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2007

Mois de juin

Les Echos du15 juin 2007

APRES SON PASSAGE SUR RFI

Un économiste tombe à bras raccourcis sur le Végal

« Vous êtes M. Diarra, de ces hommes qu'Alpha Oumar Konaré a qualifiés de vacanciers qui viennent jeter des OPA sur nos institutions. Vous en êtes le parfait prototype. Boursier malien, carrière en dehors du Mali et à la retraite dorée. Est-ce à cause de votre très substantielle contribution à la campagne de 2002 ? Malgré tout, rien ne vous autorise à jouer à l'épouvantail ! »

Ce week-end, confortablement calé dans un fauteuil du jardin de l'hôtel « Avenir » de Ouagadougou sur l'avenue Che Guevara, un de mes amis burkinabé m'alerta en ces mots : « As-tu écouté les élucubrations du Vérificateur général du Mali sur RFI ? » Aussitôt je me mis sur mon clavier, et là stupeur, « l'homme qui fait peur aux douaniers et aux agents des impôts du Mali » atteint d'une sorte d'incontinence verbale, répondait comme une mitraillette aux questions de Christophe Boisbouvier .

La chose est si grave, que si les autorités du pays ne s'assument pas, il y a fort à parier que ce monsieur sombrera dans la pire des pratiques. Personnellement, je donne finalement raison à ces cadres qui à l'annonce du premier rapport de ce bureau factice, avaient eu trop tôt raison de dire, « la montagne a accouché d'une souris ». Des propos qu'un homme normal, de surcroît assumant des responsabilités ne peut décemment oser sortir de sa bouche.

Croit-il réellement qu'il est l'homme qui fait peur aux douaniers et aux agents des impôts ? Si son interviewer le pense, lui devrait corriger cette perception très négative. Or, manifestement, le Végal en était tout heureux, acquiesçant et commentant cette bévue abondamment. Que fait-il de l'honneur et de la dignité de nombreux chefs de famille, de cadres honnêtes de ces structures, des citoyens qui ont trimé pendant que lui se beurraient en France ? En sus, il n'a pas été nommé pour faire peur, mais pour aider à l'amélioration de la gestion des affaires publiques.

Le rapport sur lequel il fonde ses états de gloire est un modèle de partialité qui n'a jamais fait l'unanimité. Que ce soit la douane, les impôts, Ikatel , etc. tous ont fait part de désaccords criards. Les réactions ces derniers temps du ministère des Finances démentent toute la construction de son fameux rapport sur la douane. Mieux, les structures vérifiées comme Ikatel sont de véritables réservoirs de recettes pour le pays, contrairement aux conclusions de son rapport bidon. Sa satisfaction, c'est l'Office du Niger, dit-il, parce que des citoyens sont en prison. Quel cynisme ? Le Malien moyen n'a que faire de prisonniers, mais de mesures aptes à éviter les détournements. Or, à l'Office du Niger, à en croire les paysans, le statu quo demeure. Si c'est cela la satisfaction, alors ?

Cet homme semble être un adepte du pouvoir absolu, en un mot de la dictature. Le Mali a consacré dans sa Constitution, le principe de la séparation des pouvoirs. Mieux, l'article 81 de l'acte fondamental consacre que le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Or sur RFI, le Végal a eu l'outrecuidance d'affirmer que dans le procès contre les opérateurs économiques, Mme le ministre de la Justice, une avocate, a demandé aux juges de bloquer le dossier. Comment le Vérificateur général peut avouer l'immixtion du garde des Sceaux dans la gestion d'un dossier. Et cerise sur le gâteau, il rend hommage au ministre de la Justice pour cette forfaiture.

Dans un pays de droit, c'est une faute pour laquelle l'autorité de nomination doit savoir assumer toutes ses responsabilités. Non content de ces élucubrations verbales, voilà qu'il débite comme une mitraillette, sur les rémunérations des agents du Bureau du Vérificateur général. Outre le fait du caractère outrancier d'une telle rémunération, le Végal se fourvoie dans une contrevérité abominable. Il n'a pas négocié de salaire. La réalité est têtue. Il a été nommé en 2004. Le décret qui fixe le niveau de salaire date de 2003. Je suis prêt à parier que c'est cela qui l'a incité à sortir d'une retraite loin d'être dorée, pour venir chiper ce poste qui dépasse de loin ses compétences. Nous y reviendrons.

