Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois de mai

Les Echos du 03 mai 2007

POINT DE VUE

Arrogance et mépris

La publication des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle a donné l'occasion à certains leaders politiques, qui n'ont de leader que de nom, ayant refusé de se soumettre au suffrage du peuple de traiter ceux du camp d'en face de tous les noms d'oiseau.

Dans leur masturbation intellectuelle, ils ont même affirmé que c'est par modestie qu'ils avancent le taux nord-coréen de 70 % des voix. Dans un précédent éditorial, nous invitions les uns et les autres à moins d'arrogance et de mépris.

Le Mali notre pays, est cité en exemple non pas grâce au comportement des responsables politiques mais grâce à celui du peuple, qui a toujours mis au-dessus des contingences l'intérêt national. La dérive, par contre, ne sera que l'œuvre des irresponsables.

Les premières tentatives de manifestation ont eu déjà leurs premiers blessés. Les tentatives de violation des libertés publiques et privées doivent êtres dénoncées. Le sens de la mesure doit être présent et respecté par les deux parties. Personne n'a vraiment intérêt à une dégradation du climat politique. En tout cas pas le Mali.

Acceuil


ASSOCIATION DE SOUTIEN A IBK

Une marche reportée à la dernière minute

Il y avait foule mercredi à la marche organisée par l'Association de soutien à IBK. Mais à l'appel des responsables du Rassemblement pour le Mali (RPM), la marche a été finalement reportée.

Pour protester contre ce qu'ils appellent les résultats tripatouillés de l'élection présidentielle du 29 avril dernier qui donnent une avance nette au candidat Amadou Toumani Touré, l'Association de soutien à IBK a décidé de se faire entendre en organisant hier une marche pacifique. Mais, la marche qui devait partir de la Place de la liberté au Mémorial Modibo Kéita, lieu de centralisation des résultats, a été reportée à la dernière minute à l'appel de Bakary Koniba Traoré.

Selon le commissaire de police du 1er arrondissement Balla Traoré, la marche d'hier a été improvisée et était de nature à troubler l'ordre public. Devant la détermination des éléments du commissaire Traoré à réprimer la marche, Bakary Koniba Traoré, aux dires du commissaire, aurait demandé aux marcheurs de regagner leurs bases.

Néanmoins, certains marcheurs, surexcités, auraient fait table rase des déclarations de leurs leaders en insistant de perturber l'ordre public. « Nous avons été obligés à la manière forte. Mais, lorsqu'un responsable dit de regagner sa base, nous ne voyons plus de raison d'insister » . Pour le commissaire, il est souhaitable que les uns et les autres se calment, se ressaisissent en se conformant aux textes parce qu'ils ne sont pas prêts à voir un groupuscule d'individus troubler l'ordre public.

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


Faits et gestes

Le député Touré rudoyé

Lors de la marche d'hier, une altercation est intervenue entre des jeunes de l'Association IBK et des forces de l'ordre à l'issue de laquelle deux jeunes ont été battus avant d'être conduits au commissariat du 1er arrondissement. Présent à la marche, le député Boubacar Touré du RPM voulant prendre langue avec le commissaire Traoré a été rudoyé par les forces de l'ordre et jeté hors de la cour. Devant l'insistance de ses compagnons et l'intervention du commissaire, l'honorable député a finalement été reçu par Balla Traoré. Après quelques minutes de discussions en présence de Bocari Téréta, les jeunes ont pu recouvrer la liberté. Au sortir de la cour, des dizaines de jeunes scandaient « IBK président » . Eux aussi ont été sans autre forme de procès dispersés par les hommes en tenue.

Le SG de la jeunesse RPM bastonné

Juste après le départ des responsables du RPM du commissariat du 1er arrondissement, Moussa Timbiné, le secrétaire général de la jeunesse RPM a été lui aussi pris à partie par les forces de l'ordre. A dix mètres derrière la route qui sépare le commissariat du PMU-Mali, un groupe de policiers ne cessait de battre un jeune. Certains croyaient qu'ils avaient affaire à un voleur. Erreur, c'était le secrétaire général de la jeunesse RPM qui était entre leurs mains. Aucun cadeau ne lui a été fait. Il a été sérieusement tabassé par une vingtaine de porteurs d'uniformes avant d'être jeté sous un arbre. La raison avancée par le commissaire est que M. Timbiné aurait tenu des propos injurieux à l'endroit de la police et aurait lui-même exigé son arrestation.

