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2007

Mois de juillet

Les Echos du 19 juillet 2007

KALABANCORO

Un douanier disparu

Dans l'exercice de ses fonctions, le très célèbre investigateur douanier Yacouba Tolo , trésorier de la Fédération malienne de judo, est porté disparu dans les eaux du fleuve Niger dans la Commune rurale de Kalabancoro après un accrochage avec des trafiquants dans la nuit de lundi à mardi 17 juillet 2007.

La famille des gabelous est aujourd'hui frappée par un deuil avec la disparition de Yacouba Tolo , réputé dans la traque des trafiquants sur terre et sur eau.

Flash-back. Dans la nuit de lundi à mardi, Yacouba Tolo est informé de la présence de pirogues douteuses contenants de la cigarette de contrebande sur les eaux du fleuve Niger. Immédiatement, il se rend à la carrière de sable de Kalabancoro . Aux environs de 1 h 30 du matin avec sa pirogue équipée de moteur, il se met aux trousses des trafiquants en compagnie d'un jeune piroguier avec qui il mène toujours ses opérations fluviales.

Dans un îlot touffu, il aperçoit des bandes de trafiquants en pirogues. Faisant preuve de professionnalisme, il parvient à mettre la main sur une première pirogue qu'il fait amarrer sur la berge.

Déterminé à mettre la main sur tous les bandits et leurs marchandises, le douanier Tolo se lance à la recherche de la 2e pirogue. C'est à ce moment que le pire lui arrive. Sans savoir exactement ce qui s'est passé au moment précis de l'accident nos sources révèlent que M. Tolo et un trafiquant se sont retrouvés dans l'eau. Yacouba n'a plus refait surface. Les versions divergent à ce niveau. Car, si pour certains de nos interlocuteurs il était dans la pirogue des contrebandiers, pour d'autres, il y a eu bagarre.

Alertés, les exploitants de sables « bozos » auraient refusé de secourir leur cousin dogon au motif que, selon la tradition bozo, quand un des leurs porte secours à un Dogon qui se noie, il aura la malchance de ne plus survivre au cas où il ne le retrouve pas. Jusqu'au moment où nous mettions sous presse hier dans l'après-midi, Yacouba Tolo n'avait pas été retrouvé.

Les mardi et mercredi avant l'arrivée des sapeurs-pompiers, la brigade de gendarmerie de Kalabancoro , dirigée par le major Alassane Samaké , s'est saisie de l'affaire. Des plongeurs ont été engagés pour retrouver le corps. Des marchandises saisies ont été acheminées à la brigade de gendarmerie, nous a indiqué le major Samaké .

Selon ce dernier, les produits de la contrebande sont composés de cartons de produits pharmaceutiques. Sans savoir la provenance des produits frauduleux, des exploitants de sables témoignent qu'ils ont l'habitude de croiser très souvent sur le fleuve des gens avec ces marchandises frauduleuses en provenance des villages proches de la frontière guinéenne. Les enquêtes sont en cours pour démanteler le réseau et appréhender les trafiquants.

La carrière de sable de Kalabancoro , de source sécuritaire, a plus que jamais besoin d'être surveillée. Pour notre part nous disons qu'en plus de la dotation de la brigade de gendarmerie en moyen logistique pour la surveillance, il est nécessaire sinon obligatoire d'installer une brigade fluviale dans cette Commune.

Amadou Sidibé

 

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UNIVERSITE

L'AEEM exige une table ronde sur la FMPOS

Le secrétaire général du bureau de coordination de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), Mohamed Ibrahim Baby a, au cours d'un point de presse hier, déploré les incidents qui ont émaillé l'organisation du concours d'internat la semaine dernière à la FMPOS. Selon lui, l'AEEM n'est pas contre le principe de ce concours qui, du reste, est une de ses revendications, mais elle s'insurge contre la manière de l'administration scolaire.

« Nous ne sommes pas contre le concours d'internat que l'AEEM a toujours revendiqué. C'est une bonne chose. Mais, nous condamnons les conditions dans lesquelles le décanat de la FMPOS a organisé ce concours… » . Cette explication du secrétaire général du bureau de coordination de l'AEEM Mohamed I. Baby en dit long sur les incidents survenus la semaine dernière au sein de cette Faculté.

