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2007

Mois de juin

Les Echos du 04 juin 2007

IL FAUT LE DIRE

Tiébilé non grata ?

Coup de tonnerre jeudi soir à la Cour constitutionnelle : les « Neufs sages », dans leur sagacité, ont décidé que Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), candidat vaincu à la présidentielle du 29 avril 2007, ne siégera pas non plus à l'Assemblée nationale lors de la prochaine législature, au motif que l'un de ses colistiers a introduit des documents falsifiés dans son dossier de candidature.

A priori , l'arrêt de la Cour paraît indiscutable. Cependant, vu la qualité de l'homme et pour qui a entendu ses récentes prises de position après qu'il eut coupé les amarres avec le pouvoir, l'on peut penser qu'il y a anguille sous roche, car il se dit que « le fautif », avec des documents similaires, avait pu faire valider son dossier en 2002. Autrement dit, il y aurait une jurisprudence. Parce que pour avoir été député (2002-2007), le candidat de l'URD aujourd'hui invalidé aurait pu, à l'instar de beaucoup d'autres, bénéficier de la « mansuétude » des juges constitutionnels. Et puis patatras !

Donc, la Cour n'est pas une œuvre de charité. Et ce n'est pas tant la qualité des hommes, leur contribution efficace au débat démocratique que l'application stricte des textes qui l'intéresse. Face à elle, il faut être droit dans ses bottes. Mais, en l'occurrence, peut-elle jurer par Dieu que tous les dossiers à elle soumis ont été passés au crible de la « virginité » des postulants ?

Il lui serait difficile de convaincre grand monde, même si des voix s'élèvent d'ores et déjà pour déplorer le fait que M. Dramé qui aurait, argumentent-elles, fait preuve de naïveté politique en étant sur la même liste que des soutiens indéfectibles à son principal adversaire du 29 avril dernier. D'ailleurs, la candidature de son colistier était-elle vraiment sincère ? Il faut en douter. Mais enfin pourquoi n'a-t-il pas été sur une liste FDR avec le RPM ?

Aussi, au train où vont les choses, beaucoup de ceux qui se réjouissent de l'infortune du Bélier en chef devront se convaincre qu'ils sont, eux aussi, loin, très loin du bout du tunnel. Il risque d'y avoir encore d'autres graves désillusions car, en Afrique, on ne s'oppose pas impunément au chef.

A bon entendeur salut !

A. M. T.

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LEGISLATIVES DE 2007

Député : fonction rémunératrice et protectrice

Naguère, il fallait être presque irréprochable pour prétendre être député. Aujourd'hui, il faut avoir des sous pour se faire élire. Conséquence : l'Assemblée malienne est devenue un méli-mélo où l'on trouve (encore heureusement) d'honorables personnalités, mais aussi des gouapes méchantes dont il faut se méfier. Un grave danger guette notre démocratie.

Une des particularités des élections législatives de 2007 se trouve dans l'engouement des citoyens membres de partis politiques ou non à briguer le suffrage des électeurs. Le nombre de listes des candidatures (plus de 500) est le témoignage de cet engouement. Dans le lot, on trouve pêle-mêle ceux qui sont motivés par la fonction prestigieuse de député, ceux qui lorgnent seulement ses avantages… et ceux qui veulent échapper aux mailles de la justice.

La mauvaise gestion des affaires publiques faite par certains candidats avait fait l'objet de certaines requêtes adressées à la Cour constitutionnelle qui les a rejetées, indiquant que la loi ne fait pas cas de la moralité des candidats. Aujourd'hui, la fonction de député attire beaucoup de concitoyens. Et pour cause, elle accorde beaucoup d'avantages. Et nombreux parmi ceux qui se considéraient comme étant de la société civile, qui s'étaient toujours gardés de faire de la politique, ont commencé à s'y intéresser de près. Leur décision est très souvent motivée par leur déception de voir le politique s'éloigner de plus en plus de leurs problèmes quotidiens.

