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2007

Mois de juillet

Les Echos du 09 juillet 2007

Il faut le dire

Carton rouge

Faible ! Telle est l'appréciation consensuelle par rapport au taux de participation au 1er tour des législatives, qui n'a guère drainé une foule enthousiaste de citoyens. S'il est généralement admis que les taux de participation aux élections au Mali se réduisent comme peau de chagrin, scrutin après scrutin, celui du 1er juillet 2007, où les bureaux de vote sont restés désespérément vides, est un carton rouge des électeurs aux plus hautes autorités du pays.

Ce vote sanction démontre qu'il y a lieu de s'arrêter, d'analyser la situation avant de repartir sur de nouvelles bases parce qu'il n'est pas évident que les Maliens se soient battus pour un nouvel ordre (démocratie et multipartisme) pour le regretter moins de 20 ans plus tard ? Mais sûrement désabusés, ils ont décidé de croiser les bras… pardon de bouder les urnes pour se faire entendre. Le seront-ils ? Toujours est-il qu'il faut se méfier de l'eau qui dort.

Il faut dire que certaines structures de l'administration ont cessé de jouer franc-jeu : en renonçant à leur neutralité, d'où la lassitude qui gagne les uns et les autres dans l'accomplissement de leur devoir de citoyen. De plus, il y a trop de candidats, plus enclins à se servir qu'à servir. Mus par le tagnini (le profit personnel), ils ne tiennent plus compte des populations qu'ils toisent et prennent pour la foule moutonnière, juste là à mobiliser à l'occasion des campagnes et autres réjouissances populaires.

Voilà pourquoi on ne vote plus assez. Hélas ! Les citoyens sont loin d'être ces oies sauvages qu'on peut manipuler à sa guise. Ils boudent les urnes tant qu'ils ne sont pas sûrs que leurs voix vont compter, tant que la gestion de la cité laissera à désirer. Pourquoi veut-on aussi qu'ils choisissent des hommes dont le seul objectif une fois à l'Assemblée nationale est de se mettre à l'abri de la justice ?

Il y a donc nécessité de séparer le bon grain de l'ivraie. Est-ce une entreprise au dessus de nos forces ?

A. M. T.

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TOMBOUCTOU

Mystérieuse, mais pas merveilleus

La mobilisation de dernière minute a été insuffisante pour combler le retard pris dès le départ de la course. A l'arrivée, Tombouctou rate le podium. En effet, la Cité des 333 Saints n'a pas été retenue parmi les Sept Nouvelles Merveilles du monde. Une grande déception prévisible.

Mille ans ! C'est le temps que Tombouctou devra attendre pour espérer encore figurer parmi les Merveilles du monde. La Cité Mystérieuse n'a pas pu combler son retard sur ses concurrentes. La proclamation a eu lieu samedi dernier à Lisbonne (Portugal). Ce « concours controversé » , lancé par une fondation suisse, a recueilli des millions de votes par Internet et téléphone.

L'initiative visait à recréer la popularité des Sept Merveilles de l'Antiquité désignées vers 200 avant Jésus Christ. Il s'agit notamment du Temple d'Artémis à Ephèse, des Jardins suspendus de Babylone, du Mausolée d'Halicarnasse (aujourd'hui Bodrum , sur la mer Egée, au sud-ouest de la Turquie), du Colosse de Rhodes, du Phare de Pharos à Alexandrie, de la Statue en or et ivoire de Zeus Olympien par Phidias et de la Grande pyramide d'Egypte.

Pendant près de sept mois ( janvier-juillet 2007), les internautes ont pu choisir les sept « Nouvelles » Merveilles du monde parmi 21 monuments sélectionnés à partir de 77 sites choisis par un jury. Le scrutin, qui a recueilli plus de 90 millions de votes selon les dernières informations des organisateurs, s'est clos vendredi à minuit.

