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2007

Mois de mai

Les Echos du 28 mai 2007

IL FAUT LE DIRE

Bouée de sauvetage

De tous les pouvoirs qui contribuent normalement à l'enracinement de la démocratie et de l'Etat de droit, seule la presse continue aujourd'hui encore de jouer pleinement son rôle. Malgré la multiplication des tentatives visant à la banaliser, elle reste, pour le peuple, la dernière bouée de sauvetage face au naufrage collectif des garde-fous traditionnels de l'Etat de droit.

En dépit de couacs çà ou là, “le quatrième pouvoir” reste collé au peuple. Car pour être informé, voire soulagé, celui-ci n'a que la presse. C'est à travers elle qu'il est au courant des injustices, des détournements, de l'impunité qui ont été érigés en mode de gouvernance.

De nos jours, au Mali, la mission de service public n'existe plus que pour ceux qui y croient. L'administration publique est devenue un espace où chacun des protagonistes, plutôt que de servir les masses populaires, transforme sa parcelle de pouvoir en moyen d'enrichissement personnel sur le dos du contribuable. Même pour le moindre acte gratuit, il faut “payer cash” au vu et au su de tous.

La justice ? N'en parlons même pas ! Sinon qui peut jurer que les jugements sont dans tous les cas rendus au nom du peuple souverain du Mali ? Qui a dit que “le juge est indépendant de tout sauf de l'argent sale” ? Hatè !

Où est la société civile malienne ? Happée ? Toujours est-il qu'elle aussi assiste impuissante aux dérives, bouche bée. Les syndicats, qui ont joué un rôle capital dans l'avènement de la démocratie, n'ont plus leurs ressorts. Voilà pourquoi ils sont obligés d'avaler toutes sortes de couleuvres du genre “dialogue social” ou autre slogan de démission.

L'idéal, pour les fossoyeurs de la démocratie et de l'Etat de droit, aurait été de faire rentrer la presse dans les rangs. Mais ni les menaces, ni les intimidations ou encore les agressions n'ont permis d'atteindre ce résultat machiavélique. Que tous abdiquent donc ! La presse, forte du soutien populaire et de la noblesse de sa mission, s'érigera toujours en sentinelle de l'Etat de droit.

A. M. T.

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AUTOUR D'UN “ARRET SANS APPEL”

La Cour “saborde” ATT

Le général-président a donc finalement été proclamé, dès le 1er tour des élections du 29 avril 2007. Tel est le verdict de la Cour constitutionnelle. Arrêt n°07-175/CC-EP du 12 mai 2007. Au bout du compte, la Cour a littéralement « crotté » le « takokélen ». Elle a plutôt enfoncé le général président. Au point d'en faire un indéniable mal élu. Elle a préféré « laver le caca avec de l'urine ». Ou l'inverse est « sans appel ni recours ». C'est du propre…

Plus que de simples anecdotes, trois événements ont constitué autant d'éclairages sur le « sérieux » du travail des neuf sages.

D'abord, ces indignes flottements pour l'ouverture de la session. Annoncée pour 17 h par un communiqué de la Cour elle-même, elle ne fut effective qu'après 19 h. Maintes interrogations supputations s'en suivirent. Quelles négociations de dernière minute se trouvaient alors engagées ? Etaient-elles internes aux « sages » ? Se menaient-elles avec un certain extérieur ? Beaucoup d'observateurs n'ont pas pu s'empêcher de se rappeler que la commission nationale de centralisation des résultats était déjà connectée à la présidence de la République. Quels derniers litiges restaient-ils à trancher pour conclure au « takokélen » ?

Ensuite, les propos du président « concernant Oumar Boubèye Maïga » qui lui ont valu de faire couper la parole par tous ses honorables pairs. Dressés comme un seul homme pour sauvegarder quel secret ? Et combien d'autres non-dits enfouis dans leurs cœurs et leurs sacoches ?

