Après le verdict de la Cour constitutionnelle qui, dans son arrêt du 12 mai dernier, a validé les résultats de l'élection présidentielle du 29 avril malgré les nombreuses irrégularités qui pouvaient donner lieu à l'annulation du scrutin, le Front pour la démocratie et la République (FDR) a jugé opportun d'informer ses militants sur la ligne de conduite à tenir.
Le message des responsables du Front, livré par le président du FDR, IBK, est sans équivoque. « Nous ne sommes pas des incendiaires comme le pays en a connus il y a quelques années. Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide. Nous appellerons, le président de la République, Monsieur le président nous sommes républicains et légalistes et le serons jusqu'au bout » . Ainsi parlait Ibrahim Boubacar Kéita aux militants et sympathisants du FDR massivement rassemblés au meeting d'information samedi au Centre international des conférences de Bamako.
Ce message du FDR souligne clairement qu'il n'est pas partisan de la violence, qu'il ne va pas, comme le Collectif des partis politiques de l'opposition (Coppo) l'avait fait, il y a une décennie, se mettre à tout casser ou brûler. "Nous ne sommes pas des incendiaires" , a réaffirmé le président du FDR. Pour autant, le regroupement n'entend pas abandonner la lutte pour une démocratie réelle. Cette lutte sera menée dans un cadre légal respectant tous les moyens et les voies légaux qu'offre la Constitution, dira IBK.
L'alignement des partis politiques du Front dans la conquête des suffrages aux élections législatives participe de ce combat a encore indiqué le président du FDR qui, a averti qu'il ne "pratiquera pas la politique de la chaise vide, même si nous nous faisons aucune illusion sur l'issue de ce scrutin" .
Argumentant la démarche de participer aux législatives, le président du FDR a dit que les partis qui composent le regroupement veulent ainsi démontrer une fois de plus leur attachement à l'approfondissement de la démocratie dans notre pays, à la défense des intérêts de leurs militants, à assumer l'une des missions fondamentales des partis politiques qu'est de concourir à l'expression du suffrage.
Si le FDR avait fait le contraire, ce serait laisser le champ libre à ses adversaires. Certains militants estiment d'ailleurs que boycotter les élections législatives, serait franchement suicidaire et que la politique de la chaise vide n'a jamais payé. En tous les cas, la position des responsables a, semble-t-il, eu l'assentiment des participants au meeting. Du haut de la tribune, IBK a instruit à tous les militants et sympathisants du regroupement de s'y mettre car "rien n'est encore joué…. et faire en sorte que notre pays ne soit pas un Etat de droit factice, un pays à l'état sauvage" .
Auparavant, Me Gakou avait décortiqué les différentes entorses faites à la Constitution et la loi électorale par la Cour constitutionnelle lors de la proclamation des résultats. Point par point, Me Gakou a expliqué aux militants les contrevérités contenues dans l'arrêt de la Cour constitutionnelle.
Ce qui a le plus ému l'avocat, c'est la violation du principe du contradictoire par la Cour constitutionnelle. Me Gakou a confirmé le fait que les conseils du FDR n'ont pas eu vent du dossier déposé à la Cour constitutionnelle par le camp du candidat Amadou Toumani Touré. Or, a-t-il déploré, la déontologie et la moralité commandaient à la Cour de leur communiquer le dossier.
Me Gakou a aussi réaffirmé que les requêtes introduites par les conseils des quatre candidats du FDR avaient pour objet l'invalidation des résultats du vote et non pas l'invalidation de l'élection d'Amadou Toumani Touré comme on tente de le fait croire.
De plus, le président de la Copp est revenu sur la proposition qu'ils avaient faite au cours de la conférence de presse de jeudi dernier à savoir : ouvrir un débat franc et sincère entre juristes, constitutionalistes et journalistes afin de rendre crédible la Cour constitutionnelle, et limpides les lois la régissant.
