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2007

Mois de mai

Les Echos du 22 mai 2007

APRES LA PRESIDENTIELLE DU 29 AVRIL

Appel du Pr. Dialla Konaté à ATT et à la classe politique

Pour que l'après élection ne soit pas amertume, à mon humble avis, il faut que toutes les bonnes volontés soient appelées par le président Touré autour d'un compromis politique pour qu'ensemble, nous Maliens, soyons un seul homme. Mais quel homme demandera certainement mon collègue philosophe, Issa Ndiaye ? J'emprunte ma réponse à Sartre. « Un homme fait de tous les hommes qui les vaut tous et que vaut n'importe qui ».

Concernant l'élection présidentielle de l'année 2007, la Cour constitutionnelle a parlé. M. Touré, le président élu a dit oui aux résultats annoncés. Ses compétiteurs n'ont pas dit non. La messe de l'élection présidentielle est donc dite. Dans le calme. Il faut s'en féliciter.

Il faut désormais aller de l'avant en laissant ces élections derrière soi. Auparavant, je vais m'arrêter un instant pour dire ce que m'a inspiré la campagne écoulée. Il m'a été donné de suivre quelques apparitions des candidats grâce à Internet et MaliWeb . Mon impression est que chacun des candidats a justifié de sa présence, a fait montre d'ambitions pour lui-même au service de notre pays même si certains d'entre eux avaient l'air moins authentiques.

Pour être plus précis, j'ai fait le choix (arbitraire) de m'arrêter sur l'impression que trois des candidats ont produit en moi. D'abord le candidat Oumar Mariko . J'ai voté pour lui. Il a sans doute été le seul à s'être avancé avec, en mains, un programme explicite qui contenait un exemple de ce qu'on appelle un projet de société. Il a pu être indiscutablement identifié comme le candidat des citoyens économiquement actifs mais statistiquement sans emplois puisque ne bénéficiant pas d'un salaire régulier.

Ils sont paysans de la zone Office du Niger, « déflatés » de la fonction publique, travailleurs informels des villes ou diplômés « débrouillards ». Mariko fut le porte-parole sans ambiguïté de ces personnes qui ont un rôle économique actif sans avoir la contrepartie ni d'une sécurité de l'emploi, ni d'une protection sociale ni même d'une identité sociale claire. Dans l'économie internationale actuelle et sa répartition du travail, on les appelle, appellation quelque peu impersonnelle en Afrique, les « travailleurs pauvres ».

Il y a eu ensuite le candidat Mamadou Sangaré. Egalement sans équivoque, il a été le grand pédagogue de la démocratie. Il s'est employé avec grande conviction à entretenir le public de la démocratie, de ses avantages et de ses implications. Il y eut enfin le candidat Tiébilé Dramé. Il a porté comme un étendard la cause de la nécessaire renaissance du patriotisme. L'hymne à l'école. La reconnaissance par chacun d'entre nous de l'existence de quelque chose de plus grand que soi que l'on nomme la patrie et qui mérite sacrifice et qui mérite que l'on mérite d'elle.

Mais et de façon essentielle cette campagne a montré la nécessité d'avoir au Mali une vie politique active faite de débats durant 12 mois sur 12 plutôt que d'être une fenêtre d'invectives ouverte à 3 semaines des élections se refermant le lendemain de ces mêmes élections. Le débat permet d'assurer l'émergence d'un personnel politique bien formé, permet de tamiser les idées politiques et de faire que ne survivent que celles qui ont un mérite réel pour notre pays.

A ce sujet, j'ai relevé 2 des vraies idées « politiques » qui ont été lancées durant la campagne 2007. Elles reposent sur des analyses insuffisantes ou peut être même sur de dangereux postulats. La première de ces idées est de croire aux avantages de la croissance actuelle du PIB. Cette croissance, actuellement réputée être autour de 5 % (précisément 5,10 % selon la CIA et la Banque mondiale) n'est certainement pas la traduction d'une vivacité de l'économie malienne. Il s'agit d'un substrat de la croissance mondiale qui n'a jamais été aussi solide et aussi longue que celle que le monde connaît depuis 10 ans.

