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2007

Mois de juin

Les Echos du 21 juin 2007

ARRESTATION DE QUATRE DIRECTEURS DE PUBLICATION

Terreur sur la presse

Après avoir apporté une contribution efficace dans l'avènement de la démocratie et son corollaire de libertés individuelles et collectives à travers des organes engagés comme Les Echos, Aurore, La Roue… la presse, sous ATT-II, semble vouée aux gémonies.

Pour avoir reproduit l'article sur un sujet fictif “La maîtresse du président de la République !” qui vaut à leur confrère Seydina Oumar Diarra - SOD - d'Info-Matin d'être embastillé à la Maison centrale d'arrêt de Bamako au motif qu'il a offensé le chef de l'Etat, les directeurs de publication des Echos (Alexis Kalambry), du Républicain (Birama Fall), du Scorpion (Mahamane Hamèye Cissé) et d'Info-Matin (Sambi Touré) ont été convoqués mercredi 20 juin 2007 aux environs de 16 heures par le procureur près le Tribunal de première instance de la Commune III. Après interrogatoires, ils ont été mis sous mandat de dépôt pour "complicité de diffamation par fourniture de moyen".

Nul doute que nous assistons à présent à une escalade de la violence gratuite sur le “4e pouvoir”. Apparemment, la machine judiciaire mise en branle n'entend pas s'arrêter nonobstant les réactions multiples qui exigent la libération inconditionnelle de SOD qui n'a commis aucune faute professionnelle.

Les interpellations visent clairement à museler les journalistes pour les empêcher d'assumer les responsabilités de garant des libertés individuelles acquises au prix du sang des Martyrs de mars 1991 qui ont accepté le sacrifice ultime pour un Mali de

justice, de paix et de solidarité ; un Mali démocratiquement viable.

Manifestement, le régime en place ne voit pas les choses ainsi. Incapable de faire face à la cherté de la vie qui enterre chaque jour davantage les

dernières illusions du peuple, peu porté sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière, incapable de faire retourner l'école dans son cadre académique, bref de résoudre les problèmes sociaux, il fait diversion en tentant de faire taire la presse

combattante. Mais c'est raté !

Toutefois, les journalistes sont avertis. Depuis peu, la ville bruit de rumeurs sur une liste noire de journalistes qui devront rendre compte et gorge parce que ne partageant pas forcément les points de vue du prince et qui excellent justement dans la mise à nu des travers de sa gouvernance.

 

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LA PRESSE DANS LE COLLIMATEUR DU REGIME D'ATT

Quatre directeurs de publication sous mandat de dépôt

Quatre directeurs de publication : Sambi Touré (Info-Matin), Mahamane Hamèye Cissé (Le Scorpion), Birama Fall (Le Républicain) et Alexis Kalambiry (Les Echos) se sont retrouvés mercredi 20 juin 2007 devant le procureur de la République près le Tribunal de la Commune III. Ils ont été inculpés de complicité de diffamation par fourniture de moyen dans ce qu'il convient d'appeler l'affaire SOD et conduits à la Maison centrale d'arrêt.

L'interpellation de nos quatre confrères survient une semaine après la mise sous mandat de dépôt de Seydina Oumar Diarra dit SOD par le même procureur Sombé Théra. Dans cette affaire, notre confrère est inculpé pour offense au chef de l'Etat, pour avoir traité un sujet de fiction intitulé : « La maîtresse du président de la République ! », donné en dissertation par un professeur de français à ses élèves de 10e. Il se dit que le procureur s'est autosaisi.

Il était 15 h 30 . L'arrestation soudaine de notre confrère Birama Fall du Républicain par des éléments du 2e arrondissement fait le tour des rédactions. A peine fini de disserter sur le sujet en essayant d'en savoir les motivations, nous voyons trois policiers habillés en civil faire irruption dans le bureau de notre directeur de publication, Alexis Kalambiry. Tout se déroule en un laps de temps.

Alexis n'a eu le temps que de remettre au secrétaire de rédaction des papiers qu'il était en train de relire. Il venait de recevoir une convocation signée du commissaire de la Brigade d'investigations judiciaires (Bij). Il sort avec ses interpellateurs sous nos regards circonspects. Une autre dame, policière venue en éclaireur était postée devant les portes de Jamana. La dame dans une Renault Clio blanche rebrousse chemin avec un de ses collègues. Les trois autres policiers embarquent dans le véhicule d'Alexis en direction de la Bij.

Une vingtaine de minutes plus tard, on apprend que notre directeur de publication a été conduit devant le procureur de la République en laissant sa voiture devant la Bij. Le directeur général de Jamana, Hamidou Konaté qui n'a pas assisté à l'arrivée des policiers dans son service rejoint aussitôt Alexis au tribunal.

