Les Echos du19 juin 2007
LOGEMENTS SOCIAUX
Le règne des quotas
Aujourd'hui, pour bénéficier d'un logement social, il faut montrer patte blanche et justifier de rapports solides comme premier critère.
Les logements sociaux sont construits avec les fonds de l'Office malien de l'habitat (OMH) eux-mêmes constitués par des prélèvements sur les salariés et le fonds Pays pauvres très endettés (PPTE).
Quand le programme a débuté, tous les Maliens ont applaudi des deux mains, car il avait vraiment un aspect social. Cependant, plus passe le temps, plus la désillusion s'installe chez les Maliens. « Pour les deux premières opérations, c'est-à-dire, les 1008 et les 501 logements, on peut dire que la gestion a été faite à 95 % dans la transparence et que ces maisons ont été attribuées dans cette proportion à des gens qui le méritaient » , affirme une source.
Mais, depuis, la donne a changé. Pour la suite, ce fut : 1/3 Koulouba, 1/3 Commission et 1/3 normal. ATT a ouvert une brèche. Au début, il donnait un quota. Mais, selon nos sources, depuis les premières opérations, le président ATT n'a presque pas donné de nom, mais, du fait qu'il avait ouvert une brèche, d'autres se sont engouffrés. Ainsi, les ministres impliqués, les conseillers, et ceux qui ont la main à la pâte, chacun fait de son mieux et apporte sa liste.
Les critères officiels ont ainsi disparu pour faire place à un copinage qui ne dit pas son nom, avec au finish, de vrais Maliens méritants qui sont écartés au profit de ceux qui n'en ont pas besoin, qui n'ont aucune urgence. Il y a par exemple, beaucoup de filles célibataires qui ont des maisons, simplement parce qu'elles connaissent des gens.
Nous y reviendrons.
A. Kalambry
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MARCHE POUR FAIRE LIBERER SOD
La presse veut être dans la légalité
La marche de protestation contre l'arrestation et l'incarcération du journaliste du quotidien privé « Info-Matin » prévue pour hier lundi a été reportée à une date ultérieure pour des raisons administratives liées à l'autorisation de marche qui devait être délivrée par l'autorité compétente en la matière.
La demande pour l'autorisation de marche a été déposée hier sur la table de l'autorité compétente. Reste à savoir si elle une donnera suite favorable ou non à cette reqûette de la presse. En attendant, les condamnations pour cette atteinte à la liberté de la presse au Mali, fusent de partout.
Pour le Forum des responsables des médias d'Afrique de l'Ouest (Formao), l'arrestation et l'incarcération du journaliste d'Info-Matin est une « atteinte grave à la liberté d'expression » . L'organisation ouest-africaine réclame la libération pure et simple de notre confrère. L'organisation Reporters sans frontières elle aussi s'indigne de cette répression qui s'abat sur les journalistes maliens et exprime toute sa solidarité avec SOD.
Vendredi, les organisations et associations professionnelles des médias avaient, au cours d'une assemblée génarale tenue à la Maison de la presse, décidé d'une marche de protestation sur le ministère de la Commmunication et des Nouvelles technologies de l'information et non sur la Prison centrale comme nous l'annoncions dans notre édition de lundi.
Denis Koné
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SOTELMA
Le câble téléphonique de Koulouba de nouveau saboté
La chambre de liaison téléphonique de Koulouba, qui relie le palais et le quartier de Koulouba au réseau téléphonique de la Sotelma, continue de faire l'objet d'actes de sabotage. Pour la énième fois, elle a reçu la visite de personnes mal intentionnées dans la nuit de jeudi 14 à vendredi 15 juin 2007.
Vendredi dernier, Koulouba a été déconnecté du réseau de la Sotelma. La chambre de liaison téléphonique était hors d'usage pendant plusieurs heures. Elle a été rétablie dans la journée grâce au travail de fourmi des techniciens. Il ne s'agissait pas de pannes ordinaires, mais d'un acte de sabotage.
Les câbles téléphoniques et les câbles de données permettant la connexion à l'Internet ont été sectionnés. Les bandits n'ont rien laissé. Même la souche de câbles qui permet de rétablir rapidement la liaison a été aussi coupée. Ce qui fait penser à de vrais professionnels en matière de télécommunication, qui doivent avoir des intérêts et des motivations particuliers pour s'adonner à cette besogne périlleuse pour les exécutants à cause du danger lié à ce travail et préjudiciable à la Sotelma.
La chambre de liaison téléphonique est construite dans des conditions de grande sécurité. Elle est enfouie dans du béton armé et protégée par une dalle en acier lourd elle aussi verrouillée par un cadenas. Il faut soit une grue pour soulever le couvercle en dalle ou au moins un groupe de 10 à 15 personnes. Il faut aussi l'aide d'une cisaille pour couper la serrure de sécurité, nous a expliqué un technicien de la Sotelma.
L'emplacement de la chambre de Koulouba, doit dans les conditions normales, la mettre à l'abri de ce genre d'actes. Elle est située au flanc de la colline en face du Jardin botanique où des policiers montent la garde en permanence. Mais ceux-ci ont affirmé n'avoir rien vu ou entendu.
Abdrahamane Dicko
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