Regardons un instant le PIB mesuré par sa formation et le même PIB mesuré par son emploi comme on évalue les revenus d'une personne soit en faisant la somme de ses « entrées d'argent » d'un côté et la somme de l'usage qu'il fait de ses revenus en termes de consommation, d'épargne et d'investissement.

Une analyse sérieuse des 2 aspects du PIB fera montre que non seulement cette croissance vient de l'extérieur mais qu'en réalité par l'usage que nous en faisons qui est une consommation de produits importés par les couches urbaines, fonctionnaires et assimilés, nous avons mis un couscoussier à la place de la marmite. Plus on met de sauce dans le récipient, plus la sauce s'échappe. Cette croissance ne permettra pas de faire décroître la pauvreté et la misère qui est en définitive l'objectif que nous devons rechercher.

La seconde mauvaise idée est celle de vouloir mettre le paysan au milieu du système agricole, l'enseignant ou l'étudiant au centre du système scolaire. Le monde actuel exige que le paysan soit éminemment productif et l'école soit éminemment excellente dans la qualité des formations dispensées. Cela signifie que les moyens publics doivent aller au paysan, à l'étudiant ou à l'enseignant qui travaillent pour atteindre des objectifs fixés dont la conséquence attendue est la création de richesse dans le pays. Cela signifie donc que ce sont ces objectifs qui doivent être au milieu du système.

Un taux de participation parlant

Ensuite il me vient l'envie de regarder les chiffres des élections. Car, après tout, les chiffres ont une signification qu'il est toujours dangereux d'occulter. Avec environ 35 % notre pays se place, au dernier rang du classement mondial par taux de participation aux élections. Tous les partis maliens mis ensemble ont attiré aux urnes moins de 4 électeurs sur 10. Ces chiffres nous ont offert un président de la République élu par environ 25 % de nos compatriotes. Cette prestation est médiocre. Si on formait un gouvernement avec le consentement de tous les partis politiques actuels, ce gouvernement n'exprimerait pas les préoccupations de presque 7 Maliens sur 10.

La classe politique qui reçoit chaque année des milliards prélevés sur les impôts pour instruire, informer et mobiliser le peuple a la possibilité soit d'ignorer le message des chiffres et de s'auto-congratuler soit d'en faire une analyse fine. Si, comme je le souhaite, la classe politique s'attache à faire de la situation une analyse approfondie, elle déterminera aisément la réponse à la question inévitable qui est : maintenant que faire ?

A mon avis, le président Touré, élu, devrait prendre le premier pas pour créer les conditions d'un rassemblement sur la base d'un compromis politique avec une large autonomie laissée au gouvernement et au Premier ministre en charge de mobiliser toutes les énergies. Le Premier ministre devrait être l'animateur, l'âme de ce compromis politique dont le président deviendrait l'inspirateur, l'arbitre au nom du peuple tout entier dont il devra entendre la voix pour le cas échéant modifier l'itinéraire ou la composition de l'attelage gouvernemental.

Le Premier ministre aura la tâche avec son gouvernement d'appliquer le programme qu'il faut à présent bâtir sur la base des idées contenues dans le manifeste électoral du président élu mais enrichi par les propositions concrètes des partis politiques désirant se joindre à la plate-forme du compromis. Il restera qu'une condition devra être faite à ceux qui ne souhaiteraient pas joindre ce compromis et seront dans l'opposition.

Le Mali ne peut, il est vrai, s'offrir le luxe de rémunérer des politiciens professionnels sur la base de leur simple engagement en politique. Une contribution à la solution serait que le gouvernement laisse en service tout cadre compétent sans considération d'appartenance politique. De son côté, un ancien dirigeant politique doit accepter de regagner son métier lorsqu'il est mis fin à sa mission gouvernementale. Un enseignant doit revenir à son poste, un journaliste redevenir journaliste, un médecin revenir soigner ses malades, etc.