Un manque de dialogue entre le décanat et les étudiants autour du concours d'internat, voilà ce qui a provoqué les vigoureuses échauffourées entre la police et les étudiants avec comme bilan des blessés et des dégâts matériels importants.

« Nous avons voulu qu'on donne un peu de temps de préparation aux étudiants et qu'on donne l'occasion à tout le monde de concourir. Nous n'avons pas souhaité que ce concours se tienne sous surveillance policière » , a dit le secrétaire général qui a déploré l'intrusion des forces de l'ordre dans l'espace universitaire et les casses survenues dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier. M. Baby a nié toute participation de l'AEEM à ces malheureux incidents.

Selon lui, « si le décanat avait associé les étudiants dans la gestion de ce problème, l'on n'en serait pas la aujourd'hui. Nous avons souhaité une concertation avec le rectorat avant la date du concours, le 12 juillet. Mais il n'a pas daigné nous recevoir. En plus, aucun partenaire de l'école n'a été associé dans la gestion du problème » .

Ces comportements, a-t-il expliqué, sont contraires à l'esprit de l'Accord de partenariat pour une école apaisée et performante et aux nouvelles orientations de l'AEEM, à savoir : le dialogue et la non violence. M. Baby a souhaité l'organisation d'une table ronde sur les problèmes de la FMPOS afin de mettre sur les rails cette Faculté.

Sidiki Y. Dembélé

 

deux facultés sans administration

La scission de la Faculté des sciences juridiques et économiques en deux Facultés autonomes n'a jusque-la pas permis d'instaurer une stabilité totale au sein de cet établissement. Les nouvelles facultés : Faculté des sciences juridiques et politiques et Faculté des sciences économiques et de gestion traversent toujours un vide. Elles sont sans doyens. Les premières élections de doyen ont été annulées. Le secrétaire général de l'AEEM, M. Baby, soucieux de l'avenir de ses camarades, a appelé toutes les bonnes volontés à s'impliquer pour la mise en place de l'administration dans ces nouvelles facultés.

S. Y. D .

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ELECTRIFICATION DU TRONÇON SEVARE-MOPTI

Séméga , outrageusement, étale le régionalisme d'ATT

Un ministre malien d'aujourd'hui est dans son rôle lorsqu'il vante les mérites du chef de l'Etat. Mais il est tenu de remuer la langue sept fois dans la bouche avant de parler. Comme le dit l'adage, la parole est comme la fumée, une fois qu'elle est lâchée, elle ne peut plus être rattrapée. Démonstration.

Le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau a commis la gaffe de l'année le mardi 17 juillet 2007 à l'occasion de l'inauguration de l'éclairage public du tronçon Sévaré-Mopti dont le coût de réalisation est estimé à près d'un milliard de F CFA, en tenant des propos qui desservent le président de la République.

Hamed Diané Séméga , pensant peut-être bien faire, a solennellement affirmé sur les antennes de la télévision nationale que cet éclairage public, qui fait de Mopti la ville la plus illuminée du Mali après Bamako, est une « initiative personnelle du président de la République Amadou Toumani Touré » , ressortissant de la ville.

Le ministre croyait lancer des fleurs au président ATT qui, rapporte-t-on, en raffole. Mais en fait de fleurs, il lui a jeté des cactus, car les propos sont loin de le servir. Le ministre, qui est l'un des plus proches du chef de l'Etat en sa qualité de responsable de premier plan du Mouvement citoyen, a commis la maladresse d'étaler au grand jour le régionalisme que d'aucuns ne cessent de reprocher à ATT.

Pour quelles raisons, Mopti qui ne peut être que la quatrième ville économique du Mali après Bamako, Ségou et Sikasso, bénéficie d'un aussi important projet de développement ? Nulle part dans les statistiques de la police nationale, le taux d'insécurité lié au déficit d'éclairage public n'est plus élevé à Mopti que dans les autres régions.

En parlant d'initiative personnelle du président de la République, il signifie en clair que ce n'est pas un projet mis en œuvre dans le cadre d'un schéma d'urbanisation nationale programmé dans le budget spécial d'investissement. C'est probablement le fruit d'une indiscipline budgétaire ou à tout le moins d'une utilisation fantaisiste de l'argent du contribuable.

L'éclairage de Sévaré-Mopti est une promesse électoraliste du président de la République. Mais elle tombe à un moment où le Mali connaît une crise aiguë d'électricité et d'eau avec de fréquents délestages. Une situation que les plus hautes autorités du pays imputent aux caprices de la nature avec l'installation tardive de l'hivernage.

