Après la parution de notre dossier hebdomadaire du vendredi, consacré la semaine dernière au syndicalisme, Hamadoun Amion Guindo secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et ex-membre du BEN de l'UNTM s'insurge contre des témoignages de Tibou Telly, secrétaire général adjoint de l'UNTM sur le rôle joué par la centrale syndicale dans l'avènement du 26 mars. Entre autres révélations, il affirme que M. Telly a voté contre la résolution qui exigeait l'ouverture politique.
« Ceux qui ont pris part au mouvement démocratique et à l'avènement du 26 mars 1991 ne sont pas heureusement tous morts encore. Nul n'a le droit de falsifier l'histoire. Tibou Telly n'a intégré le comité exécutif de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) qu'au congrès de décembre 1992 comme secrétaire administratif en même temps que Siaka Diakité qui était son adjoint. A ce titre, il ne peut pas savoir ce qui s'est passé exactement pendant les événements de 1991 qui ont précipité la chutte du regime du général Moussa Traoré.
L'UNTM avait déposé un cahier de doléances en 18 points sur la table du gouvernement en novembre 1989. Des doléances qui furent ramenées par la suite à 8 points. La non-satisfatction de ces révendications donna lieu au conseil central extraordinaire de 1990. Tibou est venu à ce conseil avec la délégation de l'Union locale de Tombouctou dont il était le sécretaire général adjoint. C'est là où a été prise la résolution sur le pluralisme politique et l'ouverture démocratique au Mali.
Au moment du vote de cette résolution, mon camarade Telly et un autre de Diré furent de ceux qui ont quitté la salle refusant de voter puisqu'ils avaient pris des engagements avec les représentants locaux de l'ex-parti Etat UDPM tels que Nock Ag Athia. D'autres, comme Hawoye Baby, qui n'étaient pas d'accord avec nous en raison de leurs liens supposés étroits avec la famille de Moussa Traoré, ont été clairs en disant qu'ils allaient voter contre. Mme Baby est malgré tout restée dans la salle pour accomplir son droit de vote. La résolution est néanmoins passée à une majorité écrasante.
Les rédacteurs de la résolution étaient Ousmane Niaré (paix à son âme) et Aly Niang rapporteur. La décision d'aller en grève illimitée a été prise le vendredi noir, le 23 mars 1991. Ce jour-là, un compte-rendu venait d'être fait par Hawoye Baby du BEN UNTM sur le carnage avec son cortège de cadavres et de blessés à l'hôpital Gabriel Touré. La Bourse était pleine de monde et l'on a dit qu'on n'avait plus le choix et qu'il fallait déposer un préavis de grève illimitée jusqu'au départ du général Moussa Traoré. Abdrahamane Baba Touré (paix à son âme), président de l'Adéma association, a pleuré à chaudes larmes en disant que c'est aujourd'hui qu'il se reconnaît dans l'UNTM.
La décision n'a pas été imposée par le secrétaire général de l'UNTM Bakary Karambé, mais démocratiquement adoptée en réunion extraordinaire du BEN-UNTM. Je puis dire que beaucoup de gens parlent du 26 mars et du mouvement démocratiquement sans les avoirs vécus. Même à l'UNTM, 70 % des membres du BEN n'étaient pas associés à cette affaire. Ils ont pris le train en marche. »
TIMBO AWA TRAORE, « EX-MAMAN ADEMA » DE KOUTIALA
« Je suis heureuse de mon exclusion de l'Adéma/PASJ »
Accusée par le comité exécutif de l'Adéma/PASJ de « rouler » pour Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Timbo Awa Traoré, l'un des membres fondateurs de l'Adéma de Koutiala, a été exclue du parti lors de sa dernière conférence nationale. Pour l'intéressée qui dit avoir enfanté l'Adéma, cette décision est sans effet ou au contraire l'arrange.
La décision de la conférence nationale de l'Adéma d'exclure de ses rangs à Koutiala, Mme Timbo Awa Traoré et trois autres camarades a jeté l'émoi dans les rangs des militants du Parti africain pour la solidarité et la justice. Irréfléchie, injuste, regrettable : les qualificatifs ne manquent pas au sein de l'opinion locale pour dénoncer l'exclusion arbitraire de celle qui se faisait appeler là-bas « Maman Adéma ».