On apprend par la suite que Mahamane Hamèye Cissé et Sambi Touré qui étaient à leur tour recherchés se seraient rendus d'eux-mêmes chez le procureur de la République. Les « quatre » ont été soumis tour à tour à un interrogatoire pendant plusieurs heures.

Ils ont été inculpés de complicité de diffamation par fourniture de moyen dans ce qu'il convient d'appeler l'affaire SOD et conduits à la Maison centrale d'arrêt. La vague d'arrestation opérée hier après-midi au sein de la presse privée est le signe avant-coureur du durcissement de ton du régime d'ATT. Plus qu'un durcissement, le pouvoir a jugé utile d'engager un bras de fer avec la presse hostile à la pensée unique ou qui refuserait d'être une brosse à reluire.

Le musellement de la presse n'est ni plus ni moins qu'un moyen pour le pouvoir en place d'occulter les vrais problèmes de la nation. ATT aurait dû faire mieux en trouvant des solutions aux préoccupations des populations confrontées à la cherté de la vie.

Dans la semaine de son investiture à la tête de l'Etat pour un second et dernier mandat, les prix des denrées de première nécessité, de l'électricité, de l'eau, du téléphone, des produits pharmaceutiques, des hydrocarbures, etc. ont connu une hausse vertigineuse.

L'UNTM a lancé un mot d'ordre de grève pour de meilleures conditions de vie aux travailleurs. Voilà à quoi devra s'atteler le régime au lieu de coltiner ses incapacités qui pèsent des tonnes à travers les intimidations tous azimuts.

| Abdrahamane Dicko

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EBULLITION DU FRONT SOCIAL

La grève inévitable de l'UNTM

L'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a déposé un préavis de grève de 48 h le 24 mai 2007 allant du 26 au 27 juin 2007. Le secrétaire général de l'UNTM, Siaka Diakité a animé mercredi une conférence de presse à la Bourse du travail sur le cahier de doléances en 20 points, déposé sur la table du gouvernement et du patronat. La grève paraît inévitable.

L'UNTM donne de la voix et chauffe le front social qui connaissait jusque-là une certaine accalmie avec des grèves avortées au niveau de certains syndicats d'enseignants ou de la santé. Hier, en présence de journalistes et des membres du BEN UNTM, le patron de la Bourse du travail s'est dit outré du sort que le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) font subir aux travailleurs maliens. « On va aller en grève parce qu'on est en face d'un gouvernement et d'un CNPM peu soucieux des préoccupations des populations » , a tranché Siaka Diakité.

Siaka Diakité a jugé la grève inévitable les 26 et 27 juin prochains en appelant à la satisfaction des 20 points de doléances contenus dans le préavis de grève en date du 24 mai 2007. « Tous les points du cahier de doléance sont importants et nous demandons leur entière satisfaction » , a-t-il commenté.

Déjà, le secrétaire général de l'UNTM se refuse de dire ce qui pourrait advenir des négociations qui ont débuté le mardi 19 juin au ministère de la Fonction publique. Mais, il prédit qu'il n'y aura pas de faux-fuyant, qu'ils ne prendront personne en otage comme ils n'accepteront pas non plus d'être tournés en bourrique. « Nous ne serons jamais un anti-pouvoir, mais un contre-pouvoir, qui va revendiquer sans compromission » , a ajouté M. Diakité.

Grosse artillerie

La grosse artillerie est sortie du côté de la Bourse du travail. Selon Siaka Diakité, les unions locales dans les 42 cercles et les unions régionales dans les 8 régions ont reçu le mot d'ordre de grève et sont en train de mobiliser leurs troupes. A Bamako, les 13 syndicats nationaux ont de leur côté commencé à galvaniser leurs militants dès le lundi 18 juin.

Sur la situation socio-économique, Siaka Diakité a été indigné par le bas niveau des salaires. « Le salaire doit être fixé en fonction du coût de la vie. Le SMIG malien ne peut même pas payer un sac de riz gambiaka à 35 200 F CFA, dont j'ai une facture » , a-t-il signifié.

Les revendications prennent en compte les préoccupations de chacun des travailleurs, qu'ils soient du public, du parapublic ou du secteur privé et prennent même en compte les aspirations des travailleurs partants volontaires à la retraite ou même les consommateurs.

L'UNTM, à en croire son premier responsable, exige l'augmentation générale des salaires (différente de l'augmentation du taux de la grille indiciaire appliquée en janvier 2007), la diminution du taux de l'impôt sur les traitements et salaires (ITS), la baisse des tarifs d'électricité, d'eau, du téléphone, des prix des produits pharmaceutiques, des hydrocarbures. Demande à fixer le prix des produits de première nécessité à un seuil compatible avec les revenus des consommateurs (cf. la liste des doléances en encadré).