Un blessé conduit à l'hôpital

Au moment où les forces de l'ordre se donnaient corps et âme à bastonner le jeune Timbiné, un homme habillé de boubou a été la cible de la machine répressive de la police. En effet, l'homme a été cueilli hors du commissariat. Il a été battu jusqu'à perdre connaissance. Abandonné devant la porte d'entrée d'un bureau, l'homme a été conduit à l'hôpital dans un véhicule de la police sur ordre du commissaire qui n'était pas présent au moment des faits.

La presse pressée au commissariat

La caméra de la cinéaste de l'Amap, Kadiatou Konaté, et l'appareil photo d'un autre confrère ont été confisqués par la police aux motifs qu'ils ont filmé sans leurs consentement. Si le confrère de L'Indépendant est parti en laissant son appareil photo, notre consœur de l'Amap a refusé de donner le sien. « Si vous voulez m'enfermez, vous le ferez avec ma caméra. Pas question que je vous la laisse » .

[haut]

Acceuil


BILAN DE LA MARCHE REPRIMEE

Six blessés parmi les partisans d'IBK

La marche est légale en République du Mali. C'est en voulant user de cette « arme pacifique » pour dénoncer la fraude électorale que les militants de l'Association de soutien à IBK, ont subi, hier, la terreur des forces de l'ordre.

Cette dérive démocratique qui rappelle les années noires du régime dictatorial du général Moussa Traoré a fait six blessés, dont le président de la Jeunesse Rassemblement pour le Mali, (RPM), Moussa Tembiné.

Le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, choqué, s'est rendu au chevet des blessés au Centre hospitalo-universitaire Gabriel Touré. Se refusant à toute déclaration, le président du RPM a tenu à s'enquérir personnellement de l'état des victimes qui sont restés en observation après des examens d'échographie et de radiographie.

Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


ANNULATION DES RESULTATS

Le FDR a saisi la Cour constitutionnelle

Le Front pour la démocratie et la République (FDR) a saisi mercredi la Cour constitutionnelle aux fins d'annulation des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle du dimanche 29 avril.

Au cours de la conférence de presse qu'il a animée mardi, le Front pour la démocratie et la République (FDR) a indiqué qu'il ne reconnaît pas les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle du 29 avril.

Les responsables du FDR vont user de tous les moyens légaux pour faire invalider par la Cour constitutionnelle les résultats provisoires proclamés par le ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, a souligné Me Gakou, un des conférenciers.

A cet effet, le regroupement politique devait saisir hier la Cour constitutionnelle, preuves à l'appui. Le FDR ne doute pas que ces résultats seront invalidés en raison des énormes irrégularités constatées avant, le jour et après le scrutin et en raison de la jurisprudence qu'il y a eu en la matière en 1997. L'arrêt du 13 avril 1997 annulant les élections sera joint au dossier, a affirmé Me Gakou.

Répondant aux questions des médias, les conférenciers ont expliqué le mécanisme de la fraude monté par le camp présidentiel. Celui-ci a consisté à la circulation de bulletin de vote à travers le territoire avec déjà une empreinte digitale apposée dans la case du candidat ATT.

Une partie de ces bulletins frauduleux saisis avec constat d'huissier a été exhibée à la presse. En plus, les conférenciers ont énuméré les violations des articles 69 (relative à l'ouverture de la campagne), 70 (accès égal aux médias d'Etat) et 144 (relative à la candidature de militaire) de la Constitution de la République du Mali.

Réagissant aux appréciations faites de l'élection présidentielle, les responsables du FRD se sont dit sidérés par les propos des observateurs internationaux. Ibrahim Boubacar Kéita, le président du regroupement, a informé qu'il allait protester auprès de cette organisation sous-régionale. Selon lui, il est temps que cette organisation soit au service des peuples des Etats de la sous-région et pas de ses présidents.

En effet, Koffi Sama, le chef de la mission des observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), estimait que le scrutin a été transparent et libre alors qu'il ne dit pas si les textes régissant les élections au Mali ont été respectés.

En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, le regroupement anime cet après-midi au stade Omnisports un grand meeting.