Donc pourquoi affirmer ce qui n'est pas vrai, seulement parce que c'est RFI ? D'où sa méprise des autres structures de contrôle, qui ne seraient pas indépendantes, sans moyen d'action, donc inefficaces. Une telle attitude est de nature à créer une inimitié avec ces structures qui dans l'honneur et la dignité, concurrent aux services de l'Etat. Je voudrais lui rappeler à ce titre que la structure la plus indépendante est la Section des comptes de la Cour suprême, et cela au nom de la Constitution et non de la loi.

Or ces magistrats, nul ne les a vu ou entendu s'agiter comme un écureuil dans une cage. Alors plus d'humilité Monsieur le Végal et plus de respect pour les autres, qui n'ont aucune leçon à recevoir de vous. Restez comme les autres un modeste agent qui émarge au budget d'Etat. De toutes les façons, rien ne vous retient pour exercer cette expertise aussi rare que la pierre philosophale que serait votre compétence en comptabilité bancaire. Et bonne chance ! Ces observations, je les formule au nom des Maliens qui ont toujours trimé, et qui en cadres soucieux du devenir de ce pays ont gardé leur dignité, pour eux et les leurs.

Vous êtes M. Diarra, de ces hommes qu'Alpha Oumar Konaré a qualifiés de vacanciers qui viennent jeter des OPA sur nos institutions. Vous en êtes le parfait prototype. Boursier malien, carrière en dehors du Mali et à la retraite cette récompense dorée. Est-ce à cause de votre très substantielle contribution à la campagne de 2002 ? Malgré tout, rien ne vous autorise à jouer à l'épouvantail !

Avant de terminer pour le moment, je vous dis ceci, tout le Mali regarde votre Bureau et sait déjà que beaucoup de choses s'y passent, contraires à la loi. N'oubliez pas que nous suivons pas à pas les activités de votre service qui se tape un budget de près de 3 milliards de F CFA par an, luxe que le Mali ne saurait se permettre plus longtemps, en tout cas pas pour financer une telle campagne médiatique, car il est établi que cette interview été donnée en France à votre demande et sur l'argent du contribuable malien.

Quel gâchis ! Répondez à mon interrogation, savez-vous combien de centres de santé, d'écoles ou de puits, on aurait pu faire avec le budget qui vous est alloué et dont vous semblez faire ce que vous voulez ?

Cheikh Bangoura

( socio-économiste )

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Méchage

ATT a promis, on attend de voir

Certains pensent que c'est volontairement que le président ATT a fermé les yeux sur le passage du serment où le président « s'engage à respecter et à faire respecter la Constitution et la loi » ; d'autres, dont je suis, pensent que c'est une omission involontaire à mettre sous le coup de l'émotion et surtout de la précipitation qui a caractérisé l'un des moments les plus solennels dans un mandat : l'investiture.

Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais je pense que c'est l'un des moments dans le nouveau mandat d'ATT qu'il faudrait vite oublier. Malgré la bonne volonté des uns et des autres pour faire de cette investiture une fête, de faire de l'investiture un véritable sacre pour reprendre un de mes confrères, le sentiment le plus largement répandu au sein de l'opinion nationale est que ce fut un flop monumental.

Mais malgré tout, ATT, sans être parvenu à tirer complètement son épingle du jeu, s'est un peu débrouillé. Il a pris beaucoup d'engagements qui laissent les Maliens dubitatifs. Mais comme je suis de ceux qui ne jugent que sur pièces, j'attends de voir concrètement ce qu'il fera des engagements pris à la face du monde.