C'est principalement le cas de Salif Kéita, le rossignol de la musique malienne. Salif Kéita, interrogé au cours d'une émission sur la Radio nationale, a dit qu'il voulait devenir député pour apporter des changements dans la vie des artistes en contraignant l'institution parlementaire à adopter des lois qui protègent les artistes. Dans le domaine de la lutte contre la piraterie, le chanteur de renommée n'a pas caché son insatisfaction sur les mesures entreprises jusque-là pour combattre le fléau. Le chanteur, qui a vécu les méfaits de la piraterie, saura mener peut être ce combat parlementaire.

Le capharnaüm n'est plus loin

Mais, la ruée vers l'Assemblée nationale ne se justifie pas seulement par la défense des causes collectives nobles. L'Assemblée nationale est aussi souvent le refuge de ceux qui traînent des casseroles. La fonction de député est perçue par une catégorie de Maliens comme le meilleur moyen pour échapper à la justice. Et cela semble se confirmer. Car de 1992 à nos jours, seul un député, Ngolo Sanogo du Parti malien pour le développement et le renouveau (PMDR), cadre de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) à Sikasso a vu son immunité parlementaire lever. Il avait ensuite été traduit devant une session de Cour d'assises pour répondre d'un délit financier.

A l'époque, il avait été démontré que la politique encore moins l'Assemblée nationale ne sauraient être des refuges pour des délinquants à col blanc. On se rappelle encore de toute la volonté du président de l'AN d'alors, Pr. Ali Nouhoun Diallo, et ses collègues députés à voter la levée de l'immunité de l'honorable Sanogo, dont la culpabilité était établie.

Ce comportement républicain de l'AN et des plus hautes autorités de l'époque est à mettre à l'honneur de la démocratie. Malheureusement, la pratique, semble désormais appartenir au passé parce que dans les conditions actuelles tout porte à croire que notre future Assemblée, si les électeurs n'y prennent garde, sera le repaire de bandits de tout acabit.

L'Assemblée nationale est aussi convoitée à cause de la personnalité dont jouit le député. En effet selon la loi électorale en plus de l'immunité parlementaire, le député a des avantages pécuniaires (voir encadré) qui font de lui un bienheureux dans le contexte malien.

Denis Koné

 

Beaucoup d'argent

Les députés perçoivent des indemnités qui sont définis aux articles 15, 16, 17 et 18 de la loi électorale.

Les députés perçoivent une indemnité parlementaire mensuelle calculée sur la base de l'indice 900 pour compter du 1er janvier 2002. L'indemnité parlementaire mensuelle ne peut être cumulée avec un autre traitement ou salaire ni avec aucune indemnité ayant le caractère d'une rémunération principale. L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de session fixée à 15 000 F CFA par jour.

Le président de l'Assemblée nationale perçoit une indemnité parlementaire mensuelle calculée sur la base de l'indice hors échelle 1050. Outre l'indemnité de session, il bénéficie d'une indemnité mensuelle forfaitaire de représentation de 100 000 F CFA.

Les autres membres du bureau de l'Assemblée nationale et le rapporteur général de la Commission des finances, de l'économie, des industries et du plan bénéficient d'une indemnité mensuelle de représentation de 30 000 F CFA.

Les présidents des groupes parlementaires et les présidents des commissions bénéficient d'une indemnité mensuelle de représentation de 20 000 F CFA.

D. K.

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ESCROQUERIE EN OR

Un ex-policier détourne 375 millions de F CFA d'un Américain

La Brigade d'investigation judiciaire (Bij) gère depuis quelques jours une rocambolesque affaire d'escroquerie. Un Américain s'est fait plumer par un ex-policier qui l'a soulagé de 45 kg d'or d'une valeur de 375 millions de F CFA.

Notre pays, troisième producteur d'or en Afrique au sud du Sahara, attire beaucoup de gens dans le monde qui sont intéressés par le métal jaune. Le Mali constitue à cet effet une importante place de négociation pour nombre d'étrangers notamment des Occidentaux.

