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2007

Mois de juillet

Les Echos du 06 juillet 2007

FRONT SOCIAL

L'UNTM réplique au gouvernement

Profitant de la grève des 26 et 27 juin derniers de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), le gouvernement a largement diffusé un communiqué indiquant sa bonne foi dans les négociations. Inélégance, volonté de médire de la centrale syndicale ou mépris des revendications posées ? L'UNTM répond et met en garde l'Etat dans le communiqué ci-dessous.

« Le bureau exécutif de l'UNTM est en grève générale sur toute l'étendue du territoire national depuis le 26 juin 2007 à zéro heure et pour 48 h, suite à l'échec des négociations avec le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM).

Le gouvernement a fait sa mise au point sur le déroulement des négociations. Il aurait été plus intéressant d'écouter plutôt la commission de conciliation qui a fait preuve d'une absolue neutralité. Notre réplique consiste à mieux éclairer notre opinion publique nationale.

1. Nous avons soumis au gouvernement et au patronat 20 points de négociation. Ça peut paraître excessif. Mais nous précisons que 18 points étaient en discussion depuis plus d'un an sans proposition concrète. Deux revendications nouvelles issues du 1er mai 2007 ont été ajoutées à la liste. Il s'agit de : l'augmentation générale des salaires dans les secteurs public, parapublic et privé et le chronogramme de l'Agenda du travail décent.

Notre désaccord a porté malheureusement sur les points clefs, les plus importants qui nécessitent des efforts financiers et non sur le nombre de points d'accord.

L'arbre ne doit pas cacher la forêt. Nous savons que malgré la crise ivoirienne et ses aléas, l'économie s'est globalement bien comportée, en témoignent les taux de croissance enregistrés.

Nous avons dénoncé les politiques ultra et néolibérales du gouvernement qui ont profondément affecté le développement économique et social de notre pays. Malgré la liquidation de secteurs ou d'entreprises stratégiques pour le pays, le gouvernement est dans l'impossibilité de présenter le bilan de la privatisation qu'il a conduite.

Parlons un peu des conditions dans lesquelles se sont opérées la libéralisation des télécommunications (vente des segments), l'assistance en escale, etc. Parlons de la situation déplorable dans laquelle vivent toutes ces victimes des programmes d'ajustement structurel (compressés et partants volontaires à la retraite) pour lesquels on propose des montants trop faibles. Quarante-sept ans d'indépendance n'ont pas inspiré le patronat à donner une impulsion réelle à une urgente relecture des conventions collectives dont certaines datent de 1956.

Malgré nos alarmes, nous avons enregistré sur ces graves questions la réponse négative d'insensibles interlocuteurs.

Comme si cela ne suffisait pas, les prix des denrées de première nécessité flambent et mettent en état d'insécurité maximum la vie des citoyens. L'enfer de la pauvreté nous transporte sur de nouvelles pages inédites de la dépersonnalisation et de l'humiliation. Nous préférons inviter ceux qui en doutent à visiter nos marchés. Ceux qui n'en souffrent pas doivent justifier de leurs revenus. Le gouvernement n'avait pas besoin d'attendre le dépôt de notre préavis de grève pour tenter d'agir, alors qu'il dispose de mécanismes appropriés.

Quand, sous nos tropiques, les salaires fondent comme beurre au soleil et que le chômage bat des records inusités, nous ne pouvons qu'exiger du gouvernement et du patronat une augmentation générale de salaire et l'élaboration et la mise en œuvre d'un chronogramme de l'Agenda du travail décent 2007/2015.

Mais lorsque, on nous refuse même la prétention d'en parler, la chorégraphie d'une telle attitude ne peut que mériter notre loyale et vertueuse révolte.

On aurait pu se prononcer sur le taux ou admettre le principe d'une augmentation de salaire, surtout que nous n'avons pas demandé ces efforts financiers pour cette année budgétaire 2007.

Le rapport du vérificateur général remis solennellement au Président de la République, en son palais, le 25 juin 2007 peut confirmer la justesse de nos revendications.

Alors nous avons envie de dire comme Emile Zola « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les coffres forts » .

Merci de votre aimable attention ».

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« MAITRESSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE »

Touche pas mon président !

La justice malienne à travers le procureur Sombé Théra vient de prendre un sacré revers, pour ne pas dire, un cinglant camouflet au vu du caractère dérisoire et symbolique des condamnations. Même s'il faut admettre qu'il n'existe pas de petites peines.