Il s'est engagé à faire changer la situation, adoptant le temps d'une improvisation le slogan de campagne de Soumeylou Boubèye Maïga . ATT a promis de bâtir un Etat fort. Je pense sincèrement que personnellement il a beaucoup fragilisé l'Etat. L'appareil et ceux qui le servent ont été instrumentalisés, à tel point que la petite pointe de dignité qui commençait à poindre a hélas disparu. Lors des deux dernières années de son premier mandat, tous les corps ont été vassalisés à son seul bénéfice. Les agents de l'Etat ont été obligés de s'impliquer dans la campagne présidentielle abandonnant toute réserve et violant les interdits qui frappent certains.

Les Maliens ont assisté, médusés, à l'apparition d'une nouvelle race de maîtres chanteurs qui, au motif qu'ils sont du Mouvement citoyen ou qu'ils sont proches de l'entourage présidentiel ou du président lui-même, ont mis le pays en coupe réglée. En toute impunité. De ces faits et de ces méfaits, l'Etat mettra du temps à se remettre. Je ne doute pas de la volonté d'ATT de redresser la barre, mais il faudra qu'il se ceigne la ceinture parce que ceux à qui cette situation a profité le perçoivent, à raison, comme un futur ancien président. Leur agenda ne cadre déjà plus avec le calendrier présidentiel.

ATT a promis d'assainir la justice. Je lui souhaite bien du courage. Parce que s'il y a un domaine où les Maliens sont désabusés c'est bien celui de la justice. La raison du plus fort n'a jamais été autant la meilleure que durant ces cinq dernières années. Le cas le plus illustratif est le fameux problème de Samaya opposant l'Eglise catholique à un particulier qui ne cache pas ses relations avec l'autorité et qui se prévaut de son amitié avec ATT. Mais à côté de ce cas médiatisé, personne ne peut savoir le nombre de cas où de simples citoyens sont quotidiennement victimes de déni de justice.

ATT a promis de travailler avec des cadres compétents et intègres. Et humbles j'ajouterai. Mais pour cela, il faudra qu'il commence à balayer dans son propre entourage. Je me rappelle que lors d'une de ses conférences de presse, il déclarait que pour mieux balayer, il faut commencer du haut de l'escalier pour terminer par la dernière marche. Il sait, ne serait-ce que pour l'avoir entendu ou lu, que tous dans son entourage sont loin d'avoir été à la hauteur des missions et charges à eux confiées ; que nombreux parmi eux ne se soucient que très peu de l'Etat et de la République. D'où la capacité qu'ils ont montrée à être d'inégalables flatteurs perdant au passage le sens de l'efficacité pour se perdre dans des guerres de positionnement. A ce niveau, je connais beaucoup de nos compatriotes qui auraient aimé le voir vider le gouvernement d'une partie de ses membres. Cela aurait été, à leur entendement, le signal qu'ATT est prêt désormais à faire ce qu'il dit.

L'investiture du président s'est déroulée 24 h avant le début officiel de la campagne pour les élections législatives. Comme tous les Maliens j'ai remarqué qu'aucun ministre n'a eu le courage de se présenter. Je pense à tous ceux qui se sont illustrés par des propos désobligeants et qui ont passé le temps à persifler. J'aurais bien voulu voir dans le combat législatif des hommes politiques comme Choguel du MPR, comme Oumar Hamadoun Dicko du PSP, Mamadou Lamine Traoré du Miria , Seydou Traoré de l' Adéma , Oumar Touré de l' URD , Djibril Tangara et Hamed Diané Séméga du Mouvement citoyen.

Mais non, au lieu de cela, ils préfèrent jouer les donneurs de leçons. Cela aurait pu apporter un supplément de légitimité à un gouvernement qui en manque cruellement. Parce que la seule légitimité du président pourrait ne pas suffire lui et son gouvernement.

El hadj TBM

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COURSE A BAGADADJI

Le bonheur d'être député

Le mandat de nos députés élus en 2002 vient bientôt à terme et le 1er juillet prochain, nous élirons une nouvelle chambre. La perspective de ce renouvellement donne la fièvre au pays parce que le poste de député est très convoité à cause des prestiges et du petit pouvoir qu'il confère à l'élu, sans parler des avantages matériels et financiers qu'on peut tirer du fauteuil.

