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2007

Mois de juillet

Les Echos du 24 juillet 2007

COMMUNE V

Bittar : les désillusions d'un apprenti-politicien

Il faisait partie de ces opérateurs économiques, impliqués dans des affaires scabreuses, candidats à l'immunité parlementaire. Si la plupart sont tombés au 1er tour, Jeamille Bittar, président contesté de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), de la liste PDR-MPR en Commune V a lamentablement chuté face à la coalition Adéma-Cnid-URD. L'Abeille a planté son dard. Une leçon de vie pour un jeune impudent ?

Le ministère de l'Administration territoriale n'a pas encore proclamé les résultats provisoires du 2e tour des législatives du 22 juillet 2007 devant être transmis à la Cour constitutionnelle pour leur validation, mais, d'ores et déjà, les résultats parvenus de la commission de centralisation donnent les grandes tendances.

C'est ainsi qu'en Commune V du district de Bamako, la liste PDR-MPR composée du président de la CCIM, Jeamille Bittar, Mme Traoré Adam Ndiaye, belle sœur de Mme la présidente de la République, et Hady Mody Sall est donnée perdante face à l'Adéma-Cnid-URD par 51,04 % de voix contre 48,96 %. Cette coalition est formée de la député sortante du Cnid, Mme Fanta Manthini Diarra, l'ancienne député Mme Coulibaly Kadidiatou Samaké de l'URD et Ibrahima Lanséni Coulibaly de l'Adéma.

Jeamille Bittar nanti d'un second mandat à la tête de la CCIM dans des conditions douteuses n'a jamais caché ses ambitions politiques. Il a toujours considéré la CCIM comme un Etat dans un Etat dont les adhérents, pour lui, représentent un important vivier électoral. Il se croyait aussi légitime que le président de la République bénéficiant du suffrage de ses mandants. La CCIM était pour lui un boulevard tout ouvert pour briguer un jour ou l'autre la magistrature suprême du pays (sic).

Comme l'appétit vient en mangeant, le président contesté de la CCIM misait sur ses réseaux d'amitié dans la sphère du pouvoir qui lui avaient attribué le marché d'impression des bulletins de vote des présidentielle et législatives. Mais pour ne pas s'attirer les foudres de la contestation électorale, ce marché lui a été retiré en douce dans la semaine qui a suivi sa déclaration de candidature à la députation. Le pouvoir a dû tirer les leçons des élections consulaires de la CCIM d'octobre 2006 où Bittar est accusé d'avoir été élu par plus de procurations que de votes physiques et d'avoir usé de bourrages d'urnes avec des bulletins de vote confectionnés dans sa propre imprimerie.

« TSB »

Le fossé creusé lors des élections consulaires entre Jeamille Bittar et les sept milliards auxquels il était opposé l'a entraîné dans le gouffre. Certains imputent sa défaite à la stratégie du « Tout sauf Bittar » (TSB), orchestrée par ses ennemis intimes que sont les sept milliardaires.

Ousmane Guittèye son chalengeur, Babou Yara, vice-président de la CCIM, Alou Tomota de Graphic Industrie, Alou Yattassaye et bien d'autres ont mouillé le maillot pour l'échec de leur ennemi intime. Vivant pour la plupart en Commune V, ils ont entrepris leurs proches et entourages pour un vote-sanction contre leur adversaire juré. Pour eux, « Bittar qui doit rendre des comptes dans la gestion de la CCIM veut se faire élire pour échapper à la justice au nom de l'immunité parlementaire » .

D'autres personnes, qui étaient dans le staff de campagne de Bittar, n'hésitent pas à dire qu'il a creusé sa propre tombe. Selon ces dernières, Bittar n'ayant pas digéré le fait de n'avoir pas gagné dès le 1er tour les a sermonnées. En représailles, il a été lâché par les siens qui lui reprochent son manque de respect vis-à-vis de son prochain. Ceux qui délient la langue affirment que le président de la CCIM les a pris pour du bétail électoral allant jusqu'à promettre 200 emplois à leurs enfants, en cas d'élection.

Si la victoire de la liste Adéma-Cnid-URD est confirmée par le ministère de l'Administration territoire et des Collectivités locales et validée par la Cour constitutionnelle, ce serait un coup dur pour Jeamille Bittar qui, dit-on, voyait déjà grand. Mais c'était sans compter avec l'Adéma et les sept milliardaires.

