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2007

Mois de Novembre

Les Echos du 08 Novembre

SIRADIOUBA ATTAQUE PAR DES GUINEENS

L’Etat malien en cause…

L’Etat malien est-il vraiment soucieux de la sécurité de ses citoyens ? La réponse, assurément, est non. L’attaque de Siradiouba, mardi 6 novembre, qui a fait 5 morts et 13 blessés parmi les Maliens, démontre encore une fois que les autorités continueront à coltiner le poids de leur incapacité (qui pèse des tonnes) à assurer la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national.

La population de Siradiouba, village malien dans la Commune rurale de Guerenikoro (cercle de Yanfolila) frontalier avec la Guinée, a été de nouveau la cible d’habitants de Dalakan (Guinée) le mardi 6 novembre 2007. L’attaque, menée par une centaine de jeunes Guinéens, a fait 5 morts dont un gendarme et 13 bléssés graves. Les blessés ont été évacués sur le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré pour y recevoir des soins.

Ce n’est pas la première fois que Siradiouba est l’objet d’attaques de Guinéens. La dernière en date remonte au 26 mai dernier. Elle avait occasionné la mort d’un des vieux du village, Domo Noumankan Sidibé. Le moins que l’on puissse dire, et c’est là que le bât blesse, c’est que toutes ces représailles de paisibles maliens se font au su et au vu de nos autorités sans que celles-ci ne prennent des mesures appropriées pour assurer la sécurité des populations du village.

Après l’assassinat du vieux Domo, le chef de vilage de Siradiouba s’était transporté à Bamako dans l’espoir de rencontrer une autorité ministérielle, voire le président de la République afin de lui faire comprendre de la nécessité d’installer une base militaire à Siradiouba. Le chef de village passera deux semaines à Bamako sans pouvoir rencontrer le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales ou celui de la Sécurité intérieure et de la Protection civile.

Les évènements douloureux de mardi dernier viennent donc de lui donner raison sur la pertinence de sa démarche. Parce qu’il est temps que l’Etat rompt avec son laxisme qui consiste à vouloir comalter les brêches. Car en lieu et place de mesures concrètes qui pouvaient se traduire au moins par le déploiement d’un contingent de soldats à la frontière, nos autorités se sont lancées dans une diplomatie sans issue pour les populations de Siradiouba en tout cas.

Echec et mat pour la diplomatie

Après les attaques de Siradiouba en mai dernier, comme solutions, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général de brigade Sadio Gassama, avait rencontré son homologue guinéen à Sélingué. Aux termes de cette rencontre, il avait été décidé de rencontres périodiques des ministres, des gouverneurs, des préfets et sous-préfets, de collaboration entre les patrouilles des deux pays pour traquer les contrebandiers et les bandits, etc. Avec la mort des 5 Maliens, qui n’ont eu pour tort que d’habiter à la frontière, l’on est en mesure de dire que cette rencontre a été totalement un échec.

Il est temps que nos autorités revoient nos relations avec nos pays voisins paticulièrement avec la Guinée du général Lansana Conté. « On ne peut pas dire qu’on est ami du Mali, alors que l’on continue à maltraiter ses ressortissants » , avait fermement dit Alpha Oumar Konaré aux autorités françaises lorsque des charters déversaient à l’aéroport Bamako-Sénou des immigrés maliens, expulsés dans de conditions infra humaines. De la même manière, ATT, courageusement, devrait rappeler au général Conté, qu’on ne peut pas dire que «  la Guinée et le Mali sont les deux poumons d’un même corps alors que des Maliens sont sauvageusement tués par ses administrés » .

La Guinée ne peut pas prétendre être un ami au Mali alors que ses autorités ne font rien pour arrêter leurs concitoyens criminels et les livrer soit à leur justice soit à celle du Mali. De toute façon, il urge que nos plus hautes autorités prennent leur responsabilité, notamment en réorganisant leurs services de renseignements.

Denis Koné

 

Des autorités au chevet des bléssés

Les bléssés évacués sur le CHU Gabriel Touré ont reçu hier les visites du président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, et du secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités trerritoriales, Mamadou Seydou Traoré. Le dernier nommé était venu au nom du ministre Kafougouna Koné présenter ses voeux de prompt rétablissement aux blessés. A croire le secrétaire général du ministère de l’Administration, l’Etat va prendre l’affaire en main.

