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2007

Mois de mai

Les Echos du 10 mai 2007

L'APRES PRESIDENTIELLE

Quelle option pour le FDR ?

L'étape la plus difficile est la gestion post-électorale. Le Front pour la démocratie et la r épublique (FDR) qui conteste la victoire du président ATT à l'élection du 29 avril 2007, doit se trouver dans un dilemme cornélien. Le verdict de la Cour constitutionnelle déterminera son devenir.

En attendant que les 9 sages de la Cour constitutionnelle ne se prononcent sur les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 29 avril dernier, qui a vu la victoire litigieuse du président sortant appuyé par l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Mouvement citoyen, l'opinion générale est inclinée à penser que le Front pour la démocratie et la République (FDR) a perdu la bataille.

Dans une telle situation, une bonne réflexion s'impose aux membres de ce regroupement. A notre humble avis, quel que soit le verdict des 9 sages au marché Dibidani , ils doivent faire tout pour ne pas tomber dans des décisions émotionnelles. Une telle démarche serait suicidaire et par ricochet pour la démocratie malienne.

Ils doivent mûrement réfléchir pour donner une suite logique à leur action politique. A cet effet, les membres du FDR doivent-ils continuer à contester l'élection présidentielle au cas où la Cour constitutionnelle confirmera la victoire du président sortant ? Ou doivent-ils s'atteler à préparer les élections législatives ? A n'en pas douter, la 1 re hypothèse serait déraisonnable d'autant que nous sommes dans un Etat de droit.

Une fois la question litigieuse tranchée par la Cour constitutionnelle, le FDR n'aura d'autre choix que de se soumettre au verdict surtout que la communauté internationale, dans sa grande majorité, a reconnu le bon déroulement du scrutin, mais qui ne doit pas légitimer les résultats. Ensuite la grande majorité de nos concitoyens tout comme le FDR, sont opposés à la violence. C'est compte tenu de ces paramètres que la 2 e solution à savoir la préparation active des législatives, semble la plus salutaire.

Contraindre ATT à la cohabitation

S'il arrive lors de cette compétition que le FDR obtienne la majorité absolue à l'Assemblée nationale, il pourra former un gouvernement FDR et contraindre l'actuel président à la cohabitation comme en France en 1997 entre la Droite de Jacques Chirac et la Gauche de Lionel Jospin.

Cette arme parait la plus efficace puisqu'un président qui n'est pas majoritaire à l'Assemblée nationale ne dispose d'aucun moyen pour imposer sa vision politique. C'est le seul meilleur moyen pour réduire ATT au silence et les initiateurs du Front bénéficieront plus de crédibilité auprès de l'opinion publique qui donnera dans ce cas un sens positif à sa lutte.

Mieux, une cohabitation serait la plus belle manière de donner une belle gifle à la coalition de circonstance de l'ADP. Le FDR a son salut dans cette option et toute autre solution, dont un boycott les législatives serait irréfléchie. Les leaders du FDR ont, il faut le souligner, écarter toute velléité de boycotter les élections qu'elles soient présidentielle , législatives ou municipales.

Un célèbre politicien ne disait-il pas « qu'il vaut mieux boycotter une élection présidentielle que législative » . Le FDR doit comprendre sa défaite à l'élection présidentielle du 29 avril dernier comme un ajournement.

Mohamed Daou

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MURMURES DE BAMAKO

Un des beaux-fils du président, inspecteur des impôts

Le dernier concours d'intégration à la fonction publique a fait des heureux dans la famille présidentielle. Un de ses beaux-fils que d'aucuns disent le plus choyé par le président lui-même a été déclaré admis au concours de la fonction publique dans le corps des inspecteurs des impôts. Le beau-fils national avait dans le temps travaillé dans une banque de la place après ses études à l'ex- Ena avant de s'inscrire dans une école à Paris, pour des études supérieures. Revenu au Mali, il a rencontré l'âme sœur, l'une des filles du président qui lui a vraisemblablement portée chance. Voilà un chômeur de moins dans la famille présidentielle où le chef parlant de manque d'emploi se plaisait à dire chaque fois que ses propres enfants se sont installés à leur propre compte pour éviter le chômage.

Marche avortée de la jeunesse du Mouvement citoyen

Suite à la marche de la jeunesse du Front pour la démocratie et la République (FDR) du 3 avril 2007, réprimée par la police, la jeunesse du Mouvement citoyen voudrait répliquer le vendredi 4 avril. L'initiative venait de Jean-Pierre Meynard , dit Jeannot, cacique du mouvement citoyen, faiseur de roi et un très proche du général ATT dont il est pour certains, les yeux et les oreilles. Ses rapports étroits avec ATT lui a d'ailleurs valu le sobriquet de « général Jeannot ». Son ami de président ATT qu'il avait appelé pour lui parler de la contre marche n'avait pas du tout été d'avis avec lui pour la simple raison que celui-ci cherche à éteindre le feu de la contestation plutôt qu'à le rallumer. Le général Jeannot avait pourtant juré de répliquer, pour montrer au FDR que le MC aussi existe s'il s'agit de marcher. Le général abdiqua par la suite à cause dit-on, de nombreuses pressions.

