Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois de juin

Les Echos du12 juin 2007

DECLARATION DES BIENS DU PRESIDENT

Ce sera pour quand ?

D'après la loi malienne, « après la cérémonie d'investiture et dans un délai de 48 h, le président de la Cour suprême reçoit publiquement la déclaration des biens du président de la République. Cette déclaration fait l'objet d'une mise à jour annuelle ».

Si l'on considère que le président a prêté serment le vendredi dernier et qu'il ne faut compter que les jours ouvrables, c'est certainement aujourd'hui ou demain qu'il devrait le faire. La loi précise que non seulement la déclaration est publique, mais que la liste des biens du président doit être annuellement actualisée.

ATT a fait la déclaration publique de ses biens en 2002, mais, jamais, au cours de son premier mandat, la question n'a été soulevée. Les confrères qui ont poussé la curiosité jusqu'à vouloir savoir au niveau de la Cour suprême si le président n'a pas violé cette disposition législative ont été éconduits, sans jamais avoir été en mesure de dire si c'est fait et quelle est la mesure des biens du président depuis 2002.

Ce qu'ATT avait déclaré en 2002

Il n'avait aucun terrain bâti. Par contre, ATT possédait une parcelle n°01-2636 située à Bacodjicoroni, objet du titre foncier n°13433 du district de Bamako d'une superficie de 1047 mètres carrés ; d'un lot n°23/A section H situé à Lafiabougou-Ouest ; d'une autre parcelle n°114/MY, située à Magnambougou secteur 4 et d'un verger situé dans le village d'Hamdallaye à Sévaré.

Il possédait deux véhicules Nissan 4x4 et son cheptel comprenait quinze bœufs et dix moutons. Le président disposait de cinq comptes bancaires : Bank of Africa Mali n°018 11-18-52-31 d'un montant de 30 millions de F CFA en 2002 ; BDM, Agence Boubacar Sidibé près du cinéma Vox n°202-265-20011 crédité à l'époque de 148 999 FCFA. A ces trois, on pouvait ajouter un autre à l'ex-BMCD n°00-08-475-5-010 avec un solde nul à l'époque, et le n°01-08-475-01-100 de la même agence qui contenait 1 846 113 F CFA. Le 5e compte est celui de l'agence du Crédit lyonnais à Paris en France n° 746-432 avec un montant de 20 millions de F CFA.

Quand il entrait en fonction en 2002, ATT, était sans toit, mais avait un portefeuille gonflé de 52 millions de F CFA. En plus, cette déclaration ne fait pas cas de bijoux ou autres objets de valeur et des biens de l'épouse. On peut alors considérer que la liste est exhaustive qu'elle n'avait rien de tel.

Alexis Kalambry

Acceuil


DERNIER MANDAT D'ATT

L'heure de la rupture

Le président de la République, Amadou Toumani Touré, installé officiellement dans ses fonctions de chef d'Etat vendredi par la Cour suprême, veut faire de son second et dernier mandat celui de la rupture et des avancées. Pouvait-il en être autrement ?

« Il est venu le temps pour le Mali de forcer son destin et d'entamer son décollage » . Cette petite phrase du président de la République prononcée lors de son discours d'investiture n'est pas passée inaperçue. Elle résonne encore dans nombre d'oreilles, comme pour dire que le destin n'est pas une fatalité. C'est une constante : à force de travail, l'homme, une société ou une nation forge son destin. Aux termes de son premier mandat, le président de la République a donc mesuré l'état de délabrement économique, social et politique dans lequel se trouve le Mali malgré les efforts, avouons-le, déployés tout au long de son premier quinquennat.

Le Mali regorge de beaucoup de ressources naturelles et intellectuelles qui peuvent lui permettre de compter parmi les nations prospères. Malheureusement le pays occupe le bas du tableau des pays les plus pauvres selon le rapport du Pnud sur le développement humain durable. Et il ne faut pas se voiler la face, les causes du mal vivre des Maliens et Maliennes et la stagnation du pays sont connues. Elles ont pour noms, entre autres, la mauvaise gestion des ressources publiques, la corruption grandissante, l'opportunisme, le clientélisme, le favoritisme, l'irresponsabilité et le manque d'autorité de l'Etat…

Aussi la rupture annoncée par le président de la République devra-t-elle s'opérer sur divers fronts. D'abord sur le front de la gestion des ressources de l'Etat. Il serait judicieux, voire impératif, pour le président de la République de confier les postes de gestions des deniers publics à des personnes réputées être de bonne moralité et n'ayant jamais traîné une casserole.

