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2007

Mois de mars

Les Echos du 23 mars 2007

PRESIDENTIELLE MALIENNE

ATT un candidat sans programme

De tous les candidats déclarés ou non à la présidentielle d'avril prochain, celui qui parcourt le Mali dans tous les sens aujourd'hui reste évasif sur un éventuel projet de société. ATT n'a aucun programme, aucune initiative pour corriger ses erreurs et surtout celles nombreuses de ses collaborateurs malgré cinq ans au pouvoir. Pis, il tombe dans l'autosatisfaction béate donnant ainsi de la matière à ses opposants.

Ils seront peut-être six ou sept candidats à compétir pour le fauteuil présidentiel en avril prochain ! Le chiffre importe peu en la matière dans un pays de moins de 12 millions d'habitants où les électeurs (estimés à 7 millions, quel ridicule !) ne semblent pas avoir assez de prise sur les résultats sortis des urnes.

Car ils n'ont pas souvent le « droit » de choisir. Leur bulletin étant considéré comme du papier bon pour la poubelle. Cette situation est assez inquiétante, car le fait consacre un certain déni de l'expression démocratique. A un mois de l'élection, les vrais débats sont occultés et l'espace occupé par le one man how du candidat sortant. A moins que nos candidats ne soient pas responsables et convaincus du rôle qui est le leur dans la conscientisation et l'éducation du peuple malien.

Nous ne présageons de rien. Cependant, nous craignons que la compétition, avant d'être ouverte ne soit biaisée, que les règles du jeu soient faussées. Il nous faut un vrai chef d'Etat et un bon président de la République et non un chef de clan. Un chef d'Etat, de notre point de vue est celui-là qui respecte le peuple et les institutions de la République ; le président de la République, celui qui obéit aux lois du pays et qui s'y soumet.

Pour l'essentiel, nous assistons étonnamment à l'appauvrissement du contenu des discours du seul candidat non déclaré en campagne. Il se doit de s'empêcher de véhiculer des discours aux antipodes de la démocratie, de l'Etat de droit et des valeurs universelles fondatrices de notre société moderne. Politicard souvent imbu d'un ego hypertrophié, il ne rêve que d'une chose : s'asseoir sur le fauteuil présidentiel et jouer au maître du palais. Tout le reste n'est à ses yeux que divertissement et perte de temps !

Or, chaque Malien a le droit de convoiter le fauteuil présidentiel, mais nul n'a le droit de résumer le Mali à sa seule personne, comme si l'Etat n'était pas une continuité. « Le Mali c'est moi » , comme l'aurait dit l'autre. Une fois reconduit pour un second mandat, entouré de cette nébuleuse d'opportunistes, nous ne savons pas où ATT va nous mener pour la bonne et simple raison qu'il ne se voit pas obligé de nous dire, au moment de solliciter nos suffrages et notre confiance, clairement quels sont ses projets réels pour notre pays et quelles sont ses ambitions réelles pour les Maliennes et les Maliens.

Face aux grands dossiers qui constituent le défi majeur pour nous, il ne s'exprime point avec la lucidité et la clarté qu'il faut. Il occulte la réalité, joue au superfétatoire et essaye de nous mener par le bout du nez en nous servant des anecdotes puériles dignes de contes pour enfants. Il cautionne tacitement toutes les pratiques dangereuses qui compromettent l'avenir du pays. Il se complait dans le silence tacite et coupable quand il faut parler, orienter, décider ou simplement donner conseil. Ce silence-là éclaire les limites dans lesquelles ATT et les hommes politiques qui le soutiennent entendent nous contenir, faute de pouvoir nous proposer autres choses meilleures comme la mise en œuvre d'une nouvelle gouvernance, fondée sur la responsabilité et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Tout ce spectacle, officiellement pour faire plaisir ou pour manipuler le vote des populations rurales. On peint au vernis alors que l'intérieur donne la nausée. Comme quelqu'un l'a dit : la campagne ne portera pas sur le bilan, mais plutôt sur les programmes, sur les corrections à apporter aux faiblesses et insuffisances notoires constatées. Le bilan n'est l'œuvre d'aucun individu ; il est le fait de la nation tout entière.

A la recherche d'un référentiel

Le Mali, c'est la patrie de millions de citoyens qui suent sous le soleil pour avoir leur pitance dans l'honneur et la dignité. A ceux-ci, il faut de la vérité, de la sincérité dans les propos, plus de considération. Ces citoyens qui aspirent à plus de justice, à plus d'égalité, à davantage d'autorité, à la loi et à l'ordre, à plus d'équité dans le partage des richesses et du pouvoir entre tous les fils du pays, ne récoltent que dédain et méfiance partout où ils se rendent.