Le député Gassama Diaby , tête de liste aux législatives à Yélimané

Le député URD, Mamadou Hawa Gassama Diaby , a passé aux primaires de la conférence de section du 6 mai 2007. Il a été élu à l'unanimité des 12 sections URD, des délégués en présence des superviseurs du bureau national de l'URD dépêchés par Bamako. Il est tête de liste pour la conquête des deux sièges en jeu à Yélimané avec comme second, Aliou Diallo, un militant URD de la section de Yélimané . Pour l'instant, les questions d'alliance sont en discussion. Des partis comme le Mouvement citoyen, le Parena , le RPM, le Cnid , l' Adéma , des candidats indépendants sont sur la liste des probables alliances. Toutefois, le RPM, le Parena et le Mouvement citoyen sont en bonne position.

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INDUSTRIE MALIENNE EN 2005

Un chiffre d'affaires de plus de 890 milliards de FCFA. Et pourtant…

Selon les conclusions d'une étude réalisée par le ministère de l'Industrie et du Commerce, les entreprises industrielles du Mali ont réalisé en 2005 un chiffre d'affaires global de 897 milliards de francs CFA contre 789 milliards en 2004. Pourtant, ce sont plus de 300 industries qui connaissent des difficultés.

L'étude souligne que cette performance des industries manufacturières est imputable à la fabrication des textiles et d'articles d'habillement (25,82 % et 30,65 % respectivement du chiffre d'affaires en 2003 et 2004) et à celle des produits alimentaires, de boisson et de tabac (14,1 % en 2003 et 16,44 % en 2004).

En 2005, les entreprises manufacturières ont produit 46,7 % du chiffre d'affaires contre 45,1 % pour les entreprises extractives. L'électricité, le gaz et l'eau ne représentent que 8,2 %. Les principales branches de la section fabrication dans l'ordre selon l'importance de leur chiffre d'affaires en 2005 sont l'industrie du textile (articles habillement, 20,82 % et l'alimentaire, ( boisson-tabac , 14,97 %).

Les industries manufacturières, notamment celles qui travaillent dans le textile ou dans la production des produits alimentaires, de boisson ou de tabac ont un chiffre plus élevé. Ensuite, viennent les entreprises extractives qui produisent plus de 45 % du chiffre d'affaires en 2005.

L'ensemble des unités industrielles a réalisé comme valeur ajoutée environ 302,6 milliards de FCFA en 2003, 283,5 milliards en 2004 et 301,2 milliards en 2005.

Toutefois, Il a été observé une diminution de la valeur ajoutée globale entre 2003 et 2004 de 6,3 % et une hausse de 6,3 % entre 2004 et 2005. La répartition de la valeur ajoutée du secteur industriel par région laisse apparaître des disparités profondes entre les différentes régions du Mali.

Ainsi, le district et la région de Kayes produisent plus de 92 % de la valeur ajoutée du secteur. La valeur ajoutée des entreprises des régions de Gao et de Tombouctou (nord) constituées de boulangeries, est presque nulle.

Paradoxe

En revanche, une autre étude réalisée en 2006 par le même ministère de l'Industrie et du Commerce sur les industries au Mali dresse un tableau sombre. Elle conclut qu'au total 309 entreprises connaissent des difficultés de fonctionnement sur les 343 sociétés que compte le Mali. Selon les experts de ce département ministériel, les entreprises du district de Bamako et de la région de Sikasso (sud du pays) rencontrent beaucoup plus de difficultés que celles des autres régions, à cause notamment des coûts élevés des facteurs de production comme l'électricité, l'eau et le téléphone, des matières premières, la concurrence et la fraude ainsi que les lourdeurs administratives. Concernant la taille des entreprises, en 2006 plus de 85 % des entreprises industrielles employaient moins de 50 personnes. Seulement 4 % des entreprises emploient 200 personnes ou un peu plus. Selon l'étude, d'une manière générale, les entreprises maliennes sont jeunes, plus de 77 % d'entre elles ayant moins de 15 ans alors que les entreprises de plus de 25 ans représentent moins de 10 %.

Au total, 21.814 emplois ont été dénombrés en 2003, 23.499 en 2004, 28.693 en 2005 et 3.1325 en 2006 avec respectivement 13.805, 14.431, 16.981 et 17.593 emplois permanents. L'année 2006 est l'année record avec 17.593 emplois permanents au premier semestre.
En termes d'investissements, environ 94 % des entreprises ayant réalisé des investissements sont manufacturières et ont réalisé avec 40 % les plus gros investissements en 2003. En 2004 et 2005, les industries extractives ont réalisé plus de 62 % des investissements.

L'investissement moyen par entreprise est supérieur à 1 milliard de francs CFA dans les branches d'activités extractives, de production, de distribution d'électricité, de gaz et d'eau durant la période 2003-2005. Il a été également constaté que de 2003 à 2004 les entreprises manufacturières sont celles qui ont contracté plus de dettes.