Selon les malades que nous avons pu rencontrer, les assaillants ne seraient pas seulement des populations de Dalakan, le village guinéen avec lequel elles partagent une frontière. On compte parmi eux des rebelles démobilisés du Libéria qui, selon les témoignages, étaient habillés en treillis militaire. Ces témoignages sont du reste, confirmés par le directeur de l’hôpital Gabriel Touré. Selon le directeur du CHU Gabriel Touré, la vie des blessés n’est certes pas en danger, mais il reste toutefois prudent car, dit-il, ce sont des armes de guerre qui ont occasionné les blessures.

Les soins des blessés sont entièrement pris en charge par l’hôpital, nous a confirmé le directeur de l’hôpital.

D.K

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GOUVERNANCE AU MALI

La légalité comme socle

Avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), notre pays a élaboré un rapport national sur la gouvernance au Mali. Ici, nous vous présentons ce que le rapport présente comme socle, l’évolution historique de l’Etat malien.

« Les dirigeants maliens de la IIIe République (de 1991 à nos jours) ont réussi en l’espace de quelques années à opérer des transformations profondes des structures politiques, économiques et sociales du pays et à faire faire au Mali un bond qualitatif du régime militaire et de parti unique autoritaire à la démocratie représentative et pluraliste, d’une économie dirigiste à une économie de marché de plus en plus ouverte » .

Les changements ont touché en même temps le système politique, le droit, les institutions, l’économie, les structures sociales, les valeurs partagées, le rôle des acteurs sociaux anciens ou nouvellement apparus. Un Etat légitime, basé sur le consentement des citoyens, est en train de naître. Cet Etat fonde sa légitimité sur ses performances et ses capacités à gérer les défis auxquels le pays est confronté. Un bref survol de l’histoire du Mali depuis l’indépendance donne la mesure du chemin parcouru et des transformations remarquables enregistrées dans les structures et le fonctionnement de l’Etat.

La Première République (1960-1968) celle des pères fondateurs de la nation malienne avait pour défis majeurs de garantir la stabilité politique et l’unité nationale ; répondre aux aspirations profondes des populations à plus de bien-être matériel et moral en jetant les bases d’un développement économique, social et culturel profitable à tous ; soutenir les mouvements de libération nationale et militer pour le neutralisme positif, dans la droite ligne de la Conférence de Bandung ; promouvoir l’unité africaine dans le cadre de l’OUA.

Mais, en 1968, la dissolution de l’Assemblée nationale (22 janvier), les émeutes des paysans de Ouéléssébougou (19-20 juin), l’épuration politique… entre autres, ont conduit au coup d’Etat du 19 novembre de la même année.

Le 2 juin 1974, 6 ans après la prise du pouvoir par l’armée, une nouvelle constitution est adoptée par les Maliens à 99 %. La nouvelle Constitution institue un système de parti unique, un chef d’Etat élu pour 6 ans au suffrage universel qui sera aussi chef de gouvernement. Une Assemblée nationale monocamérale vote les lois, mais en partage l’initiative avec le président qui peut la dissoudre alors qu’elle n’a aucun moyen d’action sur le gouvernement et le président.

Péripéties

Le Comité militaire de libération nationale (CMLN) est chargé de conduire pour cinq années supplémentaires les affaires du pays. Un article de la Constitution élimine pour 10 ans de la vie politique tous ceux qui ont exercé des fonctions politiques avant le coup d’Etat du 19 novembre. Lors des élections législatives et présidentielle qui suivent, le président et son parti, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) obtiennent plus de 99 % des voix !

Le CMLN se fixe comme objectifs la stabilité de l’Etat et la légitimité des nouveaux dirigeants. En septembre 1969, le président du CMLN remanie le gouvernement et cumule les fonctions de chef d’Etat et de gouvernement. Ce remaniement sera suivi de l’arrestation d’une trentaine de « putschistes » et de l’ancien chef de gouvernement Yoro Diakité (avril 1971) qui meurt en prison en juillet 1973. D’autres arrestations de militaires « comploteurs » auront lieu en 1975 et 1978. C’est en juin 1979 que les membres du CMLN quittent définitivement le gouvernement pour rejoindre la direction de l’UDPM. Une majorité de civils entre alors au gouvernement.

Les problèmes et difficultés s’accumulent, conduisant à l’insurrection populaire de mars 2001 et à la naissance de la IIIe République.

