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2007

Mois de juillet

Les Echos du 18 juillet 2007

REVENDICATIONS DE L'UNTM

Le gouvernement capitule

Les nuages se dissipent sur les relations entre l'UNTM et le gouvernement. Un accord a été finalement trouvé sur les revendications de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) évitant une grève de 72 h.

C'est fait le lundi soir. L'UNTM, le gouvernement et le patronat ont accordé leurs violons sur les six revendications que la centrale syndicale jugeait prioritaires parmi les 20 points de son cahier de doléances.

Le lundi, mandat a été donné au ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo, accompagné des ministres Abou-Bakar Traoré (Economie et des Finances) et Badi Ould Ganfoud (Fonction publique), de soumettre les propositions du gouvernement à ses partenaires de l'UNTM. Des propositions auxquelles a adhéré la commission de négociation de la Bourse du travail présidée par Seydou Diarra (nous reviendrons sur l'accord qui a scellé la paix des braves).

L'ultimatum donné par l'UNTM pour le règlement de ses revendications a expiré le 10 juillet. Les trois parties ont joué aux prolongations le lendemain sans pour autant s'accorder sur l'essentiel. La date butoir du 16 juillet 2007 a été fixée de commun accord. Cette échéance a été cette fois-ci la bonne. Elle a permis le dénouement de la crise qui couvait sur le front social avec la menace d'une grève de 72 h de l'UNTM.

Une escalade verbale s'était brusquement installée entre le gouvernement et l'UNTM après la grève de 48 h des 26 et 27 juin 2007. D'une part, le gouvernement se refusait à comprendre le bien-fondé de cette grève générale à partir du moment où il estimait plus de la majorité des doléances satisfaite. De l'autre part, la Bourse du travail, a vu en cette réaction un faux-fuyant, jugeant que l'essentiel n'était pas géré.

Siaka Diakité s'exprimant dans nos colonnes a écarté toute négociation de fond et s'attendait, désormais, à des propositions concrètes tout en faisant brandir l'arme de la grève. Ce ton de fermeté du patron de l'UNTM a certainement été compris en haut lieu. ATT ne veut pas entamer son 2e et dernier mandat dans une atmosphère sociale trouble. Or avoir le principal syndicat sur le dos, faire en même temps face au mécontentement social généralisé dû à la cherté de la vie n'est pas une équation facile à résoudre pour un président qui se réclame du Parti de la demande sociale. Un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès, dit-on.

Les six points à satisfaire étaient : le paiement des arriérés de salaires, les indemnités de licenciement, Ies fonds de réinsertion et les droits des travailleurs des sociétés et entreprises d'Etat appelés « les compressés » ainsi que le contenu de l'accord entre le gouvernement et l'Association des travailleurs partants volontaires à la retraite ; l'augmentation générale des salaires ; la diminution du taux de l'impôt sur traitement et salaire (ITS) et l'Agenda du travail décent. Le sixième point auquel l'UNTM tenait est la baisse des prix des produits de première nécessité, de l'eau et de l'électricité, des médicaments.

Abdrahamane Dicko

 

Malaise des avocats…

Cet accord est scellé sur le dos des avocats… du diable. En effet, au lendemain de la grève de l'UNTM, plutôt que d'analyser le bien-fondé de ce mouvement d'humeur, certains étaient tombés à bras raccourcis sur les syndicalistes, allant souvent jusqu'à remettre en cause le rôle et la place de l'UNTM. Après cet accord confirmant l'importance de la centrale et lui reconnaissant sa victoire, ils doivent être dans leurs petits souliers.

A. D.

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NOMINATION A DES GRADES UNIVERSIATAIRES

Quand le ministère insulte les professeurs

Le gouvernement voulait bien faire : en rendant justice aux professeurs qui courent depuis des lustres derrière leurs droits, mais il a finalement fait pire en les traitant de « mercenaires ». Un outrage révélateur de l'amateurisme au sommet de l'Etat malien.

Il y a peu, les professeurs de médecine, surtout, avaient menacé d'observer une grève pour être mis dans leur droit. Pour certains, le combat n'est pas fini, car ce que le département de tutelle, en l'occurrence le ministère de l'Education nationale, vient de leur faire, est considéré par nombre d'entre eux comme une « injure ».