Le simple fait que le député élu est d'emblée qualifié d'honorable est déjà significatif de toute l'importance de cette charge non seulement chez nous, mais également dans toutes les démocraties où le Parlement joue un rôle important dans la vie politique de la nation. Ceci explique la ruée actuelle dans les brancards qu'on observe chez les anciens députés qui n'entendent pas se faire détrôner facilement par des intrus et les nouveaux qui se battent des pieds et des mains pour accéder à Bagadadji , siège de l'hémicycle.

Dans ce combat, où en principe la courtoisie doit être de rigueur, tous les coups sont néanmoins permis et pendant que les uns y vont de leur parti politique, les autres mettent en avant leur charisme personnel et leur indépendance alors que d'autres encore brandissent l'influence de Koulouba, ce qui dans un scrutin comme celui-là n'est pas rien. Autant dire qu'en cette période électorale, le poste valant son pesant d'or parce que renfermant suffisamment à manger et à boire pour quelques saisons, sous peu nous serons envahis par des hordes de charlatans et de maraboutillons appelés de l'intérieur par les candidats à la députation pour les aider à mieux maîtriser leur destin.

Naturellement, ces seigneurs de la géomancie et des chapelets, sentant leur heure venue de s'enrichir, ne se priveront pas de le faire et appauvriront sans état d'âme quelques candidats qui auront bien mérité ce déplumage . Mais au bout du compte, il y aura des élus dont le boulot, traditionnellement, consiste non seulement à tenter de contrôler les activités du gouvernement, mais également à voter des lois et à faire remonter au sommet, au niveau des pouvoirs publics, les problèmes brûlants soulevés dans leur circonscription. Ils n'auront donc pas de remède miracle aux problèmes des populations, mais se contenteront de les recenser et de les faire parvenir à la connaissance de qui de droit.

Malheureusement, le plus souvent, entre ce qui doit se faire et ce qui se fait réellement, le fossé est aussi grand que la distance séparant l'élu domicilié à Bamako et sa circonscription d'origine. On a constaté que beaucoup de députés, une fois élus et arrivés dans la capitale, en oublient jusqu'à leurs électeurs alors considérés comme du bétail électoral et se cantonnent dans leur quartier où ils font plus d'affairisme que de travail parlementaire.

L'enrichissement devient alors leur unique préoccupation et il ne faut plus leur demander de retourner à leur base, Bamako suffisant pour cela. On se souvient que l'une des toutes premières mesures prises par les députés de la IIIe République fut de voter des lois en leur faveur en ce qui concerne le salaire, les indemnités et les conditions de travail.

A boire et à manger

On a écrit à l'époque que les élus se sont copieusement sucrés aux frais de la nation, mais ceux-ci, regardant de haut leurs électeurs, ont fait semblant de ne rien entendre, ni rien voir. Depuis, certains d'entre eux sont tellement regardants sur ces questions matérielles et financières que, pour eux, le travail parlementaire passe au second plan. Des fois, lors des débats parlementaires, lorsque de façon imprudente la caméra se promène sur les gradins de l'hémicycle, les citoyens découvrent, amusés, que ceux-ci sont vides d'au moins du 1/3 des députés et que dans leur grande majorité les élus ont des chats autrement plus intéressants à fouetter que de voter des lois dont certains pensent d'ailleurs qu'elles ne serviront à rien.

De plus, parmi les présents, beaucoup se signalent par leur mutisme dans les débats ; des sources proches de l' AN émettent que durant un mandat de 5 ans, certains passent plus de temps à approuver les autres qu'à intervenir eux-mêmes de façon remarquée. Il semble que dans les travaux en commission, les mêmes soient encore plus muets que des carpes quand ils ne se portent pas absents tout simplement. Des citoyens disent aussi avoir vu des députés dormir tranquillement en pleine séance de l'Assemblée sans que cela dérange outre mesure leurs collègues ; un tel spectacle est tout simplement désolant et doit être combattu énergiquement.

