Le lourd héritage laissé par Kadi Sanogho (paix à son âme), la promotrice de l'Amaldeme, sera-t-il dilapidé ? C'est la question que se posent aujourd'hui les travailleurs, parents d'élèves et élèves déficients mentaux et physiques de l'Amaldeme.
En effet, la structure fait face depuis quatre mois à des problèmes de trésorerie. Les agents totalisent trois mois d'arriérés de salaire. Pis, les structures annexes de Baguinéda, Moribabougou et le centre féminin de Djélibougou sont fermés . Les enfants de plus de 18 ans sont renvoyés chez leurs parents.
Cette situation est due, selon l'assistant Soungalo Traoré, à la suspension des financements de la Fondation Raoul Follereau Luxembourg et de Save the Children de Suède, suite à un audit. Le conseil d'administration a, alors, révoqué le directeur exécutif M. Douma, qui gérait ces fonds pour le remplacer par un administrateur délégué Al Mouctar Haïdara. Ce dernier, qui a pris fonction en février dernier, a pour mission de restructurer le centre et d'organiser l'assemblée générale qui ne s'est plus tenue depuis le décès de la fondatrice de l'Amaldeme.
L'administrateur se bat pour sauver les meubles. Mais, sans fonds, sa mission serait vouée à l'échec. C'est pourquoi son assistant, M. Traoré, invite les autorités et toutes les bonnes volontés à porter secours à cette école unique.
FSJP
Des étudiants sevrés de bourses
Des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et poitiques (FSJP) broient du noir parce que sans bourses depuis la rentrée universitaire 2005-2006. Aujourd'hui encore, ils ignorent les raisons de ce retard.
Ce sont plus de 200 étudiants, qui courent derrière leurs bourses. Selon un des leurs, étudiant en 4e année droit des affaires et qui nous a saisi du problème hier, la plupart des victimes de cette situation ont été subitement omises sur la liste des boursiers. L'écocomat n'a pu leur fournir aucune autre explication si ce n'est de leur demander de garder patience, le temps de pouvoir arranger la situation.
Le secrétaire général du comité AEEM de la FSJP, Ousmane Diarra dit Gousno, que notre informateur dit avoir saisi du problème aurait assuré que l'économe a promis de gérer les différents cas en fusionnant l'état de paye de 2006 à celui de 2007 pour solder définitivement les comptes.
Pour les victimes, la situation n'a que trop duré. Tout porte à croire que c'est une ommission volontaire créée par l'économat, pour s'approprier l'argent des pauvres étudiants. Certains affirment que la FSJP, une réforme de l'ex-FSJE, n'est que la copie conforme de celle-ci. Elle a hérité de tous ses maux : grèves d'étudiants, violences, détournements de bourses, etc.
Après une longue attente, les étudiants, sevrés de bourses, disent qu'ils ne vont pas se laisser faire. Ils envisagent d'ester en justice, s'il le faut, pour entrer en possession de leurs sous.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
VERROUILLAGE DU FICHIER
Pourquoi le FDR demande l'audit du fichier
Le processus électoral entre dans une nouvelle phase cet après-midi avec le verrouillage du fichier électoral. Pièce maîtresse pour des élections transparentes et crédibles, le Front pour la démocratie et la République (FDR) va demander son audit. Une doléance qui ne devrait pas être refusée par les pouvoirs publics.
Le processus électoral enclenché depuis le dernier trimestre 2006 franchira ce jeudi une phase importante avec l'impression des cartes d'électeurs dont le coup d'envoi est donné par le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna en présence du président de la Céni et de la DGE.
Ce dernier avait, au cours du club de presse de Radio Klédu tenu il y a deux semaines, justifié le retard accusé dans cette mission d'impression des cartes d'électeurs par des difficultés liées à la sectorisation des électeurs nomades, l'affectation des bureaux de vote aux Maliens de l'extérieur, entre autres. Le colonel Siaka Sangaré avait ajouté ne pas pouvoir dire le nombre d'électeurs ni celui des bureaux de vote. Toutes choses qui devraient être connues ce jeudi.
Reste maintenant le crédit à apporter à ce fichier par les principaux candidats ou regroupements politiques. En tous les cas, le colonel Siaka Sangaré toujours au cours de club de presse, avait affirmé que la DGE travaillait en toute indépendance. « Elle fait de la neutralité, de l'impartialité et de l'efficacité son credo » , avait-il précisé.