Par décret n°07-041/P-RM du 7 février, mais qui vient juste de leur être révélé, le gouvernement a tenté de « corriger » le tir et de leur faire justice. Mais, le faisant, il a fait pire. « Certains d'entre nous enseignent depuis plus de 20 ans, sans interruption et en n'ayant que cela comme seule occupation. Comment peut-on nous qualifier de « vacataires ? » , s'indigne un des professeurs.

En fait, pour passer de maître de conférence au grade de professeur, normalement, il faut réussir au concours d'agrégation du Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (Cames) en premier. Après ce concours, par décret, le président vous confère le grade.

Mais, au Mali, certains deviennent professeurs par ancienneté. Quoi qu'il en soit, c'est parce que ce décret tardait que les professeurs avaient fait savoir leur mauvaise humeur que le gouvernement a voulu aller vite en besogne. Le faisant, « ils ont mélangé les choux et les carottes » , commente un autre.

En effet, sur les 13 qui sont concernés par le décret n°07-041/P-RM du 7 février, certains n'ont jamais tenu une craie, et leur nomination apparaît du coup comme une complaisance ou une contorsion qui leur a fait maître « vacataires » pour tout le monde.

« Par définition, un vacataire n'est pas un fonctionnaire et n'a pas besoin d'être hiérarchisé. Il est comme un mercenaire que l'on prend es qualité, mais sur qui l'on n'a aucune emprise » , ajoute un autre.

Quoi qu'il en soit, ces professeurs n'entendent pas en rester là, surtout que les avantages matériels et financiers qui doivent aller avec ne sont pas en place et qu'on leur refuse même cela.

Alexis Kalambry

 

Marimantia Diarra, professeur

Le Dr. Marimantia Diarra, ci-devant ministre du Plan et de l'Aménagement du territoire, est désormais professeur. Même s'il ne s'est pas soumis au concours du Cames, le décret n°07-041/P-RM du 7 février, pris par le général ATT lui confère ce grade. Géographe et aménagiste, il est parmi les 13, dont certains, après avoir sué sang et eau pour leur avancement, ne se disent pas du tout bienheureux et continuent à crier après la justice. Ce qui n'est pas le cas de Marimantia .

A. K.

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« MAITRESSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE »

Une pétition sur les dérives d'ATT au Canada

« Les partenaires extérieurs n'arrivent pas à comprendre ce qui se passe au Mali, et si cela va continuer c'est l'image du Mali qui va en souffrir ».

Je suis étudiant au Canada. Je suis outré et scandalisé en apprenant toute cette histoire à propos de l'affaire de « La maîtresse du président de la République ». J'ai envoyé au début de cette histoire ma signature à la pétition parce que je pensais que l'affaire n'allait durer que quelques heures, malheureusement, c'était sans compter sur la détermination des zélés du pouvoir.

C'est en ce moment que j'ai entrepris une campagne d'information auprès de mes collègues et amis. Au début c'était difficile parce que j'allais écorcher l'image de mon pays dont je suis si fier. Je parle tellement de notre démocratie et des progrès que nous avons faits en ce qui concerne les libertés individuelles que souvent les Canadiens me demandent si mon pays se trouve en Afrique.

En effet, ils ont une image très négative de l'Afrique à cause du peu d'informations qui leur sont données concernant nos pays. Tout ce qu'ils voient à la télévision, ce sont les guerres (Soudan, Côte d'Ivoire...), la famine (Niger, Erythrée...), le Sida (les pays d'Afrique australe), le terrorisme et la radicalisation de l'islam (l'Algérie, le Maroc..), la dictature (Zimbabwe, Centrafrique, Guinée et les autres pays soit disant démocrates), et enfin la corruption.

C'était impératif de faire ce rappel, pour que vous sachiez quelles sont les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, et comment les autres nous voient. Tous les Africains qui sont ici, font de leur possible pour véhiculer une bonne image de leur continent et de leurs pays respectifs. Nous sommes des ambassadeurs, et je pense que nous sommes les vrais.