Une grande déception pour les Maliens et les amis de Tombouctou à travers le monde. Mais, un verdict pas très surprenant parce que le gouvernement ne s'est réellement mobilisé pour cette cause nationale qu'à la dernière minute. En effet, ce n'est que lors des trois derniers mois qu'on a senti la volonté politique derrière la candidature de Tombouctou.

Certes le ministère de la Culture et la commission « Tombouctou nouvelle merveille du monde » ont fait de leur mieux pour que le Mali puisse entrer dans l'Histoire de l'humanité à travers l'une de ses cités historiques et légendaires. Mais, leurs efforts ne suffisaient pas à eux seuls. A Tombouctou, il a manqué l'adhésion populaire, l'élan national dès le départ. Sans compter l'absence de tout lobbying politique en sa faveur. C'est dire que les autorités maliennes n'ont pas su prendre à temps le rôle de locomotive qui devait être le leur dès l'ouverture de la compétition en janvier dernier.

Par exemple si le gouvernement s'était entendu avec les sociétés de télécommunications pour rendre le vote par téléphone gratuit dès le début, peut-être que ce sont les larmes de joie et non de déception que nous aurions essuyées aujourd'hui. Mais, cette mesure n'est intervenue qu'à une semaine de la fin du vote. Au Mali, on n'a pas compris qu'il fallait plus que des discours pour faire face par exemple à la concurrence de plus de 1 milliard de Chinois. Nous n'avons pas tenu compte non plus de l'écart entre nous et les autres pays en compétition dans le domaine des Nouvelles techniques de communication (Tic).

Il fallait vraiment un miracle pour que la mobilisation et le réveil tardifs des Maliens puissent réellement être utiles à la candidature de Tombouctou alors que nos rivaux plus équipés (Internet et téléphone à moindre coût), plus nombreux et plus nantis que nous, avaient commencé à voter plusieurs mois auparavant.

Un autre rendez-vous manqué avec l'Histoire pour le Mali. La seule consolation pour la Cité Mystérieuse, c'est peut-être qu'elle a été recalée au même titre que la tour Eifel de Paris, la basilique Sainte-Sophie à Istanbul (Turquie), le temple Kiyomizu à Tokyo (Japon), la Place Rouge et le Kremlin à Moscou, le château de Neuschwanstein (Allemagne), la Statue de la Liberté à New York, l'Opéra de Sydney…

Une maigre consolation qui ne vaudra jamais l'honneur et le prestige d'une élection comme l'une des 7 Merveilles du monde pour mille… ans.

Moussa Bolly

 

Encadré

Sept Merveilles pour 1000 ans

A l'arrivée, ont été élus l e Colisée de Rome (Italie), la Grande Muraille (Chine), le Taj Mahal (Inde), la Cité antique de Pétra (Jordanie), la statue du Christ Rédempteur (Brésil), le Machu Picchu (Pérou) et la pyramide Chichen Itza (Mexique). Tombouctou, située au nord du Mali, était le seul site d'Afrique subsaharienne à figurer parmi les finalistes. Mais, il a échoué malgré la mobilisation de dernière minute.

 

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1er TOUR DES LEGISLATIVES 2007

L' Adéma , l' URD et le RPM confirment leur hégémonie

Il y aura un second tour dans la majorité des circonscriptions électorales, exceptée dans la région de Kidal et dans les circonscriptions électorales des villes de Gao, Ménaka , Diré , Niafunké et Mopti. Les grands partis qui sont entre autres l'Adema, l' URD , le RPM confirment leur statut de grands partis.

Les résultats provisoires des élections législatives 1er tour du dimanche 1er juillet 2007, ont été proclamés vendredi dernier par le ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales. Ces résultats laissent apparaître un second tour dans la plupart des circonscriptions électorales à l'exception de certaines localités comme Tessalit , Gao, Menaka , Mopti, Niafunké , Diré , Kidal, Tin-Essako , Abeïbara .