Si, pour l'heure, aucune voix contestataire du travail accompli par la DGE ne s'est élevée du côté de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP, pro-ATT), tel n'est pas le cas au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR). Le porte-parole de ce regroupement de partis politiques et associations, Djiguiba Kéita dit PPR, joint par téléphone hier, a confirmé que le FDR allait demander un audit du fichier électoral.
Une quête pertinente
« Le FDR est en train d'étudier les démarches à suivre dans ce sens » , a indiqué son porte-parole. Si cette doléance du FDR venait à être soumise à qui de droit, elle devrait être prise en compte parce que le souci de tous est de parvenir à des élections transparentes et crédibles avec moins ou pas du tout de contestation. Mais cette démarche du FDR à demander un audit du fichier est-elle vraiment fondée ?
La réponse est naturellement oui pour deux raisons fondamentales. La première trouve son origine du fait que le fichier électoral est l'une des pièces maîtresses d'une élection. Il renferme l'ensemble des électeurs. C'est dire donc que si tel ou tel candidat n'a pas les noms de ses militants sur le fichier électoral, ces militants n'auront pas de carte d'électeur et dans les conditions normales ne pourront pas voter. C'est aussi à partir du fichier électoral que se fait la répartition des bureaux de vote entre les électeurs. On procède au verrouillage du fichier pour éviter des possibilités de fraude par des rajouts ou soustractions de noms. L'audit du fichier électoral permet donc de se faire une idée de l'ensemble de la situation des électeurs, des bureaux de vote.
La seconde raison pourrait résider dans le manque de confiance palpable entre les principaux acteurs de l'échiquier politique national que sont l'ADP et le FDR. Depuis qu'ils ont été mis sous les fonts baptismaux, le fossé de la confiance et du fair-play s'est davantage creusé entre les deux entités politiques ADP et FDR où l'on observe une montée du mercure.
L'attitude du FDR est compréhensible au regard des évènements qui dominent la scène politique nationale, entre autres, il faut citer les actes posés par des hauts responsables de l'administration qui sont astreints à une neutralité, les multiples soutiens « sans condition et sans réserve » et le mutisme de Koulouba sur ces différents événements.
Denis Koné
Acceuil
KOUTIALA
La section Adéma invitée à barrer la route à SBM
Faire mordre la poussière à Soumeylou Boubèye Maïga à Koutiala : c'est l'instruction donnée dimanche par le représentant du CE aux délégués des sous-sections Adéma de la Capitale de l'Or blanc. C'était au cours d'une conférence de section.
Sur le communiqué lu sur les antennes, l'ordre du jour de la conférence de section Adéma de dimanche dernier portait sur le compte-rendu de la dernière conférence nationale du parti et les préparatifs des élections des conseillers nationaux.
Mais, au siège du parti, le vrai sujet était un message important du CE à l'intention des 22 sous-sections représentées sur les 36 que compte le parti de l'Abeille dans la localité. « Koutiala est un bastion électoral important avec six députés. Donc, nous devons tout faire pour gagner ici et empêcher Boubèye de s'y imposer. Il flirtait à Sikasso, ça n'a pas marché, il veut venir à Koutiala pour un meeting. Donc, soyez vigilants » , tel est la teneur du message livré par le 2e secrétaire à l'organisation du CE Adéma aux délégués des sous-sections.
C'était en présence du président de l'Assemblée régionale de Sikasso, Kokozié Traoré, et du secretaire administratif de la section, Alou Sato Coulibaly, assurant l'intérim du secrétaire général permissionnaire. Outre l'embargo prôné contre SBM, l'envoyé du CE a aussi dévoilé les ambitions du parti pour les élections à venir.
Le perchoir en mire
« Le soutien à ATT à l'élection présidentielle n'est plus à l'ordre du jour. Ce debat est clos et c'est un moyen qui va nous coûter moins cher car les 34 partis signataires de la plate-forme ADP vont tous mettre la main dans la caisse. Mais, pour les législatives, nous devons nous battre pour avoir la présidence de l'Assemblée nationale » , a-t-il expliqué.
Ainsi, poursuivra-t-il, le CE a décidé de laisser le soin aux sections de nouer des alliances avec les partis lourds susceptibles d'aller et de gagner avec l'Adéma dans leurs localités respectives. La conférence a également ébauché les préparatifs des élections des conseillers nationaux qui doivent se tenir le 18 mars prochain.
