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2007

Mois de juin

Les Echos du20 juin 2007

ARRESTATION DE QUATRE DIRECTEURS DE PUBLICATION

Terreur sur la presse

Après avoir apporté une contribution efficace dans l'avènement de la démocratie et son corollaire de libertés individuelles et collectives à travers des organes engagés comme Les Echos, Aurore, La Roue… la presse, sous ATT-II, semble vouée aux gémonies.

Pour avoir reproduit l'article sur un sujet fictif “La maîtresse du président de la République !” qui vaut à leur confrère Seydina Oumar Diarra - SOD - d'Info-Matin d'être embastillé à la Maison centrale d'arrêt de Bamako au motif qu'il a offensé le chef de l'Etat, les directeurs de publication des Echos (Alexis Kalambry), du Républicain (Birama Fall), du Scorpion (Mahamane Hamèye Cissé) et d'Info-Matin (Sambi Touré) ont été convoqués mercredi 20 juin 2007 aux environs de 16 heures par le procureur près le Tribunal de première instance de la Commune III. Après interrogatoires, ils ont été mis sous mandat de dépôt pour "complicité de diffamation par fourniture de moyen".

Nul doute que nous assistons à présent à une escalade de la violence gratuite sur le “4e pouvoir”. Apparemment, la machine judiciaire mise en branle n'entend pas s'arrêter nonobstant les réactions multiples qui exigent la libération inconditionnelle de SOD qui n'a commis aucune faute professionnelle.

Les interpellations visent clairement à museler les journalistes pour les empêcher d'assumer les responsabilités de garant des libertés individuelles acquises au prix du sang des Martyrs de mars 1991 qui ont accepté le sacrifice ultime pour un Mali de

justice, de paix et de solidarité ; un Mali démocratiquement viable.

Manifestement, le régime en place ne voit pas les choses ainsi. Incapable de faire face à la cherté de la vie qui enterre chaque jour davantage les

dernières illusions du peuple, peu porté sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière, incapable de faire retourner l'école dans son cadre académique, bref de résoudre les problèmes sociaux, il fait diversion en tentant de faire taire la presse

combattante. Mais c'est raté !

Toutefois, les journalistes sont avertis. Depuis peu, la ville bruit de rumeurs sur une liste noire de journalistes qui devront rendre compte et gorge parce que ne partageant pas forcément les points de vue du prince et qui excellent justement dans la mise à nu des travers de sa gouvernance.

 

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DUEL AU SOMMET DE LA CHEFFERIE PAYSANNE

Tahirou Bamba emprisonné au mépris des textes

Nonobstant une demande de mise en liberté provisoire formulée par son conseil auprès du juge d'instruction de Bougouni, Tahirou Bamba n'a pas encore recouvert sa liberté. Aucune explication n'est donnée à ce refus apparent.

Le président de la Fédération nationale des unions des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali (FNA-USCP), Tahirou Bamba, séjourne depuis le 22 mai 2007 à la prison de Bougouni pour avoir osé mettre en place une structure parallèle à celle dirigée par Bakary Togola, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (Apcam).

Au lendemain de la création de la Fédération, M. Bamba a été accusé par Bakary Togola pour « menace de mort sur sa personne », « faux et usage de faux documents administratifs aux fins de créer la Fédération ». Comme nous le disions dans notre parution du 4 juin dernier, les griefs reprochés à M. Bamba sont d'une légèreté extrême et ne sauraient constituer un motif de mise sous mandat de dépôt.

Le 5 juin, après sa deuxième comparution devant le juge d'instruction, le conseil du président de la FNA-USCP, conformément au code de procédure pénale en ces articles 148 et 150, a introduit une demande de mise en liberté provisoire au niveau du Tribunal de première instance de Bougouni.

Plus de 2 semaines après le dépôt de la demande, aucune suite n'est donnée à la requête de l'avocat de Tahirou Bamba. Or, en la matière, les articles 148 et 150 sont clairs. L'article 148 dispose que « en toute liberté, la mise en liberté assortie ou nom du contrôle judiciaire peut être ordonnée par le juge d'instruction soit sur demande de l'inculpé ou de son conseil… » .

L'article 150 du même code, stipule que  « la mise en liberté peut être demandée à tout moment au juge d'instruction par l'inculpé ou son conseil, sous les obligations prévues à l'article 148. Le juge d'instruction doit immédiatement communiquer le dossier au procureur de la République aux fins de réquisition. Le juge doit statuer par ordonnance spécialement motivée 8 jours plus tard après la communication du dossier au procureur de la République… »

Au regard de ce qui se passe, nous pouvons en déduire que les textes portant sur la demande de mise en liberté provisoire n'ont pas été respectés. C'est un peu la fable du « Loup et de l'agneau » de Jean de la Fontaine dont la moralité est celle-ci : « la raison du plus fort est toujours la meilleure » . N'est-ce pas Bakary Togola ?