Ceux-ci ont pourtant fustigé le clientélisme, le népotisme, le patrimonialisme et le régionalisme dans le choix des cadres qui dirigent et dans le choix des localités qui reçoivent les investissements nationaux. Ce qui n'a pas stoppé la nomination de cadres obligés pour pomper l'argent du contribuable à des fins électoralistes et régionalistes. Ils assistent impuissants à l'autre tumeur non moins cancérigène de notre société depuis 2002, qu'est la personnalisation de l'Etat. Toutes les dictatures sont nées ainsi et le Mali ne fera pas exception sauf s'il y a un sursaut national à temps.

A la différence de ses prédécesseurs, ATT souffre du référentiel social. A l'opposé de fortes personnalités sculptées dans le granit et tirées de leur ascendance et de leurs parcours universitaires, ATT offre le troubadour. Les réceptions/inaugurations ont pris le pas sur les réalisations durables ; on frise le culte de la personnalité ces derniers temps. Ici c'est la réception des logements sociaux ou des tronçons goudronnés inachevés, là-bas, c'est le festin autour d'un nouveau club de soutien monté, le lendemain c'est des tracteurs offerts à des jeunes, le soir c'est du fric dans une mosquée. Nous ne voulons pas de ces « symboles » qui bâtissent leur stratégie sur l'achat de conscience ou l'infantilisation de nos vénérés chefs religieux ou autres leaders d'opinion.

Même en politique, il doit exister de la morale. Evitons donc d'inviter les chefs religieux et coutumiers dans l'arène politique, ils y laisseront leurs plumes. Ce qui serait dommage pour la sauvegarde de nos valeurs morales. Cette stratégie qui a pour objectif de gagner les élections coûte que coûte, pourrait faire ressurgir des rivalités d'antan enfouies et soumettre notre pays à des secousses inutiles, parfois entre régions ou entre collectivités. Nous ne voulons pas de leaders qui acceptent de faire sortir nos imams de leur rôle originel qui est de veiller sur la morale des citoyens.

Nous ne voulons pas de leaders qui cherchent à imposer l'hégémonie d'un clan ou de parias dans nos quartiers et villages. Nous ne voulons pas de leaders qui veulent faire de notre future Assemblée nationale une chambre d'enregistrement aux ordres d'un illuminé. Nous vomissons ces leaders politiques qui ont la courbette facile devant un chef qui étale de plus en plus son incompétence, surtout dans la gestion de l'Etat, son mépris et son égocentrisme. Un homme sans vision claire, vivant dans l'obscurantisme le plus total et accidentellement investi à la tête du pays. Si nos leaders ne songent qu'à arriver au pouvoir à n'importe quel prix, y compris celui de réveiller les démons du régionalisme et en faire une donne politique de référence, alors notre « démocratie » a encore de beaux jours devant lui !

Notre président sortant est politiquement irresponsable parce qu'il ne prend pas de véritables décisions politiques et cette absence d'autorité doit lui imposer une grande humilité. Dommage !

Monzon

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MINISTERE DU PLAN

Impunité, népotisme et incompétence

Le ministère du Plan et de l'Aménagement du territoire est l'un des plus importants départements ministériels de notre pays par les missions et objectifs qui lui sont assignés. Mais ce ministère a atteint le seuil de l'incompétence du fait qu'il est géré par des cadres qui ont fait échouer le plus grand projet (PGRN) qui a existé dans notre pays ces dernières années.

Le Projet de gestion des ressources naturelles (PGRN) est l'un des plus importants projets de par sa taille et sa composante technique et financière mise en œuvre ces dernières années dans notre pays. Le PGRN, financé à coût de dizaine de milliards de F CFA par la Banque mondiale et dirigé dès sa création par l'actuel ministre du Plan et de l'Aménagement du territoire, Marimatia Diarra, est mort de sa belle mort.

La mauvaise gestion du PGRN ne lui a pas permis de bénéficier de financements pour la seconde phase. Les structures correspondantes comme le PGRN au Niger, le PNGT au Burkina Faso, tous financés par la Banque mondiale , sont à leur deuxième phase de financement. Pendant au moins sept ans, des milliards de nos francs ont été pompés sur la Banque mondiale que plusieurs générations après nous doivent payer. De l'argent dévié de sa destination initiale au profit des intérêts strictements personnels. Celui-là même qui est à l'origine de la faillite du PGRN a été propulsé ministre du Plan et de l'Aménagement du territoire aussitôt après la fermeture de cet ambitieux projet.