Selon les résultats complets provisoires du MATCL, l' Adéma et le RND s'emparent dès le 1er tour des 3 sièges de la ville de Mopti avec 53,24 % des voix. L' Abeille sur liste propre remporte l'unique siège de Tin-Essako , de Diré , les 3 sièges de Gao et de l'unique siège de Ménaka . Les deux sièges de Kidal et d' Abeïbara sont aussi tombés dans l' escarelle de l' Adéma . Mohamed Ag Intalla de l' Adéma , seul candidat à Kidal a été élu avec 100 % des voix, selon les résultats publiés par le MATCL . Quant à l' URD , elle s'octroie les deux sièges de Niafunké et l'unique siège de Tessalit .

La lecture que l'on peut faire après la publication de ces résultats complets provisoires des légslatives 1er tour du 1er juillet 2007 est que les partis tels que l'Adema, le RPM, malgré sa défaite à Niono et sa position délicate en Commune IV, l' URD , le Cnid dans une moindre mesure, confirment leur statut de grands partis politiques. D'une manière générale, des hauts responsables de ces formations politiques qui se sont présentés aux élections législatives ont franchi le 1er tour avec un ballotage favorable ou ont été élus.

Ainsi Dioncounda Traoré, le président de l' Adéma /PASJ est en ballotage très favorable à Nara avec 39,53 % face à son allié de l' ADP , le Cnid /Fyt qui compte 14,50 % des voix. Le président de l' URD , Younoussi Touré, lui n'attend que sa confirmation par la Cour constitutionnelle. La liste conduite par l'ex-Premier ministre à Niafunké a enlevé les deux sièges de cette circonscription avec 50,35 % des voix au 1er tour.

Me Moutaga Tall , président du Cnid /Fyt peut aussi espérer une réélection. La liste commune URD-Adéma-Cnid sur laquelle il figure à Ségou se trouve en « pôle position » avec 42,71 % contre 23,75 % pour le regroupement RPM-Miria-PCR-Sadi . Aucun membre du gouvernement ne s'est présenté à ces élections. Cependant, certains d'entre eux ont été aperçus sur le terrain pour donner un coup de piston à leurs poulains.

Le taux de participation est estimé à 33,39 %. Le nombre d'électeurs inscrits est de 6 267 363 contre 2 092 738 votants avec un suffrage exprimé de 1 974 378 et 118 360 bulletins nuls.

Denis Koné

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ELECTIONS GENERALES DE 2007

Fraudes massives aux législatives

Un sous-préfet disparaît avec les résultats à Diéma, un taux de 80 % enregistré dans la zone nomade de Razelma ( Goundam ). Du jamais vu.

De la Commune rurale de Béma dans la circonscription électorale de Diéma (région de Kayes) à Razelma , une zone nomade dans les confins de Goundam (région de Tombouctou), les fraudes et autres irrégularités en tout genre impliquant même des responsables de l'administration et autres notabilités ont été nombreuses. Des pratiques, qui sont portées devant la Cour constitutionnelle.

La proclamation des résultats provisoires par le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le vendredi 6 juillet et leur transmission à la Cour constitutionnelle donnent lieu à des plaintes et requêtes devant cette juridiction chargée du contentieux électoral pour l'élection du président de la République et des députés et de la validation des résultats.

Dans la circonscription de Diéma, les candidats de l' Adéma Souleymane Camara et Yassa Traoré sont en ballottage avec la liste URD-RPM composée de Sounkountou Sissoko et Makan Cissoko . La coalition UDD-MPR, arrivée en troisième position conteste ce résultat. Cette liste dénonce avec des preuves à l'appui des pratiques qui enlèvent tout crédit à un scrutin.