Cependant, le milliard investi dans l'éclairage de Sévaré-Mopti aurait pu contribuer à acheter au moins un groupe supplémentaire pour les stations thermiques de Balingué ou de Darsalam .

On le sait, le département d' Hamed Diané Séméga est épinglé dans le dernier rapport du Vérificateur général pour avoir fait passer à la pelle plusieurs milliards de nos francs. Il aurait même battu le record de la dilapidation de fonds public en achetant en un seul jour 11 millions de F CFA de thé et de café. De quoi faire boire tout Bamako pendant au moins un trimestre.

Est-ce pour se donner bonne conscience et s'en laver les mains comme Ponce Pilate après avoir livré le Christ à ses bourreaux ? Toujours est-il que s'il voulait vraiment nuire au chef de l'Etat, il ne s'y prendrait pas autrement.

En attendant, il faut souligner que le président de la République est le président de tout le peuple qui l'a élu de façon souveraine et démocratique. Une fois élu à la tête de l'Etat, il ne doit plus se réclamer officiellement leader ou membre d'un parti politique, d'une confrérie religieuse ou d'une zone géographique donnée. Telle est la règle d'or dans toutes les démocraties du monde. Dommage !

Abdrahamane Dicko

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UNTM-GOUVERNEMENT-PATRONAT

La paix des braves scellée hier

C'est le lundi 16 juillet 2007 que l'UNTM, le gouvernement et le patronat sont parvenus à un accord sur le cahier de doléances en 20 points de la centrale syndicale. Cet accord a été matérialisé hier aux environs de 17 h, au ministère de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les institutions par la signature d'un protocole d'accord.

Le secrétaire général de l'UNTM, Siaka Diakité, le ministre Badi Ould Ganfoud de la Fonction publique et le représentant du Conseil national du patronat malien (CNPM) ont apposé leurs signatures au bas du document mettant ainsi fin à un mois de guerre larvée entre les trois parties.

Il faut rappeler que les négociations ouvertes le 19 juin 2007 se sont soldées trois jours plus tard par un échec. Pour manifester son mécontentement, l'UNTM avait observé une grève de 48 h (du 26 au 27 juin 2007). Il a fallu de peu pour que la centrale syndicale aille à une nouvelle grève de 72 h. La signature du protocole d'accord intervenue hier met un coup d'arrêt à cette menace de grève tant redoutée par ATT.

Nous reviendrons en détail sur l'accord.

Abdrahamane Dicko

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RESULTATS DU BAC ET DES IFM

L'implication fructueuse du PM

Ayant constaté l'échec cuisant des négociations entre le gouvernement et les auteurs de la rétention des notes, à savoir le Syndicat national des travailleurs de l'enseignement secondaire ( Syntes ) et le Syndicat des professeurs contractuels de l'enseignement secondaire ( Sypces ), le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga s'est personnellement impliqué dans les négociations pour débloquer la situation. C'est ainsi qu'il a rencontré mardi les syndicalistes, avec la médiation des représentants de la société civile.

A l'issue des négociations, les deux parties sont parvenues à un consensus avec la satisfaction des revendications des enseignants. En effet, le chef du gouvernement a ordonné le paiement sans délai avec rappel de la 2e tranche des primes de hiérarchisation et le rappel de ces mêmes primes de juillet à décembre 2004, la création d'une commission mixte (syndicalistes, société civile et gouvernement) pour obtenir la levée des obstacles juridiques concernant la formation, la promotion… Le dernier point concerne l'augmentation de la valeur indiciaire sur les salaires des enseignants du secondaire à compter de Janvier 2008.

Par conséquent, les syndicalistes ont, dans un communiqué radiodiffusé, appelé leurs collègues à rendre les notes à partir d'hier minuit. Le bout du tunnel, longtemps attendu aussi bien par les élèves que leurs parents, se présente donc et les résultats du baccalauréat et des IFM ne devraient plus tarder à tomber. Les candidats à ces examens ont d'ores et déjà poussé un souffle de soulagement.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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 JEUX AFRICAINS « ALGER-2007 »

Le Mali s'offre une première médaille d'or

La 9e édition des Jeux africains se poursuivent à Alger (Algérie) avec des fortunes diverses pour les sportifs maliens. Si le karaté a offert au pays sa première médaille, les basketteuses et les judokas sont déjà out. Mais, le pays peut encore espérer glaner quelques médailles avec le taekwondo, l'athlétisme et, dans une moindre mesure, la boxe.

