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2007

Mois de mai

Les Echos du 24 mai 2007

CONTRE LA CORRUPTION

Un tribunal social en gestation

L'idée de faire juger des corrompus et délinquants financiers par un tribunal où les juges sont des membres de la société civile n'est pas totalement mûre, mais elle est en train de faire son petit bonhomme de chemin.

La corruption et la délinquance financière ont atteint aujourd'hui des dimensions extra larges dans notre pays. Un candidat à l'élection présidentielle du 29 avril 2007, parlant du phénomène, situait son ampleur à un taux de 70 %.

Le tribunal social, dont la création est à l'ordre du jour, est une initiative d'une frange de la société civile. Il serait à l'image du Forum social qui est une tribune pour les alter mondialistes et les pays pauvres pour condamner les pays développés sur leurs politiques et programmes qui leur sont néfastes. Il est vrai que les décisions ne sont pas assorties de sanctions pénales, mais elles ont au moins le mérite d'alerter l'opinion nationale et internationale.

Le tribunal social à vocation symbolique, se veut une sorte de lobbying visant à amener le pouvoir à traquer les délinquants au col blanc. Ceux-ci sont légion dans notre pays. Ils ont même l'astuce d'avoir la sympathie du régime pour échapper aux poursuites judiciaires. A la faveur de la présidentielle du 29 avril, des présidents d'institution comme celui de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) et celui de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (Apcam), qui traînent des casseroles, ont clamé haut et fort leur soutien indéfectible à la candidature du président de la République sortant, Amadou Toumani Touré.

Les structures de contrôle traditionnelles comme la Cellule d'appui aux structures de contrôle de l'administration (Casca), le Contrôle d'Etat et le Vérificateur général (une création récente) ou même le Pôle économique et financier, habilité en l'occurrence à juger les cas de délinquance financière, peinent à faire leur travail.

Faire tache d'huile

Une illustration de l'incapacité de ces structures de contrôle : il y a plus d'un an que le Vérificateur général a déposé et remis au président de la République et au Pôle économique et financier son premier rapport. Le document, qui est le résultat de contrôles de services publics et parapublics, épingle la Sotelma, l'Office du Niger, la douane, le ministère du Plan et des opérateurs économiques d'hydrocarbures. L'incidence financière au préjudice du Trésor public atteint 15 milliards de F CFA.

Du dépôt de ce rapport à ce jour, plus rien, les présumés auteurs de détournement d'argent de l'Etat continuant de se la couler douce.

Dans le temps, des PDG de la Sotelma (Tiémoko Maïga et Samba Sow) ont été accusés de détournement et d'abus de biens sociaux par la Casca. Ils ont été jugés et condamnés à des peines de prison assorties de paiement de dommages et intérêts à l'Etat. En appel, ils ont été blanchis et rétablis dans leurs droits. Ironie du sort : les ex-inculpés se sont retournés contre l'Etat leur employeur et ils ont été dédommagés.

Une situation rocambolesque de détournement d'argent au détriment du Trésor de Sikasso portant sur la remise de chèques sans provision a été démantelée courant 2005. Des opérateurs économiques de Bamako et de Sikasso étaient au centre de l'affaire. Un opérateur économique de la Cité du Kénédougou, fortement mouillé, aurait même pris la clé des champs.

Cette affaire s'est pourtant éteinte d'elle-même sans qu'aucun des présumés coupables ne s'explique sur son forfait devant le Pôle économique qui a l'opportunité de poursuites. La seule explication donnée à cet effet a été que les commerçants débiteurs du Trésor de Sikasso se sont acquittés de leurs dettes sans autre forme de procès. Ces genres d'exemples peuvent être cités à l'infini.

Le tribunal social a tout son sens et pourrait même faire du Mali un exemple et une référence en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière dans le monde.

Abdrahamane Dicko

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DEMANDE SOCIALE

Les défis qui attendent ATT-II

Au regard de l'immensité des défis à relever, le président de la République, qui aborde à partir du 8 juin prochain son 2e et dernier quinquennat, a du pain sur la planche.

Lorsqu'on décide au nom de tout un peuple, la joie de la victoire laisse généralement place aux inquiétudes surtout dans un pays pauvre comme le Mali tant les défis à relever sont immenses. Réélu président de la République à l'issue du scrutin du 29 avril dernier pour un 2e et dernier quinquennat, Amadou Toumani Touré sera officiellement réinvesti dans ses fonctions le 8 juin prochain et sera de nouveau tenu à l'œil par son peuple. Et tous les actes qu'il aura à poser le seront désormais pour le compte de l'Histoire.