Denis Koné

[haut]

Acceuil


MURMURES DE BAMAKO

Le Trésor public à sec

Il n'y a plus d'argent au Trésor public, la banque de l'Etat. Les fournisseurs et autres particuliers auxquels l'Etat doit de l'argent sont en train de se morfondre. La semaine dernière, un commerçant qui ne savait plus où donner de la tête a proposé 10 millions à un agent du Trésor pour empocher ses 52 millions. Peine perdue. L'agent auquel il a l'habitude de donner des commissions de 2 millions pour ce genre d'opération lui a répondu que l'offre est alléchante, mais, qu'en vérité, il ne peut rien faire par manque de liquidités. La situation, semble-t-il, dure depuis le mois de février. D'aucuns prédisent le pire au mois de juin si rien n'est fait.

Les Daf, bailleurs de fonds d'ATT

Malgré la pauvreté et la misère ambiantes, des commerçants, liés au régime pour des raisons douteuses, ont contribué chacun selon ses moyens et son degré d'introduction auprès du couple présidentiel. Mais, le plus grave, reste l'utilisation abusive des moyens financiers et matériels de l'Etat. L'illustration : des Daf ont même servi de dépôts d'hydrocarbures pour la campagne présidentielle. Des dizaines de milliers de litres d'essence ont été utilisés à cette fin. Les Bamakois se souviennent encore que le jeudi 24 avril 2007, jour de clôture de la campagne, les ATTboys ont pris d'assaut des stations d'essence de la capitale auxquelles ils ont remis des tickets octroyés par des Daf. Toute personne qui se présentait avec un simple T-shirt, un pagne ou un simple badge à l'effigie d'ATT repartait avec le plein de carburant, quel que soit le type d'engin. Quel gâchis dans un pays où des gens meurent de faim et de maladies banales !

Les photos de campagne d'ATT décrochées

Depuis mardi, soit deux jours après le scrutin présidentiel du 29 avril 2007, les affiches de campagne d'ATT disparaissent petit à petit de la circulation. Les photos du président sortant qui rivalisaient avec celles d'autres candidats sur le pont Fahd ont été décrochées. Les mêmes photos ont disparu de certaines routes principales. Est-ce le signe qu'ATT croit inéluctablement en sa victoire à la présidentielle qui s'achemine vers un contentieux ? C'est tout comme.

Quel crédit pour les observateurs des élections ?

Les observateurs des élections sont-ils en passe de devenir la caution morale d'élections truquées en Afrique ? La question a tout son sens. La pléiade d'observateurs nationaux et internationaux du scrutin de dimanche dernier, ont été unanimes à reconnaître , la transparence et la sincérité du vote. « Le vote a débuté à l'heure dans la plupart des centres électoraux, le matériel électoral était partout disponible, les assesseurs et les délégués des candidats étaient présents dans les bureaux de vote et tout s'est déroulé dans le calme et la sérénité » , ont-il fait remarquer. Des arguments spécieux, comme diraient certains. Ces observateurs n'étaient nullement neutres à cause de leur accointance avec le régime d'ATT. Pour qui connaît la part importante prise dans la campagne d'ATT par Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l'Uémoa, qui a battu campagne avec le chef de l'Etat, les observateurs de l'Uémoa prouveront difficilement leur neutralité. Ceux de la Cédéao également. Leur chef de délégation, l'ancien Premier ministre togolais, Koffi Sama, aurait mangé la soupe présidentielle. Quid de la prétendue société civile nationale et internationale dont figure le chef de quartier de Médina-Coura, El hadj Moussa Touré. Celui-ci, on s'en souvient a créé une coordination des chefs de quartier du district et a appelé publiquement à soutenir le candidat ATT.

Un animateur de radio voleur de cartes : Daba Tounkara avoue

L'information relative à l'arrestation d'un animateur de radio privée avec des cartes d'électeur, à l'aéroport de Sénou, a fait le tour de la ville la dernière semaine de la campagne présidentielle. Votre quotidien Les Echos n'a fait que son devoir en relayant l'information dans sa parution du vendredi 27 avril 2007, se fondant sur ses propres recoupements et investigations. A la grande surprise des auditeurs de Radio Jekafo, Daba Tounkara, rapporteur de la revue de la presse en bamanakan à la même radio, a commenté l'article sous forme de démenti. Le talentueux animateur a commis l'imprudence de nommer son confrère Sy Souleymane Sy de Radio Bamakan. Le journal Les Echos n'avait nommément cité personne. L'animateur a prétexté que si « Les Echos a eu peur de le nommer, lui il le fait pour couper court aux rumeurs qui circulent à son sujet » . Daba ne savait pas qu'il venait de commettre une maladresse qui nuit à celui qu'il tente de blanchir. Ses propos ont été interprétés par ses milliers d'auditeurs comme un aveu pur et simple. Sinon pourquoi s'émouvoir alors que la seule référence donnée dans l'article parlait d'un animateur de radio ? Est pris tel qui croyait prendre.

