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2007

Mois de mars

Les Echos du 30 mars 2007

SOCIETE D' EQUIPEMENT DU MALI

La pionnière des logements sociaux

La première initiative de logements sociaux est née dès le lendemain de notre accession à l'indépendance. Le président de la République de l'époque qui avait souci de loger les cadres a créé la Société d'équipement du Mali (Sema) en 1961.

La Séma a été créée en 1961 avec comme vocation première de loger les fonctionnaires. Ceux-ci payaient 18 à 20 % du coût de la maison et le reste était étalé sur 20 ans. Ainsi sont nés les premiers logements sociaux à Badalabougou qui ont pris le nom de Séma .

La Séma a passé 31 ans entre les mains de l'Etat, avant d'être privatisée en 1992 dans la vague de privatisation des sociétés et entreprises d'Etat. Avec sa nouvelle dénommination de Séma-SA , son capital est aujourd'hui entre les mains des privés maliens. Elle a quasimment changé de vocation en s'ouvrant davantage à tous ceux qui désirent acquérir une maison clé en main.

La Séma-SA travaille dans ce créneau avec des banques et établissements financiers de la place, qui ont ajouté à leur créneau le financement de l'habitat, à en croire son DG, Alassane Seydou Traoré.

La Séma-SA a fait une autre mutation en faisant un saut sur le terrain des logements sociaux. Son DG, M. Traoré, nous a indiqué que sa structrure est désormais en partenariat avec l'Etat, qui lui a confié la construction de 406 logements sociaux.

Dans ce programme, explique, M. Traoré, la Séma cherche des fonds de construction de ces maisons estimées à 5 milliards de F CFA auprès des bailleurs. Les maisons sont construites au bout d'un an et cédées à l'Etat, qui lui rembourse sur 5 ans avec un an de différé .

Abdrahamane Dicko

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LOGEMENTS SOCIAUX

Des maisons inaccessibles

Les bénéficiaires des logements sociaux ne disposant pas de titre, aucune vente sur ces immeubles n'est valable.

Les logements sociaux s'inscrivent dans le cadre du volet social du gouvernement de vouloir répondre au souci de chaque Malien d'avoir un toit. Ce programme est la mise en œuvre du contenu de la lettre de cadrage du président de la République, lettre de cadrage qui détermine le champ d'action et le programme d'activités gouvernementales du quinquennat. Les critères et les conditions d'attribution sont déterminés par les autorités en conformité avec le pouvoir d'achat du Malien moyen.

Comme conditions d'acquisition : il faut avoir la capacité de remboursement, offrir des garanties relatives à l'assurance dans le paiement des mensualités. Dans le milieu des professionnels de la justice, l'on apprend que les logements sociaux, juridiquement, ne deviennent la propriété des bénéficiaires qu'après complet paiement. Dans ces conditions, en cas de décès du bénéficiaire, les héritiers pourront s'engager à poursuivre le paiement afin que la maison reste dans la succession. Au cas échéant, indique-t-on, de sources judiciaires, l'Etat doit pouvoir reprendre la maison et rembourser aux héritiers les mensualités déjà perçues, conformément à tout système de vente.

Dans le même ordre d'idée, des professionnels de la justice précisent que les titres des logements sociaux ne sont jamais d'avance délivrés à leurs bénéficiaires. Ils le seront quand ils auront complètement épongé. C'est dire que ces maisons ne peuvent faire l'objet de saisie par la voie judiciaire dans la mesure où la propriété n'est pas encore transférée aux bénéficiaires. « Aucune vente sur ces immeubles n'est valable. Elles sont incessibles à d'autres personnes » .

Mohamed Daou

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LOGEMENTS SOCIAUX

Des bénéficiaires apprécient «  Atétébougou  »

Exceptés des problèmes d'insécurité et d'eau potable ces derniers temps, tous s'accordent à dire que le nouveau quartier offre un cadre de vie bien agréable .

S'il y a une chose sur laquelle les bénéficiaires des 1008, 320 et 501 logements sont unanimes : c'est qu'ils ont eu une chance extraordinaire en recevant les clés de ces logements. D'aucuns diront même qu'ils ont gagné à la loterie.

« Si ce n'était pas ces logements sociaux, je me demande quand est-ce que j'allais pouvoir économiser et construire un toit pour ma famille » , c'est la question que se pose la plupart des heureux « lauréats ».

Euphoriques durant les premiers jours dans leurs nouveaux locaux, nombreux sont les acquéreurs, qui notent malheureusement des failles dues essentiellement, d'une part, aux travaux de conception et d'autre part à la desserte du quartier en eau potable.