Tout porte à croire que le nouveau président de la République aura de la matière et ne chômera pas face aux nombreux défis qui l'attendent. Parmi ceux-ci, il est particulièrement attendu sur la lutte contre la corruption, la bonne répartition des richesses, l'amélioration de la situation scolaire, l'accès à l'eau potable, l'efficacité de l'administration et l'autosuffisance alimentaire.

Dans le domaine de la lutte contre la corruption, le Vérificateur général ne s'est pas trompé en disant au cours d'une émission télévisée que la corruption a pris une ampleur jamais égalée au Mali pendant ces dernières années. Aujourd'hui, il y a un sentiment d'impunité générale. Des responsables des services croient de plus en plus que lorsqu'on est du même bord que le pouvoir, l'on peut détourner les deniers publics sans souci.

A preuve, des centaines de milliards des contribuables maliens ont été dilapidés par des cadres véreux. Sinon comment comprendre la faillite des entreprises du jour au lendemain. L'on peut citer l'Office du Niger. Les contribuables maliens ne veulent plus que cette hémorragie financière continue. Par conséquent, il urge pour le président réélu de trouver une solution à ce problème.

La répartition équitable des richesses de l'Etat demeure également une question épineuse. Dans un pays aussi pauvre que le Mali, comment comprendre qu'au moment où certains de nos compatriotes courent derrière leur quotidien, d'autres achètent de la viande pour leur chien ? Comment comprendre aussi que les effectifs des classes explosent de façon exponentielle ? Des dirigeants, eux, envoient leurs enfants dans les universités les plus prestigieuses du monde ? Le nouveau président doit aussi réduire le fossé qui existe entre les riches et les pauvres en diminuant considérablement l'inégalité sociale qui ne fait que se développer. ATT, qui se dit président de la demande sociale, a tout intérêt à prendre les mesures nécessaires afin qu'il y ait plus de justice dans la cité.

Quelle école pour le Mali ?

L'école malienne est agonisante pour ne pas dire qu'elle est morte car certaines universités étrangères commencent à rejeter les diplômes maliens. Dans un espace concurrentiel comme l'Uémoa quel sort sera réservé à ces milliers de diplômés qui sortent chaque année sans le niveau requis ? Le nouveau chef de l'Etat doit multiplier les infrastructures scolaires comme le campus universitaire, la bibliothèque universitaire et penser à l'extension des structures des établissements secondaires et techniques, et reformer l'école en la plaçant au centre de la question nationale.

Il en est de même pour l'accès à l'eau potable. La situation vécue dans certaines communes du Mali est la preuve palpable que l'accès à cette ressource doit être une priorité. A titre d'exemple : le village de Faladié, situé à 90 km de Bamako dans la Commune de Ntjiba, a fortement souffert de l'insuffisance d'eau à telle enseigne que les populations voudraient s'abstenir de voter à l'élection présidentielle. Cette insuffisance a eu des effets néfastes. La faune et le cheptel en ont payé un lourd tribut.

En plus du problème d'eau potable, le président de la République doit également chercher à améliorer la qualité de notre administration, c'est-à-dire faire de celle-ci une administration au service des citoyens. Ce qui manque cruellement au Mali. En outre, la lenteur, la lourdeur, les dysfonctionnements et le vide juridique dans certains services doivent très rapidement trouver une solution.

L'autre chantier non moins important sur lequel le président Touré est attendu demeure l'autosuffisance alimentaire. Il doit inlassablement œuvrer à ce que les prix des denrées de première nécessité qui connaissent une flambée généralisée actuellement soient à la portée de ses compatriotes.

Le président de la République n'aura accompli sa mission que lorsqu'il apportera des solutions pérennes à ces problèmes avant la fin de son quinquennat. Gagner une élection est une chose mais accomplir la mission pour laquelle on a été élu en est une autre et le jugement de l'Histoire sera sans complaisance.

Mohamed Daou

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ELECTIONS LEGISLATIVES 2007

147 sièges pour 1400 prétendants

1400 candidats repartis sur 535 listes, 125 listes communes entre partis politiques partageant les mêmes affinités ou même faisant ce qu'on appelle des alliances contre nature, 278 listes propres et 132 listes indépendantes, voilà planté le décor en termes de candidatures aux élections législatives de juillet.