Bien entendu le président élu a la possibilité d'ignorer le message muet lancé par le peuple et contenu dans les chiffres. De se contenter de rassembler autour de lui, dans un gouvernement, des individus ou des groupes d'individus parce qu'ils sont bruyants, dociles, flatteurs ou représentants d'intérêts pressants. Dans ce cas, il faudra s'attendre, un jour prochain à la révélation de ce que Soekarno appelait à Bandoeng « la légitime violence morale des peuples » ignorés, méprisés et abandonnés non plus par le colonisateur mais par leurs propres élites.

Est-il difficile de s'entendre avec ses contradicteurs ? Oui c'est difficile. Mais c'est incontournable. Autrement quel mérite a-t-on de s'entendre uniquement avec ses amis ? C'est aussi l'enseignement du sage Hampaté Bah. Lorsque dans les années soixante il a pris de la distance d'avec le régime politique de l' US-RDA , il avait dit que dans la vie ce qui lui semblait le plus difficile à l'humain mais incontournable était de comprendre son semblable qui a une opinion différente. Le plus difficile, selon lui, est de réaliser ce qu'il a toujours appelé l'état de « mutuelle compréhension ». Compréhension mutuelle ne signifie pas ralliement, mais indique la capacité de travailler ensemble.

Stratégie de la vache nourricière

Concernant les autres animateurs de la classe politique, je souhaite qu'ils adoptent ce que ma chère et défunte maman appelait la stratégie de la vache nourricière : être capable de garder en soi le sang rouge de la colère pour délivrer le lait blanc de la paix ; nourricier de ses propres veaux et des enfants des autres. Je ne sais pas très bien ce qu'est la démocratie mais je sais qu'après des élections, il est communément accepté comme attitude démocratique que les perdants téléphonent à l'élu pour le féliciter. Je suggérerai, à tous les candidats de téléphoner au président Touré dans ce sens. Cela n'affaiblira personne malgré ce que pourront en dire certains journaux, mais notre pays et la paix sociale en sortiront grandis.

Il y a aussi ces hommes politiques « spéciaux » pour lesquels j'ai beaucoup d'attention. Il s'agit du Dr. Oumar Mariko , de mon ami Sada Diarra et certainement de mon collègue le Pr. Issa Ndiaye. Voilà des hommes qui ont énormément appris de la vie et du contact de notre peuple. Ils sont capables de donner beaucoup. Mais ils ont la raideur de croire que la terre des hommes peut être habitée par de glabres et impersonnels hommes purs. Il faut accepter de construire le Mali avec les Maliens tels qu'ils sont bons ou mauvais, beaux ou vilains, honnêtes ou malhonnêtes.

Le Mali ne sera pas le paradis du Nouveau Testament où il n'y aura que des agneaux et pas de loups. Le Mali sera le fruit du lent et patient travail des Maliennes et des Maliens, ensemble, chacun apportant sa petite pierre. Il est bon de « dire la vérité » et entendre les applaudissements du « bon peuple », mais cela n'est pas suffisant et après que les applaudissements se soient tus, il restera à accomplir l'impérieux et ardent devoir de produire de la richesse, de faire reculer la pauvreté, de donner de l'espoir à nos jeunes et à leurs mères. Oui, c'est vrai, il faut que dans ce Mali le bien puisse être distingué du mal. Dans le temps jadis, cela se faisait « naturellement » parce que le premier nom de famille de chaque Malien était Wagué .

Maintenant dans la société moderne qui est la nôtre, l'honnêteté est remplacée par la régularité. Le pouvoir traditionnel est remplacé par le pouvoir démocratique. Le jugement moral selon Kani Simbo , Kaniniokon Simbo , Lafolo Simbo et Lawale Simbo est remplacé par le jugement de la Loi selon les principes du droit. Oui je suis d'accord avec mes amis nommés plus haut pour dire que pour attirer la confiance de notre peuple, pour que celui-ci fasse confiance à la Loi, il faut chasser les magistrats pharisiens du temple. Cela ne peut se faire que dans le compromis politique. Je vous prie chers amis, sans vous renier, rejoignez le Mali en construction, apprenez la souplesse sans reniement. Apprenez le compromis politique. Apportez vos convictions, vos propositions.