Ils ont dit
Moussa Balla Diakité (président des jeunes du FDR) :
"Une défaite qui fait honneur"
Moussa Balla Diakité, au nom de la Jeunesse du FDR, a estimé raisonnables les positions adoptées par les responsables du FDR. Selon lui, les responsables du FDR par leur comportement et positions ont démontré qu'ils mettent le Mali au-dessus de tout intérêt, que cette défaite leur fait honneur et qu'ils donnent par ailleurs une bonne leçon de conduite à la jeunesse. A l'en croire, les jeunes du regroupement ne ménageront aucun effort pour sauvegarder la démocratie et réussir les législatives qui, a-t-il indiqué, "sont un combat des jeunes" .
Mme Sissoko Awa Coulibaly :
"Un hold-up électoral"
"Sachez qu'il y a des défaites qui honorent et des victoires qui font honte", a lancé la porte-parole des femmes du FDR, Mme Sissoko Awa Coulibaly aux responsables de ce regroupement. Après avoir dénoncé toutes les irrégularités constatées lors de l'élection du 29 avril dernier, Mme Sissoko a qualifié cette élection de hold-up électoral. L'arrêt de la Cour constitutionnelle n'honore pas le Mali et ne contribue point à l'ancrage de la démocratie".
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Les revendications du FDR
Malgré sa détermination à aller aux élections législatives, le FDR n'entend pas mettre en veilleuse ses différentes exigences démocratiques. Il s'agit de l'audit du fichier électoral, de la confection de nouvelles cartes d'électeurs, de l'impression de nouveaux bulletins de vote et de la neutralité de l'administration et de l'armée . Ces revendications étaient inscrites sur des banderoles déployées à l'intérieur de la salle.
Haro sur la partie technique
Les agents techniques du CICB, c'est-à-dire ceux chargés de la sonorisation, ont connu quelques minutes de frayeur. Des militants agacés par leur comportement à ne pas animer la salle en musique voulaient en découdre avec eux. La colère a atteint son paroxysme lorsque la cabine a fait signe qu'elle n'a pas la chanson "Mali ba" que les organisateurs demandaient. "C'est du sabotage, ils ont cette cassette, mais ils ne veulent la jouer. Ce sont des gens d'ATT, Mais gare à eux s'ils coupent l'électricité parce qu'ils sont capables de tout" , lançaient des militants furieux.
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"IMMIGRATION" ET "IDENTITE NATIONALE"
Les Maliens de France ont peur du tandem Sarkozy-Fillon
C'est un tandem de quinquagénaire qui est à la tête de l'Etat français. Nicolas Sarkozy et François Fillon bousculent les convenances politiques de la République pour mieux coller aux aspirations de la société, du peuple français. Ils réaffirment l'identité nationale française en l'opposant à l'immigration. Controverse et inquiétude.
La France change. La France bouge. Mercredi Sarkozy emménage à l'Elysée. Jeudi, il nomme son Premier ministre, François Fillon qui investit Matignon et sans trop attendre forme un gouvernement, qualifié d'ouverture mais qui inquiète la communauté immigrée. Nicolas Sarkozy a promis la création d'un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration pendant la campagne durant laquelle il était conseillé politiquement et principalement par François Fillon.
Les deux hommes viennent de confier ce ministère-clé à Brice Hortefeux, un autre lieutenant fidèle parmi les fidèles. Qualifié de "grand ministère", le portefeuille est officiellement intitulé ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement, pour englober l'ensemble des services qui s'occupent des étrangers en France. L'intitulé sonne comme une sorte de gage à tous ceux qui voient en les nouvelles autorités des intentions mal cachées.
Ce ministère XXL pivotera autour de la question de l'immigration et centralisera les relations avec le continent africain. On serait presque tenté de voir désormais la coopération entre la France et les pays africains rivée dans l'épineuse question de l'immigration qui constituerait, selon Sarkozy, une menace à l'identité nationale française.