Les élections législatives des 1er et 22 juillet prochains ont suscité beaucoup de candidatures chez nos concitoyens. L'élection au Parlement des représentants du peuple est entrée dans une nouvelle phase avec le dépôt de l'ensemble des listes des prétendants à la Cour constitutionnelle depuis le 16 mai dernier.

Ils sont nombreux au départ, plus de 1400 candidats, mais ils seront 147 à l'arrivée, avec un premier filtrage au niveau de la Cour constitutionnelle. Cette juridiction, en effet, aura à se prononcer sur la validité des listes. L'élection des députés à l'Assemblée nationale est régie par la loi n°02-010 du 5 mars 2002 qui fixe, entre autres, les conditions d'éligibilité et du régime des inéligibilités des membres de l'Assemblée nationale, du régime des incompatibilités.

Selon l'article 2 de cette loi, « est éligible comme député à l'Assemblée nationale tout citoyen de l'un ou l'autre sexe ressortissant de la République du Mali, inscrit sur les listes électorales ou justifiant qu'il devrait l'être, âgé de 21 ans accomplis, sous réserve des cas d'inéligibilité et d'incompatibilité prévus par la présente loi » .

Pour ceux qui ne doivent pas être élus député, la loi précise en son article 3 qu'il s'agit des personnes privées de leur droit de vote, c'est-à-dire les prisonniers. En outre sont concernées, les personnes condamnées pour faits de corruption électorale pendant une durée de deux années ; les fonctionnaires auxquels leurs statuts particuliers enlèvent le droit d'éligibilité. Figurent également dans le lot des inéligibles et ne peuvent être élus dans la circonscription dans laquelle ils exercent ou dans laquelle ils ont exercé depuis moins de six mois, les directeurs de banques d'Etat, les inspecteurs des départements ministériels ; les contrôleurs des services publics et contrôleurs financiers ; les représentants de l'Etat dans les régions, cercles, communes et leurs adjoints ; les magistrats de l'ordre judiciaire et de l'ordre administratif ; les greffiers en chef et greffiers remplissant les fonctions de greffier en chef ; les directeurs généraux, directeurs adjoints et agents comptables des sociétés d'Etat et des établissements publics à caractère industriel et commercial ; les trésoriers-payeurs, les percepteurs et chefs de bureau des douanes ; les chefs et directeurs des services publics nommés par décret pris en conseil des ministres les directeurs de centres d'animation pédagogique, les personnels militaires de l'armée et les personnels des services de sécurité en activité, les ambassadeurs et consuls généraux.

La seule voie qui s'offre à ces différents fonctionnaires est la démission de leur poste. En 2002, des listes de candidature avaient été invalidées pour la violation de certaines de ces dispositions. Le cas le plus frappant à été, l'invalidation de la liste Adéma à Ségou. Pour non-démission d'un candidat de l'Adéma qui était membre de la Commission électorale régionale indépendante la liste du PASJ avait été invalidée.

Le second filtrage interviendra au niveau des électeurs qui, à coup sûr, sauront faire le bon choix.

Denis Koné

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Répartition des députés

La loi électorale notamment en son article consacré à la répartition des députés mérite une révision. En effet, selon cet article (1er) en ses 2e et 3e alinéas, la répartition des députés entre les cercles et les communes du district de Bamako est faite sur la base du recensement administratif de 1996 à raison d'un député par fraction de 60 000 habitants. Il est attribué un siège supplémentaire de député pour toute tranche comprise entre 40 000 et 60 000 habitants. Toutefois, les circonscriptions électorales de moins de 40 000 habitants ont droit à un siège de député. Or, de 1996 à nos jours, la population de nos fractions et villes a sensiblement augmenté.