Les sources de la nouvelle légitimité de l’Etat malien sont à rechercher dans la Révolution de mars 1991, qui était précisément dirigée contre le régime militaro-civil de la IIe République dont la légitimité était sérieusement contestée non seulement dans le Septentrion malien, mais également dans le reste du pays pour son refus d’ouverture politique.

La Révolution qui a fait tomber le régime contesté fut suivie par la Conférence nationale des forces vives de la nation (29 juillet-12 août 1991) à laquelle participèrent 36 partis politiques et 1070 associations. La Conférence nationale a jeté les bases de la démocratie malienne fondée sur la volonté de changement du peuple avec comme objectifs immédiats la fin du régime du parti unique et l’avènement de la démocratie à travers le multipartisme. C’est cette même Conférence qui a adopté le projet d’une nouvelle Constitution, la charte des partis politiques et le code électoral.

Alexis Kalambry

 

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Info-flash

Dialacorobougou : des pesticides obsolètes tuent !

Des individus mal intentionnés sont allés déverser des cartons de pesticides périmés dans le champ d’un particulier à Dialacorobougou. Le gardien du champ, ne connaissant rien de ces produits nocifs, a emporté un bidon dans sa famille. Sa femme s’en servait pour faire feu. Cette expérience ayant réussi, le couple ignorant, pensait avoir affaire à un remède efficace et miraculeux. C’est pourquoi, quand la femme a eu des maux de ventre, elle n’a pas hésité à prendre une gorgée du pesticide. Elle succomba sur le champ. Ce drame qui s’est produit, il y a deux semaines, remet sur table la question de la gestion des pesticides obsolètes qui envahissent nos marchés et nos champs. Ces produits très dangereux et pour le sol et pour l’homme sont exposés à tout bout de champ. Il urge, pour les autorités, de prendre des mesures pour éviter des carnages par les pesticides. Déjà, des témoignages révèlent que des pesticides ont rendu des eaux souterraines imbuvables dans des villages de Molobala, dans le cercle de Koutiala.

Factures EDM-SA : incohérences sur le prix du timbre

Le prix du timbre payé sur les factures EDM-SA varie d’un mois à l’autre. Il est de 200 F CFA certains mois et 400 F d’autres. Nombreux sont aujourd’hui les abonnés qui s’interrogent sur le prix réel de ce timbre. « J’ai fait le constat depuis des mois. Mais comme ça varie, je n’y comprends rien. Par exemple, en avril, mai, c’était 400 F et sur la facture de juillet, c’était 200 F. Sur la facture, on ne fournit aucune explication », affirme un abonné de la société. Nous avons constaté également les incohérences sur le prix de ce timbre payé sur état.

Commune VI : budget revu à la hausse

De 1,4 milliard F CFA pour l’exercice 2006-2007, le budget de la mairie de la Commune VI passe à environ 1,5 milliard de nos francs au titre du nouvel exercice budgétaire. C’est la somme adoptée, la semaine dernière, par les 45 conseillers que compte le conseil communal. Cette enveloppe inclut non seulement les recettes de la commune, mais également les apports des partenaires extérieurs et de l’ANICT. Le maire de la Commune, Souleymane Dagnon, a engagé les conseillers à s’impliquer dans la mobilisation des ressources nécessaires au développement de la commune. « Redoublons d’efforts pour satisfaire les besoins des populations qui attendent beaucoup de nous, comme nous aussi, attendons beaucoup d’elles », a plaidé M. Dagnon.

 

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LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

Contribution des partants volontaires au gouvernement

Il est grand temps pour le gouvernement du Mali, qui fournit déjà d'importants efforts dans le secteur de la santé publique, arrête l'abattage libre des animaux (bovins, ovins) à l'approche des fêtes et oblige enfin le citoyen à faire abattre son animal par les soins d'un abattoir ou d'une aire d'abattage sous la surveillance des vétérinaires, des techniciens supérieurs d'élevage, des infirmiers vétérinaires spécialisés en inspection sanitaire des viandes. Cela permet de mettre à la disposition du citoyen la viande dont la consommation n'est pas dangereuse pour sa santé.