Certains s'en sortent bien. D'autres, en revanche, se font avoir par des gens mal intentionnés qui ont développé une véritable entreprise d'escroquerie. Si les escrocs ne fourguent pas à leurs clients du cuivre à la place de l'or, ils se filent à l'anglaise avec le beurre et l'argent du beurre après un pied de nez à la fermière.

Un Américain récemment venu au Mali pour acheter quelques kilogrammes d'or l'a appris à ses dépens. Le citoyen du pays de l'oncle Sam a rencontré Moussa Diakité, un ex-policier qui travaille dans le négoce du métal jaune . Il a fait part à celui-ci de son désir d'acheter 45 kg d'or.

Le marché est rapidement conclu sur la base de l'estimation de la quantité d'or, soit environ 375 millions de F CFA. Moussa Diakité demande à son client de lui payer la totalité de ce montant, expliquant qu'il doit acheter en petites quantités le produit. L'argent lui a été versé au comptant.

Faux documents de bagages

L'Américain devait repartir en Suisse avec sa provision. Le jour de son vol, le policier lui apporta la quantité d'or commandée. Il prit même le soin de l'emballer dans deux caissons. Le policier lui remit dans l'avion un bon de bagages ordinaire. Il lui expliqua que tout est à point et qu'il ne lui reste plus qu'à retirer son colis à sa compagnie à destination en présentant ce document.

Plusieurs jours après son arrivée, l'Américain ne voit aucune trace de son métal jaune. Son bon de bagages s'est révélé un document faux. Il retourne sur ses pas à Bamako et porte plainte à la Bij. A la suite d'investigations, le suspect n°1, l'ex-policier Moussa Diakité, est arrêté le jeudi 31 mai 2007.

M. Diakité, en garde-à-vue à la Bij, reconnaît n'avoir pris que 20 millions à l'Américain. Il dit avoir payé 3 millions de F CFA à un transitaire de la place pour les formalités douanières et d'expédition de l'or.

Les enquêtes se poursuivent, mais le transitaire reste à présent introuvable. Il semble qu'il s'agit là aussi d'un transitaire fictif. Moussa Diakité aura été le seul à commettre son forfait. Il reviendra au procureur de la République près le Tribunal de la Commune III de les accueillir pour dire le droit.

D'ores et déjà, le procureur aura affaire à un vaste réseau d'escroquerie dans le domaine de l'or et qui ne serait pas à son premier coup. Le réseau serait tellement bien rôdé et protégé qu'il compte sur une libération instantanée à chacun de ses forfaits. Son démantèlement en tout cas donnerait une bonne image de notre pays à l'étranger et le protégerait des prédateurs de tout acabit.

Abdrahamane Dicko

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BUREAU DU VERIFICATEUR

Le 2e rapport du Végal pour ce mois

Le Mali entier est dans l'attente de la publication du rapport annuel du Vérificateur général, l'homme anticorruption qui donne des nuits blanches à des responsables administratifs, opérateurs économiques et toute structure impliquée dans la gestion des ressources publiques. Sidi Sosso Diarra en tournée de communication sur son organe, le Bureau du Vérificateur général, structure unique dans la lutte contre la corruption en Afrique subsaharienne, était l'invité de l'Union internationale des journalistes africains dans la capitale française.

« La publication du rapport de cette année est prévue dans la deuxième quinzaine du mois de juin. Il n'y a aucune pression de quelque nature que ce soit. Le président de la République ne nous a demandé quoi que ce soit. Ce qui est sûr, c'est que des gens voulaient utiliser le rapport à des fins pas très claires. Tout ce que je peux vous dire, c'est que cette année nous avons mené 27 missions au total contre seulement une dizaine l'année dernière, soit trois fois plus. Cette année nous avons essayé de sectoriser nos missions en nous intéressant aux domaines de l'énergie, de la santé, de l'éducation et de l'agriculture. Et les dysfonctionnements soulevés et les problèmes sont beaucoup plus sérieux », a d'entrée de jeu attaqué M. Diarra.