Abdrahamane Dicko

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CONTRE L'ENRICHISSEMENT ILLICITE

Victimes des pègres, unissez-vous !

La publication du rapport du Vérificateur général a entraîné un levée de boucliers manifesté par des publications tous azimuts dans les journaux de la place. Il est important de faire le point de ce rapport dont la gravité nécessite, de la part des autorités, des structures vérifiées mais surtout de chaque citoyen d'en faire une lecture saine et de s'engager sans délai pour la bonne gestion des ressources publiques.

Il faut tout d'abord reconnaître que la publication du rapport et sa "vulgarisation" à travers le site Web du BVG constitue une avancée importante pour le Mali et renforce sa crédibilité en matière de transparence sur la gestion des fonds publics.

L'importance du manque à gagner interpelle chacun d'entre nous, car il souligne l'urgence du changement de comportement et de mentalités si nous souhaitons que le développement de notre pays s'accélère, et si nous attachons toujours autant d'importance à notre dignité. Près de 103 milliards de F CFA de manque à gagner, cela représente 11 % des recettes prévisionnelles du budget d'Etat 2007.

Des remises en cause des données du rapport dont la plus répétée est le non respect du principe du contradictoire par le BVG. Cependant, chacune des structures vérifiées a reçu un rapport provisoire sur lequel on lui a demandé ses observations.

Pour la plupart des structures vérifiées, une restitution a été faite du contenu du rapport et les arguments de la partie adverse ont été entendus. Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, le principe du contradictoire, dans son esprit et dans son application, est une spécificité du BVG et aucune autre structure de contrôle en République du Mali n'a un tel processus de validation.

Il s'agit d'un rapport de vérification, étayé par des supports écrits de ce fait, chaque conclusion ne peut être effacée que par la production d'autres supports écrits. Si certaines structures ont un problème d'archivage, c'est un problème de gestion et cela traduit leur limite professionnelle mais ce n'est pas la faute du BVG.

Si certaines structures, mettent un temps anormalement long pour justifier telle ou telle dépense, cela traduit une mauvaise organisation en leur sein, mais le BVG ne saurait attendre indéfiniment, même s'ils sont de bonne foi, des pièces qui ne viennent pas et qui d'ailleurs, pour les véritables prédateurs de la République peuvent être fabriqués, hélas, aisément.

Si certaines structures indiquent les "mauvais interlocuteurs" lors des vérifications, cela relève encore une fois de la mauvaise gestion et non du BVG. Si certaines structures avaient réellement les preuves d'une erreur dans la vérification, et cela peut arriver car le BVG est une œuvre humaine, il leur appartenait de traiter l' "audit" qui avait lieu chez eux, avec tout le sérieux que cela requiert au lieu de crier à l'abus bien plus tard.

La vérification a lieu à un temps T pour une période donnée et sans le respect de ce minimum de règles, les audits s'étendraient ad aeternam . Comme l'a dit le Vérificateur général lui-même, nous serions tous heureux de savoir qu'en réalité le manque à gagner est plus faible, c'est notre souhait le plus ardent ; nous attendons juste les explications étayées par les pièces justificatives comme le veut l'orthodoxie.

Une atteinte à la sûreté de l'Etat

Trop longtemps, dans notre pays, les affaires relatives à la gestion des deniers publics ont été gérés dans le silence et l'opacité ; aussi la lumière progressive jetée sur les affaires de la nation, constitue, pour l'ensemble des patriotes une grande bouffée d'oxygène. Il est une chose de mal utiliser voire de voler notre argent, il en est une autre de nous cacher la chose et de nous prendre pour des canards sauvages.

Alors, aux adeptes de l'ombre, aux promoteurs du silence sous le prétexte insultant du respect de la dignité et de la soi-disant efficacité du remboursement en douce, le citoyen n'aime pas vos méthodes, n'aime pas vos arguments et vous fera rendre compte un jour ou l'autre.

L'incompétence, la mauvaise gestion et le vol doivent être sanctionnés. La religion nous le dit, nos lois l'affirment, notre famille nous le répète, et le bon sens nous l'indique. Sur les fortunes mal acquises, nous demandons que la lumière soit faite. Sur les cas d'incompétences avérées, nous demandons que les sanctions administratives soient prises. Sur le vol de deniers publics, nous réclamons, la restitution et la sanction du fautif sans acharnement mais aussi sans complaisance.