"La politique de l'immigration, c'est l'identité de la France dans trente ans" , déclare Nicolas Sarkozy qui précise que "ceux qui nous rejoignent doivent la [l'identité de la France] respecter, tout en apportant ce qu'ils sont" . Et d'ajouter : "nous ne voulons pas brader les valeurs de cette identité française […] Il est cohérent de vouloir rénover l'intégration à la française en rappelant que la France n'est pas seulement une démocratie où seule compte la loi de la majorité, c'est aussi une République avec des principes et des valeurs" .
"Décider ensemble d'une politique d'immigration"
Le nouveau président français dans sa première déclaration à l'annonce de sa victoire ne lançait-il pas "un appel à tous les Africains, un appel fraternel pour dire à l'Afrique que nous voulons l'aider, aider l'Afrique à vaincre la maladie, à vaincre la famine, à vaincre la pauvreté, à vivre en paix. Je veux leur dire que nous allons décider ensemble d'une politique d'immigration maîtrisée et d'une politique de développement ambitieuse" . Tout est dit.
La communauté malienne, souvent indexée en France dès qu'on parle immigration, semble inquiète, très inquiète. "La situation est déjà difficile pour ceux qui ne sont pas Français. Imaginez ce quelle va-t-elle être pour les sans papiers" , s'interroge le président des Maliens de France.
Diadié Soumaré, qui a 44 ans de vie en France, déclare : "nous sommes venus parce qu'il y avait une forte demande de la main d'œuvre dans les années 1960" , lui qui a commencé comme ONQ (ouvrier non qualifié) dans une fonderie se félicite de sa "vie d'immigré réussie" puisque bénéficiant de la formation continue, il n'était plus astreint aux trois huit et a donc pu obtenir un diplôme supérieur de comptabilité. A la retraite depuis bientôt sept ans, il est fier de ses six enfants et surtout de sa fille qui est aujourd'hui agent financier dans une entreprise de placement de fonds à la Bourse de New York et de son fils footballeur professionnel.
En tant que président des Maliens de France, il se dit content de "la sincérité au niveau de la nouvelle équipe gouvernementale" et affirme avec son expérience d'ancien syndicaliste que "cette sincérité permet d'espérer car les réalités de la vie sont comme le discours politique qui évolue" .
"Sarkozy dit haut ce que Chirac pensait"
Mais cet optimisme n'est pas partagé par ses compatriotes rencontrés sur le marché d'Aubervilliers, une banlieue nord de Paris. Oussy Doucouré, un jeune de 22 ans, entré illégalement en France en 2001, dit toute son inquiétude pour sa situation de sans papier. Il travaille illégalement dans la restauration et contribue au même titre que ses 4 autres frères immigrés au bien-être de la grande famille vivant dans le Diafounou dans la région de Kayes.
Mamadou Tounkara affirme travailler à mi-temps dans le ménage. Il aurait tout tenté pour avoir un temps complet. Cet immigré ayant plus de 20 ans de vie sur le territoire français, affirme que la formule "travailler plus pour gagner plus" prônée par Nicolas Sarkozy sonne faux. "C'est pour le bénéfice des patrons qui nous exploitent déjà assez. En travaillant plus, ils en prendront encore plus" , lâche-t-il au milieu d'une conversation avec le marchand arabe qui lui propose une chemise à vil prix.
Une demoiselle qui vient d'atteindre sa majorité lors du scrutin qui a accordé la confiance du peuple français à la politique ouvertement de droite et qualifiée par ses défenseurs de "décomplexée" , pense, elle, que "Sarkozy dit tout haut ce que Chirac et les autres ont appliqué même s'ils n'ont pas osé trop le clamer" .
Samba Sissoko, un agent technique l'approuve complètement et ose cet avis très tranché. "La situation difficile de l'emploi fera qu'après les sans papiers, tous ceux qui sont en situation régulière mais qui n'auront pas de travail par la suite constitueront la cible pour ce gouvernement qui ne pense que du mal de l'immigration" .