Battante, dotée d'une capacité de mobilisation hors pair , cette dame s'est donnée âme et corps à l'association et ensuite au parti Adéma dans la Capitale de l'Or blanc avant d'être mise à la touche le 26 février dernier. « Je ne regrette pas mon exclusion. Ça ne m'a rien fait. Je n'ai rien contre qui que ce soit » , explique-t-elle avant de narrer les premiers pas du parti à Koutiala qu'elle considère comme son « enfant » .
« L'Adéma association a vu le jour dans notre famille. J'ai distribué les cartes de membres en faisant le porte en porte. Nous sommes à la base du parti Adéma ici. Le salaire de mon mari était divisé en trois parties : 2 pour la famille et une pour le parti. S'il y a aujourd'hui de nouveaux propriétaires, je ne peux que leur souhaiter bonne chance » , témoigne-t-elle. « Aujourd'hui , poursuit-elle, c'est l'Adéma qui me doit quelque chose. Sinon pas moi. J'ai tout donné à ce parti et je continue à débourser pour ce parti. Heureusement que, maintenant, les gens comprennent les réalités et savent faire la part des choses » .
« SBM doit être soutenu »
L'Adéma doit son succès électoral aux législatives de 1997 à la capacité de mobilisation exceptionnelle de cette dame qui n'était pourtant que la représentante des femmes à la section. Son seul tort est d'avoir conduit une armada de militants au meeting de l'Asma de Soumeylou Boubèye. Selon elle, « si Boubèye avait démissionné du parti en 2002 après son échec aux primaires, l'Adéma allait être enterré définitivement. Mais il a su garder son calme. Il a prôné le rassemblement et il est resté solidaire. Membre fondateur du parti, il mérite d'être soutenu » , argue-t-elle avant d'ajouter, « je n'ai rien contre ATT. Peut-être, nous avons des divergences de vues et cela est normal en démocratie. Il faut reconnaître que les Maliens souffrent aujourd'hui à cause du système et de la gestion du pays par lui » .
Rappelons que les trois autres camarades exclus Vamara Coulibaly, secrétaire aux sports, Issa Diarra, secrétaire à la communication, Assama Poudiougou, représentant de la jeunesse à la section, sont tous des membres fondateurs de l'Adéma de Koutiala.
Sidiki Y. Dembélé
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EAU ET ASSAINSSEMENT
Portes ouvertes sur le Crepa
Malgré des difficultés de divers ordres, les activités réalisées par le Centre régional pour l'eau potable et l'assainissement à faible coût (Crepa) sont satisfaisantes dans l'ensemble. C'est du moins, la conviction des responsables du Centre.
Créé dans le cadre de la Décennie internationale pour l'eau potable et l'assainissement, le Crepa, a organisé samedi dernier une journée portes ouvertes sur ses réalisations, contraintes et perspectives.
A l'issue de la journée, il ressort que l'année 2006 a été marquée par la finalisation des latrines non achevées en 2005, la réalisation de 17 nouvelles latrines Ecosan à Fana, Bamako et Tabakoto, l'identification de nouveaux bénéficiaires… De plus, la journée a consacré le point de départ de la nouvelle phase (V) 2006-2010 du réseau Crepa dont la planification a eu lieu en 2005.
Les populations défavorisées sont les premières cibles du programme qui reste intégrateur, c'est-à-dire, prenant en compte en même temps les aspects eau, hygiène et assainissement. Les approches centrées sur le ménage, l'accès des pauvres aux services de base, le renforcement des capacités des acteurs locaux constituent les éléments clés du programme.
Dans la mise en œuvre des activités de l'année, de nombreuses contraintes liées à la faible mobilisation des communautés, la faible présence des partenaires financiers dans certaines zones, l'insuffisance du montant alloué pour certaines activités… ont été identifiées.