En voulant coûte que coûte faire le bonheur des peuples dans la « pureté », « la vérité », « la droiture », les communistes et les fascistes, au 20e siècle ont finit par faire le malheur des peuples et ont discrédité pour longtemps le communisme et le fascisme. Beaucoup de militants de ces causes étaient indiscutablement de bonne foi. Jamais dirigeants politiques n'ont été autant applaudis que les chefs fascistes et les dirigeants communistes. Ils ont rempli les cimetières. Voilà le discours constant que je tiens à certains d'entre vous depuis 1992.

Donc pour que l'après élection ne soit pas amertume, à mon humble avis, il faut que toutes les bonnes volontés soient appelées par le président Touré autour d'un compromis politique pour qu'ensemble, nous Maliens, soyons un seul homme. Mais quel homme demandera certainement mon collègue philosophe, Issa Ndiaye ? J'emprunte ma réponse à Sartre. « Un homme fait de tous les hommes qui les vaut tous et que vaut n'importe qui ».

Dialla Konaté

( enseignant , Blacksburg , Etats-Unis)

13 mai 2007

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MŒURS EN COMMUNE V

Un haut fonctionnaire refuse son enfant naturel

Après un message anonyme, un cadre, haut fonctionnaire de l'Etat et candidat aux législatives, a renié son enfant naturel qu'il avait pourtant reconnu.

L'histoire est à la fois pathétique et révoltante : un grand commis de l'Etat, membre d'un parti politique, vient de se jeter lui-même en pâture en reconnaissant la paternité d'un enfant avant de se dédire sur la base d'un SMS anonyme. La jeune maman, une jeune femme, en instance de divorce à Kalabancoura en Commune V, n'a plus que ses yeux pour pleurer.

Notre quidam a rencontré M. K., étudiante à l'Institut universitaire de gestion (IUG). Des mois durant, les tourtereaux entretiennent des rapports intimes et ce qui devait arriver arriva. M. K. annonce à son amant qu'elle attend un enfant de lui. Or, avoir un enfant dans ces conditions, surtout pour un homme de son rang et marié de surcroît est sans doute une honte pour notre cadre qui essaye de convaincre sa proie d'avorter. Ce que celle-ci refuse.

Toutefois, ne supportant plus le regard réprobateur de son entourage, M. K., aux termes de sa grossesse, avait voulu se débarrasser de l'enfant. N'eussent été les conseils de sa tante, elle aurait commis un infanticide. Dieu faisant bien les choses, entre-temps le vieux « vagabond sexuel » revient à de bons sentiments et assume sa responsabilité. Il envoie un émissaire avec 55 000 F CFA pour assurer les frais à la maternité.

Cependant, deux semaines après l'accouchement, le vieux père de l'enfant ne se présente toujours pas. Seul un de ses amis passe de temps à autre pour s'enquérir des nouvelles et s'acquitter de certaines dépenses. A chaque fois qu'il est joint au téléphone par les parents de la jeune femme, le père, devenu irresponsable, use d'arguments fallacieux. « Je suis trop occupé. Je dois voyager, vous n'êtes pas sans savoir que je suis candidat aux élections législatives. Donc adressez-vous à mon ami » , répond-il au bout du fil.

Aux dernières nouvelles, le candidat à la députation dans une circonscription en 3e région dit avoir reçu un message téléphonique qui lui signifie qu'il n'est pas le père de l'enfant. Il instruit à son émissaire de vider les lieux, laissant la jeune femme et ses parents dans un profond désespoir.

Quelle confiance accorder à un individu sans foi ni loi ? En l'envoyant à la représentation nationale, ses électeurs ne vont-ils pas souiller l'Assemblée nationale et accroître le bruit des casseroles à Bagadadji  ?

Les parents de M. K. qui n'entendent pas s'en laisser conter sont, pour leur part, décidés à porter l'affaire devant la justice. Des éclaboussures publiques en perspectives.