« Nous avons été obligés de reprendre totalement la toiture de notre maison car l'eau suintait. Nous avions signalé le problème à l'Office malien de l'habitat. Mais, ils ont pris du temps avant de venir le réparer. Mais pour moi, cette défaillance ne constitue rien comparée aux avantages que nous offre la maison » , affirme S. D., un habitant des 320 logements de Yirimadio . Un autre locataire souligne le manque de remblais de la cour. Ce qui constitue, selon lui, une autre poche de dépense pour le nouvel acquéreur.

Aujourd'hui, le gros problème dans cet «  Atétébougou  » reste le manque d'eau potable. « Les coupures d'eau sont intempestives. Sur 24 h, on ne peut avoir souvent l'eau qu'une heure de temps. Le bidon de 20 litres est vendu entre 50 et 100 F CFA » , regrette une résidente. En plus de cette crise d'eau, d'autres personnes dénoncent la faible intensité d'électricité. « Si, à 19 h, tes ampoules ne sont pas allumées, tu risqueras de broyer du noir toute la nuit » , affirme Moussa.

L'insécurité est un des maux qui est toujours dénoncé par les habitants des logements sociaux. Les vols, souvent avec mort d'hommes, sont fréquents. Malgré tout, l'engouement des uns et des autres autour de ces maisons, ne cesse de grandir. Comme quoi, le besoin en logements et le désir d'avoir le « chez soi » sont énormes dans notre pays.

S. Y. D.

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LOGEMENTS SOCIAUX

La BHM un acteur incontournable

La Banque de l'habitat du Mali (BHM) est un acteur incontournable dans la réalisation des logements sociaux. Malgré des difficultés de trésorerie (d'ailleurs en passe d'être résolues), la banque assure et assume son rôle de recouvrement.

Acquérir un logement au Mali, à Bamako, en particulier, est un rêve pour la plupart de Maliens qui vivent les affres de la location. La Banque de l'habitat pour le Mali (BHM) et l'Office malienne de l'habitat (OMH) sont, entre autres, des structures maîtres d'œuvres du programme de réalisation des logements sociaux à Bamako et à l'intérieur du pays.

La BHM est chargée d'assurer le recouvrement des logements sociaux auprès des bénéficiaires. Selon Tiémoko Traoré, chargé de la question des logements sociaux, la banque travaille essentiellement avec les comptes des clients. Chaque bénéficiaire de logement s'engage à s'acquitter des mensualités qui varient entre 25 000 et 35 000 F CFA selon les types de maison. S'il arrive que le client ne s'acquitter de ces frais, la banque fait le point à l'OMH qui convoque le créancier. «   Au cas où il ne répond pas à la convocation, c'est le notaire qui intervient   » , précise M. Traoré.

M. Traoré indique qu'un déficit de communication prévaut présentement entre la banque et les bénéficiaires des 501 logements qui confondent souvent le compte de la caution (150 000 F CFA) et le compte payeur. Ce dernier, comme son nom l'indique, assure le payement automatique de la mensualité. «   C'est ce compte que les clients doivent régulièrement alimenter et non la caution qui sera utilisée en cas de rupture de contrat pour réparer les différents dégâts dans la maison » .

A propos de la taxe sur le logement, notre interlocuteur souligne que le caractère social de la mission a fait que l'Etat a fixé la somme forfaitaire de 2000 F CFA par logement.

Aux dires du responsable des logements sociaux à la BHM, la construction des logements sociaux est une partie intégrante de la politique nationale de logement. C'est dans ce cadre que l'OMH est le premier actionnaire de la banque. «   Les bénéfices engrangés par la banque reviennent à l'OMH  », soutient-il.

L'OMH, selon M. Traoré, a aussi pour rôle d'inciter les fonctionnaires à s'organiser en coopérative pour bénéficier des prêts immobiliers à un taux réduit et éviter la spéculation.

A l'Agence de session immobilière (ACI), on indique qu'aucune convention ne lie cette agence à l'OMH. «   Il n'y a aucune convention qui nous lie. Nous sommes surtout intervenu à hauteur de plus 2 milliards dans la réalisation des 1008 logements à Yirimadio   » , affirme-t-on.

Grâce à cet argent, l'ACI a pu viabiliser le site des 1008 logements tout en assurant la connexion aux réseaux d'eau et d'électricité, la construction des caniveaux. L'ACI a apporté le même appui technique aux logements sociaux de Ségou, Gao et Kidal.

Amadou Waïgalo

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LOGEMENTS SOCIAUX

Une charpente sociale conforme

Pour Pr. Modibo Diakité, les logements sociaux sont adaptés à la famille malienne qui tend à se nucléariser. Toutefois, il doute de la pertinence des critères d'attribution.