Le mal ne se soigne pas si on en cache les causes, nous n'avons pas besoin de dirigeants qui nous mentent pour nous protéger, mais de ceux qui nous ouvrent les yeux pour que nous apportions aussi notre contribution. Les structures de contrôle doivent être respectées car leur rôle, partout dans le monde et spécialement chez nous, est important pour la transparence, pour la lutte contre la corruption et pour l'espoir.

L'objectif n'est pas de jeter en pâture les honnêtes gens ; il n'est pas non plus de trouver coûte que coûte la petite bête dans toute gestion. Les structures de contrôle ne sont pas des juges, mais doivent prendre leur place, toute leur place mais rien que leur place.

Alors, en attendant, la remise en cause fondée de telle ou telle vérification, mille fois bravo au Bureau du Vérificateur et à tous ses appuis en amont comme en aval, car nous avons aujourd'hui besoin d'hommes et de femmes qui ont le sens de l'intérêt général, le sens de la dignité, le sens du bien commun et le sens du travail bien fait.

Alors, j'exhorte tous les patriotes à un sursaut pour défendre les outils de développement tels que le BVG ; non à l'impunité et à la fuite de responsabilités.

- Journalistes, à vos plumes, informez la nation de ce qui se trame sur son dos.

- Juges à vos robes, redonnez espoir au citoyen en rendant la justice.

- Autorités, assumez vos responsabilités sans complexe, une minorité insatisfaite pour une majorité heureuse vaut mieux que l'inverse.

- Administration, au travail, the right man at the right place, et on ne trouvera plus rien à redire à votre gestion.

- Citoyens, restez mobilisés, la flamme de l'espoir renaît et il ne tient qu'à vous de la maintenir allumée.

Bon vent au Vérificateur général et à son équipe !

Georges A. Diakité

( ingénieur à Bamako)

 

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OBSEQUES DU MINISTRE DE L'EDUCATION

L'adieu de la nation à Malamine Traoré

La nation tout entière a rendu hommage hier au ministre de l'Education nationale, le Pr. Mamadou Lamine Traoré, 60 ans, décédé samedi soir à la Clinique Pasteur après une lutte épique contre la maladie.

Lundi après-midi, le président de la République a présidé sur l'esplanade du Centre international des conférences de Bamako (CICB) les obsèques nationales de celui qui fut pendant cinq ans son ministre de l'Education nationale. Le chef de l'Etat, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, l'a élevé à la dignité du commandeur de l'Ordre national à titre posthume.

Le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions de la République, des leaders de partis politiques, des représentants du corps diplomatique, des parents, sympathisants, amis, condisciples et connaissances éplorés ont assisté à la levée du corps du Pr. Traoré, éminent philosophe et acteur de premier plan de la révolution démocratique de mars 1991.

Né en 1947 à Bamako, Mala , pour les intimes, a été membre fondateur de l' Adéma /Association, puis de l' Adéma /PASJ, du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) et ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation dans le premier gouvernement formé par Alpha Oumar Konaré après le 8 juin 1992.

C'est à la suite de divergences qu'il a claqué la porte de l' Adéma (alors parti au pouvoir) en 1994 pour créer la même année le Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine ( Miria , opposition).

Après avoir battu campagne pour ATT en 2002, il s'est vu attribuer le portefeuille de l'Education nationale qu'il a dû gérer comme il pouvait. Le Premier ministre, qui a lu l'oraison funèbre, est revenu sur le parcours politique du défunt, son patriotisme et sa dédicace au travail bien fait. « Professeur, l'heure de nous quitter est arrivée. Nous te confions à Dieu le Tout puissant, le Clément et Miséricordieux. Qu' Allâh t'accorde son pardon. Qu'il t'accueille dans son paradis pour le repos éternel » . Les différents intervenants ont mis l'accent sur les prouesses académiques et professionnelles de Mala .

Mamadou Lamine Traoré a été porté en terre aux environs de 17 h au cimetière d' Hamdallaye sous la sonnerie aux morts de la Garde nationale.

La mort est parfois inattendue mais toujours inexorable. Dors dans la paix du Seigneur professeur, Amen !