Tous les inspecteurs des viandes savent qu'on rencontre au Mali sur la carcasse des animaux abattus des cas de cysticercoses, de distomatoses hépatiques, d'échinococcoses, de tuberculoses miliaires, etc. On abat partout même à l'intérieur des hôpitaux : le 11 octobre 2007 quelques bovins ont été abattus au Point G. En obligeant d'abattre uniquement dans les abattoirs et les aires d'abattage, le gouvernement réduirait les risques d'éclosion des zoonoses, c'est-à-dire les maladies transmissibles de l'homme à l'animal et de l'animal à l'homme : le charbon bactérien qui se manifeste chez l'homme sous la forme cutanée en est un exemple.

En fournissant la viande de qualité aux consommateurs, cette organisation d'abattage allégerait les charges du gouvernement : éviter les abattages anarchiques, c'est amoindrir les dépenses de l’Etat, donc la réduction de la pauvreté. Aucune religion ne s’opposera à la mise en œuvre de mesures de prophylaxie pour le bien de tous.

Si le gouvernement n'avait pas négligé, dans son combat contre la pauvreté, l'apport des partants volontaires, il aurait accepté d'appliquer à la lettre le texte qui régit le départ volontaire. En effet, le gouvernement, s'est engagé dans ce texte en donnant aux candidats au départ volontaire toutes les informations relatives à la prime de départ. Voici un extrait de ce document.

A2 les fonctions de la prime : la prime est en principe destinée à servir deux fonctions principales pour le partant :

1. Une petite partie (qui ne doit pas dépasser un quart au maximum de la prime) doit servir comme moyen de subsistance pendant la période de soudure qui durera du moment du départ volontaire à la date où le partant commencera à être pleinement opérationnel dans sa nouvelle activité dans le secteur privé.

Pour un fonctionnaire qui a sérieusement et minutieusement préparé son départ, cette période ne doit pas en principe durer plus de six mois. Il pourrait même dépenser beaucoup moins du quart de sa prime pendant cette période s'il arrivait à s’imposer une discipline rigoureuse et ne garder autant que possible ses dépenses mensuelles au niveau de son salaire de la fonction publique.

2. Une grande partie de la prime (au moins les trois quarts) doit servir comme capital initial dans l'entreprise personnelle du partant au cas où il aurait l'intention d'autofinancer entièrement cette entreprise soit comme apport personnel pour participer à un financement bancaire probable de son entreprise. Dans tous les cas la prime doit contribuer pour une grande partie à financer la reconversion du partant volontaire.

A3 les modes de paiement de la prime

Le programme reconnaît la diversité des partants volontaires au niveau des motivations qui les ont poussées à quitter la fonction publique. On peut cependant distinguer deux groupes de partants :

1. Ceux qui possèdent déjà une idée du projet pour la réalisation de laquelle ils auront besoin d'un prêt bancaire dans le cadre des facilités offertes par le PDV (programme de départs volontaires).

Dans ce cas, les trois quarts (3/4) de la prime sont bloqués dans un compte au nom du partant chez la banque qui détient la tutelle exclusive du fonds de garantie du PDV en vue de constituer l'apport du partant en cas d'accord de cette banque pour financer son projet. Le reste de la prime (c'est-à-dire le 1/4 sera immédiatement payé au partant au moment du départ). Il faut noter ici que le blocage d'une partie de la prime en prévision d'un apport personnel éventuel ne veut nullement dire que le projet du partant sera obligatoirement financé. La banque est souveraine en matière de décision de financement et le ministère des Finances ne peut l'obliger à financer un projet.

Il est donc possible qu'au bout du circuit, la banque décide de ne pas financer le projet du partant. Dans ce cas, le blocage des trois quarts (3/4) de la prime pourra être levé au bout de six mois avec tous les intérêts gagnés et le partant disposera de son argent comme il le voudra.

2. Ceux qui estiment pouvoir faire chemin en se passant d'un prêt bancaire à travers les facilités offertes par le PDV, c'est-à-dire ceux qui pensent qu'ils n'auront besoin ni du fonds d'études ni du fonds de garantie du PRE (Programme de réforme économique).

3. Ceux-ci auront droit au paiement intégral et immédiat de leur prime de départ après avoir signé une déclaration dans laquelle ils renoncent au bénéfice du dispositif de soutien au crédit bancaire du PRE (Programme de réforme économique).

Si le gouvernement avait donné son aval pour débloquer le reliquat de la prime (les trois quarts de la prime) il verrait les partants volontaires, groupe pluridisciplinaire, contribuer à l'accroissement à moyen et long terme de la production nationale par la création d'un nombre important de petites et moyennes entreprises : source d'emplois pour les jeunes dans le secteur privé ; donc moins de pauvres.