En 2003, alors qu'il venait d'être nommé au ministère de l'Intérieur, Sarkozy accouche du Ceseda, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rendre plus dure sa politique de l'immigration. Il instaurera sa méthode des objectifs chiffrés en portant le nombre de reconduites à la frontière de 20 000 en 2005 à 25 000 en 2006. Son prochain cap promis : des "objectifs en matière de flux migratoires" .
On peut donc s'attendre à l'application de la politique de "l'immigration choisie" prônée et théorisée par Nicolas Sarkozy et bâtie sur la connaissance et l'acceptation des valeurs de la France, la compréhension de la langue de Molière à l'honneur. Toute choses qui prévaudront dans le fameux contrat d'intégration, qui sera lui-même proposé aux quelques candidats sélectionnés dans les quotas annuels d'immigration calculés en fonction des capacités de logement et de travail.
ATT, qui vient d'être plébiscité à la tête de l'Etat malien, pense que "il va falloir s'asseoir et parler. Cette concertation qu'il [Sarkozy] propose me paraît une bonne approche. Moi, j'ai une préoccupation, c'est la défense de mes compatriotes" .
Attendons, donc que le nouveau gouvernement dévoile sa véritable politique de l'immigration lorsqu'il convoquera la nouvelle Assemblée nationale vers la mi-juillet.
Oussouf Diagola
(Paris)
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LEGISLATIVES EN COMMUNE IV
Le PDR parie sur la jeunesse
Mme Diakité Aminata Sy et Mohamed Diéry Diallo porteront les couleurs du PDR pour les prochaines législatives en Commune IV.
Mohamed Diéry Diallo, natif d'Hamdallaye, est fonctionnaire de son état. A 32 ans, marié et père de 2 enfants, il est bien connu de la jeunesse de la Commune IV pour son implication à ses côtés et pour la défense des causes des jeunes. De plus, son engagement en politique n'est pas nouveau, puisque de tout temps, il a milité activement pour sa commune et pour le Mali.
Pour Mohamed Diéry Diallo, sa candidature se justifie par sa volonté de s'investir pour sa commune. Il a comme colistier Mme Diakité Aminata Sy. Docteur vétérinaire de formation, titulaire d'un DEA de l'Académie vétérinaire de Moscou, elle est mariée et mère de 3 enfants. Mme Diakité a beaucoup travaillé dans le monde des ONG avant de poursuivre sa carrière au service de l'Etat. En effet, elle est en poste au Laboratoire de la qualité des eaux au niveau de la direction nationale de l'hydraulique.
Cette équipe de choc compte s'investir pour la Commune IV.
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LEGISLATIVES
Les candidates de Bamako affûtent leurs armes
Pour enlever le maximum de sièges à l'Assemblée nationale, les femmes candidates aux législatives de juillet prochain, ont reçu les 18 et 19 mai une formation destinée à les aider à mieux conquérir l'électorat. Organisée par le Cadre de concertation des femmes des partis politiques (CCFP) en partenariat avec le réseau Apem, le NDI et avec l'appui financier du NED, de l'ambassade du Canada et du Pnud, la session de formation a regroupé une trentaine de candidates de Bamako.
Deux jours durant, elles se sont familiarisé avec des thèmes comme la levée de fonds pour la campagne, l'élaboration des messages, les techniques d'animation, l'organisation de la campagne, le comportement face aux médias, etc.
La ministre de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille, Mme Diallo Mbodji Sène a espéré que ces outils servent ses sœurs candidates à aller à la conquête de l'électorat et à améliorer ainsi le niveau de représentativité des femmes à l'Assemblée nationale.