Répartition des députés en 1996

Kayes (322 068) : 5

Baboulabé (162 864) : 3

Diéma (148 642) : 2

Kéniéba (129 261) : 2

Kita (276 486) : 4

Nioro (192 998) : 3

Yélimané (137 407) : 2

Banamba (144 203) : 2

Dioïla (322 842) : 5

Kangaba (67 463) : 1

Kati (429 697) : 7

Kolokani (178 454) : 3

Koulikoro (148 170) : 2

Nara (191 528) : 3

Bougouni (262 180) : 4

Kadiolo (123 314) : 2

Kolondiéba (127 714) : 2

Koutiala (365 088) : 6

Sikasso (444 752) : 7

Yanfolila (147 501) : 2

Yorosso (116 993) : 2

Barouéli (161 518) : 3

Bla (199 906) : 3

Macina (155 273) : 2

Niono (169 075) : 3

San (232 041) : 4

Ségou (449 886) : 7

Tominian (164 186) : 3

Bandiagara (183 482) : 3

Bankass (167 402) : 3

Djénné (144 093) : 2

Douentza (140 501) : 2

Koro (239 498) : 4

Mopti (197 437) : 3

Ténenkou (103 005) : 2

Youwarou (76 237) : 1

Diré (86 944) : 1

Goundam (121 087) : 2

Niafunké (117 774) : 2

Gourma-Rharous (76 899) : 1

Tombouctou (84 074) : 1

Ansongo (100 064) : 2

Bourem (118 500) : 2

Gao (160 288) : 3

Ménaka (62 264) : 1

Abeibara (9589) : 1

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LEGISLATIVES 2007

Cri-2002 pour plus de femmes à l' AN

Pour le Cercle de réflexion et d'information pour la consolidation de la démocratie (Cri-2002), la participation de la femme à la prise de décision est une exigence démocratique et garantit une meilleure prise en compte des problèmes de l'ensemble et un développement harmonieux et durable .

Alerter, former et informer les femmes pour les amener à choisir des personnes capables de défendre leur cause à l'Assemblée nationale : c'est le but recherché par le Cercle de réflexion et d'information pour la consolidation de la démocratie (Cri-2002), qui a lancé, hier à la mairie de la Commune VI, une série de conférence-débats, dans le district, sur la participation des femmes à la vie publique et à la prise de décision.

Cette première rencontre a regroupé une centaine de femmes, candidates ou représentantes d'associations des communes V et VI . Elle vise, selon le représentant du gouverneur, une meilleure implication des femmes dans le processus électoral d'une manière générale. Il s'est réjoui de la prise de conscience des femmes qui se manifeste de plus en plus pour la chose politique. « Si dans un passé récent, les femmes étaient considérées comme du bétail électoral car elles se battaient pour élire les autres, aujourd'hui, il est heureux de constater que ce cap est franchi » , a-t-il affirmé.

Pour le président de Cri-2002, Dr. Abdoulaye Sall , il est aujourd'hui très difficile de tenir à l'écart de la définition des priorités et des choix qui affectent la vie de toute la nation les 52 % de la population que sont les femmes. « Si nous admettons que les sociétés démocratiques sont fondées sur le principe de l'égalité, de la participation et de la représentation à part entière de tous les citoyens dans la vie de la nation, la faible participation ou la non-représentation des femmes à la prise de décision concernant la vie de la nation est un déficit démocratique et une violation des principes démocratiques et des droits humains des femmes » , a-t-il souligné.

Le rôle d'un député, fera-t-il valoir, est très important, il s'agit de voter les lois. « Les femmes doivent sortir massivement pour voter et porter leur choix sur des hommes et des femmes capables de faire avancer la promotion féminine » , a souhaité Dr. Sall .

Quant à la conférencière principale, Mme Diané Mariam Koné, elle soulignera que la participation des femmes à la prise de décision garantit une meilleure prise en compte des problèmes de l'ensemble de la population. La démocratie paritaire, expliquera-t-elle, peut être atteint à travers une présence équilibrée des hommes et des femmes sur les listes électorales.

Aujourd'hui, la représentation des femmes au niveau de l'Assemblée nationale se présente comme suite  : 14 femmes sur 147 dont 12 du RPM, 1 de l' URD , 1 du Cnid /Fyt, 1 indépendante. Certes, on note une progression relative de la représentation féminine dans le temps, même si l'Assemblée nationale a enregistré une régression. Cependant, le fossé est encore grand entre l'effectif des femmes et celui des hommes. Le maire de la Commune VI Souleymane Dagnon a espéré que cette série de conférences de Cri-2002 soit une occasion pour diminuer le fossé de la représentativité au sein de l'hémicycle en 2007.

C'est la Commune I qui a accueilli hier après-midi l'équipe de Cri-2002 avec les représentantes des communes II, III et IV . La conférence se poursuivra la semaine prochaine avec les jeunes filles des lycées Kankou Moussa et Ba Aminata Diallo.