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2e TOUR DES LEGISLATIVES

Raz de marée de l'ADP

Les résultats provisoires du 2e tour des élections législatives ont commencé à tomber. S'ils se confirmaient, l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP, mouvance présidentielle) remporterait la majorité des 147 sièges de l'Assemblée nationale.

L'Alliance pour la démocratie et le progrès, regroupement politique qui comprend la majorité des « partis représentatifs » notamment l'Adéma et l'URD… favorables au président de la République Amadou Toumani Touré est en passe de remporter la majorité des sièges de l'Assemblée nationale.

L'Adéma/PASJ, figure de proue de la coalition, a démontré, à l'issue du scrutin dont le taux de participation est faible, qu'elle reste toujours la grande machine électorale en remportant presque tous les sièges où elle était en ballottage favorable.

Ainsi en liste propre ou en liste commune, elle remporte le scrutin en communes I, V et VI, Bla, Koutiala, Ténenkou, Kidal. Cependant, le parti de l'Abeille a connu de sérieux revers dans certaines circonscriptions notamment celles de Douentza et de Djénné.

A Douentza, le mastodonte est tombé face au PSP tandis qu'à Djenné il se fait distancer par son allié de l'ADP, l'URD. La grande déception vient du côté du Parti pour la renaissance nationale Parena. Le parti de Tiébilé Dramé n'aurait obtenu qu'un seul député (Dioïla).

Le Sadi qui avait six députés au cours de la législative précédente se maintient tant bien que mal. En plus de son secrétaire général Oumar Mariko, élu à Kolondiéba, Sadi s'est aussi adjugé en liste commune avec le Bdia les sièges de Niono.

Le Rassemblement pour le Mali du président sortant de l'Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita, recule nettement. Le parti du Tisserand n'atteindrait pas le nombre de 45 députés comme ce fut le cas en 2002. Le fait qu'IBK, le président du parti, qui a été contraint à un 2e tour pour se voir finalement élu en Commune IV à 51,04 contre 48,96 % face à la liste indépendante Moussa Mara démontre à quel point le RPM a manqué d'inspiration et de punch au cours de ces législatives.

Hier, certaines estimations avançaient le chiffre de 20 députés pour le RPM. Mais tout ceci, une fois de plus encore n'est que provisoire en attendant l'arrêt de la Cour constitutionnelle. Quoi qu'il en soit, l'ADP devrait remporter la majorité des sièges et donner une majorité au président ATT.

Reste à savoir ce que cette majorité pourra faire concrètement pour aider le président de la République Amadou Toumani Touré pour résoudre les multiples problèmes socio-économiques et politiques du pays.

Denis Koné

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BANAMBA

La victoire de la fraude

La liste Hamadaou Sylla a remporté le 2e tour des législatives dans la Commune de Duguwolowula, son fief. Le scrutin de dimanche dernier dans cette circonscription s'est déroulé dans des conditions obscures en l'absence de délégués de la Cour constitutionnelle, d'observateurs nationaux ou internationaux.

Malgré les efforts fournis par la liste Adéma/Parena pour le bon déroulement et la sécurisation du scrutin, la fraude a été omniprésente dans des bureaux de vote. C'est donc sans surprise que la coalition Adéma/Parena est tombée face à la liste de l'indépendant Hamadaou Sylla. Après le dépouillement des résultats des 62 bureaux de vote de la Commune, la liste Adéma/Parena n'a atteint 20 voix dans aucun bureau.

Cette victoire « écrasante » d'Hamadaou Sylla à Duguwolowula, son fief, s'explique par l'engagement de certaines personnes acquises à sa cause et prêtes à utiliser tous les moyens. C'est ainsi que la machine de la fraude s'est mise en marche. Vote sans carte d'identité ou témoignage ont été les principales voies empruntées par les fraudeurs. Dans ce cafouillage, certaines personnes même des Maliens de l'étranger et des morts… ont voté plusieurs fois. Plusieurs cadres, ressortissants de la Commune de Duguwolowula ont effectué le déplacement sur Touba pour donner leur voix à Hamadaou Sylla.

« Si vous me posez des questions sur le déroulement des élections au Mali, je dirais que c'est nul. Cependant, Duguwolowula reste Duguwolowula parce qu'on ne veut pas être entraîné par les partis politiques. On n'a pas voulu aller avec eux. Ils ne sont pas d'accord avec ça, mais nous avons notre conviction. Et c'est par cette conviction que beaucoup de cadres ont quitté Bamako pour venir exprimer leur devoir de citoyen » , nous a confié Oumar Kouma, expert-comptable, ressortissant de Duguwolowula résidant à Bamako.