Z. Bagayoko

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60e ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE

Réduire de moitié la charge du paludisme

En prélude à la 60e assemblée mondiale de la santé, Genève a abrité du 10 au 11 mai 2007, la 12e réunion du conseil d'administration du Partenariat faire reculer le paludisme. La délégation malienne, composée de la ministre de la Santé, Mme Maïga Zeïnab Mint Youba , du conseiller technique, Dr Sidy Diallo et du directeur national de la santé, Pr. Toumani Sidibé, y a participé.

En marge de la 3e conférence des ministres de l'Union africaine, tenue à Johannesburg du 9 au 12 avril 2007, le Mali est devenu membre du conseil d'administration du Partenariat faire reculer le paludisme au titre des pays francophones de la Cédéao , avec le Niger comme suppléant.

Reconnaissant que le paludisme ne peut être vaincu par aucune organisation agissant seule, l'Organisation mondiale de la santé, l'Unicef, le Pnud et la Banque mondiale ont lancé en 1998 le Partenariat faire reculer le paludisme pour mettre en place une approche globale coordonnée pour combattre la maladie.

Le Partenariat vise à réduire de moitié la charge du paludisme d'ici 2010. C'est une initiative qui s'est développée rapidement et compte de multiples partenaires dont les pays d'endémie palustre, leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux, le secteur privé, des ONG, des organisations communautaires, des fondations et des établissements d'enseignement et de recherche, forment un ensemble impressionnant de compétences, de ressources humaines, d'infrastructures et de financements au bénéfice de la lutte contre la maladie.

Lors du 5e Forum du Partenariat faire reculer le paludisme à Yaoundé, en novembre 2005, les participants ont exprimé leur engagement solennel à travailler ensemble pour intensifier rapidement les interventions contre le paludisme à travers des interventions à large échelle pour avoir un impact et accélérer les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Trois mille morts par jour

Le palu fait 3000 morts par jour, principalement en Afrique. Et, un enfant meurt du palu toutes les 30 secondes. Plus de 42 pays africains, soit une population de 664 millions d'individus, souffrent du fardeau constitué par le paludisme. Les moustiquaires imprégnées d'insecticide, les pulvérisations intra-domiciliaires, le traitement préventif intermittent et l'accès précoce aux médicaments efficaces constituent les quatre axes de lutte qu'il faudra mener à large échelle pour obtenir un impact.

Aussi, le contrôle ou l'éradication du paludisme contribuera de manière significative à la réalisation des OMD de l'ONU, que chacun des 192 Etats membres des Nations unies s'est engagé à atteindre d'ici 2015. Au-delà de la réduction de la charge de la maladie, le succès de la lutte contre le paludisme aura un impact considérable sur la mortalité infantile, la santé maternelle, la pauvreté et, par conséquent, sur l'accroissement de la stabilité mondiale.

Les membres du Partenariat faire reculer le paludisme ont convenu, à Genève, de se retrouver en 2008 pour le 6e Forum mondial sur le paludisme. Mais, déjà en novembre 2007, le conseil exécutif planchera sur les acquis de l'année en cours.

Avant de clore les travaux du conseil d'administration de Genève, le Partenariat Faire Reculer le Paludisme s'est doté d'un nouveau Président en la personne du ministre de la Santé de l'Ethiopie, Dr. Tedros Adhanaom .

Ibrahima Sangho

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MICROFINANCE EN ZONE UEMOA

Evolution impréssionnante mais fragile

La micro finance était au centre d'une conférence-débat vendredi dernier au Centre Djoliba .

La micro finance est l'offre des services financiers destinée aux personnes n'ayant pas accès au système financier classique. Dans le but de mieux édifier nos concitoyens sur le concept de la microfinance , le Centre Djoliba et l'Ecole supérieure de technologie et de management (ESTM), qui se veut une université citoyenne, ont organisé une conférence-débat. La conférence s'est deroulée en présence de l'ancien Premier ministre Younoussi Touré, de Younouss Hamèye Dicko , ancien ministre, du directeur du Centre Djoliba et des responsables de l'ESTM.