Sidiki Y. Dembélé

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ELIMINATOIRES CAN GHANA-2008

Dix-sept pros et deux locaux contre le Bénin

Au cours d'un point de presse qu'il a animé hier au siège de la Fédération malienne de football, le sélectionneur national Jean-François Jodar a indiqué avoir convoqué dix-neuf joueurs pour affronter le Bénin le 3 juin prochain.

Le sélectionneur national des Aigles du Mali, Jean-François Jodar a rendu publique, mercredi à la mi-journée, la liste des Aigles devant affronter les Ecureuils du Bénin dans le cadre de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations « Ghana-2008 ». Ce sont 19 joueurs dont deux locaux qui sont appelés pour l'opération commando au Bénin. Lors de la 3e journée, le 25 mars 2007, les Béninois avaient réussi le partage des points (1-1) au Stade du 26-Mars de Bamako.

C'est sans surprise que le sélectionneur Jodar a décidé de faire confiance à des joueurs avec qui il a souvent travaillé. Mais il convient tout de suite de signaler le retour de Cheick Oumar Dabo Jeunesse Sportive de Kabylie (Algérie) absent depuis la Can-2002. Ce dernier, à l'instar de Mintou Doucouré (USMA d'Alger), récolte les fruits de sa bonne prestation dans le championnat algérien et aussi dans les compétitions africaines de clubs.

Alphousseyni Kéita, le milieu de terrain du Djoliba, absent depuis la première journée, fait son come-back chez les Aigles. Soumbeyla Diakité (portier du Stade malien) est le second local convoqué.

Tous les cadres sont convoqués à l'exception du milieu de terrain de Fribourg (D2 Allemagne), Soumaïla Coulibaly. Jodar a informé qu'il ajouterait à ce groupe deux joueurs qui compléteront un autre effectif devant disputer le match amical le 10 juin prochain contre les Etalons du Burkina à Ouagadougou et surtout le match de la 5e journée contre la Sierra Leone à Bamako, le 16 juin. Il s'agit de l'attaquant du FC Nantes Mamadou Diallo, suspendu pour ce match, et le jeune attaquant des cadets et du CSK Boubacar Bangoura, qui revient d'un test en Europe.

Ce match contre le Bénin est un challenge pour Jodar qui, malgré les difficultés, reste optimiste  « Qu'on joue à Cotonou ou à Porto-Novo, l'essentiel, c'est d'aller avec un bon état d'esprit » , a confié le sélectionneur qui a jugé son adversaire de correct. « C'est aussi une bonne équipe qui aura le soutien de son public » .

Le Français, dont l'objectif est de qualifier les Aigles à la prochaine Can, a profité de l'occasion pour saluer l'attaquant de Séville Frédéric Oumar Kanouté pour son sacre européen, avant de souhaiter bonne chance pour l'autre Malien de Liverpool Mohamed Lamine Sissoko qui devait jouer la finale de la Ligue d'Europe des champions (Ndlr : hier soir face au Milan AC).

A rappeler qu'après trois journées de compétition, le Togo est en tête du groupe 9 avec 6 points. Il est suivi du Mali (5 points) et du Bénin (4 points). La Sierra Leone ferme la manche avec 1 point.

Boubacar Diakité Sarr

 

Liste des joueurs retenus

Gardiens : Mahamadou Sidibé (Kerkira, Grèce) , Soumbeyla Diakité (Stade malien de Bamako) .

Défenseurs : Souleymane Diamouténé  (Lecce, Italie) , Eric Chelles  (Valenciennes, France) , Adama Coulibaly  (Lens, France) , Adama Tamboura  (Helsingborg, Suède) , Jimi Traoré  (Portsmouth, Angleterre) Boubacar Koné (El Merriek Soudan) .

Milieux de terrain : Mahamadou Diarra (Real Madrid, Espagne) , Djibril Sidibé  (Châteauroux, France) , Alphousseyni Kéita  (Djoliba, Mali) , Mohamed Lamine Sissoko (Liverpool, Angleterre) , Seydou Kéita (Lens, France) , Bassala Touré (Lovalokosias, Grèce) .

Attaquants : Frédéric Oumar Kanouté  (Séville, Espagne) , Dramane Traoré  (Locomotive Moscou, Russie) , Cheick Oumar Dabo  (JSK, Algérie) , Mintou Doucouré  (USMA, Algérie) .

Entraîneur : Jean François Jodar

Adjoint : Amadou Pathé Diallo

 

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