesup s’énerve et monte sur ses grands chevaux

Mécontent des propos menaçants que le ministre Amadou Touré auraient tenus à son endroit, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) met du vin dans son vin et annonce des mesures de rétorsion radicales, dont une grève générale illimitée à la fin novembre.

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) est décidé à faire aboutir ses différentes revendications. Il l’a fait savoir mardi au cours d’une assemblée générale. Cette assemblée générale avait pour but de faire le point des négociations entre le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et les membres du bureau le 6 novembre 2007.

A en croire le secrétaire général du Syndicat, Abdou Mallé, le Snesup est sorti bredouille de cette négociation de quatre heures (de 20 h à zéro heure). Le gouvernement, par la voix du ministre Amadou Touré, a indiqué qu’il ne pouvait dépasser les 60 000 F CFA pour les frais de secrétariat des membres. Sur ce point, le syndicat réclame 150 000 F CFA.

Selon M. Mallé, le ministre a motivé son offre par le bouclage du budget 2008. D’après des responsables du Syndicat, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique les aurait même menacés. Aussi l’assemblée générale a-t-elle décidé d’une grève de deux jours en guise de protestation.

En attendant, la rétention des notes se poursuivra jusqu’à fin novembre. Le Snesup espère que d’ici cette date, les autorités de l’Education nationale auront renoué le dialogue. En tous les cas, avertissent-il, si à la fin novembre leurs revendication n’étaient pas satisfaites, ils iront en grève illimitée.

Le Snesup exige, entre autres, la hausse du traitement des membres du secrétariat des examens, la régularisation administrative de certains enseignants, l’augmentation des allocations familiales à 10 000 F CFA par enfant et par mois…

Le Syndicat a vu certaines de ses revendications aboutir parmi lesquelles la rémunération des tâches d’examen à savoir 5000 F CFA par jour et par surveillant d’examen, 500 F CFA par copie pour les correcteurs d’épreuves.

Denis Koné

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FIN DE REVUE DU FRPC

Le FMI se retire du Mali

Depuis le 31 octobre dernier, fin de la 6e et dernière revue de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), le Fonds monétaire international (FMI) n’entretient plus de relations programmatiques avec le Mali. L’information est de son représentant résident au Mali, Abdou Aziz Ouane qui a fait, hier à la presse, le point de cette revue.

Le FMI se « retire » du Mali avec, au moins, un bon constat de son conseil d’administration qui vient d’approuver la 6e et dernière revue de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC).

« Les performances macro-économiques du Mali ont été satisfaisantes en termes de croissance, de stabilité et de politique budgétaire. Le taux de croissance est estimé à 5,3 % en 2006 et 4,3 % pour 2007. Pour 2008, il est estimé à 5 %. Le niveau d’inflation est de 1,5 % en 2006 et 2 % en 2007. Le déficit budgétaire a été contenu par le financement domestique… » , a souligné, mercredi, le représentant du FMI au Mali, Abdoul Aziz Ouane.

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. M. Ouane a tenu à préciser que notre pays n’a pas pu réaliser trois critères de performance au titre de la dernière revue et pour lesquels il a demandé des dérogations.

La première porte sur le non-respect du critère de performance relatif à la Banque de l’habitat du Mali, « un projet de loi visant à renforcer les pouvoirs légaux de cette banque pour le recouvrement de ses créances devrait être soumis à l’Assemblée lors de sa session d’avril. C’est en ce mois d’octobre que ce projet a été transmis », a expliqué M. Ouane.

La 2e dérogation concerne également un projet de loi sur la Caisse des retraites du Mali (CRM) que le gouvernement s’était engagé à soumettre à l’Assemblée nationale. Ce qui n’a pas été fait.

Nouvelle FRPC ou ISPE ?

La 3e porte sur un critère de performance quantitatif au niveau de l’endettement extérieur. Le gouvernement, pour ne pas miner la croissance, s’était engagé à ne prendre que des prêts d’un niveau de concessionnalité de moins de 35 %. « Mais avec les problèmes énergétiques, le Mali a conçu un prêt concessionnel auprès de la Banque islamique », a-t-il révélé. Toutes choses qui rendent les performances macro-économiques plus vulnérables au choc extérieur.

Ainsi, pour réduire la vulnérabilité d’une économie faible comme la nôtre, le conseil d’administration du FMI a exprimé, pour le Mali, le besoin de renforcer les réformes structurelles enclenchées dans les secteurs du coton, des télécommunications, des pensions et à la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA).