Pendant environ une heure, le conférencier, Boubacar Diallo, conseiller technique en micro finance au «  Freedom from hunger  », a parlé de l'évolution et des defis du secteur de la microfinance au Mali et dans la zone Uémoa . Selon lui, les institutions de microfinance (mutuelles d'épargne et de credit , institutions de credit solidaire, etc.) ont vu le jour dans les années 1980 en Afrique de l'Ouest. Depuis, le secteur n'a cessé d'émerger. De 1993 à 2005, par exemple, la microfinance est passée de 313 000 à 6 millions de bénéficiaires en Afrique de l'Ouest.

Boubacar Diallo notera un intérêt grandissant des banques pour le secteur et un réaménagement du cadre réglementaire. Cependant, la micro finance, dira-t-il, doit relever des défis qui sont, entre autres, la proféssionnalisation du secteur, le perfectionnement du système d'information et de gestion, le contrôle (interne et externe) du secteur.

Le conférencier a conclu que la microfinance connaît une évolution rémarquable mais reste assez fragile. L'assistance a participé au débat à travers des contributions et des questions au conférencier.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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KALABANCOURA-ACI

Briquettes combustibles contre charbon de bois

Après la séance de démonstration sur les bienfaits des briquettes combustibles, samedi 19 mai par l'ONG Appui à la femme et à l'enfance pour un développement durable ( Adufe ), les femmes de Kalabancoura-ACI se sont engagées à s'approprier cette alternative à la consommation du charbon de bois.

La consommation du charbon de bois dans le district de Bamako connaît une croissance inquiétante  : 100   000 tonnes de charbon de bois en 2005. Pour remédier à cette exploitation sauvage de nos forêts à des fins purement mercantiles, l'ONG Appui à la femme et à l'enfance pour un développement durable ( Adufe ) et le GIE Mali-Briquettes ont mis en œuvre à partir de novembre 2005, des briquettes combustibles à base de poussiers de charbon.

Le projet est soutenu par l'Agence malienne pour le développement de l'énergie domestique et de l'électrification rurale ( Amader ). Après Niamakoro , en Commune VI, les responsables de l' Adufe étaient samedi à Kalabancoura-ACI à la demande des femmes de la coopérative multifonctionnelle Sigidiya pour la promotion-vente de ce nouveau produit.

Mme Dembélé Oulématou Sow , Oumar Assarki de l' Adufe et les agents commerciaux de Mali-Briquettes ont presenté la briquette combustible dans toutes ses composantes avant de procéder à une démonstration publique de cuisson du riz. La technique a séduit les participantes. Elles ont acheté, sur place, tout le chargement et ont passé des commandes importantes de briquettes et de foyers améliorés.

Le produit fabriqué est de forme concentrique/briquettes couleurs noires. Les matières premières utilisées sont : poussiers de charbon, mélasse, argile réfractaire. L'odeur n'est certes pas agréable et pas toxique non plus. Le degré de combustibilité est faible, comparé du charbon de bois. La durée d'utilisation est plus importante, comparé au charbon de bois donc plus économique à plus de 50 % par rapport au charbon de bois. L'usage est unique. Elle est disponible à Bamako dans 26 points de vente au prix de 1000 F CFA le sac de 20 kg. D'autres points de vente sont attendus dans les prochains jours.

Sidiki Y. Dembélé

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MALI-ALGERIE

Accord sur les échanges sportifs

Le Comité national olympique et sportif du Mali et le Comité olympique algérien sont sur la même longueur d'onde. Un accord les lie depuis le 21 mai dernier. Celui-ci a été signé par Habib Sissoko (CNOSM) et Berraf Mustapha, président du Comité olympique algérien et député.

Pour le ministre de la Jeunesse, des Sports, de l'Environnement et de l'Assainissement Natié Pléah « l'acte posé, au-delà du symbole, marque un tournant dans la coopération sportive entre nos deux pays et établit une relation féconde pour le rayonnement de l'olympisme entre pays du Sud… »

Les deux présidents ont émis le vœu que chacune des deux parties trouve son compte dans l'accord. Pour le président du CNOSM, Habib Sissoko, l'accord est un témoignage éloquent de l'exemplarité de la coopération sportive entre le Mali et l'Algérie.

