Pour les prochaines législatives en Commune VI, la candidature de Mme Rais Aïché Cissé imposée par le président du Congrès national d'initiative démocratique (Cnid/Fyt), Me Mountaga Tall contre celle du député Me Demba Traoré, a provoqué une grave dissension. Conséquence : Me Traoré, se sentant floué par Me Tall, a pris la décision non seulement de se représenter en indépendant sur la liste URD mais aussi de démissionner du parti du Soleil levant. Après la pluie, le beau temps.
La crise au Cnid-Fyt a atteint son point culminant, la divergence de vue entre le jeune député élu en Commune VI, Me Demba Traoré, et son président, Me Mountaga Tall, au sujet de l'établissement de la liste de candidatures pour les législatives de juillet prochain, dans cette Commune, ayant atteint un point de non-retour.
Réuni hier avec ses partisans, le jeune député a décidé de ne plus s'en laisser conter. Avec d'autres membres influents du comité exécutif du parti du Soleil levant, il a pris la décision d'aller à la conquête du suffrage de ses mandants et de conjuguer au passé composé son appartenance au Cnid/Fyt.
Il faut dire que les négociations entreprises par les sages du parti se sont soldées par un échec. Selon Me Demba Traoré que nous avons joint hier au téléphone, il a été reçu dans la nuit de lundi 14 à mardi 15 mai par le président du comité des sages du Cnid, Demba Koné, chargé d'offrir ses bons offices pour un règlement à l'amiable.
La démarche du vieux Koné visait à faire revenir le président Me Tall sur sa position de présenter Mme Rais Aïché Cissé sur la liste Cnid en Commune VI. Selon lui, l'émissaire lui a signifié son échec et lui a donné carte blanche pour entreprendre toute initiative qui lui semblerait la bonne.
Le vin est déjà tiré du côté de Me Demba Traoré qui n'entend pas reculer pour aucune raison. Selon lui, il serait suicidaire, pour le parti, d'aller aux législatives en Commune VI avec le schéma proposé par Me Tall. Le nom de sa candidate préférée leur a déjà fait perdre des alliances avec l'Adéma et d'autres partis politiques.
Mme Rais Aïché Cissé, présidente de la section VI des femmes Cnid, ne fait surtout pas le poids devant Me Demba Traoré soutenu par des jeunes et des femmes et la société civile de toutes obédiences politiques pour son engagement personnel pour la cause des populations.
Le schéma alors proposé par Me Demba Traoré et qui a été rejeté par son président était de se présenter sur une liste d'alliance de partis.
Le quiproquo sur la candidature de Mme Cissé, parente par alliance de Me Tall, n'est que la face cachée de l'iceberg. Selon des indiscrétions, il existait un plan machiavélique du président du Cnid visant à éliminer le jeune député de la course à la députation.
Sur fond de règlement de comptes, Me Tall n'aurait jamais pardonné à Me Demba Traoré et à d'autres membres du comité exécutif du parti du Soleil levant comme Ndiaye Bah, d'avoir empêché sa candidature contre ATT au scrutin du 29 avril 2007.
Me Tall, qui a la rancune tenace, n'a pas non plus digéré les motions de remerciements que le jeune député avait adressées à la Cafo et à la société civile après son élection à l'Assemblée nationale en 2002. Me Tall avait pris cela comme un reniement du parti et de ses leaders.
Candidature indépendante
La rencontre de Me Demba Traoré avec des jeunes du parti et d'autres militants du Cnid s'est soldée, hier en début d'après-midi, par l'officialisation de son départ du Soleil levant. Sa lettre de démission a été aussitôt adressée au président Me Tall, nous a-t-il signifié.
Le choix des participants à la rencontre a été porté sur Me Demba Traoré de se présenter aux législatives comme candidat indépendant sur la liste URD avec Konandy Sogoba de l'URD et Mamadou Baba Sylla, un indépendant et opérateur économique membre de la CCIM, tendance Ousmane Guittèye.