La sociologie a, de façon générale, divisé les familles en quatre groupes : les familles élémentaires, les familles nucléaires, les familles composées ou recomposées et les familles étendues.

Les familles maliennes font partie du groupe des familles étendues qui caractérisent les grandes familles patriarcales composées de plusieurs pères, plusieurs mères et des enfants.

Selon Modibo Diakité, ancien ministre du Travail et de la Fonction publique, sociologue historien à l'Institut des sciences humaines (ISH), la société malienne assiste de plus en plus à la disparition des familles étendues en raison de son coût d'entretien élevé.

A ses dires, des familles maliennes se tendent actuellement vers les familles nucléaires (des familles composées essentiellement de père, de mère et des enfants). C'est en ce sens qu'il affirme que les modes de construction actuelles des logements sociaux correspondent aux réalités de nos familles actuelles.

Pour M. Diakité, une famille élargie pose aujourd'hui énormément de problème face à une famille restreinte. « Les logements sociaux apportent un certain confort à tous ceux qui en ont besoin. C'est une initiative heureuse parce qu'ils répondent à une attente réelle de la population » , indique-t-il.

Le sociologue historien estime aussi que tous ceux qui ont reçu ces logements sociaux pensent avoir réalisé un rêve.  « Mais , ajoute-t-il, c'est les conditions de distribution qui font défaut à ces logement sociaux. Aussi, la question est de savoir si les conditions d'assainissement de ces lieux ont été prises en charge » .

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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Un rêve toujours à concrétiser

« Dormir chez autrui, c'est dormir dehors », dit l'adage. C'est dire qu'un grand nombre de Maliens continuent de dormir dehors malgré les efforts faits par le gouvernement et des acteurs privés pour résoudre les problèmes de logement. En réalité, la politique de logements sociaux ne doit pas être considérée comme une panacée, une solution miracle pour résoudre les problèmes réels du logement.

D'abord, les logements sociaux ne conviennent pas à toutes les catégories. Ils sont surtout destinés à une catégorie intermédiaire moins nombreuse qu'on ne le pense. Il est donc illusoire de penser que la construction massive de maisons sociales va réduire considérablement la crise de logements dans une ville comme Bamako.

Pour compléter la politique gouvernementale, des privés se sont aussi engagés dans la construction de logements dont le coût est tout sauf modéré. Ils excluent systématiquement la catégorie intermédiaire visée par l'Etat et surtout un grand nombre de salariés dont les salaires ne peuvent même pas suffire à nourrir convenablement leurs familles.

On comprend alors aisément que les questions du logement continuent à toujours occuper une large part dans des débats socio-politiques. Quel espoir pour la majorité des Maliens à la veille de la fin des chantiers du programme immobilier lancé par ATT ?

Cette interrogation d'un spécialiste des BTP est très pertinente. Et la réponse repose sur des aspects jusqu'à présent négligés comme l'évaluation du loyer plafond sur la base de l'investissement. Tout comme la détermination de la part de matériaux importés. Sujette à des variations conjoncturelles, celle-ci interdit toute évaluation équitable.

C'est pourtant un facteur important qui empêche les promoteurs immobiliers à procurer une maison à la majorité dans le besoin. Deux immeubles de même configuration, par exemple, réalisés simultanément peuvent présenter une nécessité des investissements différents selon l'utilisation de matériaux importés.

Promouvoir une politique sociale de logement, c'est aussi penser à la grande majorité qui vit en location et qui, exploitée par les propriétaires, voit son rêve de propriété foncière s'évanouir dans les locations augmentées à la fin de chaque mois. Comment rêver construire une maison alors que 60 à 80 % de son revenu sont engloutis pas des loyers démesurés ? Il est temps donc que l'Etat malien prenne les difficultés de la location à bras-le-corps. Il faut maintenant fixer un plafond, selon le standing de maison, à ne jamais dépasser.

Mais, tant que la location restera à la guise des propriétaires, un nombre important de Maliens renonceront à leur rêve de propriété foncière. Il est vrai que nous avons la chance d'avoir présentement une politique volontariste de construction de logements sociaux.

Mais, cela ne peut pas continuer car il n'est pas évident que là où les pays riches se sont cassés les dents que les nôtres, dépendant principalement de l'aide extérieure, y réussissent. Il faut donc créer les conditions permettant à la majorité de pouvoir s'acheter un lot et construire la maison de son rêve.

Cela passe forcément par des ajustements salariaux, la mise en valeur des matériaux locaux de construction, la construction de cimenteries pour mettre en valeur les immenses gisements de calcaire, l'imposition d'un plafond raisonnable de location et aussi la réorganisation du secteur immobilier qui connaît de sérieuses difficultés. Des difficultés sont tant conjoncturelles que structurelles.