C'est dans ce contexte que j'ai commencé l'humiliante mission de faire lire et d'expliquer aux uns et aux autres la fameuse affaire de « La maîtresse du président de la République » pour avoir des signatures (pétition). Je dis humiliante parce que c'était ridule de dire que dans mon pays on enferme des journalistes et un enseignant pour un article pareil. J'ai décidé de ne plus être cet ambassadeur hypocrite et démagogue qui dit que tout va bien, alors que ca ne va pas.

Un de mes amis m'a rappelé à juste titre : c'est ce pays que tu appelles champion de la démocratie !!! Je lui ai répondu : il était et il le sera !!! Tous ceux qui ont signé la pétition sont prêts à ce que leurs noms soient publiés là où vous jugerez nécessaire. L'objectif de cette pétition, qui au départ était pour la libération des journalistes et de l'enseignant, va plus loin à notre niveau.

Cette pétition doit dénoncer les dérives de nos pouvoirs publics. Ces pouvoirs publics sont impliqués dans cette fâcheuse affaire parce que le procureur n'allait jamais prendre cette décision sans l'aval d'une haute personnalité de l'administration d'ATT, ou ATT lui-même ; ce qui me surprendrait de sa part.

Le rapport du Végal  : « une offense à la nation »

Ce qui est odieux dans cette affaire, c'est le fait de dénier les droits des accusés. Le refus de liberté provisoire aux accusés parce qu'ils sont des dangers publics. Le procès en catimini, et à huis clos ; comme on se trouvait dans une cour martiale. Le verdict, 13 jours de prison pour SOD parce qu'on veut montrer aux bailleurs de fonds que les journalistes sont libérés, mais en même tant les punir.

Le pauvre enseignant qui n'a pas de voix (sa corporation l'a abandonné à son sort), on l'enferme pour 2 mois alors qu'il n'est pas l'auteur de la publication et n'a jamais dit de publier l'article. La justice prend la décision de lui interdire d'enseigner alors que c'est son ordre ou le conseil de discipline qui doit prendre cette décision. Aucune logique, c'est comme on a commis une erreur et qu'on veut la réparer à la va-vite en faisant plaisir à tout le monde. D'abord à l'instigateur de cette affaire, pour le remercier de son dévouement sans faille ; à la justice pour lui montrer qu'elle est libre et indépendante de tout ; aux bailleurs pour leur dire que nous sommes les champions de la démocratie pour avoir libéré les accusés ; aux accusés pour leur donner une bonne correction.

En bout de ligne c'est l'image du Mali qui est ternie, la liberté de la presse confisquée, et un recul à pas de géant de notre démocratie. Bravo !!! Les zélés de la cour. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde. Comme Sambi vous a toujours dit, ATT faites attention à vos laudateurs et les zélés de la République.

Je suis d'accord avec « Kalifa » lorsqu'il disait dans son éditorial du mardi 3 juillet 2007 (L'Essor) que les partenaires extérieurs n'arrivent pas à comprendre ce qui se passe au Mali, et cela va continuer et c'est l'image du Mali qui va en souffrir. Ce qui est étonnant dans cette affaire c'est le mutisme du peuple malien, et de tous ces « démocrates ». « Kalifa » ne l'évoque même pas dans son éditorial, car ce peuple semble muselé, ou ne comprend pas ce qui se passe, c'est-à-dire la confiscation de sa liberté fondamentale.

Ce qui est arrivé à SOD, Sambi , Minta , et les autres peut nous arriver un jour. Mes deniers mots vont au procureur de la République qui s'est levé un beau matin, et a trouvé la formule magique « offense au chef de l'Etat ». Après la publication du rapport du Végal , il devra arrêter tous ces voleurs parce qu'ils sont connus de tous : c'est cela « offense à la nation » qui est plus grave qu'offense au chef de l'Etat. Dénonçons les dérives de nos pouvoirs publiques dans le calme et le respect de nos lois républicaines, c'est cela la démocratie. Je reste optimiste et je sais qu'un jour naîtra ce beau Mali dont nous rêvons tant.

Oumar Samassékou

( doctorant en génétique, Sherbrooke, Canada)

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DETAXE SUR LES PRODUITS ALIMENTAIRES

Plus de 5 milliards d'exonérations depuis janvier 2007

Les exonérations sont accordées à la pelle, souvent sans que cela ait réellement des incidences sur le prix des céréales. A qui profite ce crime ?