Amadou Sidibé

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CONSEIL MALIEN DES CHARGEURS

Les régionaux contre le blocage au sommet

Les élections consulaires au Conseil malien des chargeurs (CMC) dans le district de Bamako en mars 2007 se sont soldées par un contentieux qui suit son cours devant la Cour suprême. Des voix s'élèvent dans les délégations régionales invitant les autorités de tutelle à mettre un terme au blocage au sommet.

Les délégations régionales du Conseil malien des chargeurs (CMC) ont dépêché à Bamako deux de leurs membres par bureau soit environ une quinzaine de personnes. Ils sont venus de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal. Leur coordonnateur, Benoît Diallo de Ségou a tenu une conférence de presse le lundi 18 juin 2007 en présence de ses collègues des autres régions.

L'initiative vient de quelques membres consulaires du CMC dans les régions qui, selon M. Diallo, ont porté leur confiance en lui pour prendre langue avec le ministère de l'Equipement et des Transports et d'autres autorités administratives. Il a indiqué qu'ils sont guidés par l'intérêt supérieur de leur profession et de l'institution qui connaît un dysfonctionnement depuis les élections consulaires du district de mars 2007.

Benoît Diallo se dit à équidistance des deux présidents, en l'occurrence Amadou Djigué, le président sortant qui conteste l'élection de Babalaye Daou. C'est pour cette raison, qu'ils ont demandé la neutralité des autres membres du nouveau bureau du CMC, a ajouté M. Diallo.

Les régionaux, aux dires de leur coordonnateur, croient savoir qu'ils sont tous pris en otage par ce différend qui n'a que trop duré. Ils estiment n'être pour rien dans cette crise à partir du moment où l'élection du bureau en tant que tel n'est pas remise en cause mais plutôt la candidature d'un élément du bureau en la personne de Babalaye Daou.

Les régionaux refusent d'être les dindons de la farce en soutenant que les élections consulaires se sont déroulées sans problèmes dans les huit régions. Ils soutiennent en plus que les autorités de tutelle n'ont pas joué leur rôle.

Des rencontres ont eu lieu hier dans la journée entre les délégués régionaux et le ministère de l'Equipement et des Transports d'une part, entre eux et la Cour suprême d'autre part. Il s'agissait dans les deux cas de trouver des modalités de décrispation de la situation permettant à l'institution de fonctionner.

Abdrahamane Dicko

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MEDIAS

Les TV publiques planchent sur les droits d'auteurs

Les droits d'auteur sont au centre d'un séminaire des directeurs généraux des télévisions publiques d'Afrique francophone, assistés pour la circonstance par TV5 monde et Canal France International.

Dans le cadre du tout nouveau regroupement des télévisions publiques d'Afrique francophone, les directeurs généraux des télévisions publiques francophones d'Afrique sont en séminaire à Bamako sur les droits d'auteur.

Le séminaire a ouvert ses travaux hier matin dans un hôtel de la place sous la présidence du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo et en présence de l'ambassadeur de France au Mali, du président de TV5-Monde et de Canal France International, du représentant du ministère français des Affaires étrangères et des directeurs généraux de télévisions publiques francophones d'Afrique.

Organisé grâce aux concours de TV5-Monde et de Canal France International et sur initiative du Mali, ce séminaire enregistre la participation du directeur général de TV5-Monde et de CFI en plus des directeurs des télévisions publiques d'Afrique francophone. Pendant deux jours, les séminaristes discuteront, entre autres sujets, de la mondialisation précoce de la protection du droit d'auteur et de la mondialisation conflictuelle de la protection de l'investisseur.

Après s'être félicité du choix de Bamako pour abriter cet « exercice d'information et de réflexion extrêmement important pour les télévisions publiques africaines » , le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies a affirmé que les télévisions publiques africaines sont capables de proposer des programmes alléchants malgré un environnement audiovisuel de large ouverture et de forte concurrence. Il a ensuite salué la tenue de ce séminaire, qui a « le mérite d'aller en profondeur dans une problématique complexe qui embarrasse de plus en plus fort les télévisions publiques africaines » .

Quant à l'ambassadeur de France au Mali, S. E. Michel Reveyrand de Menthon, il a déclaré que la coopération de la France avec le Mali dans le domaine de l'audiovisuel est ancienne et variée avant d'indiquer que le Mali peut jouer un rôle important dans ce secteur en Afrique, surtout avec la vulgarisation de l'Internet.