Pour ce qui est de la discrétion, voire de l'abstention de certains dans les débats, cela peut s'expliquer par leur manque de niveau dans la mesure où dans la masse, on rencontre un peu de tout : employés de commerce, enseignants du primaire et du fondamental, infirmiers et même des paysans. La loi n'ayant pas fixé de niveau d'instruction pour être député, on ne peut valablement pas demander à ces gens d'avoir une intelligence sur des positions qu'ils maîtrisent très mal.

Mais vu la qualité de nombreux candidats, qui actuellement battent campagne, la question se pose de savoir si à l'avenir il ne faut pas tenir compte du niveau intellectuel des postulants parce que franchement, d'après ce qu'on vit, beaucoup n'en mènent pas large et, comme thèmes de campagne, se plaisent à sortir des lieux communs d'une banalité telle que le conducteur de pousse-pousse du marché Dibida s'en étonne.

La IIIe République a beaucoup fait pour les députés. Si beaucoup se battent pour être de la campagne, ce n'est pas seulement pour le bien-être des populations, mais également pour le leur propre en raison des avantages liés au mandat. Dans la famille des députés sortants, beaucoup aussi sollicitent un 2e mandat pour pouvoir bénéficier de la retraite parlementaire qui ne vous fait pas vivre comme un pacha certes, mais vous permet tout de même de bouffer du bifteck saignant au moins deux fois par mois.

Yiriba

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OUSMANE THIAM, MINISTRE :

« Le Mali est bien approvisionné »

Le gouvernement malien est aussi préoccupé par la montée des prix des produits de première nécessité et s'attelle à apporter des solutions idoines.

Au moment où les Maliens ont beaucoup d'inquiétudes sur la flambée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement a tenu à informer les populations des différents paramètres du marché des denrées alimentaires, d'où l'organisation de la conférence de presse hier matin à la dette publique. Ousmane Thiam , ministre de la Promotion des investissements et des PME, porte-parole du gouvernement, était entourée pour la circonstance de ses collègues Choguel Maïga , Seydou Traoré, Oumar Ibrahim Touré, Gaoussou Drabo et Abou-Bakar Traoré.

Dans une déclaration liminaire, Choguel Maïga , ministre de l'Industrie et du Commerce, a précisé que « cette situation ne paraît pas exceptionnelle pour certains produits à l'approche de l'hivernage. Mais, pour d'autres, elle suscite des inquiétudes » . C'est pourquoi, continuera-t-il, les autorités sont préoccupées et ambitionnent d'approvisionner correctement le pays en produits de première nécessité « à des prix compatibles avec le pouvoir d'achat des populations » . C'est dans ce cadre que des échanges ont eu lieu au sein de l'administration en partenariat avec les opérateurs économiques.

Après avoir présenté l'état des stocks et des prix des produits, Choguel Maïga a conclu que « excepté le lait en poudre, l'approvisionnement du pays pour les autres denrées de première nécessité ne pose pas d'inquiétudes majeures » . Concernant les prix, le ministre a reconnu que « le marché du lait en poudre connaît une réelle tension. Ceux des autres produits ne présentent pas pour le moment des difficultés particulières » .

Le lait au centre des questions

Les membres du présidium notamment Choguel Maïga et Ousmane Thiam ont surtout évoqué les efforts déployés par le gouvernement pour « apporter des solutions à court, moyen et long terme au problème de la sécurité alimentaire » . C'est ainsi que des stocks sont prédisposés dans toutes les régions et communes du Mali avec le concours des autorités régionales et du Commissariat à la sécurité alimentaire. En plus, les responsables concernés se réunissent chaque semaine pour faire le compte rendu au gouvernement, qui prend les mesures adéquates, a indiqué Choguel Maiga .

Pourquoi avoir attendu aujourd'hui pour intervenir ? A cette question, le ministre de l'Industrie et du Commerce affirmera que le gouvernement suit de très près la situation depuis longtemps. La nouvelle politique agricole, qui vise à moderniser, mécaniser et industrialiser l'agriculture en est la preuve, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le prix des denrées, le gouvernement s'entretient avec les opérateurs économiques pour voir ce qu'ils peuvent faire ensemble pour que les prix des denrées concordent avec le pouvoir d'achat des populations. Et à Ousmane Thiam de promettre que « le gouvernement prendra dans les heures et les jours à venir des mesures complémentaires » .