Les prix du riz, du sucre et du lait, entre autres, ne font que grimper, et cela, au-delà de toute proportion. Le hic : c'est que des exonérations ont été accordées pour faire baisser ces prix. Si on retrouve certaines grosses pontes parmi les bénéficiaires de ces « facilités », il n'en demeure pas moins que les bénéficiaires sont triés. C'est au faciès, que les exonérations sont accordées. En effet, de gros importateurs, qui ont pignon sur rue à Bamako ne sont pas parmi les bénéficiaires. Du coup, certains parmi ceux-ci pensent qu'il y a une tentative d'étouffement.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Abou-Bakar Traoré, peut-il donner la liste des opérateurs économiques qui ont bénéficié de l'exonération ? Sur quelle base ceux-ci ont-ils été choisis ? Et quelles incidences ces exonérations ont eu sur les prix des produits concernés, surtout si l'on sait que le riz coûte au Mali plus cher que chez tous nos voisins qui ont pourtant gardé la taxe sur l'importation.

L' Opam , le SNS et les marabouts

L'Office des produits agricoles du Mali ( Opam ) qui tente depuis un certain temps de se blanchir doit également faire le ménage dans ses magasins. Le marché de riz est attribué à la tête du client. Un grossiste de la place, Bakoré Sylla du Grand grenier du bonheur (GGB) s'est, au cours d'une rencontre avec les détaillants, vanté d'avoir bénéficié de 10 000 tonnes de riz dans les magasins de l' Opam pour plus de 2 milliards de F CFA et sur garantie bancaire. Même si ces propos ont été démentis dans nos colonnes par le PDG de l' Opam , Youssouf Mahamane Touré, il n'en demeure pas moins que d'autres commerçants peinent à obtenir 20 tonnes de riz dans ses magasins.

Le paradoxe est qu'il y a peu, Mme la commissaire à la sécurité alimentaire écartait toute idée de pénurie de céréales pendant la période de soudure grâce, selon elle, à la mise à la disposition du CSA de 30 000 tonnes de riz par les bailleurs de fonds. Tout cela ressemble à la poudre aux yeux des populations et même des partenaires étrangers. Selon nos investigations, le besoin du stock national de sécurité (SNS) qui fait 35 000 tonnes est loin d'être couvert. Ce qui explique l'attribution de marchés douteux à des opérateurs économiques céréaliers et même à certains marabouts aux dépens de certaines couches de commerçants.

Alexis Kalambry

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CREDITS DE POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT

Les nouvelles « bonnes pratiques » de la BM

La Banque mondiale propose désormais, pour ce qui concerne le système de conditionnalités dans les crédits de politiques de développement, un ensemble de « bonnes pratiques » qui devraient être appliquées dans la mise en œuvre de ses opérations d'appuis budgétaires.

Pour appuyer les pays dans la mise en œuvre de leurs politiques de développement, la Banque mondiale a entrepris, en 2005, une révision de son système de conditionnalités lié aux instruments qu'elle utilise. Elle avait ainsi, effectué au plan international une série de consultations avec les pays bénéficiaires, les partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales.

Le nouveau système de conditionnalité adopté en septembre 2005 propose un ensemble de « bonnes pratiques » qui devraient être actualisées dans un rapport. Le 1er rapport faisant état de la mise en œuvre de ces bonnes pratiques a été discuté par le conseil d'administration de la BM qui a souhaité son actualisation régulière.

La consultation d'hier, organisée par le bureau de la BM du Mali, s'inscrivait dans le cadre de la préparation du prochain rapport de mise en œuvre des bonnes pratiques liées au système de conditionnalités. « L'objectif pour la Banque mondiale est d'obtenir des contributions significatives sur sa pratique en termes de conditionnalités dans ses opérations d'appuis budgétaires dans les pays » , a expliqué Alassane Diawara, le représentant résident de la BM au Mali.

Cette consultation a regroupé des représentants de l'administration, de la société civile, du secteur privé, des parlementaires et d'autres partenaires techniques et financiers. Présidée par S. E. l'ambassadeur des Pays-Bas au Mali, la consultation était axée sur la mise en œuvre de ces bonnes pratiques par la Banque mondiale depuis 2005. Il s'agit, entre autres, de l'appropriation des programmes de reformes par le gouvernement, les matrices d'actions de politique économique, le contenu des programmes de réformes, les conditionnalités de décaissement.