Travailler pour son propre compte dans le secteur privé : c'est la raison de notre adhésion au Programme des départs volontaires.

• Par l'observation de phénomènes qui s'y déroulent, tout homme lucide constaterait que l'univers est merveilleusement organisé ; la terre qui en est un élément, les hommes qui l'habitent ou les pays qui la parsèment sont extrêmement différenciés ou hiérarchisés. A chaque homme ou pays son rôle. Aussi les meilleurs des hommes discernent-ils le leur ; l'homme fort qui refuse de faire régner la justice n'a pas joué le sien. Contrairement aux idées reçues, la répartition des biens terrestres n'est pas fortuite, c'est la justice.

Ce n'est pas l'inégalité des revenus qui constitue un danger pour la bonne marche du monde mais la recherche à tout prix de richesses sans respect de l'homme et de l'environnement.

Le cerveau en général, le cerveau humain en particulier est à la fois un émetteur et un récepteur. Par sa fonction de réception des ordres peuvent lui être donnés : bel exemple d'intégration du commandement dans le système nerveux de l'homme. Ainsi l'existence d'une base unique de commandement général (BUCG) nous donne-t-elle l'espoir d'un monde où règne la justice et la paix.

Un Français dont j'ai oublié le nom écrivit un jour : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec les hommes ».

Bory Kanté

(Ingénieur des travaux d'élevage, partant volontaire)

 

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ECOLES

Quel avenir pour les « non orientés » du DEF ?

Dans le but de promouvoir l’excellence, le ministère de l’Education a décidé, depuis quelques années, de ne plus orienter les admis au diplôme d’études fondamentales (DEF) qui ont atteint 18 ans. Une décision pour imposer un bon cursus scolaire certes, mais qui s’applique au détriment des enfants des pauvres.

Les orientations des admis au diplôme d’études fondamentales (DEF) sont effectives depuis quelques semaines laissant derrière elles une pléiade de frustrés impuissants face à leur sort. Il s’agit bien de ces admis qui ont été « écartés » de l’école pour avoir atteint 18 ans. Ils n’ont nulle part où aller hormis la rue car leurs parents, incapables de tenir la dragée haute à la cherté de la vie, n’ont pas de quoi manger a fortiori inscrire leurs enfants dans des établissements privés pour la suite de leurs études, ce qui prépare ces enfants à un futur chômage, favorisant du coup la pauvreté, qui mine déjà le Mali.

Face à cette situation, les parents d’élèves, particulièrement les associations féminines n’entendent pas rester bouche bée. Que ce soit lors des réunions formelles dans le cadre de leurs associations ou informelles (tontines et autres), elles ne manquent pas du tout l’occasion d’aborder le sujet. Elles veulent donner de la voix contre cette « injustice ».

« Nous ne pouvons pas assister à la déchéance de nos enfants, surtout après avoir consenti 9 ans de réels sacrifices. Si ça continue, nous, pauvres resterons pauvres et les riches resteront riches. Marchons pour dire non à ce phénomène contraire aux principes d’égalité sociale » , s’est insurgée une dame visiblement désabusée.

Les « non orientés » ne veulent pas être en reste en emboîtant le pas de leurs pauvres parents. « Nos parents n’ont pas les moyens pour nous inscrire dans des écoles privées et que pouvons-nous faire d’autre que de nous rebeller contre cette injustice ? Mobilisons-nous pour sauver notre avenir et pour ne pas tomber dans les mêmes pièges que nos parents », a dit l’un d’entre eux.

Contradictions

Le Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République, qui se présente comme une solution aux problèmes quotidiens des Maliens, prévoit un taux de scolarisation de « 100 % »  au Mali à l’horizon 2012. Est-il possible d’atteindre cet objectif lorsque des enfants sont obligés de faire leurs adieux à l’école en raison de leur âge avancé et de la pauvreté de leurs parents ? Cependant, la charte des Nations unies indique que l’éducation est un droit inaliénable pour tous.

Malgré le fait qu’il est tout à fait condamnable que les enfants traînent à l’école, « les parents ne font pas inscrire leurs enfants pour qu’ils soient renvoyés après de durs labeurs ». Pour éviter d’être frappé de plein fouet par cette décision, certains parents ne passent pas par deux chemins : le jugement supplétif sur les actes de naissance.