Sidiki Doumbia

(stagiaire, envoyé spécial)

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 BOUREM

Les mic-mac du second tour

A Bourem, les résultats de Tarkite sont attendus avec hantise, car ils peuvent tout chambouler.

Bourem compte cinq communes : Bourem Ville, Taboye, Bamba, Temera, installées le long du fleuve et une commune nomade, Tarkite. Au premier tour, la liste conduite par Mme Haïdara « Château » était en tête après le dépouillement des quatre communes, suivie de la coalition Adéma-RPM.

Mais, à la surprise générale, la seule commune de Tarkite a donné au troisième, Ould Makaly du Mouvement citoyen, autant de voix que celles de la liste Adéma-RPM dans les quatre autres communes. De la troisième place, cette liste était devenue première, allant au 2e tour avec « Château », qui s'est retrouvée seconde.

Cette fois encore, les partis redoutent un remake, car le maire de Tarkite aurait chassé les délégués de l'autre camp, et alors que Bamba qui est à 160 km de Bourem a déjà apporté ses résultats, Tarkite, qui n'est qu'à 75 km, ne parvient pas encore à le faire.

« Un bourrage est craint, surtout qu'on l'a déjà vu ! » , s'inquiète un membre du camp de « Château ».

A. K.

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 TRANSRAIL

Les licenciés réintégrés

L'année 2006 a été marquée par une crise sans précédant à Transrail (ex-Régie du chemin de fer du Mali) qui s'est soldée par le licenciement « abusif » par l'ancienne direction de 18 cheminots pour fait de grève. Aujourd'hui, le climat social est redevenu normal car ceux qui avaient été « abusivement » licenciés ont été repris.

Pour célébrer ce retour, la Section syndicale des travailleurs du rail (Sytrail) a organisé le week-end dernier à son siège face au Soudan-Ciné une manifestation qui s'est déroulée en présence du secrétaire général de l'UNTM, des chefs de service de Transrail et de nombreux cheminots.

Le retour à la normale à Transrail, dit-on, découle de la persévérance, de la détermination et de l'engagement sans faille des responsables de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), du Syndicat national des transports, de l'actuelle direction mais aussi du soutien des travailleurs de la société.

« La plaie ouverte par l'ancien directeur François Lemieux est profonde mais nous sommes tous condamnés à œuvrer ensemble pour qu'elle guérisse. Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on n'ose pas, mais c'est parce qu'on ose pas que c'est difficile. Alors osons… » , a déclaré le secrétaire général du Sytrail, Abdoulaye Sago.

Pour Sytrail aussi bien que pour l'UNTM, le seul combat qui vaille aujourd'hui pour les travailleurs est celui de tourner définitivement la page de la crise qui s'était installée au sein de l'entreprise et d'orienter les pensées vers la redynamisation de la société, par la relance des activités afin d'atteindre les objectifs de développement.

M. Sago a assuré la direction de l'engagement des travailleurs à relever les défis actuels et futurs. Pour cela, il s'est engagé à promouvoir le dialogue social dans la recherche de solutions aux problèmes qui se poseront aux travailleurs.

Mohamed Daou

 

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 ELECTRIFICATION DES VILLES

A quand le tour de Kéniéba ?

Le président de la République du Mali vient d'éclairer le tronçon Sévaré-Mopti en dehors du cadre d'un schéma d'urbanisation programmé dans le budget spécial d'investissement. C'est près d'un milliard de F CFA qui a été débloqué pour les travaux.

Même si la doléance des Mopticiens est légitime, beaucoup de demandes d'électrification sont adressées à qui de droit. C'est le cas de Kéniéba qui, depuis des années, a sollicité des autorités son électrification. Les dossiers dorment toujours dans les tiroirs.

Comme Kéniéba, d'autres villes attendent l'électricité qui, pourtant n'est plus considérée comme un luxe. Est-ce à dire que ces villes n'ont pas la même importance aux yeux du premier responsable du pays ? C'est la question que bon nombre de citoyens se posent après cet acte jugé « discriminatoire » .