Le département du Plan n'a été jamais aussi mal géré au Mali sous les régimes successifs. Les mêmes pratiques d'incompétence, de favorisme qui ont eu raison du PGRN prévalent à ce niveau. Le maître des lieux s'est entouré de son ancienne clique du PGRN. Ceux-ci dictent leur loi aux cadres valeureux du plan dont la compétence n'est plus à démontrer. Ils ne peuvent faire aucune étude de planification, de statistique, rien de tout ce que commande la mission première de ce ministère.

Le népotisme ambiant au ministère du Plan a relégué au second plan des conseillers techniques. Leurs prérogatives sont dévolues à de simples chargés de mission, qui ne sont autres que d'anciens travailleurs du PGRN, sans niveau d'études et incapables de réaliser quoi que ce soit. Où va le Mali dès lors qu'un ministère aussi important dans le programme de développement d'un pays est géré comme une famille où le chef partage à sa guise les rôles ?

Halo de mystère

Le Forum de Kidal dont les travaux préparatoires ont été dirigés par le ministère du Plan, est l'illustration parfaite du népotisme dans lequel baigne ce département. L'équipe de pilotage du Forum est extérieure au ministère. Le président de la commission préparatoire n'est autre que Makan Fily Dabo, ancien secrétaire général du ministère de l'Equipement et des Transports. Il est assisté de Pornas Bengaly, un ancien du PGRN, d'un agent de la Daf et de l'attaché de cabinet du ministre. Les conseillers techniques impliqués dans le travail ne l'ont été qu'à titre de consultants.

La non-participation des cadres, s'explique, ni plus ni moins, que par la méfiance que Marimatia affiche vis-à-vis d'eux. L'opacité qui entoure la gestion financière des différentes activités explique cela. Le Forum de Kidal donnera difficilement des résultats probants à partir du moment où des questions d'aménagement du territoire sont negligées au profit des aspects financiers.

La gestion financière du ministère du Plan est une nébuleuse. Les fonds alloués par le budget spécial d'investissement (BSI) sont dépensés dans un flou artistique.

L'incurie du ministre, secrétaire général de l'Adéma/PASJ, est à l'origine de la dilapidation des fonds destinés à l'inventaire de l'archivage des travaux du PGRN. A ce jour, aucun rapport n'est disponible sur ce travail pour lequel 12 millions de F CFA ont été investis en 2005. Ce projet ne pouvait s'attendre à des résultats meilleurs avec des secrétaires de direction et de gens sans compétence qui auraient été recrutés en qualité de consultants avec des salaires astronomiques de 800 000 F CFA par mois.

Au Mali d'ATT, le ridicule continue de ne pas tuer pour qu'un piètre tribun de la trempe de Marimatia Diarra soit à la tête d'un département aussi sensible. Une fois de plus, le président de son parti, Dioncounda Traoré a eu raison de dire : « Si nous n'avions pas soutenu ATT, nous aurions l'administration, la Sécurité d'Etat et la justice sur le dos » .

La rédaction

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COMMUNE RURALE DE BAYA

Le maire s'offre un « mandat divin »

Minamba Doumbia, maire de la Commune de Baya, serait à la base de troubles dans sa circonscription. Soucieux de l'avenir de leur localité, des conseillers exigent son départ avant qu'il ne soit trop tard.

La Commune rurale de Baya se trouve dans la région de Sikasso, préfecture de Yanfolila, sous-préfecture de Kangaré. A l'issue des élections communales de 2004, la population de Baya a élu 17 conseillers pour la mise en œuvre des actions de développement économique, social et culturel de leur localité. Conformément à la loi, ces conseillers ont à leur tour mis en place un bureau communal dirigé par Minamba Doumbia.

Cette confiance portée sur M. Doumbia s'est avérée être une erreur grossière qui, selon des conseillers, risque de devenir une sérieuse entrave à la mission qui leur est dévolue si elle n'est pas résolue à temps. M. Doumbia a, après son installation, commencé à rejeter toute collaboration et transparence avec le bureau et le conseil communal au motif que c'est le bon Dieu qui l'a élu maire et non pas la population, encore moins une quelconque coalition politique.

Il s'est ensuite attaqué à la dislocation du tissu social de la Commune en mettant non seulement les habitants du même village dos-à-dos, mais aussi en créant la discorde entre différents villages. Rappelé à l'ordre par certains de ces villages, M. Doumbia persiste.