« Je suis parti tardivement à l’école, car notre village n’en avait pas. Mon père a usé de tous ses maigres moyens pour changer ma date de naissance parce qu’il savait que si cela n’avait pas été possible, je serais en train de l’aider à faire les travaux champêtres » , nous a confié un universitaire.

Les solutions ne manquent pas pour éviter ces départs précoces de l’école. L’Etat pourrait choisir de les orienter dans des écoles professionnelles car le Mali a vraiment besoin de techniciens qualifiés dans certaines filières. Au nombre de celles-ci, il y a l’élevage, l’agro-industrie, les BTP… L’Office du Niger, par exemple, a besoin de plus de main d’œuvre qualifiée pour une plus bonne exploitation.

L’école agricole de Samanko, parmi tant d’autres, ne pourrait-elle pas les accueillir ? A cet égard, l’initiative du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle de « sauver » certains de ces « non orientés » en leur faisant suivre des cours de couture est à saluer. Elle a permis à plusieurs d’entre eux de d’éloigner du spectre de la rue.

Il est vrai que le retard des élèves dans leur cursus scolaire est fort regrettable, mais il ne doit pas pour autant être un justificatif, pour l’Etat, de laisser ces enfants à leur pauvre sort.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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 « CATERPILLAR » D’HAWA DIALLO

La plume plongée dans la plaie sociale

Le 27 octobre dernier, « Caterpillar » d’Hawa Diallo a été présenté au public en prélude à la Semaine du théâtre francophone. Une pièce écrite dans le cadre du chantier Sony Labou Tansi (décembre 2004-janvier 2005). Elle a été mise en scène par le Français Claude Yersin. Cette œuvre met à nu bien d’injustices et la misère dans nos centres urbains.

Sèba (Fatoumata Diarra), une fille de 16 ans abandonne l’école et quitte son village, Sélingué, pour Bamako. Son père a beau venir la chercher pour lui faire réintégrer l’école, elle refuse et se fait embaucher chez Mme la juge comme aide-ménagère.

Dès les premières heures de sa prise de fonction, la « Bonne » se lie d’amour avec Papou, le fils aîné de sa patronne. Puis, elle partagera le lit de Tonton Barou, le mari de celle-ci, sur injonction de cette dernière. Elle tombe finalement enceinte. Des œuvres de Tonton Barou ou de Papou ? Ce qui est sûr, elle est renvoyée par sa patronne pour manque de rendement dû à sa grossesse.

Telle est la quintessence de « Caterpillar », une pièce de théâtre de la jeune Hawa Diallo. Elle a été mise en scène par le Français Claude Yersin dans le cadre des activités de la compagnie le « Studio volant ». Une œuvre qui aborde de façon truculente des fléaux comme les grossesses non désirées, l’abandon d’enfants par les aide-ménagères, la discrimination dont celles-ci sont victimes une fois dans les centres urbains.

« Caterpillar » est aussi une émouvante histoire d’amour. En effet, « quelques jours après son installation dans une cabane, le chemin de Sèba croise celui d’Aliou (Tiébilé Traoré), un Malien expulsé de France devenu conducteur de Caterpillar ». Il est donc l’agent chargé d’enlever le tas d’ordures, de démolir cette cabane qu’il a naguère construite et habitée, donc de faire déguerpir Sèba.

« Mais Sèba s’accroche à son précaire abri. A force d’engager sans succès un bras de fer avec Sèba, Aliou change de stratégie. Il lui fait part de toutes les mésaventures qu’il a vécues dans la cabane, sans pour autant perdre de vue sa mission. Bientôt d’autres confidences vont suivre. De confidence en confidence, une profonde affection va naître entre Sèba et Aliou » , lit-on dans le synopsis.

Ils ne tardent pas à former un joli cercle, bientôt élargi à Bijou malgré l’œil réprobateur d’Aliou au début. Nièce de l’ancienne patronne de Sèba, Bijou n’en est pas moins livrée à la rue et à toutes ses misères. Cette pièce met en évidence « des rapports singuliers, marqués par la dureté de l’impitoyable métropole ». Une dureté qui n’éclabousse pas pourtant la tendresse et l’amour, même rudes. La misère unit si fort les personnages qu’ils finissent par former ce dont ils sont tous privés : une famille.