Le CA du FMI a, en outre, encouragé les autorités maliennes à renforcer l’analyse de la gestion de la dette, la stabilité et le développement du secteur financier.

Parlant du futur des relations entre l’institution de Bretton Woods et le Mali, M. Ouane dira que deux options s’offrent à notre pays : soit le Mali s’inscrit dans une nouvelle FRPC ou il adopte l’Instrument de support de politique économique (ISPE), plus contraignant, sans financement et réserve, en général, aux pays matures.

Si cet Instrument est adopté par des pays comme la Tanzanie, le Mozambique, le Nigeria, le Sénégal, il ne l’est pas encore au Mali, qui n’a jusque-là formulé aucun choix officiel.

Sidiki Y. Dembélé

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LE FDR REÇU A L’ARCHEVECHE ET A L’AMUPI

L’opposition politique à ATT se réveille

L’opposition politique regroupée au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR) a lancé, hier, une vaste concertation avec les autorités morales et religieuses de notre pays. Elle a été reçue dans la matinée à l’archevêché et dans l’après-midi au siège de l’Amupi, à la Grande mosquée.

Les partis membres du Front pour la démocratie et la République (FDR) représentent l’opposition politique dans notre pays depuis la présidentielle d’avril 2007. C’est à ce titre qu’ils ont entamé, depuis le mercredi 14 novembre 2007, une concertation avec des autorités morales et religieuses du pays. La première étape de cette démarche a été l’archevêché de Bamako à 11 h 45 et l’Association malienne pour l’unité et le progrès de l’islam (Amupi) dans l’après-midi.

La délégation du FDR, conduite par son président en exercice Tiébilé Dramé, leader du Parti pour la renaissance nationale (Parena), était composée de Bakary Koniba Traoré, vice-président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, président de la Convention sociale-démocrate (CDS), Soumeylou Boubèye Maïga, président de Convergence-2007 et Amadou Sidibé, président du Rassemblement des républicains (RDR).

Huis clos chez Monseigneur

Dans ses propos liminaires, Tiébilé Dramé a expliqué à Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, les raisons de leur démarche. Selon lui, « le pays est en effervescence, en ébullition. C’est le moment pour nous de nous tourner vers vous pour bénéficier de votre sagesse. Nous avons commencé une large concertation auprès des autorités morales et religieuses de notre pays. Nous l’avons commencée par vous et nous voulons que vous bénissiez ces concertations. Notre salut est dans l’entente et la concorde nationale. Nous demandons conseils et suggestions auprès de vous ».

Monseigneur Jean Zerbo a présenté à ses hôtes ses proches collaborateurs notamment l’abbé Sylvain Camara, le doyen du clergé malien, Daniel Konaté de l’église protestante, l’un des hommes de confiance de Mgr Luc Sangaré (paix à son âme), Mme Coulibaly Léonine Sangaré, présidente des femmes catholiques et directrice de l’école Ste-Thérèse du fleuve, l’abbé Noël Samaké, curé de la rive droite, et l’abbé Timothé Diallo, curé de la Cathédrale de Bamako.

Mais au moment d’entrer dans le vif du sujet, la presse a été gentiment priée de prendre congé de la salle. Le président du FDR, Tiébilé Dramé, a fait savoir à la presse, que la même concertation était prévue dans l’après-midi à 16 h avec l’Amupi, à la Grande mosquée de Bamako.

Abdrahamane Dicko

 

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GOUVERNANCE

L’Etat malien est-il capable ?

Jusqu’à la fin des années 1990, les tentatives de formulation de politiques nationales en matière de renforcement des capacités n’ont pas été couronnées de succès.

L’analyse de la situation des expériences de renforcement des capacités au Mali fait ressortir une grande multiplicité des intervenants et la diversité des domaines d’intervention.

Dans un contexte de rareté de ressources et en l’absence d’un cadre de concertation, d’harmonisation et de coordination, les nombreuses initiatives individuelles et/ou sectorielles finissent par générer des incohérences majeures qui sont sources de gaspillage d’énergie et de ressources, comme cela a été clairement exprimé dans le diagnostic du Programme de développement institutionnel (PDI).

Face à la recherche de solutions alternatives, le Mali a tenté de créer ses capacités dans le cadre de l’intervention de plusieurs organisations internationales comme le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Banque mondiale et, plus récemment, la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) à travers l’approche par projets.