La contribution des industries au Produit intérieur brut (PIB) est estimée en 2003 à 12 % contre 11 % en 2002 et 10 % en 2005. La part des industries manufacturières dans le PIB est passée de 6 % en 2002 à environ 3 % de 2003 à 2005. Plus du tiers des entreprises maliennes en activité sont des entreprises industrielles. La majorité des entreprises maliennes, soit 94 %, relève du régime privé contre moins de 4 % pour le mixte et 3 % pour le public.

En 2006, 66,2 % des unités industrielles étaient concentrées à Bamako et 11,3 % à Sikasso, les régions du nord du pays restant les moins nanties en unités industrielles.

Sidiki Y. Dembélé

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SECURITE ROUTIERE

L'OMS et Planète Enfants alertent les usagers

A l'occasion de la première semaine mondiale de la prévention routière célébrée du 23 au 29 avril 2007, l'Organisation mondiale de la santé au Mali (OMS) et Planète Enfants ont organisé hier au siège de l'OMS un point de presse dont le thème portait sur l'importance des actes de sensibilisation contre les dangers de la route.

Pour les conférenciers Ousmane Dème (planète Enfants), Soussoro Coulibaly (direction nationale des transports), Cissé Lamine Sarr (OMS) et le colonel Mamadou Traoré, directeur général de la Protection civile, lutter contre les accidents de la route doit devenir une priorité.

Aux dires du représentant de l'OMS, les conséquences sanitaires et économiques des traumatismes liés à la circulation sont considérables pour les pays. A l'en croire, 1,2 million de personnes ont été tuées en 2003 soit en moyenne 3242 personnes par jour dans le monde. « 20 à 50 millions de personnes sont ainsi rendues invalides ou blessées dans le monde. 90 % des accidents de la circulation surviennent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires dont plus de la moitié touche des jeunes adultes de 15 à 44 ans » , a dit Lamine Cissé Sarr pour qui le coût pour la violence routière est de 518 milliards de dollar à l'échelon mondial.

Transport mixte, incivisme, non port de casque et de ceinture de sécurité, la non-application des textes, le laxisme des autorités sont entre autres points soulevés.

Pour Ousmane Dème, Planète Enfants, premier magazine panafricain pour les 8-14 ans, agit depuis 3 ans pour sensibiliser ses lecteurs et les inciter à alerter leurs parents sur les dangers de la route. A la lumière des débats, il est apparu que le ministère de l'Education, les départements de la Protection civile et la Santé et les partenaires ne sont pas en marge de la lutte contre les accidents de la circulation.

Malgré tout et bien que les accidents de la circulation constituent un problème de santé publique négligé, il est plus qu'urgent que des efforts et des stratégies de lutte contre le phénomène soient harmonisés en vue d'assurer durablement une prévention efficace.

Idrissa Sako

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JOURNEE MONDIALE DE LA CROIX-ROUGE

L'humanitaire célébrée

La Croix-Rouge malienne, à l'instar de la communauté internationale, a fêté le 8 mai dernier la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. La cérémonie qui a drainé une foule nombreuse avait pour thème « Ensemble pour l'humanité ».

Les cérémonies commémoratives de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge se sont déroulées mardi 8 mai au siège de la Croix-Rouge malienne à Djélibougou sur la route de Koulikoro sous la présidence du ministre de la Santé.

Faire de la Croix-Rouge malienne une société nationale de référence, véritable partenaire des pouvoirs publics et dotée d'une capacité réelle de réponse aux catastrophes, était le maître mot des organisateurs de la journée qui a été émaillée par une grande animation par des artistes de renommée comme Mariétou Diabaté et le groupe de rap « les Niana boys de Koulikoro » , des démonstrations des gestes qui sauvent et des remises de dons.

Mme la ministre de la Santé, Mme Maïga Zeynab Mint Youba a rappelé que le mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge dont la Croix-Rouge malienne est membre, est né du souci de porter secours, d'alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes, de protéger la vie et la santé ainsi qu'à faire respecter la personne humaine et de favoriser la compréhension mutuelle, l'amitié, la coopération et une paix durable entre tous les peuples.

Pour le secrétaire exécutif de la Croix-Rouge Dr. Doundey Maïga , la société nationale avec ses 44 employés, 1500 membres et 4000 volontaires repartis sur le territoire national, participe avec les pouvoirs publics à l'organisation des secours et travaille en collaboration avec les ministères de la Santé, de la Protection civile et du développement social. « Aujourd'hui, la Croix-Rouge peut jouer un rôle important là où les services publics et communautaires sont rares ou débordés » a-t-il, il.

Pour Abdrahamane Cissé, directeur adjoint de la Croix-Rouge, il s'agit à travers ces manifestations de mettre en avant, l'importance et l'efficacité des partenaires en insistant sur la nécessité d'un renforcement des alliances locales et internationales en vue de relever les défis humanitaires croissants de notre époque.

Joignant l'utile à l'agréable, un carton de lait a été offert à la Pouponnière par la Croix-Rouge malienne, un geste qui confirme l'engagement de la société nationale aux cotés des plus démunis.

Idrissa Sako

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