L'UNTM compte reprendre la grève en cas de non-satisfaction de la totalité de ses doléances.

Abdrahamane Dicko

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Le cas SOD évoqué

A la question d'un confrère relative à la position de la centrale syndicale sur l'incarcération par le procureur de la République de Seydina Oumar Diarra (SOD) d'Info-Matin, dans l'affaire « Lycée Manaïssa : la maîtresse du président de la République », Siaka Diakité a répondu que SOD a été arrêté dans l'exercice de ses fonctions. Il a ajouté que la question a été abordée en réunion de bureau par l'UNTM le mardi 19 juin et une position a été dégagée. Mais Siaka Diakité a préféré réserver la primeur au BEN de l'UNTM avant de l'adresser à qui de droit.

Les doléances de l'UNTM

1. Faire avancer les fonctionnaires qui, à la veille de leur départ à la retraite, ont bénéficié au moins de la notation « Bon » ;

2. Faire payer les arriérés de salaires, les indemnités de licenciement, Ies fonds de réinsertion et les droits des travailleurs des sociétés et entreprises d'Etat ainsi que le contenu de l'accord entre le gouvernement et l'Association des travailleurs partants volontaires à la retraite ;

3. Faire baisser les tarifs d'eau, d'électricité, de téléphone, des produits pharmaceutiques et des hydrocarbures ;

4. Faire amener les prix des produits de première nécessité à un seuil compatible avec les revenus des consommateurs ;

5. Faire relire le décret instituant le service minimum en cas de grève ;

6. Faire diligenter la relecture des conventions collectives ;

7. Faire publier le bilan de la privatisation ;

8. Faire renforcer les mandats des responsables syndicaux en les protégeant contre certains abus : Transrail, Somapil, Graphic Industrie, Betram-SA, Métal-Soudan ;

9. Faire revoir la contractualisation des emplois dans la fonction publique d'Etat et réexaminer l'équilibre des grilles par catégories (douanes, éducation, santé...) ;

10. Faire accorder une subvention conséquente à l'UNTM ;

Il. Faire diminuer l'impôt sur les traitements et salaires (ITS) ;

12. Faire augmenter le taux des allocations familiales ;

13. Faire octroyer une indemnité de départ à la retraite à tous les travailleurs du secteur public, privé et para public ;

14. Faire diligenter les processus de privatisation de la Sotelma et l'application du plan stratégique de relance de l'ONP adopté par le gouvernement le 4 janvier 2006 ;

15. Faire diligenter la réinstauration du fonds minier ;

16. Faire renforcer et étendre la protection sociale à l'ensemble des travailleurs ;

17. Faire revoir les politiques d'ajustement structurel en vue de leur adaptation réelle aux besoins du pays ;

18. Revoir les conditions de privatisation de la CMDT ;

19. Accorder une augmentation générale de salaires aux travailleurs du secteur privé, parapublic et public ;

20. Faire élaborer au niveau tripartite un chronogramme de mise en œuvre de l'Agenda du travail décent.

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LICENCIEMENT A TEAM CALL CENTER

L'inspection du travail se dédit

Les responsables de Team Call Center (un des centres d'appel sous-traité par Orange-Mali) ont licencié le mercredi 20 juin les 194 travailleurs du service « 400 ». Motif invoqué : débrayage. Après avoir pris connaissance de la décision, les grévistes ont immédiatement tenu une assemblée générale au cours de laquelle ils ont désapprouvé la décision prise par l'inspection du travail. Selon les grévistes, le licenciement ne saurait être la solution à la crise.

Mercredi, les deux parties ont été entendues par l'inspectrice du travail elle-même. Après l'audition des uns et des autres, il a été clairement signifié aux responsables de Team Call Center que le licenciement n'a pas été fait conformément aux textes et qu'il y a eu vice de procédure. Par rapport aux contrats que Team Call Center a fait signer par ses travailleurs, l'inspectrice du travail, selon un porte-parole des grévistes, a déclaré que les contrats aussi n'ont pas été faits dans les règles de l'art, c'est-à-dire qu'il y a eu vice de procédure et de forme dans l'établissement leur établissement. Conséquence : les 194 agents sont sous contrat à durée indéterminée.

Affiliés à la CSTM, les 194 agents ont immédiatement saisi le secrétaire général Hamadoun Amion Guindo pour information. Ce matin une rencontre est prévue entre eux et M. Guindo.

La grève illimitée déclenchée le vendredi 15 juin 2007 par les travailleurs de Team Call Center en solidarité avec les 50 agents licenciés abusivement suit son cours. Le mardi 19 juin, le ton est monté d'un cran entre les grévistes, qui avaient monté un piqué de grève devant leur service et leur directeur général, Ousseynou Sow, qui leur intimait l'ordre de vider les lieux sous peine d'alerter la police.