Raphaël Ouattara, directeur résident de National Democratic Institute (NDI), principal animateur de la session, dira que l'objectif recherché est de « faire marcher la démocratie sur ses deux pieds : un pour les femmes et un autre pour les hommes. La participation des femmes à la vie publique est aujourd'hui une nécessité et non un choix » . « A travers cette formation , a-t-il poursuivi, nous outillons les candidates pour qu'elles fassent une bonne prestation et qu'elles se retrouvent à l'AN afin de porter cette sensibilité féminine pour compléter celle des hommes » . Selon lui, le NDI organise ces genres de formations dans beaucoup de pays africains et il compte, à la longue, transférer ses compétences aux organisations de la société civile.
Porte-parole du Cadre de concertation des femmes des partis politiques, Mme Mariko Korotoumou Théra a jugé que les pesanteurs socioculturelles entravent toujours la pleine participation des femmes à la vie publique et à la prise de décision. Elle a souhaité que cette formation, qui s'étendra sur toute l'étendue du territoire, soit un facteur d'établissement de la parité hommes/femmes dans les instances de prise de décision.
Sidiki Y. Dembélé
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CAMPAGNE D'IMPREGNATION DE MOUSTIQUAIRES
Envarts SOS Déshérité International s'en mêle
L'ONG Envarts SOS Déshérité International a, en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), procédé samedi au lancement de la campagne d'imprégnation de moustiquaires dans la région de Koulikoro. La campagne de 4 jours, qui s'inscrit dans le cadre d'un projet, concernera plus tard les autres régions.
Le palu ou fièvre des marais sévit au Mali depuis la nuit des temps. Il constitue aujourd'hui la première cause de morbidité et mortalité dans notre pays. Il entraîne des journées de travail perdues entravant le développement économique et social du pays. C'est pourquoi, l'OMS en partenariat avec Envarts SOS Déshérité International organise une campagne d'imprégnation de masse de moustiquaire pour protéger les populations contre le paludisme.
Selon le représentant de l'OMS, au cours des 20 dernières années, l'expérience a montré que les moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) constituaient une méthode de lutte efficace permettant de réduire significativement les risques d'infestation palustre dans les régions de paludisme.
« Cette maladie pose un réel problème de santé publique et doit être combattue vigoureusement avec le concours de la communauté internationale et singulièrement de l'OMS. Une moustiquaire imprégnée d'insecticide est plus efficace pour empêcher les moustiques de vous piquer. Les MII représentent un puissant outil de santé publique et peuvent avoir un impact considérable en Afrique » , a-t-il ajouté.
Le lancement de la campagne à la Maison du peuple de Koulikoro a eu lieu en présence du gouverneur, des autorités politiques et administratives de la 2e région.
Le gouverneur a regretté que la population de Koulikoro n'ait pas effectué le déplacement en masse. Avant d'indiquer que s'ils savaient que le palu fait aujourd'hui plus de victime que le Sida, ils allaient tous venir assister à cette cérémonie. Pendant quatre jours, une équipe sillonnera les 11 quartiers de Koulikoro pour imprégner les moustiquaires.
Selon Mohamoudou Cissé, le secrétaire exécutif de Envarts SOS Déshérité International, c'est par étape qu'ils ont commencé la campagne dans la région de Koulikoro et elle continuera dans les autres régions.
Sidiki Doumbia
( stagiaire )
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FICHIER ELECTORAL
Les surprises de Me Sékou Dembélé
Me Sékou Dembélé, huissier de son état, a été commis par le Rassemblement pour le Mali (RPM), le 23 avril pour constater que le fichier électoral était inaccessible.
Dans le procès-verbal de constatation qu'il a dressé, Me Dembélé précise qu'il s'est transporté au siège du RPM où il a constaté que le fichier n'était pas effectivement accessible, tout au moins de 11 h à 14 h le 23 avril. Il a ajouté dans son rapport que son interlocuteur, en l'occurrence, Mohamed Francis Luc, lui a dit que cette situation perdurait depuis le samedi d'avant.