« L'Adéma ne veut pas perdre le fauteuil de la présidence et le monopole du Haut conseil des collectivités territoriales. C'est pourquoi, le CE a décidé de ne pas nouer des alliances avec n'importe quel parti. Dans la 3e région par exemple, l'Adéma va avec l'UDD qui a acccepté nos principes » a ajouté le 2e secrétaire à l'organisation du parti.
Des instructions ont, ainsi, été données aux délégués pour travailler dans le cadre de ces nouvelles orientations du parti afin de gagner les élections dans la Capitale de l'Or blanc.
Mais avec quels moyens ? A cette question, le conférencier dira que les sous-sections et les sections doivent créer à leur niveau des initiatives pour avoir des fonds. Car, selon lui, la caisse-mère du parti, du CE, fait face actuellement à une saignée sans précédent.
Sidiki Y. Dembélé
Acceuil
Des exclusions en vue
Après le 1er vice-président du parti, Soumeylou Boubèye Maïga et 28 autres camarades, l'Abeille s'apprête à « darder » d'autres membres qui ont décidé de regarder dans une direction autre que celle du général président Amadou Toumani Touré. Ainsi, mandat aurait été donné au CE de ne pas attendre la prochaine conférence nationale pour siéger sur les cas de « récalcitrants ».
Il s'agit du Pr. Diop, de Dr. El Madani Diallo, d'Ousmane Sy, de Mme Sy Kadiatou Sow, de Fakoroba Coulibaly et de tous les autres « Adéjistes », membres du Front pour la démocratie et la République (FDR). Les sections sont chargées, à leur niveau, d'identifier des membres du parti qui « rouleraient » pour Boubèye ou pour d'autres candidats. Ils seront tous exclus du parti. Boutade d'un militant de Koutiala : « A force d'exclure, la ruche ne produira plus de miel » . Déjà à Koutiala, la section devra être remembrée à plus de 50 %.
S. Y. D.
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INSALUBRITE
Les ordures envahissent Kalabancoro
La gestion des ordures qui ont fini d'envahir le quartier divise les populations et la mairie. Les premières pensent que la seconde ne fait pas assez dans la lutte contre l'insalubrité.
A Kalabancoro, le minimum de règles d'hygiènes et d'assainissement n'est pas respecté par les autorités municipales qui se soucient peu de la santé de la population.
Au moment où des ONG et institution de santé nouent des partenariats avec les collectivités décentralisées dans la lutte contre le palu en distribuant moustiquaires, médicaments… les élus de Kalabancoro en sont à dormir sur leurs lauriers.
Aucune action de propreté n'est entreprise pour un cadre de vie agréable. Conséquence : l'insalubrité prend une ampleur considérable. Tout est saleté, monticules d'ordures avec son lot de restes d'animaux, odeurs nauséabondes.
Le moindre espace est transformé en dépotoir d'ordures. Les alentours du marché, du cimetière ne sont épargnés. Les ordures surplombent la clôture de l'école publique « Mamadou Kounta » puis terminent leurs courses dans les salles de classes.
« Ni la mairie, ni la direction ne se soucie de notre santé. C'est pourquoi ils acceptent que les gens déversent des ordures devant notre établissement » , dit Oumar Keita élève. Le Centre de santé communautaire contigu non clôturé n'est pas en reste. « Les sachets de plastiques, les cartons, les os d'animaux sont ramassés chaque jour par notre gardien » , témoigne un personnel du centre de santé.
« Devant le préjudice causé, la commission a adressé une correspondance au maire lui demandant d'évacuer les ordures. Le maire est resté sourd à notre appel » , déplore-t-il.
En plus des rues et ruelles, les quelques caniveaux destinés à l'écoulement d'eaux sont bouchés par les populations qui s'en servent comme dépotoirs d'ordures ménagères. « Nous payons les taxes et la mairie ne se soucie pas de l'enlèvement des ordures. Nous ne savons pas où déverser, c'est pourquoi on a transformé les caniveaux en dépotoirs » , confesse une vendeuse prise la main dans le sac.
« Nous tenons la mairie responsable de cette situation qui perdure » , martèle un responsable de la jeunesse. Selon lui, le seul souci des responsables de la commune est de faire leurs poches.
Amadou Sidibé
Du vent !
En dépit de la protestation des élèves du lycée Assitan Diaby et ceux de l'école technique privée « Esgaf » qui ont marché sur la mairie de la Commune IV la semaine dernière, les monticules d'ordures sont toujours présents. Pourtant, le maire Guindo s'était engagé à trouver une solution aux revendications des élèves pour au plus tard dimanche dernier.
A. S.
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