Moussa Bolly

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FINANCEMENT DES LOGEMENTS SOCIAUX

L'ex-PDG de la BHM contredit ATT

Le 22 septembre 2006, sur les berges du fleuve Niger à Gao, le président Amadou Toumani Touré prononçait son discours à la faveur de l'inauguration du pont de Wabaria . Tout à son élan, ATT fait une digression pour parler des logements sociaux et de leur financement. Il a déclaré que contrairement à ce qui se disait que la BHM n'avait pas un franc dans l'opération des logements sociaux.

Les observateurs avaient conclu que le président répondait aux accusations contenues dans le livre « ATT-cratie » où il était écrit que le financement des logements sociaux avait contribué à enfoncer davantage la BHM. Presque six mois après, c'est l'ex-PDG de la BHM, Mamadou Baba Diawara, qui confirme les informations contenues dans le livre et qui n'étaient plus un secret dans le milieu bancaire. A la faveur d'une réaction consécutive au rapport de la Casca sur la BHM, il lève un coin du voile sur le financement des logements sociaux, sur la part de la BHM et sur les conséquences engendrées.

Lisez plutôt :

« Deux événements importants vont se produire entre 2003 et 2004 et leur impact se fait toujours aujourd'hui sur la BHM : il s'agit de la construction des 1008 logements et le rapport de la commission bancaire et des commissaires aux comptes...

L'opération 1008 logements avait besoin de ressources importantes pour être bouclée sur un délai d'un an suivant un calendrier concocté par les services des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières. Les ressources de l'ACI et de l'OMH domiciliées à la banque allaient être mobilisées, alors que ces dépôts étaient à terme. Compte tenu de la trésorerie de la banque, des tirages importants sur ses caisses allaient perturber l'équilibre de sa trésorerie et l'amener à se réfinancer de façon fréquente et massive auprès du système bancaire.

Le recours au refinancement du système bancaire non seulement coûte cher, mais les délais de remboursement sont si courts que la BHM avait du mal à respecter les dates de remboursement des emprunts interbancaires et leur fréquence suscitait de la méfiance sur ses capacités à honorer les engagements pris.

Et pourtant, le PDG de la banque avait attiré l'attention du ministre des Finances ( Ndlr : Bassary Touré) de l'époque sur les difficultés insurmontables de trésorerie que cette opération va induire puisque les tirages au profit des sociétés adjudicataires du marché de construction des 1008 logements se faisaient par des remises de la Banque de l'habitat et donc échappaient totalement au contrôle de notre établissement, contrairement aux programmes classiques que la BHM finançait à son rythme.

La Banque de l'habitat a demandé sans succès des fonds de contrepartie, et près de 6 milliards sont sortis des caisses de l'établissement financier pour couvrir l'opération des 1008 logements sur une courte période, aggravant les problèmes de trésorerie et produisant un effet d'éviction des autres programmes immobiliers de ses financements. L'impact de cette éviction est un allongement de la durée d'achèvement des programmes de construction classique des logements sur les ressources de la banque et un alourdissement des charges en intérêt pour les promoteurs avec l'apparition de pertes d'exploitation importantes pour tous ».

Un démenti cinglant au chef de l'Etat.

 

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OMH

La cheville ouvrière

L'Office malien de l'habitat (OMH) a vu le jour en juin 1996. Elle est née des cendres de l'ancien Fonds national de logement (FNL).

Selon son décret de création, l'OMH est né pour « soutenir la promotion et la vulgarisation des matériaux locaux de construction à travers la participation au financement de la recherche ; participer au capital de toute société ou agence intervenant dans le domaine de l'habitat ; participer au financement des infrastructures et équipements de base retenus dans le cadre d'opérations immobilières à caractère socio-économique conformément aux dispositions de la Stratégie nationale du logement » .

Dans les textes, l'OMH apparaît comme un facilitateur entre l'Etat, les collectivités territoriales, les différents ordres et associations professionnels, les laboratoires de recherches, les établissements scolaires de recherches, les agences et établissement financiers et les autres secteurs de l'habitat.

Dans ce cadre, elle participe à l'appui, à l'élaboration et à l'exécution d'un Programme de vulgarisation des méthodes et techniques améliorées de construction à faible coût ; à l'appui à la promotion des matériaux locaux de construction disponibles ; l'appui à l'élaboration et à l'exécution d'un Programme d'assistance à l'auto-construction.