Son homologue a dit tout le plaisir pour lui et sa délégation d'être au Mali. Il a d'ores et déjà assuré la délégation sportive du Mali du bon accueil, des privilèges et autres facilités particulières dont elle fera l'objet aux prochains Jeux africains, prévus en Algérie. "Toutes les facilités particulières et autres privilèges seront réservés aux Maliens" , dira-t-il.

M. Berraf , président du Comité olympique algérien, également membre du Parlement algérien, et 1er vice-président de l'Association des comités olympiques algériens, a profité de l'occasion pour présenter la mascotte des Jeux africains d'Alger. Un exemplaire a été symboliquement offert au CNOSM.

Plusieurs personnalités du monde du sport ont assisté à la cérémonie, notamment des présidents de fédérations sportives. Ils étaient visiblement ravis des perspectives offertes par cette signature au-delà des Jeux africains dont le coup d'envoi est prévu dans quelques mois à Alger.

Boubacar Diakité Sarr

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ELIMINATOIRES DE LA COUPE DU MALI

COB et Stade rejoignent DAC et Réal

En s'imposant respectivement face au Onze créateurs (3-2) et à l'ASB (3-0), le Club olympique de Bamako et le Stade malien de Bamako se qualifient pour la phase fédérale de la Coupe du Mali. Ils rejoignent le Djoliba et l'AS Réal.

Dimanche dernier, le public sportif s'est déplacé en grand nombre au stade Omnisports Modibo Kéita pour assister à l'opposition Stade-ASB , considérée comme le derby des éliminatoires de la Coupe au niveau de la ligue de Bamako. Le choc, en tant que tel, a tenu toutes ses promesses malgré des actes de vandalisme de supporters dans les gradins qui ont occasionné une interruption du match à la 5e.

Les Blancs obtiennent leur premier corner à la 8e. Puis, les deux équipes s'observent durant une bonne partie de la rencontre. C'est donc contre le cours du jeu, qu'Amadou Diallo « Docteur », après une remontée solitaire, trompe le portier bamakois Abdoulaye Samaké d'un tir des 25 mètres (42e).

A la reprise, le Stade multiplie les assauts sans parvenir à corser l'addition. D'ailleurs, les Bamakois répliquent par moments et inquiètent Soumbeyla , le portier stadiste.

Le Stade, plus concentré, reprend toutefois l'initiative sur le terrain. Il est récompensé à la 79e par Bakary Coulibaly. Mieux dans les arrêts de jeu, les Blancs, par l'entremise de Lassana Diallo entré en seconde période, profitent de la déconcentration des Bamakois pour marquer le 3e but.

Auparavant, a lieu l'explication COB-Onze Créateurs. Dans cette rencontre les pensionnaires de la 2e division (Onze Créateurs) mènent deux fois au tableau d'affichage avant de se faire éliminer dans les prolongations.

Les poulains d'Alou Badra Diallo alias Conti se sont qualifiés face à une jeune et volontaire équipe de Niaréla , mais avec des frayeurs. Dans les 40 premières minutes, les protégés de Sékou Maciré Sylla donnent une leçon de réalisme aux Verts. Yacouba Niaré (24e) voit son lob terminer sa course au fond des filets olympiens. L'efficacité de Niaréla ne se dément pas avec la reprise de la tête victorieuse (36e) du même Niaré qui corse l'addition.

La formation de Niaréla se fait rappeler à l'ordre quand Amadou Sidibé réduit le score sur penalty (44e). A 9 minutes de la fin du match, le COB égalise par Morimakan Koïta sur un service de Mohamed Fall .

Dans les premières minutes des prolongations, malgré une réelle volonté de se battre, le Onze Créateurs craque à la 95e. Ousmane Cissé délivre les Verts sur un coup franc, consécutif à une faute d'un défenseur créateur sur un attaquant clubiste. Les Verts reviennent de loin.

S'il n'y a pas eu de surprise à l'issue de ces éliminatoires de la ligue, les ténors ont néanmoins connu des moments difficiles, ce qui démontre que la Coupe du Mali reste, pour l'ensemble des clubs, un objectif majeur.

Boubacar Diakité Sarr

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