Toutefois, et de plus en plus, on reconnaît la nécessité d’une approche plus holistique avec la création d’un Secrétariat national de renforcement des capacités et la définition d’une politique nationale de renforcement des capacités dans différents pays. Au Mali, jusqu’à la fin des années 1990, les tentatives de formulation de politiques nationales en matière de renforcement des capacités n’ont pas été couronnées de succès.

C’est en réponse à ces préoccupations que le gouvernement malien a créé en 2006 le Comité national de renforcement des capacités (CNRC) dont les missions consistent à définir les objectifs stratégiques de renforcement des capacités ; approuver les programmes et projets nationaux sectoriels et globaux de renforcement des capacités ; contribuer à la conception de programmes et projets sous-régionaux, régionaux et à la mise en place de structures sous-régionales de renforcement des capacités, en relation avec l’ensemble des partenaires intéressés.

L’ex-ministère de Plan et de l’Aménagement du territoire à travers le Comité national de renforcement des capacités (CNRC) a élaboré en octobre 2005 une Politique nationale de renforcement des capacités du Mali dont l’objectif principal est de doter notre pays de ressources humaines compétentes, de structures viables avec des missions biens définies et des procédures et méthodes pertinentes.

Alexis Kalambry

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  EMISSIONS DE TELEREALITE

Après « Case Sanga », « Chez moi la plus belle »

Après le franc succès enregistré par « Case Sanga », ses initiateurs ne ménagent aucun effort pour la promotion de la culture malienne dans sa diversité. Ils ont lancé mercredi dans une autre émission de télérealité consacrée, cette fois-ci, à la mode. Les spots de l’émission, qui débutera en janvier prochain, devaient commencer à être diffusés sur Africable hier.

« Chez moi la plus belle » est un nouveau concept lancé par Fanaday Entertainment en partenariat avec Africable et l’hôtel Salam. Il a pour but de donner la chance à toutes les jeunes filles qui rêvent d’être mannequine. L’émission, qui passera régulièrement sur Africable et qui sera enregistrée dans les locaux de l’hôtel Salam, mettra en compétition, à travers un jeu-concours, des écuries, présentées comme des « top models » par Ander Baba Diarra, directeur général de Fanaday Entertainment.

Pour concourir, les jeunes filles doivent avoir entre 18 et 23 ans et mesurer au moins 1,70 m. Après avoir satisfait à ces critères, les postulantes passeront devant un jury « composé de 5 membres issus du monde de la mode, de la société civile et du show-biz ». Parmi elles, dix seront retenues et resteront en compétition jusqu’à l’obtention des trois premières.

« Une écurie tombera chaque semaine et au finish il n’y aura que trois lauréates classées » , a précisé Ander Baba Diarra avant d’ajouter que dix salons de coiffure et dix ateliers de couture seront choisis pour s’occuper de l’habillement et des soins esthétiques des lauréates. D’ores et déjà, une société de textiles s’est manifestée, car l’initiative se présente comme une chance pour elle de s’ouvrir au monde extérieur.

« Dabara en crise d’identité »

Le cas du lauréat de l’édition initiale de « Case Sanga » n’a pas été occulté par les responsables de Fanaday Entertainment. Ces derniers ont affirmé que Dabara n’a toujours pas donné suite à leur rencontre de la veille de fête de Ramadan, tenue sous l’impulsion du DG d’Africable. A les en croire, l’affaire Mamadou Dembélé dit Dabara n’a pas connu de dénouement, car elle est encore bloquée par la non-signature des contrats de production et de management.

« Nous avons demandé à Dabara de signer les contrats de production et de management, ce qu’il a accepté de faire en amenant lesdits contrats avec lui à la maison. Ils sont toujours avec lui et jusqu'à présent, nous n’avons rien eu » , a déclaré Ander Baba Diarra. Et d’ajouter que « Dabara est en conflit avec lui-même. Il est en crise d’identité, il ne sait pas quoi faire, qui écouter ». Toutefois, ajoutera-t-il, Dabara continue à jouir des privilèges de « Case Sanga », comme l’atteste l’attribution par la première Dame de trois lots situés à Banankoro-Est plus 100 000 FCFA à lui, Mohamed Diaby et à Pamela Badjéogo.

Papa Ouane, DG adjoint de Fanaday Entertainment, a conclu que sa structure, parrain indéniable de « Case Sanga », a finalement signé des contrats de production et de management avec Paméla Badjéogo, Mohamed Diaby, Sira Diop, Cheick Siriman Sissoko…

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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Du nouveau aux éditions jamana

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