Les participants ont, à l'issue de la rencontre, élaboré un rapport des consultations synthétisant les contributions et qui sera discuté au plan international avec les organisations non gouvernementales et la communauté des bailleurs de fonds.

Le rapport consolidé constituera une source pour la préparation du rapport de mise en œuvre des résolutions de 2005 et sera joint en annexe au rapport qui sera distribué aux administrateurs de la Banque mondiale.

Sidiki Y. Dembélé

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 19e JOURNEE DU CHAMPIONNAT NATIONAL

Les Rouges vont-ils vaincre le signe indien ?

Le match Commune II-Djoliba sera le plat de résistance d'une journée qui marquera également l'opposition Asko-Stade malien de Bamako et un remake de COB-Bakaridjan.

Ecartée de la Coupe du Mali par le Djoliba , l'AS Commune II compte donner la réplique aux Rouges. A sept journées de la fin du championnat, le Djoliba , finaliste de la Coupe du Mali 2007, est l'équipe la mieux placée pour damer le pion au COB qui occupe la tête du classement. Malgré leur qualification pour la finale de la Coupe du Mali, les Rouges ont-ils les moyens de tenir la cadence face aux Verts qui n'ont plus que le championnat pour sauver leur saison ?

Ce qui est sûr, c'est que le Djoliba et le COB ont chacun des rendez-vous avec des adversaires difficiles à manœuvrer et qui se donneront à fond pour les empêcher d'accéder au titre. Tout faux pas de l'un ou l'autre peut donc être lourd de conséquence pour la suite des événements. Surtout que le troisième larron n'est autre que le tenant du titre, le Stade malien de Bamako, qui n'est distancé que de trois points par le leader actuel. Une victoire du Djoliba sur la Commune II devient donc une impérieuse nécessité pour les protégés de Fagnery Diarra.

Ce qui n'est pas gagné d'avance pour qui sait que les explications en championnat entre la Commune II et le Djoliba ces dernières années ont souvent tourné à l'avantage des Communards. Le nul (2-2) obtenu à l'aller (6e journée) et surtout la victoire (2-0) du Djoliba lors de la phase district de la Coupe du Mali ne signifie pas forcément renversement de tendance. Toutefois, sur l'ensemble de leurs confrontations de la saison, les statistiques plaident en faveur des Rouges qui auront à cœur de continuer leur série rose. Un match à suivre de près.

En dehors de ce choc Commune II-Djoliba , le public sportif suivra aussi avec intérêt l'explication entre le leader, COB et son tombeur de la demi-finale de la Coupe du Mali, l'AS Bakaridjan . Un match pas facile pour les Verts qui auront à faire à une formation de Baraouéli qui prend goût à gifler ses adversaires de la capitale.

L'enjeu de ce match est d'autant plus important qu'il a l'air d'une revanche pour les Verts alors que l'AS Bakaridjan va chercher à confirmer à tout prix que ses récentes victoires sur le CSK, le Stade malien de Bamako, l'AS Réal et son adversaire du jour ne sont pas usurpées.

Les Olympiens sont condamnés à gagner pour se mettre à l'abri de tout éventuel retour du Djoliba ou du Stade malien. A l'aller, l'équipe d'Alou Badra Diallo l'avait emporté 2-1 à Ségou. Mais, les donnes ont aujourd'hui changé depuis l'arrivée de Moussa Kéita dit Dougoutigui à la tête de l'encadrement technique de Bakaridjan .

Le Sigui , qui reçoit le Nianan de Koulikoro, est condamné à s'imposer pour abandonner la queue du classement qu'il occupe depuis quelques journées. Tout comme le CS Duguwolonfila est obligé de l'emporter à domicile pour s'éloigner de la zone rouge face au Centre Salif Kéita (CSK) qu'il avait tenu en échec à l'aller 1-1.

Comme nous pouvons le constater ces rencontres peuvent être l'un des tournants du championnat qui devient de plus en plus passionnant avec des scenarii à suspense.

Boubacar Diakité Sarr

 

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