Qu'en est-il des dossiers du précédent rapport ?

« Nous avons pour mission d'évaluer les politiques publiques, de contrôler la régularité et la sincérité des comptes de recettes et de dépenses publiques et enfin de formuler des recommandations et propositions visant à améliorer la santé financière des institutions. La dizaine de dossiers confiés au procureur général sont toujours en cours. Je peux vous assurer que leur instruction continue, puisqu'il n'y a pas longtemps que le juge en charge m'a appelé. Pour ce qui est des dossiers sur les hydrocarbures impliquant des opérateurs économiques, ils se seraient mis en contact avec la justice pour une épuration de la situation [Ndlr : il s'agit de quatorze opérateurs incriminés pour des faits avérés de minoration de droits et taxes dus à l'Etat et d'autres dysfonctionnements administratifs dont le préjudice est évalué à plus de deux milliards et demi de F CFA. Ce sont Sodies, Dionké, Z. Traoré, S. Yattassaye, Soleil Services, Sotraka, Sogepe, Somapp, SNF, Somayaff, Coulibaly&frères, Golfa Service, Sad Oil et Mobil Oil]. Quant au PDG de la SICG, il s'était réfugié ici en France, comme vous le saviez d'ailleurs. Des condamnations ont été prononcées contre des responsables de l'Office du Niger et des sanctions disciplinaires prononcées contre d'autres responsables administratifs ».

Pour l'idée d'un tribunal social anticorruption

« Cette initiative d'un tribunal social est une très bonne idée qui me plait et va en droite ligne de notre objectif qui est d'impliquer au mieux l'opinion publique et la société civile dans tout ce que nous faisons. J'estime personnellement qu'il faut que ces entités s'approprient nos dossiers pour que les choses bougent. Je ne peux alors qu'encourager et saluer cette idée et qu'il faut en discuter de la forme et des contenus ».

Sidi Sosso Diarra, qui doit rentrer ce lundi à Bamako de sa mission de tournée en France pour le développement de sa stratégie de communication, a fait plusieurs rencontres de haut niveau en compagnie de son directeur de la communication, Adam Thiam. Il aurait pu être bien plus satisfait et peut-être plus heureux si nous n'étions que deux ou trois journalistes dans la grande salle du Centre d'accueil de la presse étrangère qui a accueilli son point de presse à l'invitation de l'Union internationale des journalistes africains dirigée par un certain Lanciné Camara. L'organisateur, lui, était souriant certainement pour autre chose.

Oussouf Diagola

(Paris)

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BOUGOUNI

Tahirou Bamba devant le juge d'instruction

C'est en principe demain mardi que le président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali (FNA-USCPC), Tahirou Bamba sera devant le juge d'instruction pour sa deuxième comparution .

Faux et usage de faux sur des documents administratifs, menace de mort : ce sont les chefs d'inculpation retenus par le Tribunal de première instance de Bougouni contre Tahirou Bamba, qui a mis en place la Fédération nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali (FNA-USCPC), une structure parallèle à l'Union des coopératives, dirigée par Bakary Togola, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agricultures du Mali (Apcam).

Après la mise en place de la FNA-USCPC par une vingtaine de producteurs de Bougouni, Sikasso, Kita et Fana, exclus lors de la mise en place des Unions des coopératives de producteurs de coton du Mali, le nouveau président Tahirou Bamba, dans une interview accordée au quotidien les Echos et diffusée sur différentes ondes de radios FM, a parlé des vraies raisons qui les ont poussées à créer la FNA-USCPC.