Classé parmi les zones à potentialités économiques dans l'économie nationale, Kéniéba qui regorge de ressources minières n'a pas l'image d'une ville abritant quatre importantes mines. Or, qui dit or dit richesse. Malgré cela, Kéniéba demeure une ville où le courant électrique reste un luxe.

La zone est confrontée à de véritables problèmes d'électrification, d'infrastructures sanitaires, routières, éducatives et même administratives. La seule route qui mène à Kayes est pratiquement impraticable. Les locaux des forces de sécurité laissent à désirer… On ne peut pas dire que les moyens manquent pour faire face à certaines priorités de la ville.

Les différentes promesses pour le développement de la ville sont restées sans suite. Ce qui amène beaucoup à se demander si cette partie de la première région est une portion du territoire national. Parce que les plus hautes autorités se soucient peu de son développement.

Récemment la population de cette ville a exprimé son ras-le-bol au ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, native de Kéniéba qui visitait la ville. Aujourd'hui, les fils de Kéniéba sont indignés par le fait qu'ils ne profitent pas des ressources de leur sous-sol.

« Ils se tapent la poitrine avec notre or alors que nous n'en bénéficions pas. ATT ne se soucie pas de notre sort. Nous n'avons aucune rancune contre les Mopticiens, mais nous disons qu'il est bon qu'on pense à nous aussi » , a dit un de nos interlocuteurs.

Aujourd'hui, aller à Kéniéba, c'est la croix et la bannière.

Amadou Sidibé

 

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 Championnat

Le Onze Créateurs en tête

Le Onze Créateurs, avec trois points, est un sérieux prétendant de Bamako à la montée en première division. L'AS Police, l'Espoir de Daoudabougou, l'Association sportive et olympique de Missira vont-ils s'en laisser conter ?

Le championnat national de football de 2e division a repris ses droits samedi dernier au Stade Modibo Kéita avec le démarrage du carré d'as de la compétition plus connue sous l'appellation de « représentant du district au tournoi de montée en D1 ».

Joint au téléphone avant le coup d'envoi de la compétition, le premier responsable de la ligue de football de Bamako, Boubacar Monzon Traoré, a réaffirmé que cette compétition constitue l'une des priorités de son programme d'action et que l'organisation des matches sur terrain neutre est la conséquence de violences successives qui ont émaillé les précédentes éditions sur les installations des clubs concernés.

« Les terrains des clubs ne sont pas sécurisés et nous voulons éviter les dérapages   » , a-t-il poursuivi. Et d'ajouter que :  «   Nous voulons que le champion, qui sera aussi le représentant de Bamako, soit le champion de tout le monde, un champion digne de ce nom, d'où la décision de faire jouer simultanément les matches de la dernière journée aux stades Modibo Kéita et 26-Mars » .

Le Onze Créateurs, l'AS Police, l'Espoir de Daoudabougou et l'Asom (Association olympique et sportive de Missira) sont les heureux élus de ce rendez-vous de la crème du football de Bamako en division inférieure. L'affiche AS Police-Asom a constitué le plat d'entrée de la première journée. Ce match a été suivi du choc Onze Créateurs-Espoirs de Daoudabougou.

En match inaugural, l'AS Police, un des favoris du tournoi et grand rival du Onze Créateurs, a été accrochée (0-0) par l'Association olympique et sportive de Missira.

En seconde rencontre, le Onze Créateurs ont été sans pitié avec l'Espoir de Daoudabougou lessivé (5-1) dont un triplé de l'ancien attaquant de l'ASB et des Aigles espoirs Yacouba Niaré. Avec cette victoire, les poulains d'Ibrahima Konaté alias « Mbono » s'installent dans le fauteuil de leader du carré d'as avec 3 points contre 1 pour l'AS Police et l'Asom et zéro pour l'Espoir de Daoudabougou.

La 2e journée du carré d'as opposera ce mercredi l'Asom à l'Espoir. Cette confrontation sera suivie de la somptueuse opposition AS Police-Onze Créateurs. Ce sera un quitte ou double pour l'une des deux équipes d'autant plus que l'AS Police est condamnée à une victoire pour préserver toutes ses chances de poursuivre le tournoi et que l'équipe de Niaréla doit s'imposer pour conforter sa place de leader.

A l'issue des rencontres en aller simple, l'équipe qui totalisera le plus grand nombre de points représentera la ligue de Bamako au prochain tournoi de montée en D1.

Boubacar Diakité Sarr

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