Néanmoins, de façon générale, à en croire les responsables du programme, les activités planifiées ont été exécutées ou sont en cours de l'être. Pour combler les insuffisances, assure-t-on, de nouvelles stratégies seront prises en 2007 pour combler le retard accusé.
En perspectives, le Crepa entend mettre l'accent sur la formation des enseignants, élèves et clubs de santé en hygiène, assainissement, eau potable et la dotation des écoles de Fana en ouvrages d'assainissement : jarres, poubelles, la réalisation de lavoirs puisards, etc.
Mohamed Daou
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JACQUES CHIRAC ET L'AFRIQUE
Entre amitié et paternalisme
Le 11 mars 2007, la France a tourné une page de son histoire politique. En effet, ce jour-là, le président Jacques Chirac a décidé de ne pas jouir de son droit constitutionnel de briguer un 3e mandat après douze ans à la tête de l'Etat français. Une décision qui n'est pas sans incidence sur l'Afrique. Ami des chefs d'Etat africains, Chirac s'est aussi révélé un grand avocat de la cause de l'Afrique auprès des pays riches. Un engagement qu'il faut toutefois relativiser.
« J'aime et je respecte l'Afrique... La France aime l'Afrique et se sent liée avec elle par les engagements de la fraternité, de l'histoire et du cœur » , disait Jacques Chirac lors du dernier Sommet Afrique-France tenu les 15 et 16 février 2007 à Cannes. Le président Chirac aime l'Afrique parce qu'il s'est finalement habitué à « ses bruits et ses odeurs » .
« L'Afrique, ce sont des crises, des blessures au flanc du monde, dont la communauté internationale ne peut détourner les yeux car, aujourd'hui, les désordres régionaux ont souvent des répercussions planétaires » , a déclaré M. Chirac devant les représentants de 48 Etats africains réunis à Cannes. C'était aussi en présence de la chancelière allemande, Angela Merkel, à qui il a demandé de « maintenir l'Afrique au cœur du prochain sommet du G8 en Allemagne » .
A l'occasion de son dernier Sommet Afrique-France, le président français a lancé un appel pour que, à l'heure de la mondialisation et de la globalisation, la communauté internationale « relève le défi du développement pour venir en aide à l'Afrique » . Il l'a aussi mis en garde contre « la facilité du court terme et les égoïsmes qui feraient que l'Afrique, avec ses immenses ressources naturelles, risque d'être une nouvelle fois, mise au pillage » .
Voix de l'Afrique
Loin de toute démagogie politique, force est de reconnaître que Chirac a été un grand avocat de l'Afrique dans les fora comme le G8. Il a beaucoup pesé dans l'annulation d'une grande partie de la dette de nombreux Etats dont le Mali et dans l'implication des pays riches dans la lutte contre des fléaux comme le paludisme, la tuberculose, le VIH/Sida, la pauvreté… Le président français a été, cette dernière décennie, la voix de l'Afrique dans toutes les rencontres internationales.
Ces dernières années, Jacques Chirac s'est présenté à ses pairs des pays du Nord comme un ardent défenseur des intérêts économiques des Etats africains. « Il est temps que les pays riches cessent de subventionner leurs producteurs au détriment de ceux du Sahel qui ont là leur unique source de revenu » , n'a-t-il cessé de marteler joignant ainsi sa voix à celles des pays comme le Mali qui se battent pour sauver les filières coton. Une filière vitale pour leurs économies.
Il est vain de vouloir combattre la pauvreté en Afrique tant qu'on ne crée pas les conditions de l'insertion du continent dans les échanges internationaux. Tout comme des mesures s'imposent pour que ces échanges se fassent dans le respect de l'équité. Cela a aussi été un combat dans lequel l'Afrique a bénéficié du soutien de la France de Chirac.
Malgré son amitié avec une grande partie des dirigeants du continent, il ne manquait pas également de fustiger le « pillage » des réserves minérales du continent, tout en saluant au passage l'émergence d'une société civile africaine qui demande davantage de transparence dans l'exploitation des ressources.
Augmentation de l'aide publique au développement, mobilisation de la diplomatie française dans les instances internationales (G8) et association croissante de l'Union européenne en faveur de l'Afrique ont, entre autres, été les axes majeurs du soutien de Chirac aux pays africains.