Sentant l'existence d'un concurrent et paniqué, le président de l'Apcam a porté plainte à la gendarmerie de Bougouni, au motif que Tahirou Bamba s'est servi de faux documents pour mettre en place sa fédération. Toutes choses, à ses dires, contraires aux textes. Il fit sortir l'argument de l'opposition à l'autorité légitime. M. Togola s'est plaint aussi de menace de mort sur sa personne. Selon lui, M. Bamba, dans l'interview, aurait dit « nous voulons en finir avec Bakary Togola » .

Au regard de la nature des plaintes, les griefs reprochés à M. Bamba ne reposent sur aucun fondement juridique. Puisque la fédération a été souverainement mise en place par des cotonculteurs sans aucune contrainte. Au Mali, aucun texte n'interdit aux cotonculteurs de se mettre en association. Bakary Togola ne saurait, dès lors, avancer l'argument d'opposition à l'autorité. Le président de la FNA-USCPC a déposé auprès de l'administration les documents administratifs en bonne et due forme pour l'obtention du récépissé afin de commencer les activités. Là aussi, Bakary Togola a tout faux. Juridiquement la FNA-USCPC n'est pas encore légalement reconnue comme fédération.

S'agissant de la menace de mort dont il se dit victime, il n'est mentionné dans aucun passage de l'interview que M. Bamba dit vouloir attenter à la vie du président de l'Apcam.

Bakary Togola se plaint aussi du fait que M. Bamba n'est pas de la localité, mais s'est procuré d'un faux certificat de résidence pour constituer le dossier. En la matière, le fait d'être propriétaire d'un champ dans une zone fait du propriétaire un résident.

Il n'est pas exagéré de dire que le département de l'Agriculture est l'un des commanditaires de l'affaire. Au lendemain de la mise en place du bureau de la fédération, le ministère de l'Agriculture, dans une correspondance qu'il nous a adressée, a décliné toute responsabilité quant à la reconnaissance d'une prétendue fédération dont un de ses agents était au présidium de la cérémonie.

Que Bakary Togola, analphabète de son état se trompe, passe, mais que des techniciens de l'agriculture fassent fit des textes et supportent un homme qui a transformé l'Apcam en une structure de campagne pour ATT, peut être interprétée comme une mauvaise volonté du département de l'encourager à diviser le monde des producteurs de coton.

Ce conflit entre cotonculteurs aura-t-il des conséquences sur la prochaine campagne de coton ? Wait end see !

Amadou Sidibé

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AFFRONTEMENTS A LA FRONTIERE MALI-GUINEE

Des Guinéens mitraillent et tuent un Malien de 86 ans

Les problèmes de délimitation entre les pays se posent avec acuité. Entre le Mali et la Guinée, normalement, c'est le fleuve qui fait office de frontière. Mais, régulièrement, des échauffourées opposent les populations des deux rives.

La dernière en date remonte au vendredi 1er juin 2007. Déjà le 27 mai, une centaine de personnes venant de Dalakan en Guinée s'en est pris à un vieux de 86 ans du village Sira-Diouba, côté malien. Le vieux a été tué et brûlé dans son champ.

Quand le commandant de brigade de Yanfolila, Mama Traoré, a été informé de l'attaque, il s'est rendu sur place avec un détachement de la gendarmerie. Pour bien signifier que c'est en territoire malien, il a planté le drapeau sur place.

Mais, l'incident n'était pas clos, car, le vendredi dernier, les Guinéens ont mitraillé les populations civiles qui se baignaient dans le fleuve . « Ils ont même utilisé des mitrailleuses » , affirme un témoin.

Le commandant de brigade, débordé, a demandé du renfort à Bougouni. Mais, à ce jour, il n'y a jamais eu de réponse. Finalement, le détachement s'est retiré, car il n'avait plus les moyens d'assurer la sécurité.

A. K.

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SENEGAL-MALI : 0-0

Les Aiglons neutralisent les Lionceaux

« On travaille d'arrache-pied et l'ambiance est bonne, malgré les nombreuses défections… Nous irons à Dakar pour revenir avec un bon résultat » , avait promis Cheick Sadibou Touré, milieu de terrain de l'équipe olympique du Mali.