Ensuite, il s'agira de récupérer par tous les moyens, les fonds détournés. Avec une justice assainie, un commis de l'Etat hésiterait ou réfléchirait cent fois avant de plonger sa main dans la caisse publique lorsqu'il comprendra que, par ce geste, il est sûr d'être un locataire d'une maison d'arrêt.

La rupture devra également se faire au niveau de l'administration d'Etat, notamment en remettant celle-ci au travail et en accélérant la procédure de gestion des dossiers des usagers. Il ne faut pas avoir peur de le dire : la plupart des agents de l'administration malienne sont préoccupés par d'autres choses que de servir correctement. Tout le monde est unanime que chercher un dossier ou avoir son dossier traité par l'administration malienne suppose pour l'usager des journées entières de va-et-vient entre les bureaux. En un mot, l'affairisme mine encore l'administration. Et seul l'Etat, en affermissant son autorité, a la possibilité d'y mettre fin. Tout comme l'Etat en affermissant son autorité peut amener le citoyen à s'acquitter de ses droits et devoirs.

La rupture devra concerner également l'entourage immédiat du président de la République. La gestion patrimonialiste ou familiale, selon que l'on soit politicien ou citoyen lambda, a été perçue comme une faiblesse du chef de l'Etat et qu'il a le devoir de corriger.

Enfin ATT devra revoir sérieusement ses relations avec les partis politiques et leurs responsables d'une part et d'autre part avec le Mouvement citoyen. En tout état de cause, comme dit l'adage qui vivra…

Denis Koné

[haut]

Acceuil


TENSION A LA FRONTIERE MALI-MAURITANIE

Conflit latent entre Maliens et Mauritaniens

Rien ne va plus entre Maliens et Mauritaniens dans des villages frontaliers du cercle de Yélimané. Les populations du Kagnaga, excédées par des actes de vandalismes de leurs voisins mauritaniens, menacent ceux-ci de représailles et envisagent de boycotter les législatives du 1er juillet 2007 si le gouvernement ne prend pas des dispositions .

Comme la plupart des zones frontalières, les villages de Bouguédéré (Commune de Kirané-Madina), Kakoulou (Krémis) et Tougoumbé au Mali et leurs voisins Kakoulou-Mauritanie, Touélé et Sambou du côté mauritanien, vivent en parfaite symbiose. Les populations partagent la même histoire, les mêmes us et coutumes.

Malgré tout, elles sont divisées par des conflits fonciers qui ont souvent donné naissance à des affrontemens meurtriers comme au temps du gouverneur Amara Danfaga dans les années 1970. A l'époque, des affrontements entre les deux populations avaient fait 70 morts côté mauritanien et 24 du côté malien. Le conflit, vieux de plusieurs années entre ces villages frontaliers du Mali et de la Mauritanie, est en train d'être rallumé. Il découle surtout de l'absence de bornage de la frontière léguée par le colonisateur français.

Selon l'honnorable Mamadou Hawa Gassama Diaby, député élu à Yélimané, tout est parti des actes de vandalisme des forces de l'ordre mauritaniennes à l'égard des populations de Kakoulou-Mali, Bougoumbé et Kirané-Madina le 4 juin 2007.

Représailles, embargo

A en croire le député Diaby, des porteurs d'uniforme mauritaniens ont interdit aux populations de ces villages maliens de cultiver et de faire paître leurs animaux sur une terre censée les appartenir et qu'ils revendiquent. Toujours, selon Diaby, ils ont lié l'acte à la parole. Des Maliens ont été chassés de leurs champs de culture. Les puits, qui servaient d'abreuvoir à leur bétail, ont été obstrués.

Le Kagnaga, nom authentique des cercles de Yélimani, est sur les dents. D'abord, les populations sont mécontentes du manque de réaction des autorités nationales. Réunis chez le chef de canton le 7 juin, les ressortissants des villages concernés ont décidé de mener des représailles en se faisant justice eux-mêmes. La décision prise à cet effet est de faire embargo sur leurs voisins mauritaniens en les empêchant l'accès de leur territoire. Une disposition que le député Gassama trouve dangereuse quand on sait que cette partie de la Mauritanie s'approvisionne en céréales et d'autres denrées au Mali.

Les populations du Kagnaga envisagent en tout cas de se venger. Pour mettre l'Etat face à ses responsabilités, elles ont décidé de boycotter les élections législatives du 1er juillet 2007. Pour elles, tant qu'il n'y aura pas de solutions à ce problème, point d'élections dans leur circonscription.

Aux dernières nouvelles, le préfet de Yélimani et son homologue mauritanien se sont rencontrés le dimanche 10 juin 2007 à la frontière commune. Il vaut mieux parer au plus pressé pour éviter un conflit qui n'arrange aucun des deux pays qui sont plutôt engagés sur le front du développement.