Après un début difficile, le Mali vient d'avoir sa première lueur d'espoir à la 9e édition des Jeux africains « Alger-2007 » . En effet, le karatéka Fousseyni Sacko a offert au Mali sa première médaille. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'est hissé sur la plus haute marche du podium dans la catégorie des -70 kg, synonyme de médaille d'or.

A bientôt 22 ans (il est né le 4 novembre 1985), il rejoint des sportifs comme Namakoro Niaré (disque) et Lamine Kéita (judo) au palmarès des médaillés d'or maliens aux Jeux africains. Avec ce sacre, il apporte ainsi un immense réconfort à la délégation malienne après la déconvenue des basketteuses et surtout des judokas.

Ceux-ci sont pour le moment la grande déception de la participation malienne après avoir été l'une des rares satisfactions du Mali lors des Jeux « d'Abuja » en 2003. Si au Nigeria Bourama Mariko avait offert la médaille d'argent au Mali, cette année il est totalement passé au travers de la compétition. Battu en quart de finale dans la catégorie des -73 kg par l'Algérien Meridja Amar , il n'a pas saisi l'opportunité de se racheter. En effet, finalement repêché pour disputer les médailles de bronze, il a également échoué dans sa quête de rachat.

« Physiquement, je me sentais en forme, mais je suis tombé sur un adversaire plus expérimenté que moi. C'est un ancien dans la catégorie, j'ai donc essayé de gérer le combat afin de l'épuiser. Il m'a amené au sol. Je n'ai pas été très prudent et je suis tombé dans son piège » , s'est-il justifié. Et pourtant, il évolue au haut niveau depuis près d'une décennie.

Mais la déconfiture du judo, à l'image de son porte-drapeau de ces dernières années ( Bourama Mariko ), ne doit pas nous surprendre. Noyé dans des conflits internes de sa fédération, le judo malien est en perte de vitesse depuis près de quatre ans.

Les compétitions nationales se font rares et, contrairement à un passé récent, le pays n'est que timidement présent dans les tournois internationaux où il se contente maintenant de faire de la figuration. Sans compter que les bases de la pratique se sont effritées au niveau des clubs puisque, en l'absence de compétitions nationales, les combattants et leurs encadreurs sont presque totalement démotivés.

Comme l'écrivait un jeune confrère, « pour que le judo malien puisse atteindre le niveau du judo africain, il faut d'abord le réorganiser au niveau national afin de donner une bonne formation aux athlètes avant d'intégrer l'équipe nationale. Il faut aussi re-motiver les athlètes qui évoluent au sein des clubs afin qu'ils puissent s'entraîner et avoir un bon niveau en vue d'affronter le judo sous-régional et le judo africain » .

En attendant, le judo a cédé son statut de locomotive du sport malien au karaté et surtout au taekwondo sur qui repose en partie les espoirs d'une bonne prestation malienne à Alger. Avec des combattants réguliers comme Ibrahim Niang (- 62 kg), Alassane Fofana (- 67 kg), Bakary Dramé (- 72 kg), Aminata M. Traoré (- 47 kg), Diahara Touré (- 51 kg), Aminata Doumbia (- 72 kg), Baba Diarra (+ 84 kg)..., notre pays peut encore nourrir des espoirs de médailles avec cet art martial.

Un espoir bien fondé si l'on tient compte des performances réalisées par cette discipline ces dernières années, à commencer par le récent titre de champion du monde remporté par Daba Modibo Kéita à Beijing (Chine). On peut aussi miser sur la sélection de boxe composée d' Adama Sidibé dit Bogolan (- de 75 kg), Moussa Konaté (lourd de 91 kg) Bourama Sidibé (welter, 69 kg) Dramane Sidibé (super léger, 64 kg), Samba Diarra (coq, 54 kg), Oumar Traoré (plume, 57 kg).

Avec une qualification déjà acquise pour le second tour, les basketteurs (messieurs) suscitent aussi un certain espoir. Tout comme certains athlètes tel Ibrahim Maïga . Les compétitions de taekwondo, de boxe et d'athlétisme devaient débuter hier.

Moussa Bolly

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