Comme si tout cela ne suffisait pas, il s'est attaqué aux femmes en s'opposant à la création de la coordination des associations féminines de Baya. Aussi, il a poussé le zèle jusqu'à insulter des conseillers en réunion du conseil.

Malgré l'intervention du préfet de Yanfolila, M. Doumbia continue à saboter toutes les actions de développement négociées par ses conseillers. C'est dans cette optique que ses conseillers l'ont interpellé. Mais très imbu de sa personne, il affirme qu'il continuera à faire tout ce qu'il voudra jusqu'à la fin de son mandat divin.

Les conseillers communaux de Baya exigent le départ de leur maire. C'est pour cette raison qu'ils ont récemment adressé une correspondance au ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales avec plainte contre M. Doumbia.

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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LA QUETE ET LA MORALE

Le Malien, un malade sans espoir ?

Au rythme où vont les choses, le Mali ne tardera pas à se muer en foire du mauvais goût et de l'escroquerie politiques.

Le Mali est atteint d'un mal incurable et le Malien, un malade sans espoir. Il ne se passe un jour sans que sourde sur la place publique une des manifestations de déchéance morale qui frappe notre peuple dans le domaine de la politique. Il y a les professionnels de l'opportunisme qui, bradant orgueil et fierté, chantent les louanges du président ; les experts du retournement de veste ou de la traîtrise ; les caméléons du langage qui adaptent leurs discours à l'interlocuteur du jour et tous ces adeptes de la virevolte qui écument les bureaux et salons de Bamako où se distribuent les faveurs.

Mais, il s'est passé la semaine dernière, quelque chose de profondément troublant quant à l'avenir de ce pays. En effet, des esprits retors, toujours à la recherche d'idées biscornues mais rentables (politiquement et financièrement) ont lancé l'idée la plus saugrenue du siècle, un condensé de mauvais goût et de dérapage inquiétant : la collecte publique de la caution du président ATT afin de lui permettre d'être candidat. Cette idée n'est ni une manifestation d'amour ni un signe de reconnaissance. C'est une initiative perverse, dangereuse pour la nation et l'avenir de notre démocratie. Jamais dans l'histoire d'une société libre et libérée de la tyrannie, une farce de ce genre n'a été organisée.

Ce ne sont pas les pauvres et très affligées populations de Sofara qui doivent réunir péniblement 25 000 F CFA sous le prétexte que le candidat y a passé son école primaire ; ce n'est pas aux loqueteuses femmes d'une région rurale de trouver 300 000 francs encore moins de prétendues actrices du Mouvement citoyen de la Commune III d'allonger 500 000 F. Il est triste que le général ATT n'ait pas mis fin à cette mascarade dès son commencement. Car, nous le savons, dans ce Mali où explosent la corruption, les magouilles et le trafic d'influence, des maires, sous-préfets, préfets ou commandants de brigade de gendarmerie, par excès de zèle ou roublardise, ne tarderont pas bientôt à organiser dans leur patelin, à l'abri des médias, un racket systématique sous le prétexte de venir en aide au président.

Amadou Toumani Touré n'est pas dans le besoin. Ce n'est pas à lui de recevoir des dons, mais il doit au contraire donner car, notre culture nous commande instamment d'aider ceux qui ont moins que nous. Peu importe le montant qui sera « recueilli » au bout de cette plaisanterie douteuse. Il sied à la République de se mettre au-dessus des intrigues et manœuvres de foire. Quand les zélateurs crient : « Les femmes et les enfants paieront la caution d'ATT » , le président de la République doit comprendre que les femmes et enfants de ce pays souffrent, beaucoup, énormément ; ceux qui mangent à leur faim et ont accès aux soins de santé décents sont rares.

Personne n'a, humainement, le droit de leur arracher les malheureux francs qu'ils économisent au profit d'une cause qui n'est pas la leur. Il ne faut pas encourager dans notre pays cet esprit de servilité et la veulerie qui l'accompagne sous le prétexte que tous les coups sont permis en politique.

Ousmane Sow

( journaliste )

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MALI-BENIN DIMANCHE AU 26 MARS

L'obligation de victoire pour les Aigles

Les Aigles du Mali affrontent les Ecureuils du Bénin en éliminatoires de la Can « Ghana-2008 ». Cette rencontre aura lieu ce dimanche au Stade du 26-Mars de Bamako. Pour les protégés de Jean-François Jodar, un seul mot d'ordre doit prévaloir : gagner !