Ce départ de Me Demba Traoré a provoqué la démission de la majorité des sous-sections Cnid de la Commune VI et de la jeunesse. Le parti du Soleil levant n'existe plus que de nom dans cette partie du district de Bamako, nous a dit un de ses proches, juste après la réunion. L'honorable Traoré aurait même entraîné avec lui des membres influents du comité exécutif.
Une deuxième mort du Cnid après le séisme qu'il a vécu en 1994 et qui avait abouti au départ de Tiébilé Dramé, Yoro Diakité, Me Amidou Diabaté, Djiguiba Kéita dit PPR, Moussa Balla Diakité, Mme Bintou Maïga… pour créer le Parena.
A. D.
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LEGISLATIVES 2007
Le RPM, principal allié de Sadi
Si le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) a fait cavalier seul lors de l'élection présidentielle du 29 avril dernier, il a décidé, pour les législatives de juillet prochain, de nouer des alliances avec le Rassemblement pour le Mali (RPM) d'Ibrahim Boubacar Kéita. Les deux formations se sont donné la main dans plusieurs localités où elles ont un poids réel. C'est le cas, par exemple, à Kolondiéba, réputé fief du secrétaire général de Sadi.
A Koutiala, un autre bastion important de Sadi, les négociations autour d'une alliance avec le RPM n'étaient pas encore bouclées lundi soir. Car, Sadi, fort de son aura dans la capitale de l'or blanc, voulait présenter une liste unique avec six candidats comme en 2002. Rappelons que c'est le parti d'Oumar Mariko qui avait raflé les six sièges de députés de Koutiala.
Selon certaines indiscrétions émanant de la permanence du parti, le cinéaste et ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko, sera de la course des législatives de juillet. Il se présentera sous les couleurs de son parti dans son Bafoulabé natal. Quant à Mme Mariko, Korotoumou Théra, elle est candidate Sadi en Commune I où elle réside.
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KIDAL
Un véhicule de la douane enlevé par des insurgés
Selon les témoignages d'un habitant de Kidal, les hommes d'Ibrahim Bahanga ont enlevé un véhicule de la douane de Kidal et tué cinq personnes à Tinzawatène.
Les nouvelles en provenance du Nord-Mali ne sont guère rassurantes. Les insurgés, sous la houlette d'Ibrahim Bahanga, qui ont attaqué le poste de gendarmerie de Tinzawatène dans la nuit de vendredi à samedi dernier, ne semblent pas avoir dit leur dernier mot.
Selon les témoignages d'un journaliste d'une radio locale, les hommes de Bahanga terrorisent les populations de Kidal qui ne savent plus à quel saint se vouer. « Toute la ville de Kidal et ses environnants sont sur le qui-vive depuis l'attaque de Tinzawatène. Les commerçants ont fermé leurs boutiques, le marché est désespérément vide. Dans les rues, on a l'impression qu'aucune âme ne vive dans cette ville » , a-t-il affirmé hier.
Il a démenti la source officielle qui faisait état de deux morts et des blessés. Selon lui, cinq personnes ont trouvé la mort, une vingtaine d'autres blessées. « Les insurgés ont également enlevé un véhicule de la douane, un pik-up qui n'est toujours pas retrouvé » , a-t-il révélé.
Et aux dernières nouvelles, Ibrahim Bahanga se trouverait dans le désert nigérien avec une poignée d'hommes.
S. Y. D.
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3e LEGISLATURE DE LA IIIe REPUBLIQUE
Un mandat presque honorable de l'A. N.
A deux mois de la fin de leur mandat, nos élus nationaux peuvent se permettre un petit satisfecit, même s'ils ne sont pas exempts de critiques.