La montée d'adrénaline était consécutive à la tentative de la direction de diviser les grévistes. Selon Ibrahim Diarra, un des responsables des grévistes, Ousseynou Sow, qui ne veut pas sentir la presse dans cette affaire, a pris la décision de faire venir d'autres agents d'appel à la place des grévistes qu'il considère comme des travailleurs en abandon de poste.

Aux dires de M. Diarra, les cinquante agents ont été licenciés sans raison apparente et sans préavis. Le comité de gestion de la crise, composé des cadres de Team Call Center et qui sont parties prenantes de la grève, rappellent que la grève est un droit en République du Mali et qu'ils ne se laisseront intimider par qui que ce soit. Ils se considèrent comme des travailleurs sous contrat à durée illimitée.

De l'avis d'un autre responsable du comité de gestion de la crise, le DG, a refusé de prendre même le préavis de grève qui lui a été adressé. Selon lui, le conseil d'administration est en train de faire la sourde oreille. Deux avocats ont été commis par les grévistes pour défendre leurs intérêts.

Les conditions posées par les agents pour la levée du mot d'ordre de grève sont : la démission du DG et d'une de ses collaboratrices directes ainsi que de deux chefs de plateau et la reprise sans condition licenciés.

Amadou Sidibé et

Abdrahamane Dicko

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CREATION DE L'UNION AFRICAINE

Concrétisation de la volonté d'intégration

La date du 9 septembre 1999 revêt un caractère spécial pour les Africains et restera gravé dans leur mémoire. C'est ce jour-là que les présidents africains se sont engagés à trouver des voies et moyens pour renforcer l'union et la cohésion des peuples africains.

La création de l'Union africaine à Syrte (Libye) est la preuve de la détermination des pays africains à ne ménager aucun effort pour consolider l'unité des Africains afin de permettre le décollage économique de leur continent. Après avoir obtenu la ratification des deux tiers des membres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), l'Union africaine a été officiellement proclamée en mars 2001.

Elle a pris officiellement la succession l'OUA le 9 juillet 2002, à Durban (Afrique du Sud). La Libye a joué un rôle décisif dans la création de l'Union africaine. Elle a abrité les travaux jetant les bases de la nouvelle organisation panafricaine. L'Union africaine dispose de plusieurs organes comme le Parlement panafricain dont la création a été décidé en en mars 2004. Il a ouvert ses portes en septembre 2004 en Afrique du Sud . Il a actuellement un rôle consultatif.

Il y a aussi le Conseil de paix et de sécurité (CPS). Composé de 15 Etats, il est chargé du maintien de la stabilité, de la promotion de la diplomatie préventive et de l'action humanitaire. Quant au Conseil économique, social et culturel (Ecosoc), il est un organe consultatif dont les membres sont issus des différentes couches socioprofessionnelles des Etats membres. La Cour de justice et la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples complètent ces organes qui ne cessent de poser les jalons de l'intégration africaine impulsée pas la Libye.

Le Frère Guide de la Jamahiriya Arabe Libyenne, Mouammar Kadhafi, a toujours exhorté ses frères africains à accélérer la mise en application des objectifs de la Déclaration de l'Union africaine dont les mécanismes de la création des Etats-Unis d'Afrique. L'atteinte des objectifs fixés est l'une des conditions sine qua non de la prospérité de notre contient.

« Il est grand temps que les Africains se considèrent comme des citoyens africains, libres de se déplacer dans tous les pays africains, une Afrique sans frontières, une Afrique avec une monnaie unique, une Afrique avec un seul passeport » , avait déclaré le Frère Guide lors du 7e anniversaire de l'UA.

L'OUA avait vu le jour en 1963 à Addis-Abeba, dans la capitale éthiopienne. Mais, elle n'a jamais su et pu répondre aux aspirations des peuples africains. Son bilan a été globalement négatif au regard des objectifs qui lui avait été assignés, notamment à l'article 2 de sa charte fondatrice, à savoir le renforcement de la solidarité entre Etats, la coordination de leurs politiques.

Par ailleurs, la défense de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance des Etats membres a été contrecarrée par l'incapacité à régler les conflits dans les sous-régions ouest-africaine et centre. En outre, le non-paiement de leurs cotisations par la majorité des Etats membres (environ 50 millions de dollars d'arriérés en 2001) a privé l'OUA de sa première source de financement et l'a contrainte à toujours tendre la main, en termes clairs à mendier.

C'est dans l'espoir de remédier ces insuffisances que l'Union africaine a été créée, en juillet 2001, pour remplacer l'OUA avec, notamment, de nouvelles institutions plus dynamiques.

Denis Koné

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