L'OMH appuie également l'élaboration et le suivi de l'exécution d'un programme d'assainissement de tissus anciens (lancement d'un programme de réalisation de latrines, de puisards, de mini égouts pour les eaux usées et eaux vannes, de puits ou forages pour le ravitaillement en eau potable).

Alexis Kalambry

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EPILOGUE

Les pavillons de la politique

Le système de la location-vente a été introduit chez nous par le président Modibo Kéita. Il s'agit, pour l'Etat ou pour une société immobilière (dans certains pays aussi les banques le font), de construire des maisons de différents types et de les vendre sous forme de la location échelonnée sur un certain nombre d'années, aux fonctionnaires et aux particuliers qui en ont les moyens.

Le système n'est pas nouveau puisque la plupart des pays à économie libérale comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal en sont pourvus depuis les années 1970-1980, mais c'est sous Alpha que les Maliens l'ont découvert. La finalité de cette opération est d'aider les classes moyennes à sortir des affres de la location en les rendant progressivement propriétaires de leurs maisons.

La construction des logements sociaux démarra en Europe occidentale au début du 20e siècle quand des gouvernements de gauche sont arrivés au pouvoir comme le Front populaire en France ou la Social-démocratie en Allemagne. Elle faisait partie de la politique du logement de ces gouvernements et, en le faisant, ceux-ci ne faisaient que leurs devoirs et n'en tiraient aucune gloire particulière.

Ces régimes correspondant d'ailleurs à ceux des classes moyennes longtemps exclues de la propriété foncière privée par la haute bourgeoisie, ceux-ci avaient à cœur d'aider les catégories intermédiaires qui pouvaient difficilement se construire un logement avec leurs seuls salaires, vu les dures conditions de l'existence à l'époque. La location-vente était donc une voie simple et rapide qui permettait à beaucoup de salariés d'être propriétaires dans un délai raisonnable, acceptable et à moindre coût par rapport aux prix du marché.

Au Mali, les premiers logements sociaux dits maisons de la solidarité ont été réalisés sous Alpha lors de son premier mandat. Des gens ont écrit à l'époque que le président les avait construits pour les distribuer à ses électeurs ou aux militants de l' Adéma , le parti auquel il appartenait, mais aucune preuve n'a pu être apportée pour rendre crédibles ces thèses.

En réalité, dès le départ, des critères stricts d'attribution avaient été arrêtés pour le choix des bénéficiaires et au nombre de ceux-ci le montant du salaire (pour les salariés) qui ne devait pas dépasser un certain niveau fixé par les critères, le nombre d'années restant au futur bénéficiaire pour être en activité, une déclaration sur l'honneur attestant qu'il ne possède pas de maison à usage de qui que ce fût à Bamako et à Kati, etc.

Un comité d'attribution président par une personnalité de bonne moralité fut mis sur pied pour gérer les demandes reçues qui, on l'imagine, furent nombreuses. Il semble que malgré quelques incompréhensions, les premières distributions se soient bien passées, mais à Bamako exclusivement. Selon plusieurs bénéficiaires, les critères furent scrupuleusement respectés et il y eut moins de mécontents et de frustrés. Alpha Oumar Konaré, qui le premier a eu l'intelligence de ce chantier, n'a pas songé à donner son nom à aucune de ces réalisations faites sous son mandat. Il ne l'a pas fait parce qu'il savait que c'était l'argent du peuple, donc du contribuable, qui servait à réaliser ces édifices et que ce serait pure démagogie, vantardise ou orgueil de populiste que de s'en attribuer la paternité.

Même les agences qui ont construit elles aussi au profit des fonctionnaires et des autres salariés, ont su éviter ce travers en trouvant à leurs bâtisses de noms acceptables par tous. Les politiciens ont le devoir d'accomplir ce genre d'œuvre sociale dont l'argent ne sort pas de leurs proches, mais de celles du peuple ; c'est ce que Alpha a compris et c'est pourquoi personne ne peut montrer à Bamako et à l'intérieur du pays un pavillon s'appelant Alphabougou , Oumaroubougou ou Konarébougou . A son tour, l'actuel chef de l'Etat n'ayant rien construit de sa poche, il n'est pas normal que des quartiers éponymes existent en son nom, c'est-à-dire que des banlieues de nos villes s'appellent ATTbougou, Toumanibougou et autres.

Cantonnés essentiellement à Bamako au début, les logements sociaux ont déferlé sur tout le pays et maintenant toutes les régions en sont couvertes : Koulikoro, Ségou, Sikasso, Gao, Kidal et bien sûr Mopti et Kayes. Mais, il semble que les critères d'attribution ne sont plus respectés et que des individus qui, normalement n'auraient pas dû être bénéficiaires, en possèdent plusieurs. De plus, contrairement aux dispositions des critères qui précisent que ces maisons ne doivent ni être vendues ni mises en location, certains sont pleins de location et d'autres ont déjà fait l'objet de vente.