Enfin, cette inimitable et désespérante « perle » du président de la Cour « le général ATT est déclaré élu ; il sera investi le 8 juin 2007, conformément à l'article 37 de la Constitution ». Réélu et ré-investi le 8 juin, telle était sûrement la programmation de la machine ATT. Par contre, l'authentique article 37 de notre Constitution stipule que le président élu est « investi 15 jours après la proclamation définitive des résultats ». Constitutionnellement donc le 27 mai. Entre cette date et le 8 juin, quelle sera la position légale et légitime du général ATT ? Président intérimaire ?

Le mieux est l'ennemi du bien

Les résultats, laborieusement concoctés par l'administration territoriale ont été visiblement améliorés par nos « sages ». Le clan et ATT peuvent savourer leur « takokélen ». Un éventuel 2e tour n'avait jamais été envisagé. Même pas budgétisé, assurent certains commentaires.

Mais quel goût amer, cette victoire du 29 avril ! Comme celle que jadis (280 ans avant Jésus-Christ) un certain roi Pyrrhus remportait à Héraclès, dans la Grèce antique. Le genre de victoires aux lendemains tristes et destructeurs de certaines images d'Epinal.

L'image de républicain et de chevalier servant de la démocratie dont se trouvait affublé le général s'était passablement ébréchée avant même l'arrêt de la Cour. Notamment des moyens illégaux, des méthodes illégitimes mobilisés pour son « takokélen ». Les actes de félonie de hauts responsables de l'Etat qui, au lieu de la loyauté due à notre peuple, ont choisi de se vendre au service exclusif des intérêts particuliers du président-candidat ont été encouragés. A quoi se sont ajoutés les tripatouillages des chiffres. Les jalons étaient ainsi posés pour un verdict « sans recours ni appel ». La démission courageuse du ministre Nankoman Kéita, pour ne pas cautionner l'abjection, d'un véritable « coup d'Etat électoral » a sonné le glas des dernières illusions.

Du caca pour déterger l'urine

Il était attendu de la Cour qu'elle dise le droit quant à l'annulation des élections du 29 avril 2007. Pour des raisons évidentes et avérées : circulation des bulletins de vote dans des localités avant le jour du vote et en dehors des bureaux. Le jour du scrutin, passage du nombre d'électeur de 6 400 000 à 6 800 000 entre l'ouverture et la clôture des opérations de vote, entre autres incongruités.

Comme pour ne prendre quelque risque que ce soit de sortir du schéma du « takokélen », la Cour a choisi de s'en remettre aux appréciations de « mémorants » qui n'étaient pas concernés par les requêtes en annulation des élections. A ceux-ci, la Cour constitutionnelle a soumis lesdites requêtes pour des analyses et commentaires qu'elle a tout simplement reconduits.

« Inopérant ! » tel fut le sempiternel refrain. Par contre, les observations des « avocats » d'ATT ont été tenues secrètes (top secret d'Etat ?) pour les défenseurs des candidats membre du FDR. Deux poids deux mesures ? Déni de justice ? Refus de dire le droit ? Et plein d'autres interrogations que notre peuple continuera, longtemps encore, de poser.

Au bout du compte, la Cour a littéralement « crotté » le « takokélen ». Elle a plutôt enfoncé le général président. Au point d'en faire un indéniable mal élu. Elle a préféré « laver le caca avec de l'urine ». Ou l'inverse est « sans appel ni recours ». C'est du propre…

Ibrahima Khaliloullah

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AN XVI DE L'ADEMA-PASJ

L'Abeille veut conquérir la majorité à l'AN

L'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la justice et la solidarité (Adéma/PASJ) a bouclé ses 16 ans d'existence vendredi dernier. Pour commémorer cet anniversaire, les membres du comité exécutif étaient face à la presse au siège du parti. Pour Dioncouda Traoré son président, le parti de l'Abeille a gagné en maturité et compte obtenir une majorité des sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives de juillet .