Mali-Bénin de dimanche prochain est une affiche alléchante et riche en enjeu. Surtout du côté des Aigles du Mali. Pour Djilla (de retour en sélection après une longue suspension) et ses coéquipiers, une seule chose compte ce dimanche devant la foule de supporters du Stade du 26-Mars : gagner ! Une victoire indispensable pour conforter notre invincibilité depuis le début des éliminatoires de la Can-2008.

La victoire est aussi indispensable aux poulains de Jean-François Jodar pour se maintenir à la tête de leur groupe. Surtout que pour le moment cette suprématie se joue entre le Mali et le Bénin, l'adversaire du jour. Une victoire sur les Ecureuils du Bénin sera non seulement une avance psychologique avant la manche retour de Cotonou, mais aussi un pas décisif vers la qualification.

Ce défi est à la portée du Mali. Pour une première depuis fort longtemps, le coach peut miser sur toutes ses pièces maîtresses dans tous les secteurs. Il risque même d'avoir l'embarras du choix dans le secteur médian avec des joueurs influents comme Djilla, Mohamed Lamine Sissoko, Seydou Kéita, Drissa Diakité… Ce qui est sûr, c'est que nos expatriés épousent la grande forme aussi bien au milieu qu'en attaque avec un Frédéric Oumar Kanouté goleador de la Liga.

Le secteur où l'on a encore des soucis à se faire, demeure la défense. Contre la Lituanie en match amical, elle a prouvé qu'elle demeure toujours le talon d'Achille de l'équipe nationale. Et cela à l'image d'un Maha qui, malgré une longue présence au haut niveau, se rend toujours coupable de sorties hasardeuses . Mais, à ce niveau, tout va se jouer selon la disposition des joueurs.

Ce qui est sûr, c'est que le public attend des Aigles une prestation à la hauteur de ce dont ils ont habitué les Maliens avec leurs clubs respectifs.

Moussa Bolly

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REMISE DE MATERIELS SPORTIFS

Djilla équipe l'école des sourds-muets

Présent à Bamako dans le cadre du match Mali-Bénin comptant pour la 3e journée des éliminatoires de la Can Ghana-2008, le capitaine des Aigles du Mali, Mahamadou Diarra dit Djilla a mis à profit son séjour à Bamako pour offrir des équipements sportifs à l'école des déficients auditifs de l'Hippodrome. La cérémonie, qui s'est déroulée jeudi, a enregistré, entre autres présences celles de l'ambassadeur des Pays-Bas au Mali et de son épouse, de la présidente de l'Association des sourds en Hollande et des partenaires de l'Association des handicapés auditifs au Mali.

Accompagné d'une délégation espagnole, Djilla a reçu un accueil chaleureux à son arrivée dans la cour de l'école, qui avait fait le plein pour l'occasion. D'abord, l'orchestre des handicapés de Bamako, assurant l'animation, a souhaité la bienvenue au sociétaire du Real Madrid avant une brève présentation de sa personne. La cérémonie s'est poursuivie avec des démonstrations sportives (football et karaté) de la part des élèves sourds.

Dans son allocution, Djilla a fait part de sa sympathie et de sa compassion envers les personnes sourdes du Mali. Il a ensuite remercié le public pour son accueil et invité tous les Maliens, de l'intérieur comme de l'extérieur, à penser aux sourds, qui pourraient mieux faire dans l'avenir.

Quant au directeur de l'école, il a déclaré que les mots lui manquaient pour remercier Djilla avant de lui faire part de toute sa gratitude pour sa  « disponibilité constante à l'égard des couches défavorisées du Mali ».

Par l'entremise de Nouhoum Kéita, président de l'Association malienne de sports pour sourds, les bénéficiaires ont exprimé leurs remerciements au donateur et ont fait un récapitulatif des trophées gagnés sur le plan international par les sportifs sourds maliens. M. Kéita a aussi informé le capitaine des Aigles des problèmes d'infrastructures et de transport avant de lui remettre un dictionnaire de la langue des signes pour qu'il apprenne le langage des sourds.

Des prises de photos ont mis fin à la cérémonie. Ce geste hautement patriotique de Mahamadou Diarra mérite d'être salué et encouragé par l'ensemble du peuple malien. En marge de cette cérémonie, les responsables de l'école des déficients auditifs de l'Hippodrome nous ont évoqué les problèmes auxquels ils sont confrontés. Ces problèmes sont d'ordre économique, matériel et humain.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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