Le président de TV5-Monde et de Canal France International, François Bonnemain, a souligné que dans une « situation de guerre audiovisuelle » , les télévisions publiques d'Afrique francophone doivent persévérer dans leurs éfforts pour ne pas se faire damer le pion par celles d'Afrique anglophone. Il a par la suite souhaité que ce séminaire fasse avancer cette nouvelle alliance de télévisions publiques francophones africaines.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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COOPERATION MALI-LIBYE

Plus de 250 milliards de F CFA d'investissement

Le Frère Guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, entame ce jeudi une visite de 48 h dans notre pays. Il s'agit du premier chef d'Etat étranger à se rendre au Mali après l'investiture du président de la République Amadou Toumani Touré, élu pour un second et dernier mandat.

La visite de 48 h que le Frère Guide de la révolution s'apprête à entamer dans notre pays se déroule dans un contexte où les relations de coopération entre Bamako et Tripoli, malgré quelques incompréhensions, vite oubliées, sont des plus dynamiques.

La Libye a investi 500 millions de dollars, soit 250 milliards de F CFA dans notre pays. Toutes choses qui témoignent des bonnes relations de coopération exemplaire qui se développent entre les deux pays. La coopération entre les deux pays embrasse plusieurs domaines à travers la société Libya Africa Portofolio Investment (LAP), le gouvernement libyen et le Bureau populaire des investissements.

La LAP Investment gère une enveloppe financière de plus de 8 milliards de dollars US, soit 3000 milliards de F CFA. Elle est dirigée par Bachir Salah Bachir, directeur de cabinet de Kadhafi. La LAP est très active au Mali. Elle gère des filiales comme Laîco-Mali, Lafico, Tamoil. Laîco-Mali gère l'hôtel de l'Amitié baptisé Libya Hotel l'Amitié, racheté et rénové. Le coût total de l'investissement dans cet établissement hôtelier est estimé à 54 millions de dollars US.

Il y a aussi le rachat de l'hôtel Kempinski qui devient Libya Kempinski El Farouk. Le coût de cette opération est de 11 millions de dollars. L'hôtel Tombouctou également, l'établissement Azalaï acheté et rénové. Il est prévu un investissement de 1 million de dollars US à Libya Azalai Tombouctou. Marietou Palace fait également partie des investissements avec un coût de 6 millions de dollars US avec l'aménagement des berges et la création d'un centre de commercial.

Le coût de ces travaux est estimé à 50 millions de dollars. La même société Laîco-Mali gère une société agricole (Malibya). Cette société est appelée à être une des plus grandes sociétés du continent africain. Elle sera implantée dans la région de Ségou et prévoit l'aménagement de 200 000 hectares et 10 000 emplois. Les études sont terminées et une équipe de techniciens est sur le terrain. Elle prévoit un investissement de 2 millions de dollars.

Social et culturel

Dans le domaine du tabac, la présence libyenne au Mali se fait à travers la Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (Sonatam). La Sonatam, rachetée, a aujourd'hui un capital de 12 millions de F CFA avec 133 emplois permanents.

Sur le plan culturel, il y a les activités de l'Association de l'appel islamique qui gère 270 écoles franco-arabes au Mali avec 1650 élèves et étudiants par an et 465 maîtres. L'Association de l'appel islamique finance d'autres projets socio-économiques comme le creusement de puits à grand diamètre, la construction de mosquées dont la Grande mosquée de Ségou. Cette dernière va coûter 1,330 milliard de F CFA.

L'association a également construit un département de langue arabe à l'Université du Mali. Par ailleurs, elle fait l'entretien de la mosquée de Dingareber de Tombouctou. L'association organise aussi des stages de couture et d'apprentissage pour les associations féminines. Elle vient de construire un nouveau centre à Bamako en zone ACI. Le Centre islamique gère un dispensaire et un lot. Il y a 300 jeunes inscrits en stage.

Le domaine des hydrocarbures n'est pas en reste. Dans le domaine pétrolier, la Libye est présente avec la société Tamoil dotée d'un capital de 500 millions de dollars. Tamoil gère 6 stations à travers le Mali. Tamoil est aussi le fournisseur de l'aéroport de Bamako-Senou en fuel.

Dans le domaine du financement, deux banques sont très actives. Il s'agit de la Banque de la Cen-SAD et la Banque du Sahel pour le commerce. La première a un capital de 3 milliards de F CFA et emploie 60 agents en majorité des Maliens. Elle prévoit l'ouverture de deux agences à Bamako et deux autres à l'intérieur du pays. Le mouvement bancaire à la Banque de la Cen-sad est estimé à 24 milliards de F CFA chaque année.

Pour ce qui est de la Banque du Sahel pour le commerce, son capital est de 7,5 milliards de F CFA et la quote-part libyenne est de 96,6 %.