Au cours de la conférence de presse, les responsables de l'Adéma n'ont pas caché leurs ambitions pour les élections législatives. A défaut d'une majorité absolue, l'Adéma veut avoir une majorité relative à l'Assemblée nationale. Le parti, pour ce faire, a élaboré un document intitulé « la stratégie électorale de l'Adéma aux élections législatives de 2007 » .

Selon Dioncounda le parti ira, en plus de ses listes propres, en listes communes avec les partis membres de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), la mouvance présidentielle. Il ajoutera que malgré les déchirures qu'elle a connues, l'Adéma demeure un grand parti avec 35 % de l'électorat malien. Mettant les crises qui ont abouti aux déchirures et à la création du Miria, du RPM, de l'URD et de Convergence-2007 au compte d'une recherche d'identité et non d'un rejet du projet de société de l'Adéma, Dioncounda Traoré a indiqué que le vœu de son parti est d'avoir une majorité relative à défaut d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale à l'issue des élections de juillet prochain.

L'Adéma a 103 candidats sur listes propres qui restent encore à valider par la Cour constitutionnelle. Sur le chapitre des relations inter partis politiques, le président de l'Adéma a dit que l'Abeille allait continuer à œuvrer à la réconciliation, voire à la reconstruction de l'Adéma originelle.

Mais, pour l'heure, elle veut instaurer une discipline en son sein. Ainsi a déclaré le président du PASJ, le parti va désormais sévir « avec discernement » contre ceux qui manqueraient aux règles. Selon Dioncounda Traoré, ce sera une des priorités pour les cinq ans à venir afin de consolider le parti. « Nous avons décidé de mettre de l'ordre dans le parti » , a-t-il indiqué en insistant encore que l'indiscipline au sein du PASJ ne serait plus tolérée.

Haro sur la corruption, l'injustice…

Abordant la question de la publication du document bilan des 10 ans de gestion du pouvoir, Dioncounda Traoré, qui était, pour la circonstance, entouré des membres du comité exécutif, a fait comprendre que ce document était toujours à la phase de correction. A l'en croire, ce sont des contrevérités et inexactitudes, que contiendraient le document et dont les corrections sont nécessaires, qui font qu'il n'a pas encore vu le jour.

Et à Dioncounda d'ajouter que « le document sera tout de même publié » . Mais la réalité pourrait plutôt être que la publication du document bilan de l'Adéma n'était pas du goût de la plupart des membres du CE qui avaient opté pour un soutien au candidat indépendant ATT. La publication d'un bilan des 10 ans de pouvoir de l'Adéma dans de telles conditions et à l'orée de l'élection présidentielle serait incompréhensible pour le candidat ATT et mal vue de la part des membres du CE.

Evoquant les 10 ans de gestion du pouvoir, le président du PASJ reconnaît que l'Abeille n'avait pas tout réussi en tant que parti politique au pouvoir.  « Mais on ne nous a pas laissé travailler » , ajoutera-t-il, faisant allusion au travail de sape avec les violences du défunt Collectif des partis politiques de l'opposition (Coppo).

Expliquant les motifs du soutien apporté par l'Adéma au candidat ATT, il a estimé que c'est une des stratégies du parti de conquérir le pouvoir. Mais à en croire Dioncounda, ce soutien est sans contrepartie  « Il, (Ndlr : ATT), ne nous a rien promis et demandé et nous ne lui avons rien demandé » .

Au plan social, le président de l'Adéma trouve que la corruption, une bonne justice, une administration performante sont des défis à relever.

Denis Koné

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BIM-SA

Une croissance historique

Avec un total bilan passé de 98 milliards de F CFA en 2005 à 131 milliards de F CFA en décembre 2006, soit une croissance de près de 35 %, la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA) vient de réaliser le meilleur exercice de toute son histoire. Et le conseil d'administration, à l'issue de sa 23e session jeudi dernier, n'a pas manqué de fêter un tel succès.