La flambée des prix du riz gambiaka et surtout du lait n'a pas échappé aux journalistes. Pour le lait, Choguel Maïga dira que le gouvernement n'a pas de mainmise sur le prix de cette denrée. La raison est que la subvention à l'exportation du lait de l'Union européenne a été supprimée. Il y a même des pays qui, pour des raisons de politique intérieure, ont décidé de dissuader les exportateurs de lait en multipliant les taxes. Pis, Tombouctou et Gao, qui s'approvisionnaient en lait en Algérie font face aujourd'hui à des difficultés puisque l'Algérie elle-même connaît un déficit.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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MALI-SIERRA LEONE

Gagner ou périr

Le Stade du 26-Mars reprend du service ce dimanche avec la 5e journée des éliminatoires de la Can-2008. Les Aigles, qui seront opposés, aux Léone Stars, comptent se réconcilier avec leur public en se rapprochant du peloton de tête du groupe 9.

Les Aigles du Mali ont livré quatre matches tout comme la Sierra Leone. Mais les deux équipes à objectifs différents livreront un duel à distance pour le compte de la 5e journée. Face à la Sierra Leone, les Aigles comptent faire le plein. Car seule une victoire pourrait relancer et redonner espoir aux poulains du technicien français Jodar sur la suite de la compétition.

Depuis le retour des Aigles de Cotonou où ils ont été tenus en échec (0-0) par les Ecureuils, on ne parle que du match de dimanche, celui de leur destin car un nul n'arrangerait pas leur position dans un groupe 9 contrôlé par les Eperviers du Togo (9 points) alors qu'ils ne disposent que 6 points.

Jean-François Jodar , le sélectionneur des Aigles, a récemment dit que « j'ai l'insomnie et manque d'appétit. C'est toujours le problème devant le but adverse, il nous faut dynamiter la Sierra Léone en attendant le dernier match » .

En match amical samedi 9 juin à Ouagadougou, les Aigles, dans un match moyen, se sont imposés face aux Etalons du Burkina (1-0), grâce à un but de Mamadou Diallo. Cette victoire, selon Bassala Touré capitaine à Ouaga , a redonné du tonus à l'équipe.  « Nous avons joué notre foot et l'ambiance était bonne » , avant d'ajouter qu'ils n'ont plus droit à l'erreur. Car le match contre le dernier du groupe, les Aigles le joueront avec un œil sur le Stade de l'Amitié de Cotonou où les Ecureuils reçoivent les Eperviers du Togo.

Le souhait de Jodar et de ses poulains ainsi que l'ensemble du peuple malien est que les Ecureuils freinent les Togolais qui recevront au Stade de Kegué de Lomé le 9 septembre les Aigles, un voyage à risque pour Djila et ses partenaires. Ce dimanche, il y aura donc une ambiance de feu au Stade du 26-Mars où la Sierra Léone, malgré l'absence de son chef de file Mohamed Kallon suspendu, ne sera pas facile à manœuvrer.

Boubacar Diakité Sarr

 

Djilla et Kanouté absents

Sauf coup de théâtre, les Aigles évolueront ce dimanche face à la Sierra Leone sans deux de leurs cadres : Mahamadou Diarra «  Djilla  » et le buteur Frédéric Oumar Kanouté .

La Fifa a tranché en faveur des clubs espagnols à travers un courrier qui porte la signature de son président Joseph S. Blatter en date du 14 juin et adressé à la Fédération malienne de football. Les deux joueurs doivent immédiatement rejoindrent leurs clubs respectifs du Réal Madrid et du Séville FC.

La Fifa définit et défend la solidarité à l'égard des sélections nationales, et n'exclut pas que cette solidarité puisse aussi s'exprimer en direction des clubs et de joueurs qui jouent le titre d'une compétition majeure.

Les clubs merengue et sévillan gagnent ainsi leur bras de fer avec Malifoot , et pourront faire jouer dimanche les deux joueurs concernés malgré leur convocation en équipe nationale.

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