Ce que l'huissier n'a pas compris de la part de la Cour constitutionnelle, c'est que, dans la multitude de ses pairs commis à des moments ou d'autres du procès, il est le seul nommément cité. En plus, les Sages lui ont fait dire qu'il a constaté le 23 que le fichier n'était pas accessible les 21 et 22, ce qui n'est pas le cas. Il s'interroge dès lors si, quelque part, il n'y a pas une volonté manifeste de lui nuire.
A. K.
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60e ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
Plaidoyer pour l'Afrique et les femmes
La 60e assemblée mondiale de la santé se tient à Genève, du 14 au 23 mai 2007. La délégation malienne, conduite par la ministre de la Santé, Mme Maïga Zeïnab Mint Youba, est notamment composée du conseiller technique Dr. Sidy Diallo et du directeur national de la santé, Pr. Toumani Sidibé.
La 60e assemblée mondiale de la santé a démarré le lundi 14 mai avec l'allocution de bienvenue du conseiller d'Etat, chef du département de l'Action sociale et de la Santé de la République et Canton de Genève. A sa suite, le président sortant de l'assemblée, Pr. Paulo Ivo Garrido du Mozambique a fait le point de son mandat d'un an avant de passer le témoin à Mme Jane Halton de l'Australie qui a été choisie comme président de la 60e assemblée.
Mais durant toute l'après-midi de ce lundi, l'assemblée n'a rien pu faire à cause de Taiwan qui voulait adhérer, non plus en tant qu'observateur comme demandé les années précédentes, mais en tant que membre à part entière de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, le bureau avait proposé à l'assemblée mondiale de la santé de supprimer, de son ordre du jour, le point sur l'admission de nouveaux membres et membres associés. Les débats ont été houleux avant et après le vote des Etats membres acquis majoritairement à la suppression de ce point, donc décidés à ne pas examiner l'adhésion de Taiwan. Le résultat du vote a été : 147 pour la suppression du point, 17 contre et 2 abstentions.
C'est finalement le mardi 15 mai que le directeur général de l'OMS, Dr. Margaret Chan, a pu s'adresser à l'assemblée. Après, ce fut le tour des invités de l'assemblée en la personne du Premier ministre de Norvège, Jens Stoltenberg, et de la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, Mme Thoraya Ahmed Obaid, de s'adresser aux Etats membres de l'OMS.
Dr. Margaret Chan a fait savoir qu'il y a moins de 10 ans, la santé publique peinait à trouver sa place dans l'action de développement sur les plans national et international. Les avocats de la santé avaient donc du mal à se faire entendre lorsque les priorités étaient définies et les budgets arrêtés. Or, aujourd'hui, la santé est considérée comme un domaine clé de la politique étrangère. Aussi, il restera toujours des besoins non satisfaits, mais jamais auparavant la santé n'avait mobilisé une telle attention et autant de moyens.
Le sens des priorités
Le DG de l'OMS a dévoilé son programme en six points. « Les deux premiers ont trait à des besoins sanitaires fondamentaux : le développement sanitaire et la sécurité sanitaire. Les deux suivants sont d'ordre stratégique : le renforcement des systèmes de santé et l'utilisation de données factuelles pour définir les stratégies et mesurer les résultats. Les deux derniers sont d'ordre opérationnel : gérer les partenariats pour obtenir les meilleurs résultats dans les pays et améliorer la performance de l'OMS » .
Selon Dr. Chan, les peuples africains supportent, aujourd'hui, une part démesurée de la charge de morbidité. Elle assénera : « Nous ne pouvons pas tolérer que l'Afrique devienne le continent oublié par le développement. L'Afrique ne connaîtra pas de croissance économique tant que le fardeau des maladies infectieuses n'aura pas été réduit. La capacité de faire bénéficier ceux qui ont besoin d'interventions essentielles est considérée comme le plus grand défi en Afrique. Je tiens à ce que les ministres africains sachent qu'ils peuvent compter sur mon soutien plein et entier » .