La Banque internationale pour le Mali (BIM-SA) se porte bien, très bien même. Le commentaire du jeune PDG de cet établissement financier, Mamadou Igor Diarra, à la 23e session du conseil d'administration, traduit la bonne santé financière de cette banque mal en point il y a moins d'une année.

En effet, si l'on s'en tient aux états financiers présentés aux administrateurs, le total bilan est passé de 98 milliards au 31 décembre 2005 à 131 milliards de F CFA au 31 décembre 2006, soit une croissance d'environ 35 %. « Nous avons dépassé toutes les prévisions en matière de collecte des ressources et de distribution de crédits dont les niveaux satisfaisants au 31 décembre 2006 se situent à 120 milliards de F CFA et 88 milliards de F CFA contre respectivement 90 milliards et 60 milliards de F CFA au 31 décembre 2005 » , a exposé le PDG de la banque M. Diarra avant d'ajouter que « notre réseau de points de vente est passé de 15 à 49, soit une progression de plus de 30 points, replaçant notre établissement dans le peloton de tête des banques de notre place » .

Et pour compléter la liste des bonnes nouvelles, la banque a pu piloter avec satisfaction le plus grand chantier de son existence en réalisant avec succès la migration informatique vers un logiciel bancaire de la dernière génération. Le président du conseil d'administration a résumé ce succès par deux mots clés : croissance et rentabilité. « Croissance des dépôts consécutive au dynamisme de nos équipes, croissance des crédits due au professionnalisme dont nos commerciaux et analystes ont su faire montre et aussi croissance des créances recouvrées qui ont dépassé plus de 4 milliards de F CFA. Les performances sont plus éloquentes, de la situation déficitaire en 2005, le résultat net après provisions et impôts s'établit en fin 2006 à 2 milliards 643 millions de F CFA, soit un des meilleurs rendements des fonds propres de notre sous-région » .

Rayonner davantage

Aux dires de M. Diarra, cette réussite est due aux 200 collaborateurs de la BIM-SA, à l'œuvre dans toutes les agences et au siège qui se sont courageusement sacrifiés pour relever tous ces défis.

Cependant, ajoutera-t-il, ce succès ne doit pas être un motif de relâchement des réformes énergiques entreprises mais plutôt doivent être un facteur d'encouragement, car la banque peut encore rayonner davantage.

Pour y parvenir, l'établissement a reçu l'aval de son syndicat qui a promis de redoubler d'efforts. Son secrétaire général, Baba Sidibé, a salué les efforts soutenus de la direction pour une politique valorisante des ressources humaines avec la prise en compte des préoccupations essentielles des travailleurs : l'assainissement du climat social, la prise en charge de la police d'assurance-maladie, la reprise de la formation du personnel, la promotion interne, la modernisation de l'outil de travail, etc.

Ousseyni Guindo a, au nom des administrateurs, félicité la direction et les travailleurs pour les résultats obtenus et les ont exhortés à poursuivre les efforts en vue de parachever le redressement de l'établissement.

Pour les perspectives, la BIM-SA compte poursuivre son agenda 2007, qui intègre la formation et le renforcement de la capacité des ressources humaines, la finalisation des procédures administratives et comptables consécutive à la réorganisation, la consolidation des acquis doublée d'une nécessité de stabiliser le nouveau système d'information.

A noter que les administrateurs ont observé une minute de silence à la mémoire de deux travailleurs Djanfa Coulibaly et Diarra Fanta Coulibaly, décédés au cours de l'exercice dernier.

Sidiki Y. Dembélé

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TOMBOLA

L' INPS offre une villa au n°0029479

L'Institut national de prévoyance sociale (INPS) a fêté ses 50 ans d'existence avec l'organisation d'une tombola. Lors de la cérémonie de tirage au sort vendredi après-midi au CICB, le gros lot, une villa, a été remporté par le ticket n°0029479.

Créé en 1956, l'INPS a célébré en 2006 ses 50 ans au service de la securité sociale. Pour célébrer ce cinquantenaire l'Institut a organisé une tombola. Les lots étaient composés de 50 radios, 20 vélos, 10 TV, 3 réfrigérateurs, 5 motos « Djakarta » et une villa. Il y avait également 400 lots de consolation.