Paradoxe d'une amitié
« J'ai tissé, de longue date, des liens personnels avec beaucoup d'entre vous et, vous le savez, j'aime et je respecte l'Afrique » , a déclaré Chirac devant ses pairs du continent lors du dernier Sommet Afrique-France. Le paradoxe, c'est que bien qu'il se dise l'ami de l'Afrique, Chirac n'a pas su inverser les relations franco-africaines dans le sens souhaité par les peuples d'Afrique.
Les nouvelles générations, attachées aux principes démocratiques de la gestion du pouvoir, ne peuvent plus tolérer le soutien de Paris à des régimes politiques contestés comme au Tchad, au Congo-Brazzaville… Pour elles, ces interventions symbolisent le traditionnel « paternalisme » qui a toujours caractérisé les relations franco-africaines depuis la colonisation.
Pour de nombreux observateurs, Chirac, dans son rôle d'avocat, a beaucoup plus privilégié ses amitiés personnelles avec le fameux « cartel » des chefs d'Etats africains au détriment des vraies aspirations des peuples, notamment de la jeunesse africaine. Devant un parterre de 48 dirigeants africains (32 chefs d'Etat étaient présents physiquement, les autres avaient envoyé des représentants), Chirac a souligné la nécessité « de respecter un calendrier démocratique et d'observer la régularité des élections parce que les crises prennent souvent naissance dans des scrutins discutables qui entachent la légitimité » .
Même si cela découle d'une certaine évolution de la vision de celui qui disait, dans les années 1980, que « la démocratie est un luxe pour l'Afrique » , on peut regretter que cela ne soit pas traduite en actions concrètes de soutien à la démocratie. La France a toujours complaisamment assisté aux modifications constitutionnelles qui ont maintenu au pouvoir des despotes africains comme Bongo, Compaoré, Deby… Pis, elle a même combattu des régimes démocratiquement élus comme celui d'Alpha Oumar Konaré dont le seul « crime » a été de n'avoir pas répondu à la convocation de Chirac à Dakar.
Aujourd'hui, Chirac part avec l'intime conviction qu'une « Afrique nouvelle est en marche » et qu'il a politiquement et économiquement contribué à cette renaissance africaine. Chirac l'Africain va bientôt s'éclipser de la vie politique active en promettant aux Africains que, « là où je serai, je ne vous abandonnerai pas » . Une promesse dont la tenue dépend en partie de la vision africaine de son successeur.
Moussa Bolly
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ELIMINATOIRES CAN « GHANA 2008 »
Jodar dévoile la liste des joueurs devant affronter le Bénin
Le sélectionneur national des Aigles du Mali, Jean-François Jodar, a animé une conférence de presse sur la préparation du match Mali-Benin au Stade du 26-Mars. C'était hier au siège de la Fédération malienne de football (Malifoot). Le technicien a profité de l'occasion pour publier la liste des joueurs retenus pour la rencontre du dimanche 25 mars.
Il n'y a pas de surprise sur la liste des joueurs pour le match Mali-Bénin dévoilée au cours de la conférence de presse de mardi dernier par Jean-François Jodar. Ce sont des joueurs qui ont joué ces derniers temps avec la sélection nationale qu'on retrouve sur cette liste. Sauf que, aux côtés des ténors comme Djilla, Frédéric Kanouté, Seydou Kéita… on retrouvera de jeunes joueurs comme Modibo Maïga (Le Mans), Makan Dembélé (Raja), Abdou Traoré (Bordeaux), Oumar Sissoko (Metz), Boubacar Coulibaly (Wac), Sidi Yaya Kéita (Lens) et Souleymane Kéita (Algérie).
Tous les joueurs convoqués doivent être à Bamako, selon le sélectionneur national, au plus tard le 20 mars 2007, c'est-à-dire mardi prochain. Les premiers joueurs sont attendus dès le lundi. Pour M. Jodar, « le match va être difficile à jouer. Il faut que nous ayons ces 3 points. Nous avons des joueurs sur qui nous pouvons nous appuyer » .