Dans la requête formulée par la liste UDD-MPR, il est mentionné que le sous-préfet de Béma s'est évanouie dans la nature avec les résultats dans la nuit de dimanche à lundi avant de les faire parvenir à qui de droit. Celui de Dioumara avait transformé son domicile en officine de distribution de procurations vierges. Dans la Commune de Fatao où il y avait 2871 inscrits pour 851 votants, l' Adéma a récolté plus de voix que de votants, soit 2000 suffrages. Toujours dans cette zone, un représentant local de la Céni , enseignant de son état, a été surpris en train de donner des consignes de vote à des électeurs.

L' UDD-MPR se plaint aussi des assesseurs de Dianguindé et Madigasacko , qui auraient sciemment annulé leurs suffrages, en mettant une deuxième tâche d'ancre sur leurs bulletins au moment du décompte des voix. A Diankounté Camara, des électeurs ont voté sans carte d'identité ni carte d'électeurs. Un agent des eaux et forêts distribuait des bouts de papiers de documents de vote.

Diéma, une chasse gardée

Toutes ces zones sont réputées être le fief de Marimantia Diarra, ministre du Plan et secrétaire général de l' Adéma / PASJ . Des équipes de campagnes ont même parfois été intimidées par les acolytes du secrétaire général de l' Adéma prenant Diéma pour sa chasse gardée.

Ces faits d'irrégularités à Diéma ne sont que la face visible de l'iceberg. A des milliers de kilomètres de Diéma, au nord, à Goundam dans la région de Tombouctou, l' Adéma avec 43 % de voix est au 2e tour avec l'indépendant Billy Touré, 37 %. Le Cnid est en 3e position avec 19 %.

L'indépendant Billy Touré qui serait un cousin maternel de Mme Touré Lobbo Traoré a renversé la tendance dans les circonscriptions de Razelma avec 5364 inscrits et Tilemsi 3245 inscrits, toutes deux des zones nomades. Ces zones nomades, qui se caractérisent pas la grande mobilité humaine et où il est difficile de trouver plus de 10 personnes sur place en cette période de l'année où l'heure est à la recherche de points d'eau, le taux de participation a été de 80 %. Le paradoxe est que dans des zones sédentaires le taux de participation n'a pas dépassé 30 %.

Autres irrégularités, des chefs de fraction ont procédé à des distributions de cartes d'électeurs à ceux qui sont censés voter pour l'indépendant. Dans le lot de cartes, il a été signalé celle d'une défunte, Mme Fadimata Walet Harila , conjointe d'un enseignant, décédée depuis 5 ans.

Hamata Ag Illet , un des candidats Cnid , affirme que leur liste a été même victime de propos racistes. Selon lui, le slogan de campagne lancé par certaines personnes, défendait aux électeurs de choisir le bulletin Cnid qui serait constitué de « rebelles » . M. Ag Illet pense tout simplement qu'il y a eu tout à Goundam sauf des législatives. Il se plait à parler de hold-up électoral.

A la présidentielle, du 29 avril 2007, de nombreuses requêtes avaient été enregistrées devant la Cour constitutionnelle. Le même scénario ne fait que se répéter aux législatives du 1er juillet 2007. Il en sera ainsi aussi longtemps que notre système électoral reste une passoire pour la fraude et d'autres irrégularités. Un système qu'il vaut mieux de repenser le plus vite possible afin d'éviter « le vote nomination ».

Abdrahamane Dicko

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SOUTIEN AUX JOURNALISTES MALIENS CONDAMNES

Les journalistes béninois protestent auprès de nos autorités

Le collectif des organisations professionnelles des médias du Bénin, outré par l'arrestation et la condamnation de journalistes maliens dans une affaire purement imaginaire, ont marché jeudi dernier. Arrivés au ministère des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l'extérieur, ils ont remis au responsable de ce département une lettre de protestation destinée aux autorités maliennes.

« Monsieur le ministre,

Les organisations professionnelles des médias du Bénin ont appris avec effarement et indignation qu'à l'occasion d'une marche autorisée et pacifique de protestation de la presse malienne, le 21 juin dernier, les journalistes protestataires qui manifestaient pour exiger la libération de 5 de leurs confrères et d'un professeur de lettres actuellement emprisonnés, ont été gravement molestés par des éléments des forces de l'ordre.