[haut]

Acceuil


PRESIDENTIELLE 1er TOUR

L'Apem juge le scrutin transparent

Le Réseau Appui au processus électoral au Mali (Apem) avait déployé 243 observateurs nationaux sur l'ensemble du territoire national qui ont sillonné 2430 bureaux de vote sur les 18 918, a affirmé le président du Réseau, Ibrahim Sangho, au cours d'un point de presse mercredi.

Se basant sur les observations de ces observateurs, le conférencier en a conclu que le « scrutin s'est déroulé dans un climat serein et sans incident majeur » . Toutefois, quelques irrégularités « qui ne sont pas de nature à compromettre la régularité du scrutin sont à déplorer » , a-t-il poursuivi.

Tout en soulignant le faible taux de participation, le niveau de formation des agents électoraux, le Réseau Apem a observé « une amélioration notable dans l'organisation matérielle du scrutin » , qui, a-t-il estimé, s'est déroulé conformément aux dispositions prescrites par la loi électorale.

Parmi les recommandations, le Réseau Apem invite à la sensibilisation des électeurs pour obtenir un taux de participation élevé. Il conseille la stricte application de la loi concernant le témoignage car « de nombreux abus concernant cette disposition ont en effet été constatés » . Autre recommandation du réseau : la numérotation du bulletin unique dans le but de faciliter sa « traçabilité   » .

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

[haut]

Acceuil


AMAO

Sur la voie de la monnaie unique de la Cédéao

Mieux faire connaître les enjeux et perspectives de l'intégration monétaire au sein de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest est l'objectif d'un séminaire organisé hier à Salam par l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Amao) sur le thème : « sur la voie de la monnaie unique de la Cédéao ».

Le séminaire de l'Amao sur la voie de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), tenue hier à Salam, s'inscrivait dans le cadre d'une série du genre organisé au cours de ces dernières années par l'Agence. Il entre dans le cadre d'un programme de sensibilisation visant à mieux faire connaître aux principaux acteurs et au grand public les enjeux et perspectives de l'intégration monétaire au sein de la Cédéao. Il s'agissait aussi d'acquérir l'adhésion des acteurs en vue d'accélérer la création de l'espace monétaire et économique unifié au niveau de la sous-région ainsi que souhaité par les plus hautes autorités de la Communauté.

Selon le président de l'Amao, Yacouba Nabassaoua, les avantages d'une union monétaire sont multiples. « Outre le fait de servir de tremplin pour parvenir à la création d'une union économique, un niveau élevé de coopération monétaire faciliterait les échanges commerciaux intra-régionaux, soutiendrait mieux la croissance économique, cela dans le noble objectif d'un relèvement substantiel du niveau de vie de nos populations » , a-t-il expliqué. Par ailleurs, a-t-il ajouté, en éliminant les risques de change, un espace monétaire intégré réduirait les coûts afférents aux transactions transfrontalières.

« A cet égard, ceux d'entre-nous qui se déplacent au sein de la sous-région pour des raisons commerciales, touristiques ou purement privées sont au fait des difficultés et inconvénients de tout genre que comporte l'échange d'une monnaie contre une autre. Une union monétaire aiderait à remédier à ces problèmes » , a souligné M. Nabassoua.

Abondant dans le même sens, le représentant du ministre de l'Economie et des Finances, Sidi Seck, dira que la monnaie unique est un élément primordial de notre politique de développement. La question, dira-t-il, est d'actualité et nécessite pour sa mise en œuvre efficace l'implication de tous les pays et la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace Cédéao.

Au cours de la journée, les participants ont débattu des sous-thèmes comme le programme de coopération monétaire de la Cédéao, les systèmes de paiement au sein de la Cédéao, le rôle des banques commerciales dans le processus d'intégration économique régionale, etc.

L'Amao, dont le siège est à Freetown, en Sierra Leone, est un organe autonome et spécialisé de la Cédéao mandaté pour s'occuper du pilotage du programme de coopération monétaire, lancé en 1987 par les plus hautes autorités de la Communauté, l'idée finale étant la création d'une monnaie unique en Afrique de l'Ouest gérée par une Banque centrale commune.

Sidiki Y. Dembélé

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Faantankin la cité des pauvres

Prix:3000f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Pour un Mali meilleur

Prix:3000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org