Le technicien français n'a rien à reprocher à sa sélection. « Avec ces joueurs, j'ai fait des matches performants contre le Togo, la Sierra Leone et la Lituanie. Je ne vais pas changer ces joueurs pour le simple plaisir de le faire. Le gros problème de l'équipe est toujours la stabilité défensive. Mais, même à ce niveau, on est en progression » , a commenté M. Jodar.
Quant à Mory Goïta, présent à la conférence de presse, il pense que l'entame du match sera certainement différente de la fin du match. De toutes les façons, c'est au technicien de trouver la bonne formule pour permettre à ses poulains de faire une sortie victorieuse à Bamako, ajoutera-t-il. Cela est indispensable si les Aigles veulent se maintenir en tête de leur groupe et se qualifier pour « Ghana 2008 » .
Sidiki Doumbia
( stagiaire )
Listes des joueurs retenus
Mahamadou Sidibé, Soumbeïla Diakité, Souleymane Diamouténé, Fousséni Diawara, Adama Coulibaly, Cédric Kanté, Adama Tamboura, Djimy Traoré, Mamadou Diarra, Mohamed Lamine Sissoko, Idrissa Diakité, Seydou Kéita, Soumaïla Coulibaly, Lassana Touré, Frédéric Oumar Kanouté, Mamadou Diallo, Mamadi Sidibé, Dramane Traoré, Modibo Maïga, Makan Dembélé, Abdou Traoré, Oumar Sissoko, Boubacar Coulibaly, Sidi Yaya Keita et Souleymane Kéita.
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CONSERVATOIRE DES ARTS ET METIERS
Le master fait son entrée au Balla Fasseké
A partir du 7 mai prochain sera dispensée au Conservatoire des arts et métiers multimédias, une formation de 18 mois des opérateurs culturels dénommée master en actions artistiques et culturelles (MAAC). La formation sera sanctionnée par le diplôme d'ingénieur en actions artistiques et culturelles (Diac) l'équivalent d'un DESS.
L'insuffisance ou le manque de formations adéquates des opérateurs culturels au Mali sera désormais un vieux souvenir. Le Conservatoire des arts et métiers multimédias Balla Fasseké Kouyaté et l'Université Paris VIII de Saint-Denis (France) ont décidé d'unir leurs efforts dans la construction d'une formation dans le champ du développement artistique et culturel.
L'annonce a été faite le lundi 12 mars par Ismaël Maïga, professeur à l'Université Paris VIII en présence du directeur du conservatoire, Abdoulaye Konaté. Ce programme d'enseignement, prévu sur 18 mois de formation, comportera des enseignements théoriques et une formation pratique. Il sera sanctionné par un diplôme d'ingénieur en actions artistiques et culturelles (Diac). Un diplôme universitaire spécifique qui correspond au niveau DESS (bac + 5). Le détenteur du diplôme, selon le conférencier, sera doté d'une expertise dans la gestion et dans la conception de tous les secteurs touchant au développement artistique et culturel.
L'objectif visé par la formation de troisième cycle aux dires du Pr. est de donner aux étudiants, particulièrement sensibilisés au monde artistique, culturel et touristique, la possibilité de se forger une compétence reconnue dans la direction et/ou la coordination de projets, en particulier ceux à dimension nationale (autour de la décentralisation) et internationale (africaine, internationale) ; de mettre en place des projets originaux qui propulseront les productions locales vers une économie mondiale intégrée ; de soutenir la conception, la gestion, la promotion et diffusion des productions… « Ce type de formation est une première dans le monde francophone » , a affirmé le conférencier.
La formation est destinée aux étudiants titulaires d'une licence. Seront aussi acceptés, les étudiants titulaires des diplômes : DEUG, BTS, DUT, DUTS. Les sortants de l'Ina, de l'Ecica pourront aussi être admis à ce diplôme avec 5 années d'expériences professionnelles. « Notre objectif consiste à former des cadres supérieurs en ingénierie artistique et culturelle susceptibles d'apporter de la pensée, la maîtrise de savoir-faire du développement socioculturel » , a-t-il dit.
Amadou Sidibé
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