Dans la brutale répression de cette marche pacifique, le président de l'Union des journalistes de l'Afrique de l'Ouest dont l'Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) est un syndicat membre du Comité directeur, a été violemment agressé et grièvement blessé. M. Ibrahim Famakam Coulibaly, également président de l'Union des journalistes du Mali ( Unajom ) a dû être admis en réanimation à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako.

Les organisations professionnelles des médias du Bénin s'étonnent qu'une fiction presque romanesque sur les frasques sexuelles de personnages imaginaires, puisse entraîner d'aussi graves dérives et violations des droits de l'Homme dans un pays qui se veut démocratique.

Elles sont surprises de constater que la lecture d'une simple motion de protestation devant le ministère de la Justice suscite une telle violence des pouvoirs publics sur des journalistes à mains nues, de la part des forces de l'ordre déchaînées.

Les acteurs des médias du Bénin dénoncent vivement cette violence gratuite, les brusqueries et voies de fait dont ces confrères maliens ont été victimes. Car au moment où un mouvement d'ensemble est engagé pour la consolidation de la liberté d'expression, de la liberté de presse et où des progrès sont notés dans ce sens dans de nombreux pays en Afrique de l'Ouest, le Mali s'illustre par un si mauvais exemple.

Dans un tel contexte, il faut le souligner, ces dérives, constituent un recul grave sur le terrain des libertés publiques.

En conséquence, les organisations des professionnelles des médias du Bénin invitent tous les acteurs des médias, les activistes des droits de l'Homme, les démocrates et les militants des libertés, les organisations de défenses et de protection des médias et tous les acteurs non étatiques à prendre toutes les initiatives susceptibles de mettre un terme à l'arbitraire et à la dérive anti-démocratique qui s'installent au Mali.

Elles invitent les autorités maliennes et notamment le président Amadou Toumani Touré à mettre fin à ces attaques d'un autre âge contre la liberté d'expression au Mali et de s'impliquer personnellement pour que les auteurs de ces violences inutiles contre le cortège d'une manifestation autorisée, soient conséquemment punis conformément à la loi.

Les acteurs des médias du Bénin, inquiets et solidaires de leurs confrères, dénoncent le procès de l'enseignant Bassirou Kassim Minta et des journalistes Hamèye Cissé, directeur de publication du Scorpion, Sambi Touré directeur de publication de Info-Matin , Alexis Kalambry, directeur de publication des Echos et Birama Fall directeur de publication du Républicain.

Ce procès qui a eu lieu à huis clos le 26 juin 2007 a abouti au verdict suivant :
- l'enseignant Bassirou Kassim Minta , 2 mois de prison ferme et 100 000 F CFA d'amende.

•  Seydina Oumar Diarra, journaliste à Info-Matin , 13 jours ferme.

•  Sambi Touré directeur de publication d' Info-Matin , 8 mois de prison avec sursis et 200 000 F CFA d'amende.

•  Hameye Cissé, directeur de publication du Scorpion.

•  Alexis Kalambry, directeur de publication des Echos et

- Birama Fall directeur de publication du Républicain, 4 mois et 200 000 F CFA d'amende.

Pour « offense et complicité d'offense au chef de l'Etat » pour avoir repris dans leurs journaux, l'article sur le scandale sexuel d'un président imaginaire.
Enfin, nous prions le ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l'extérieur de bien vouloir transmettre aux autorités maliennes, les vives protestations de l'ensemble des acteurs des médias du Bénin ».

Cotonou, le 4 juillet 2007

Ont signé :

UPMB (Union des professionnels des médias du Bénin)

CNPA (Conseil national du patronat de la presse et de l'audio visuel du Bénin)

MdM (Maison des médias « Thomas Megnassan »)

Odem (Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias)

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