Selon plusieurs témoignages, le système est accaparé par le Mouvement citoyen du président qui s'en sert comme d'un fonds de commerce à but électoraliste, en distribuant ces maisons à ses électeurs potentiels comme des T-shirts ou des sacs de sel ou de sucre. Bref, les critères ne servent plus à rien et les logements sont attribués par la voie de la politique et du clientélisme. Le comble, c'est qu'à entendre tout le boucan qui se fait autour d'eux on a le sentiment qu'ils sont construits et distribués gratuitement aux populations comme des maisons de la charité alors qu'il faut payer pour se les octroyer comme dans l'acquisition normale d'une maison.

La période de paiement s'échelonnant sur au moins 1/4 de siècle, dans ce laps de temps, on a le temps de mourir et, en le faisant sans héritier capable d'assurer la suite du remboursement, la famille perd tout y compris les mensualités déjà effectuées et le logement est attribué à un autre. Toutes ces lacunes font dire à certaines personnes qu'il s'agit là d'une forme déguisée d'escroquerie en catimini au sommet de l'Etat, car dans les autres pays des mécanismes sont prévus pour éviter à la descendance du bénéficiaire décédé de tout perdre.

Mais, le plus grave dans cette affaire est l'utilisation politique qu'on en fait et forcément il y a tromperie sur la marchandise. Au jour d'aujourd'hui, d'œuvre sociale ces logements sont devenus un moyen de pression et de chantage tel que son initiateur Alpha Oumar Konaré ne s'y retrouve plus.

Facoh Donki Diarra

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L'homme cerné

Il aura attendu de terminer sa campagne pour se déclarer candidat. Il s'agit du président sortant qui a choisi la ville de Nioro pour annoncer qu'il sera résolument candidat à l'élection présidentielle du mois d'avril prochain. Ce faisant, il met un terme à un vrai faux suspense et allonge la liste de tous ceux qui veulent diriger le pays à partir des hauteurs de Koulouba.

La déclaration de candidature n'a surpris personne, hormis peut-être le président sortant qui devait avoir d'autres plans ou qui a vu ses plans bousculés. Sinon s'il s'était vraiment préparé à annoncer son intention de vouloir se succéder à lui-même, je ne vois pas ce que cette histoire d'adresser une lettre à tous les Maliens vient faire dedans. Ce qui me conforte dans mon sentiment que le sortant était quelque peu perturbé.

Même en France où Mitterrand avait envoyé ses propositions aux Français, ce n'est pas tout le monde qui sait lire même si chacun les a effectivement reçues. Ne parlons pas de notre pays où rares sont les Maliens qui savent lire sauf si les résultats dont il dispose indique qu'il y a eu des bonds prodigieux. Sans compter que je ne vois aucun service performant pour distribuer la fameuse lettre, que j'attends de voir par ailleurs, à tous les Maliens.

Maintenant que le président sortant est dans l'arène comme les autres, je pense qu'il mesurera la complexité des interpellations qui l'attendent. La première interpellation concerne son bilan. Il se pourrait qu'il se trouve des candidats pour lui rappeler qu'il n'a rien inventé. Ce n'est pas pour rien qu'IBK parlait d'avoir fait adopter en tant que Premier ministre le Programme sectoriel des transports en 1994 qui comporte les grandes actions, les moyens de financement et les sources de financement.

Et c'est vrai qu'en jetant un coup sur le fameux PST, on se rend compte que Soumeylou a raison de dire que 80 % des réalisations solides et durables de 2002 à 2007 sont issues des politiques menées de 1992 à 2002. C'est là qu'on peut comprendre la gêne de la direction de l' Adéma à parler de son bilan. Parce que parler de bilan, dans le domaine du transport par exemple, reviendrait à retirer au « bâtisseur ATT », 80 % de ce qui fait sa fierté ; parler de bilan dans ce domaine, reviendrait à montrer celui qui a « tenu ses promesses » non comme quelqu'un qui récolte ce qu'il a semé mais comme un vulgaire maraudeur.

Je pense qu'il faudra donc qu'il se prépare parce que ceux qui estiment que le bilan de l' Adéma doit être connu et qui sont dans la course se feront certainement un devoir de sortir ces informations avec la certitude que personne ne pourra les démentir.