Les députés ont pour missions principales de voter les lois et de contrôler l'action gouvernementale. A la rentrée parlementaire du mois d'avril dernier, le président de l'Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita, s'interrogeait si les élus avaient su, au cours de leur mandat, répondre aux aspirations de leurs populations et mener à bien leurs missions de législateur. IBK, s'adressant à ses pairs, se demandait encore si les élus ont été une force de proposition. Enfin, il s'interrogeait si en tant que président, il avait su se mettre au-dessus de la mêlée.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'au cours du mandat qui s'achève, les députés n'ont pas chômé. A deux mois de la fin de celui-ci, nos élus nationaux peuvent se permettre un petit satisfecit même s'ils ne sont pas exempts de critiques. En effet, peu de députés restituent à leur base, pendant l'intercession, les lois votées. Or telle est aussi une des missions de nos élus car cela à l'avantage d'aider les populations surtout analphabètes pour la grande majorité de comprendre nos lois.
Dans sa mission de contrôle de l'action gouvernementale, la presque majorité des membres du gouvernement est passée devant les élus pour s'expliquer sur certains dossiers et situations économiques et sociales brûlantes. Les échanges entre les députés interpellateurs et les membres du gouvernement ont montré toute la détermination de l'AN à faire bon usage de son droit de contrôle et de ne pas tomber dans la servilité ni dans la complaisance. A cet égard, les questions orales au ministre de l'Agriculture sur la gestion de la crise acridienne, au ministre de la Justice, garde des Sceaux sur la corruption de magistrat et au ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités territoriales sur la crise au Nord-Mali en sont des exemples éloquents.
Respectabilité
Toutefois, l'Assemblée nationale, au cours de la législature, a été un espace où les crises entre partis et regroupements se sont quelque peu exacerbées. Elles ont surtout atteint leur paroxysme aux débuts d'année, à chaque fois qu'il s'est agit procéder au renouvellement du bureau de l'Assemblée. Excepté 2007, les renouvellements du bureau de l'AN, sauf celui du président, ont entraîné des batailles « fratricides » autour de postes. Ces joutes ont souvent pris une allure de bataille de chiffonniers, cest-à-dire que personne ne voulait céder le moindre pouce. Pouvait-il en être autrement dans un Parlement où il n'y avait aucune majorité ?
Sous la 3e législature, l'Assemblée nationale a néanmoins gagné en notoriété et contribué à l'approfondissement du débat démocratique. IBK, qui l'a présidée d'une main experte et intransigeante « sermonnant » parfois ses pairs à ne pas chômer les séances de session sauf en cas de mission, ou encore à avoir l'écharpe une fois dans la salle de plénière a, semble-t-il, gagné son pari : celui de faire de l'hémicycle une institution crédible et respectable et qui est loin d'être une chambre d'enregistrement.
Denis Koné
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ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2007
Des ténors du Parena dans les starting-blocks
A quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures pour les élections législatives, les états-majors des différents partis politiques s'activent pour constituer leurs listes et faire des alliances susceptibles de leur procurer la victoire au prochain scrutin législatif.
Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) a d'ores et déjà décidé de lancer certains de ses ténors dans la bataille pour l'hémicycle même si toutes ses listes ne sont pas encore constituées.
En effet, Tiébilé Dramé, président du parti du Bélier blanc et candidat malheureux à l'élection présidentielle du 29 avril dernier, est candidat dans son fief de Nioro du Sahel, qui avait jeté son dévolu sur l'honorable Cheickna Hamallah Bathily (UDD, néo-URD) en 2002.
En plus de Tiébilé Dramé, Me Amidou Diabaté a aussi fait acte de candidature dans la circonscription électorale de Kita. Le secrétaire général du Parena en sera à sa deuxième tentative dans la Capitale de l'arachide après sa défaite aux législatives de 2002.
A ceux-ci, il faut surtout ajouter Djiguiba Kéita, secrétaire à la communication du Parena, plus connu sous le sobriquet de PPR. Comme Me Diabaté, PPR est candidat pour la deuxième fois consécutive dans sa ville natale de Macina, qui a droit à deux députés. Il sera sur la même liste que Tiéboné Tangara de son parti, maire de la Commune de Sana dans le chef-lieu de Saye.