Elle dira ensuite que ce qui peut être mesuré peut être fait. La mesure la plus importante est son impact en termes de résultats en matière de santé. Le bilan de l'OMS pourrait ainsi être évalué sur la base de deux indicateurs : l'état de santé des Africains et celui des femmes.
Concernant les femmes, Dr. Chan affirmera qu'elles doivent : « faire l'objet d'une attention toute particulière pour trois raisons essentielles. Premièrement, le rôle qui leur incombe de prodiguer assistance et soins fait d'elles une ressource précieuse. Deuxièmement, elles sont exposées à des problèmes particuliers de santé et à un risque accru de mortalité. Troisièmement, et c'est le plus important, les femmes sont des agents du changement. Elles peuvent aider les familles et les communautés à sortir de la pauvreté » .
Ibrahima Sangho
( correspondance de Genève)
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ELIMINATOIRES DE LA COUPE DU MALI
DAC et AS Réal premiers qualifiés
Le 2e tour éliminatoire de la Coupe du Mali au niveau de la ligue de Bamako a donné son coup d'envoi samedi dernier au Stade Modibo Kéita. Le Djoliba et l'AS Réal se sont qualifiés les premiers respectivement aux détriments de la Commune II et de l'Usfas.
Le Djoliba tenait son match face à l'AS Commune II. Ses joueurs ont pénétré sur l'aire de jeu sans la moindre alternative à l'esprit. Car une défaite aurait suscité des vagues à Hèrèmakono. Heureusement que les Rouges l'ont compris et ont bien appuyé sur le champignon. Aussi en battant leur « bête noire » font-ils d'une pierre deux coups : vaincre le signe indien et se qualifier pour le prochain tour de la Coupe du Mali.
« On en redemande… on en redemande » , scandaient les supporters rouges heureux de voir leur équipe administrer deux buts à un adversaire qui commençait à leur donner une peur bleue.
Mais si le score reflète la physionomie de la rencontre, le Djoliba a pourtant mis du temps avant de venir à bout d'une équipe somme toute coriace. Après une première mi-temps insipide de part et d'autre, les Rouges mirent le turbo en seconde mi-temps. Ils ont multiplié les bonnes phases de jeu.
Cependant, il faudra attendre la 62e pour l'ouverture du score. Moussa Diallo redresse un coup franc de Lassana Fané et trouve la tête d'Ousmane Bagayoko qui fait mouche. Deux minutes plus tard, Yahaya Coulibaly, sur sa première touche de balle, profite de la déconcentration des poulains de Poker pour corser l'addition. A la 72e, à la suite d'un jeu dangereux, le défenseur central du Djoliba, Sékou Bagayoko, est expulsé.
Réal : une victoire à la Pyrrhus
L'aventure pour la conquête de dame Coupe du Mali a également pris fin pour l'Usfas, éliminée par l'AS Réal. C'est un coup dur pour les « Jaune et bleu » qui ne peuvent néanmoins s'en prendre qu'à eux-mêmes pour avoir vendangé moult occasions de buts. Car, dès l'entame du jeu, c'est l'équipe de Djikoroni Para qui va imposer son rythme. Mais, à la 22e, Mahamoud B. Cissé parvient à affoler la défense militaire, son tir passe entre les mains du portier Ichaka et l'Ivoirien du Réal Koffi N'Guessan a surgi pour marquer le seul but de la rencontre.
Les quarante-cinq dernières minutes de cette explication ont été stériles. Toutefois, à la 50e Salim Traoré, le milieu offensif de l'Usfas, a été expulsé pour un 2e carton jaune. Les Scorpions, en supériorité numérique, vont terminer le match sur les rotules, mais ils avaient réussi l'essentiel : se qualifier pour la phase fédérale. Cette victoire est une bouffé d'oxygène pour le Réal avant la reprise ce week-end du championnat national.
Boubacar Diakité Sarr
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