ATT est perçu par une partie de ceux qui lui contestent la place qu'il occupe d'avoir rabaissé la fonction présidentielle à des niveaux presque abyssaux. Quand IBK déclare dans une interview que « ATT n'est pas un chef d'Etat mais un chef de chantier », l'allusion est très claire. Personne ne peut dénier à un président sa mission de construction du pays, mais de là à ce qu'il ne fasse que cela, il y a forcément de quoi s'inquiéter. Parce que la fonction présidentielle est une fonction de prospection et de conception, non d'exécution. Or les Maliens ont pu voir leur président faire la concurrence au Premier ministre et aux membres du gouvernement.

On l'a vu jalouser le maire de quartier pour une inauguration et vouloir être de toutes les coupures de ruban. Mêmes ceux qu'on mobilise pour l'accueillir se demandent souvent à haute voix pourquoi toute cette débauche d'énergie. L'une des conséquences de toute cette débauche où l'on voit notre président courir dans tous les sens, c'est qu'on le sent physiquement à bout et nerveusement éprouvé. On le sent tendu comme un fil de rasoir. Sans compter qu'il a le regard dans le vide, les traits tirés, le teint hâlé avec cet air de se demander « qu'est-ce que je suis venu faire dans cette galère ».

Parmi ses adversaires, il trouvera ceux qui placeront le combat sur le terrain moral, tel Tiébilé Dramé du Parena . A chacune de ses sorties, il ne manque pas d'interpeller le président sortant sur la misère morale dans laquelle il a plongé le pays, sur la corruption qui ne s'est jamais aussi bien portée que sous celui qui fut révélé pour la première avec l'ère du kokadjè , sur la privatisation de l'Etat pour son seul bénéfice et celui de ses proches. ATT sait donc ce qui l'attend. Sans être dans une fosse aux lions, il aura affaire à des adversaires qui ne lâcheront rien.

La candidature d'ATT apportera au moins un peu de clarification dans la situation bizarre que le pays a connue ces derniers mois. La campagne avant terme qui battait son plein va connaître certainement un peu de répit. On a pu voir tous ceux qui ont supplié ATT pour qu'il se présente, on a pu voir ceux qui ont mis la main à la poche pour parer à l'impécuniosité du président ATT, on a pu voir toutes les dérives dans les camps militaires, etc. Il faut souhaiter maintenant que tout cela rentre dans l'ordre et que le Mali démocratique propose de vrais choix au peuple.

El hadj TBM

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CONSULAT DU MALI EN FRANCE

Le personnel en grève pour 15 euros

Le consulat général du Mali en France se comporterait-il en vrai proconsul ? Pour lui faire savoir qu'il se tromperait d'époque, son personnel observe une grève depuis mercredi dernier pour une promesse d'augmentation de salaire de 10 000 F CFA qui n'est pas toujours honorée.

Le consulat du Mali en France est en grève depuis le mercredi 28 mars. Le personnel demande une augmentation ou plutôt l'exécution d'un accord obtenu des plus hautes autorités en l'occurrence le chef de l'Etat au mois d'octobre dernier d'augmenter les salaires d'environ 15 euros, soit 10 000 F CFA en moyenne.

En effet, le chef de l'Etat ATT avait donné son accord pour cette augmentation à partir du 1er janvier 2007. L'incidence budgétaire annuelle ainsi occasionnée ne dépasserait pas les 3670 euros, soit 2 400 000 F CFA. Mais le nouveau consul général, Wafi Ougadèye Cissé, ancien procureur et précédemment en service à la présidence de la République, traîne les pieds et se refuse au dialogue avec le personnel consulaire dont un des membres Mamadou Diaby (ex-chef du service d'état civil) a même été sanctionné par une mutation au service du protocole de l'ambassade.

C'est ce comportement cavalier qui a fait braquer le personnel décidant d'un arrêt de travail jusqu'à satisfaction de sa revendication. Au moment où nous mettions sous presse, les discussions étaient toujours en cours dans les locaux du consulat à Paris où le vice-consul, Ousmane Sissoko affirmait qu'il s'agissait d'une ignorance des réalités par le personnel.

Mais au-delà de ce fait qui aurait pu passer anodin, c'est surtout les conditions de travail et les rapports avec les Maliens de France qui sont ainsi mis à l'index. On se rappelle que lors de la rencontre d'ATT avec la communauté malienne à Montreuil, l'évocation du seul nom du consul général suscitait la désapprobation des participants. Son désintérêt total vis-à-vis des Maliens de France et sa négligence de leurs problèmes se répercutent aujourd'hui sur le personnel consulaire.

L'on se demande si le consul général agit solitairement ou en accord avec Koulouba. Mais, dans l'un et l'autre cas, c'est une situation pourrie qui vous prend à la gorge déjà dans les couloirs du consulat. Cependant, les jeunes de la section FDR de France, forts de la sympathie de plus en plus en grande de la communauté expatriée n'entendent pas laisser cette mauvaise odeur se répandre dans les rues de la France. La suite des évènements nous en dira plus.