Aménagements

Dans le domaine des aménagements, deux grands projets sont initiés par le gouvernement libyen : le canal de Tombouctou et la Cité administrative. Le coût de réalisation des travaux du canal est plus de 8 milliards de F CFA. Il est réalisé par la Société africaine d'ingénierie et de travaux. La longueur du canal est 14,350 km avec un lac de retenue d'eau d'une capacité 25 m3 à Tombouctou. Il est prévu l'aménagement des berges du fleuve avec une ceinture verte. Le canal permettra de lutter contre l'insécurité alimentaire à Tombouctou et développer les aménagements agricoles.

Quant aux investissements privés libyens, ils se réalisent au Mali à travers le Bureau des investissements populaires créé par le Frère Guide de la révolution pour inviter ses compatriotes opérateurs à investir dans les pays de la Cen-SAD. Ce bureau gère déjà 9 projets dans les domaines agro-sylvo-pastoral, commercial et l'hôtellerie avec le rachat de l'hôtel Bouna. Toujours dans ce domaine, cinquante jeunes Libyens s'installeront au Mali. Les investissements privés libyens sont estimés à 40 milliards de F CFA.

A propos du volet transport, il y a la société Cen-SAD Transport Investissement. Il s'agit d'une société privée de transport et de location de véhicules. Son capital est de 300 millions de F CFA. Elle prévoit la création d'une structure chargée du transport de marchandises et d'hydrocarbures.

La Cité administrative, financée par le gouvernement libyen, est également un bon exemple de la coopération Mali-Libye. Les travaux de ce gigantesque complexe sont exécutés par la Société libyenne de travaux civils. Le coût était estimé à 48 millions de dollars. Mais par la suite une enveloppe de 16 millions de dollars a été dégagée par le gouvernement à cause de la fluctuation du dollar. Douze ingénieurs libyens et 600 Maliens sont sur le chantier dont les travaux sont exécutés à 95 %.

Denis Koné

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JEAN-FRANÇOIS JODAR, SELECTIONNEUR NATIONAL

« Le nul de l'aller à Freetown me chagrine »

Soixante-douze heures après la large victoire du Mali (6-0) face à la Sierra Leone en match comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la Can-2008, Jean-François Jodar, le sélectionneur national, a animé mardi une conférence de presse au siège de Malifoot. Le nul concédé à l'aller face aux Leone Stars à Freetown lui reste encore en travers de la gorge.

« Nous devrions prendre les 6 points de la Sierra Leone » . Cette phrase de Jean-François Jodar, sélectionneur national, traduit bien des regrets sur le parcours avant terme des Aigles dans les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations « Ghana-2008 ». En cinq journées de compétition, les Aigles ont montré plusieurs visages, mais ont joué la plupart du temps en dessous de leurs capacités habituelles.

« Avec la suspension des joueurs importants au départ, ma nomination tardive, la méconnaissance des joueurs locaux, le calendrier, il était difficile de dégager une formation alerte » , a ajouté M. Jodar. « De toute façon , a-t-il poursuivi, à une journée de la fin des éliminatoires, nous assurons l'essentiel avec la tête du groupe par la différence de buts » , avant de juger son bilan positif.

Comme point positif, il a rappelé que le Mali (4 matches amicaux pour autant de victoires, 5 matches officiels pour 2 victoires et 3 nuls) reste invaincu depuis qu'il est aux commandes de l'équipe. Il a toutefois regretté le fait que nous ayons plus de milieux de terrain à vocation défensive et peu d'attaquants et de joueurs de couloir. Au niveau de la défense, il a salué l'exemple de dévouement de Souleymane Diamouténé.

Le sélectionneur s'est félicité des conditions de travail de son staff. « J'ai découvert un groupe de joueurs qui ont adhéré à notre projet et j'ai travaillé en toute liberté sans pression de qui que ce soit » . Il a par ailleurs remercié les différentes entités en charge du football de par l'organisation des rencontres.

Revenant sur l'absence préjudiciable de Mahamadou Diarra « Djilla » et Frédéric Oumar Kanouté, Jodar a fait ce commentaire :  « C'est incroyable ce qu'a fait la Fifa. Il est tout aussi regrettable que Blatter présente des excuses après coup » , a-t-il souligné.

« Contrairement aux rumeurs, je suis en bon terme avec tous les joueurs » , a poursuivi le conférencier, faisant allusion aux absences de certains joueurs dimanche, notamment Mamadi Sidibé et Sidi Yaya Kéita.

Pour le reste des éliminatoires, Jodar prévoit un match amical le 22 août prochain à l'extérieur, mais le nom de l'adversaire n'est pas encore connu. «   J'ai reçu et refusé une offre de l'équipe de France A', le Gabon aussi s'est proposé » . Mais pour mieux préparer le rendez-vous de septembre face aux Eperviers, le technicien français dit avoir besoin d'une équipe engagée. «   J'ai besoin d'un adversaire de gros calibre et fort » , a-t-il expliqué.

Rappelons que les Aigles sont 1ers du groupe 9.

Boubacar Diakité Sarr

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