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


EXAMENS DE FIN D'ANNEE

Plus de 130 000 prétendants au DEF

Après le certificat d'études primaires (CEP) et le baccalauréat, les élèves de la 9e année du cycle de l'enseignement fondamental planchent depuis hier sur les épreuves pour décrocher le diplôme d'études fondamentales (DEF).

Ils sont au total 130 858 élèves sur toute l'étendue du territoire national à chercher à passer avec succès le diplôme d'études fondamentales (DEF), dont les preuves ont débuté lundi 11 juin 2007. L'examen a commencé avec les épreuves de littérature française (rédaction).

Aux centres du groupe scolaire Mamadou Konaté et d'Hamdallaye, des candidats avaient le sourire aux lèvres et se disaient confiants. « Les sujets de rédaction, qui étaient relatifs à l'excision et au travail de la jeune fille dans la société, étaient abordables. On avait discuté de ces thèmes avec notre professeur de français » , ont confié certains candidats, qui se préparaient ensuite pour les épreuves de physique-chimie.

Les responsables de centres ont assuré sur la sérénité dans laquelle se déroulent les épreuves et ne cachaient pas leur satisfaction. « Il n'y a aucune difficulté, tout se passe bien et les épreuves ont commencé à l'heure. Nous avons reçu les visites du secrétaire général du ministère de l'Education nationale, du directeur de l'Académie et du Cap. Maintenant, nous souhaitons que ces examens s'achèvent sur cette même voie » , a expliqué M. Dolo, président de l'un des trois centres du groupe scolaire Mamadou Konaté.

Les examens se déroulent sous la supervision des forces de l'ordre, qui étaient en nombre impressionnant dans les centres que nous avons visités. Ils ne laissaient personne entrer dans la cour sans motif valable. « Que venez-vous faire ici ? Où sont vos pièces ? Qui voulez-vous voir ? » sont les questions auxquelles les visiteurs se devaient de répondre.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


UNIVERSITE

Les évaluations suspendues à la Fast

Pour des retenues sur leurs salaires de janvier à avril 2006, suite à une grève, les enseignants de la Faculté des sciences et techniques (Fast) ont décidé de suspendre les évaluations jusqu'au paiement intégral des sommes dues.

Allons-nous vers un bras de fer enseignants de la Fast/gouvernement ? Au regard de la conclusion de l'assemblée générale du lundi 11 juin, tout porte à le croire. Les enseignants de la Faculté des sciences et techniques, à l'issue de leur AG, ont décidé de suspendre les évaluations jusqu'à nouvel ordre. Si d'ici les vacances leurs doléances ne sont pas satisfaites, ils iront en congés et vont par finir boycotter les examens de fin d'année.

Flash-back. Dans la première quinzaine du mois de janvier 2006, les comités Snesup de la Flash, de l'IUG, de la Fast et de certaines grandes écoles déclenchaient une grève illimitée pour exiger la satisfaction de certaines de leurs doléances. Ils ont eu gain de cause suite à cette cessation de travail. Soucieux de ce que le programme se termine, les enseignants ont continué à dispenser les cours pendant les vacances.

En décembre 2006, les autorités jugent peu ce sacrifice et sanctionnent les « grévistes ». Certains se sont rendus compte que l'autorité a fait une retenue sur leur salaire et cette situation a continué jusqu'à avril dernier. Mêmes ceux qui étaient en congé de formation selon le secrétaire aux revendications du comité Fast, M. Tamboura, ont été victimes de « l'injustice des autorités » .

Le Snesup proteste auprès de l'administration scolaire au motif que les enseignants se sont rattrapés pendant les vacances. Approché Mme le recteur, selon M. Tamboura, a affirmé que le reversement n'est plus possible et que cette page est tournée.

Cette décision du rectorat, toujours aux dires du secrétaire aux revendications, a été faite de façon discriminatoire puisqu'elle n'a pas frappé tous les établissements en grève. « Tant que nous ne sommes pas en possession de nos sous, ils n'y aura plus d'évaluations et d'examens de fin d'année » , a-t-il tranché.

Côté rectorat, les arguments des professeurs du Snesup/Fast ont été battus en brèche. Selon un agent, les retenues sur le salaire des enseignants ont été faites conformément aux dispositions en vigueur. « Si la grève est un droit, les retenues sur le salaire est aussi un droit » . A ses dires, c'est par laxisme que le gouvernement n'applique pas les textes en la matière. « Si on le fait, on

Avec cette décision des enseignants de la Fast, c'est l'année de milliers d'étudiants qui est hypothéquée.

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Faantankin la cité des pauvres

Prix:3000f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Pour un Mali meilleur

Prix:3000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org