Cette œuvre traduit tout l’engagement sociopolitique de l’auteure de cette pièce de théâtre qui est plus que d’actualité. Un engagement qui n’est pas du tout surprenant de la part de Hawa Diallo qui, lors d’une interview, disait « je souhaite que le théâtre joue un rôle de garde-fou contre les abus de toutes sortes dans un monde où tous soufflent dans la même trompette ». Et elle avait averti : « Mais, ne nous leurrons pas, le théâtre ne peut jouer un tel rôle que s'il garde jalousement son caractère éminemment subversif, sans oublier lui-même de se remettre sans cesse en cause ».

Se remettre perpétuellement en cause ! C'est ce que fait toujours cette poète-dramaturge à la voix d'une douceur séduisante. « Etre un intellectuel, c'est une responsabilité qu'il faut assumer », se défend-t-elle. Et, à travers ses écrits, Hawa assume cette fonction.

Moussa Bolly

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   CAN « GHANA-2008 »

Philippe Troussier annoncé au Bénin

Pour se donner des meilleures chances face au Nigeria, à la Côte d’Ivoire et surtout au Mali dans le groupe B de Sekondi, le Bénin cherche aujourd’hui à étoffer son staff technique. Ainsi, le Français Philippe Troussier, est pressenti pour conduire Les « Ecureuils », à la Can « Ghana-2008 ».

Impulser une nouvelle manière de jeu aux Béninois qui affronteront, au cours de la Can, de grandes équipes du continent serait l’ambition du ministère béninois de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs en faisant appel à Philippe Omar Troussier. « Le recrutement de ce technicien français permettra d'impulser une nouvelle méthode de technique aux joueurs béninois afin qu'ils soient à la hauteur de leurs adversaires du groupe B, qui sont des habitués de la Coupe d'Afrique des nations de football que sont le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Mali », a confié une source béninoise à la Pana.

L'actuel entraîneur des Ecureuils, le Béninois Wabi Gomez ne sera pas pour autant remercié, mais sera relégué au poste d'entraîneur adjoint, indique la source.

Le technicien annoncé n’est pas un inconnu en Afrique. Avant de connaître sa brillante carrière de sélectionneur et d'entraîneur de renommée internationale, Philippe Troussier a débuté sa carrière footballistique en tant que joueur professionnel. Ainsi, de 1976 à 1983, il a joué dans diverses équipes du championnat de France de 2e division où il passera relativement inaperçu avant de rejoindre le banc de touche de l'Olympique de Marseille fin 1984.

Après avoir entraîné en France les modestes équipes d'Alençon, de Vitry-Sur-Seine et du Red Star, Troussier arrive en Afrique où s'enchaîneront les succès et où il effectuera la majeure partie de sa carrière. Son parcours de globe-trotter débute par un long passage en Côte d’Ivoire, tout d'abord en tant qu'entraîneur à l'Asec d’Abidjan (champion national en 1990, 1991 et 1992), puis en tant que sélectionneur des Eléphants. Ses succès au bord de la lagune Ebrié, lui ont valu d’être baptisé « Sorcier Blanc » par les Ivoiriens. Troussier prend ensuite la direction de l'Afrique du Sud (où il entraîne les Kaiser Chiefs) puis du Maroc (CA puis FUS de Rabat) où il remporte une Coupe du Trône en 1995).

En 1997, Troussier contribue à la qualification des Super Eagles du Nigeria pour la Coupe du monde « France-98 ». Mais, pour le tournoi final en France, il se verra préférer le Serbe Bora Milutinovic, un autre globe-trotter du football mondial. Après un court crochet par le Burkina Faso le temps de la Can-1998, c'est finalement en tant que sélectionneur des Bafana-Bafana d’Afrique du Sud que Troussier participe au Mondial français.

Connu pour son caractère parfois très autoritaire vis-à-vis des joueurs, mais également apprécié pour ses bons résultats, la réputation de Troussier dépasse progressivement le cadre de l'Afrique. On le voit par la suite au Japon, au Qatar et à Marseille. Et d'octobre à décembre 2005, Troussier est brièvement le sélectionneur des Lions de l’Atlas (Maroc). Il est démis de ses fonctions pour « divergences de vues » avec la Fédération marocaine de football.

Né à Paris le 21 mars 1955, Philippe Troussier est marié et père de plusieurs enfants. Le 23 mars 2006, il a ajouté à son identité le prénom Omar, pour témoigner de sa conversion à la religion musulmane. Son retour annoncé en Afrique sera-t-il couronné du même succès que jadis ? Tout dépend en réalité des adversaires en face !

Moussa Bolly

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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