Oussouf Diagola

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PARRAINAGE POUR LA PRESIDENTIELLE

Iyad Ag Ghaly soutient Oumar Mariko

Dr. Oumar Mariko, candidat du parti Sadi à la présidentielle du 29 avril 2007, a profité, hier, du dépôt de sa candidature à la Cour constitutionnelle pour remercier Iyag Ag Ghaly qui lui a permis d'avoir son parrainage nécessaire à Kidal. Et ce, affirmera-t-il, malgré les campagnes orchestrées par l'ADP et le FDR pour lui barrer la route.

Le candidat du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance ( Sadi ), Dr. Oumar Mariko, a déposé son dossier de candidature hier au secrétariat général de la Cour constitutionnelle. Il était accompagné pour la circonstance de quelques membres de son parti, en l'occurrence Sékou Oumar Traoré, Massa Sogoba et Sidi Ongoïba , 2e secrétaire à l'organisation.

C'est ce dernier qui a remis un à un et sous le regard imperturbable du candidat, les différents actes : deux copies de déclaration de candidature, une photo d'identité, un extrait d'acte de naissance, un certificat de nationalité, un casier judiciaire, le reçu de paiement des 10 millions F CFA de caution au Trésor public et les documents de parrainage d'élus des régions et du district. Sur ces deux derniers papiers, Mariko ne s'est pas empêché de faire de petits commentaires et même des révélations.

Ainsi, tout en reconnaissant qu'il n'a pas été facile de récolter les 10 millions de F CFA de caution, il qualifiera la nouvelle loi électorale d' « inique » parce qu'elle empêche avec notamment l'institution du « fameux document de parrainage » , les candidats des masses populaires à se présenter. « Elle nous impose une démocratie censitaire alors que le Mali a besoin d'une démocratie populaire » , a-t-il lancé.

Dr. Mariko a aussi révélé que certains élus ont réclamé à son parti un million de F CFA en échange de leur signature, d'autres 250 000 F CFA. « Heureusement, grâce à des dignes fils de ce pays, nous avons reçu nos parrainages. Nous n'avons rencontré la direction d'aucun parti politique pour demander son soutien et nous n'avons pas déboursé un sou pour avoir les signatures » , a tenu à préciser Mariko avant de remercier Iyad Ag Ghaly .

Selon lui, « c'est grâce à ce dernier que Sadi a pu compléter ses signatures à Kidal. L'ADP et le FDR étaient en campagne dans cette localité pour m'empêcher d'avoir les parrainages » , a-t-il révélé.

Sur les autres candidats déclarés (ATT, IBK, Soumeylou Boubèye , Blaise Sangaré, Tiébilé Dramé), Mariko dira qu'ils n'ont plus rien à prouver au peuple malien. « Ils ont déjà tous montré leurs limites dans le passé » .

Sidiki Y. Dembélé

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Des anciens de l'AEEM ironisés

Toujours égal à lui-même, Dr. Oumar Mariko a qualifié les anciens leaders de l'AEEM qui soutiennent ATT, de « comédiens » . Le candidat de Sadi n'a pas du tout apprécié la sortie médiatique de ces derniers qui ont affiché publiquement, au cours d'un meeting lundi dernier, leur soutien à ATT. « Ce ne sont pas des leaders de l'AEEM, mais des comédiens financés par ATT et un certain directeur national de la géologie et des mines avec l'argent du contribuable malien. Quels anciens de l'AEEM ? Des anciens de la magouille, de la corruption… » , a-t-il plutôt dénoncé.

S. Y. D.

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VILLE DE DJENNE

La sérénité après l'orage

Si la quiétude semble de retour après les tristes événements du 20 septembre 2006, rien n'est entrepris pour attirer de nouveau les touristes.

Les événements du 20 septembre 2006 (la restauration de la mosquée avait provoqué des émeutes) ont sérieusement terni l'image et la célébrité de Djenné à telle enseigne que tous les partenaires se méfient désormais d'y intervenir. Et le tourisme souffre naturellement de cette mauvaise image désormais collée à la plus belle ville en banco du monde.

De nombreux touristes ont en effet ignoré la destination Djenné depuis les émeutes. Le ministère du Tourisme et de l'Artisanat n'a curieusement rien fait jusqu'à présent pour redorer l'image fortement écornée de la Religieuse . Ce qui ne surprend pas d'ailleurs les populations parce que le ministre du Tourisme n'a visité la ville qu'une seule fois. Et pourtant, Djenné fait partie du «&