Défi relevé par les Espoirs de Mory Goïta qui ont réussi à bien entamer les éliminatoires du tournoi de football des Jeux olympiques « Pékin-2008 ». Vendredi dernier, ils ont contraint les Lionceaux de la Terranga (Sénégal) au nul vierge (0-0). Un résultat satisfaisant avant le match retour dans deux semaines à Bamako.

Partis dans la capitale sénégalaise sans aucune préparation et privés de certains éléments clefs comme El hadji Mahamane Traoré (Nice) et Modibo Maïga (Le Mans), les espoirs ont fait preuve de volonté, de détermination et d'esprit de combativité pour sortir la tête haute de cette première confrontation avec leurs homologues du Sénégal.

Handicapée par le manque de préparation et la défection de certains éléments de valeur, c'est une sélection motivée et confiante que Mory Goïta a présentée face à l'équipe olympique du Sénégal. Gageons que nos espoirs vont profiter de ce bon résultat pour s'ouvrir les portes du second tour des éliminatoires des Jeux olympiques.

Moussa Bolly

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CAN-2008/BENIN- MALI : 0-0

Statu quo pour les Aigles

Les Aigles avaient impérativement besoin d'une victoire à Cotonou. Ils ont été contraints au paratage des points. Ce qui n'arrangent pas leurs affaires puisqu'ils restent scotchés à la seconde place du groupe 9 des éliminatoires de la Can « Ghana-2008 ».

Les Ecureuils ont commencé la partie tambour battant avec un premier corner dès la première minute et un premier carton jaune pour Adama Tamboura dans les cinq premières minutes. Laissant passer la tempête, les Aigles se sont organisés pour revenir dans le match. Toutefois, ils ont eu du mal à prendre la rencontre à leur compte, en contrôlant le milieu. Ils n'étaient donc pas à l'abri d'un coup de massue adverse.

Surtout qu'Omar Tchomoko et ses coéquipiers gagnaient tous les duels au milieu de terrain où Djilla et Seydou Kéita n'étaient que l'ombre d'eux-mêmes. N'empêche que les nôtres ont réussi à contenir la furia béninoise jusqu'à la pause intevenue sur le nul de 0-0 alors que Frédéric Kanouté a eu une occasion en or d'ouvrir le score dans les ultimes minutes de cette première période.

A la reprise, les Ecureuils se sont une nouvelle fois rués à l'assaut de la cage de Maha sans plus de succès. Cette seconde partie s'est déroulée comme la première même si les Aigles ont essayé un moment de se frayer un passage pour s'imposer. Comme à l'aller (1-1), les Aigles et les Ecureuils se sont quittés sur un nul de (0-0).

Pour cette rencontre, il faut souligner que les tenors du Mali n'ont pas été à la hauteur des espoirs placés en eux à l'image du capitaine Djilla très lourd dans la récupération comme dans la relance. On ne comprend pas alors pourquoi Jean-François Jodar l'a gardé sur la pelouse. Quant à Seydoublen , il a fait une débauche d'énergie en seconde période sans pour autant avoir son rendement du match aller.

Privés de ballons à l'attaque, Frédéric Kanouté était obligé de revenir les chercher au milieu. Ce qui ne fut pas une tâche aisée. Avec un milieu effacé, il est difficile de juger la prestation de Cheick Oumar Dabo et de Mintou Doucouré .

En attendant le résultat du macth entre la Sierra-Leone et le Togo, les Aigles demeurent scotchés à la seconde place du groupe 9 avec 6 points.

Moussa Bolly

 

Composition des Aigles du Mali :

Mahamadou Sidibé, Adama Coulibaly, Souleymane Diamouténe , Boubacar Koné, Adama Tamboura , Alfousseyni Kéita, Bassala Touré (puis Mintou Doucouré ), Mahamadou Diarra, Seydou Kéita, Frédéric Oumar Kanouté et Cheick Oumar Dabo (puis Djibril Sidibé).

 

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