Pour se faire élire, PPR croisera le fer avec notamment les candidats du RPM, de l'URD, de l'Adéma, ce dont il n'a pas peur. « Je suis confiant et je crois qu'il ne faut pas avoir peur de se présenter aux élections » .
Toutefois, PPR se garde de parler de revanche après avoir été battu en 2002. « Ce n'est pas une revanche, c'est un choix démocratique. J'ai été légalement battu par la liste de l'Adéma en 2002 et j'ai accepté les résultats » , reconnaît-il humblement.
Ogopémo Ouologuem
(stagiaire)
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A. G. DES BLANCS DE BAMAKO
Le Stade malien prend sa douche froide
Une assemblée générale d'information a réuni présidents et supporters du Stade malien de Bamako. C'était le dimanche dernier à l'Institut national des arts (INA). Les Blancs se sont dit beaucoup de vérités les yeux dans les yeux.
Mahamadou Samaké dit Sam était, pour la troisième fois dimanche dernier, face aux supporteurs. Cet énième face-à-face de la saison entre le premier responsable des Blancs de Bamako et les sociétaires et sympathisants du club le plus populaire depuis son dernier plébiscite, vise à resserrer les rangs et donner à l'équipe les moyens de ses ambitions.
La « réunion de famille » a été fort utile, rendue plus que nécessaire par le comportement à la limite du « je-m'en-foutisme » de certains joueurs. Les murs de l'Institut national des arts ont tremblé par moments. Le président Sam n'a pas mâché ses mots parce que, dira-t-il, ne pouvant plus supporter l'insupportable. Après avoir souhaité la bienvenue, le président des supporteurs, Mamadou Dembélé a planté le décor.
Mais après les salamalecs d'usage, le ton est monté d'un cran et le président a plus soufflé le chaud que le froid tout au long des débats. Nul n'a été épargné, joueurs et supporters ont été interpellés. Les premiers surtout pour leur manque de discipline et les seconds pour plus de mobilisation.
Le président s'est longuement expliqué sur le départ précipité pour diverses raisons des joueurs expatriés du club en l'occurrence l'Ivoirien Benogo Diaby et le Gambien Saja Leigh. Le premier est retourné chez lui pour raison de famille, le second pour la préparation de l'équipe nationale juniors de son pays qui doit prendre part au prochain Mondial de la catégorie.
Du poing sur la table
Mais au vu du délai imparti, ils tardent à retrouver leurs coéquipiers déjà en préparation. Cette remarque juste a été reconnue par tous les supporters et même d'anciens joueurs présents dans la salle jugent leur attitude comme une faute grave, à ne pas renouveler.
Le président Sam a aussi expliqué le pourquoi de sa lettre adressée au coach Magassouba. « Je voudrais simplement avoir des explications sur la contre performance du club contre le Sigui à Bamako et l'Usfas , a-t-il expliqué, avant d'instruire aux entraîneurs de prendre leurs responsabilités, d'être davantage rigoureux, de ne plus tolérer l'indiscipline, le laisser-aller, les retards. Les fautes graves, le comportement parfois irresponsable des joueurs » .
« Prenez vos responsabilités, je suis prêt à sanctionner un joueur, le libérer » , a-t-il fait remarquer. En président actif, il a dit être au courant de tout au sein du club. « Je sais ce qui se passe dans la tête de mes joueurs » , a-t-il avoué. C'est pourquoi il a demandé aux entraîneurs de travailler en leur âme et conscience car, ajoutera-t-il, l'intérêt du club passe avant tout autre considération. Une joueuse de basket a été flétrie pour son comportement qui ne sert pas le club.
Cette réunion de famille qui s'est déroulée en présence de quelques dirigeants dont le président des supporters Mamadou Dembélé va certainement lever bien des équivoques, remettre de l'ordre dans la « Maison blanche » pour la suite de la saison.
Boubacar Diakité Sarr
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