Les tickets n°25908, 39871, 1014, 20934 et 25002 ont gagné les moto. Le gros lot a été remporté par le ticket n°0029479. Le tirage s'est déroulé en présence des membres de la commission tombola, de la commission d'organisation du cinquantenaire, d'un huissier de justice et d'une foule nombreuse.

« L'INPS à l'instar des caisses sœurs de la sous-région a décidé de commémorer ses 50 ans d'existence. La célébration du cinquantenaire est l'occasion de mieux faire connaître les réalisations et les objectifs de l'INPS qui, de nos jours, demeure un instrument important dans la politique de protection sociale de notre pays » , a rappelé la présidente de la commission tombola.

Pour elle, cette Tombola permettra à l'INPS de contribuer à la politique de lutte contre la pauvreté dans la mesure où avec 2000 F CFA, un joueur peut gagner soit une radio, une moto, un poste téléviseur ou une villa.

Construit sur une superficie de 157,08 m2, la villa se trouve en Commune IV du district. Son numéro d'autorisation de construire est 00687/MEATEU/SG du 11 juin 2002.

Selon le président de la commission d'organisation du cinquantenaire, c'est une villa toute faite.

La cérémonie de remise des lots aux gagnants aura lieu le 22 juin prochain dans la cour de l'NPS.

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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YOUSSOUF B. MAIGA, ARBITRE DE BASKET

« Je ferai honneur au Mali et à l'Afrique à Bratislava »

Youssouf B. Maïga, professeur d'éducation physique, meilleur arbitre des deux dernières saisons au Mali, et actuel président de la commission régionale des arbitres marqueurs et chronométreurs de la Fédération malienne de basket-ball (FMBB), est l'un des représentants africains au Championnat du monde juniors féminin prévu du 26 juillet au 5 août 2007 à Bratislava (Slovaquie). Il a été désigné avec l'Ivoirien Farran Julien par la Fédération internationale de basket-ball (Fiba). Notre compatriote nous parle de l'arbitrage malien et se dit fier d'avoir été retenu pour la Coupe du monde juniors . Entretien.

Les Echos : Que retenez-vous de cette saison   ?

Youssouf B. Maïga : A titre personnel, ça s'est bien passé. Malgré quelques difficultés j'ai pu montrer mes qualités. D'ici la clôture, j'espère officier pour prendre d'autres repères et m'affirmer davantage.

Les Echos : Vous serez l'un des deux arbitres africains sélectionnés pour officier au prochain championnat du monde juniors féminin. Quels sont vos sentiments avant cette grande première ?

Y. B. M. : C'est un sentiment de satisfaction. Et je suis fier d'avoir été retenu. A ce titre je partirai avec l'ambition de représenter dignement mon pays et l'Afrique. L'occasion pour moi de remercier la Fédération malienne de basket-ball, mon formateur Ould Youba, de dire aussi merci à Salamatou Maïga dite BB ma tante et à tous ceux qui, de près ou de loin, n'ont ménagé aucun effort pour me permettre d'être à ce niveau.

Les Echos : Quel est le niveau de l'arbitrage malien ?

Y. B. M. : Satisfaisant dans la mesure où les arbitres maliens sont beaucoup sollicités pour officier les compétitions internationales. Il faut que la Fédération s'implique davantage notamment dans le domaine des échanges avec d'autres fédérations. Sinon sur le plan de la connaissance des règles du jeu et autres, il n'y a pas de souci à se faire.

Les Echos : Revenons à vos débuts. Comment êtes-vous venu à l'arbitrage ?

Y. B. M. : Avant, j'étais fan du cinéma. Je rêvais de devenir comédien pour jouer dans les films, mais le destin l'a voulu autrement. Disons qu'on est une famille sportive (rires). Puis voilà tout est parti de là.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

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