Après avoir ordonné l'arrestation de M. Diawara ex-PDG de la BHM, qui [aurait pu continuer à vivre tranquillement, s'il n'avait pas contredit les propos du président ATT au sujet de certaines opérations de la banque qu'il a dirigée] le procureur Sombé Théra vient d'envoyer au trou un journaliste, quatre directeurs de journaux et un enseignant. Lesquels sont poursuivis pour « offense » au chef de l'Etat ATT [encore lui].

Les inculpés, à des degrés divers, ont osé faire allusion à un président de la République, empêtré dans une histoire imaginaire de maîtresse. Arguant que l'attitude de ces citoyens est une attaque contre une des institutions de notre pays, telle la détention d'une arme de destruction massive, le désormais traqueur de vilains impertinents est toujours à l'affût pour infliger une correction à ceux qui osent penser par eux-mêmes et étaler leur esprit critique dans le Mali de 2007.

M. Diawara et les inculpés de l'affaire « la maîtresse d'un président de la République » ont un point focal commun allusion au vocable président de la République. Touche pas à mon président !

En ce qui concerne l'affaire « de la maîtresse d'un président », elle vient de connaître son dénouement, ne serait-ce que partiellement pour l'instant, suite au verdict du jugement rendu, qui inflige des peines fermes au professeur de lycée (2 mois), et au journaliste SOD (13 jours). Quant au directeur de publication de Info-Matin , il écope de 8 mois de prison avec sursis ; tandis que 3 mois de prison avec sursis ont été prononcés à l'encontre des directeurs de publication de journaux : le Républicain, les Échos, et le Scorpion.

II faut rappeler que les inculpés et leurs avocats ont refusé de participer au jugement qui a été rendu à huis clos ; sans défense des accusés. C'est dire que sans aucun contradicteur lors du procès, les coups de mentons de Sombé Théra lui ont permis de n'obtenir que des peines anodines - , et plus grave encore le pays ne se porte guère mieux, au contraire, « L'éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé ».

Evidemment la justice malienne à travers le procureur Sombé Théra vient de prendre un sacré revers, pour ne pas dire, un cinglant camouflet au vu du caractère dérisoire et symbolique des condamnations. Même s'il faut admettre qu'il n'existe pas de petites peines.

En effet, en matière de justice, on ne devrait point être condamné, ni privé de liberté, ne serait-ce que du minimum. Les jours passés à la MCA, par tous ces citoyens néanmoins soldats éclaireurs de notre jeune démocratie, sont incommensurables quant à leurs portées. L'enfermement crée la révolte et suscite beaucoup de haine contre la société et surtout le système en place.

II faut beaucoup de force et de clairvoyance de la part d'un incarcéré pour « positiver » et transformer la masse d'amertume accumulée, en propositions et actions salutaires, salvatrices pour la communauté. Toute attitude que nos soldats éclaireurs, ainsi traînés dans les geôles comme de vulgaires malfaiteurs, ne manqueront pas d'adopter très rapidement et tirer quelques enseignements.

La réaction timorée des partis politiques ainsi que la division déplorée au sein de la profession de journalistes méritent d'être retenus parmi les observations saillantes de cet évènement. Dans l'ensemble, il y a eu une forte mobilisation pour exiger la libération des inculpés, mais on n'a pas assisté à la parution de ces doubles pages dans les grands journaux de la place stigmatisant le problème, comme par le passé, en de pareilles circonstances.

II a aussi manqué ces communiqués et ces déclarations diffusés en grand nombre, signes d'une forte mobilisation des militants, auxquels les directions des partis avaient habitué l'opinion nationale et internationale. « Lorsqu'on surprend le vautour se gavant de la dépouille d'un être humain, il faut se sentir concernée, et empêcher le rapace de continuer cet odieux festin, afin de préserver l'intégrité organique de tous les êtres humains ».

Dans tous les cas, on ne le dira jamais assez, cet épisode reste dommageable pour l'image de notre pays dans le monde et préjudiciable pour les relations entre les citoyens et le pouvoir. A moins que… La justice malienne poursuive donc la défense des intérêts de la République plus loin encore !

« A quelque chose malheur est bon », a-t-on l'habitude de dire. On ose espérer qu'enfin la Justice du Mali va s'atteler résolument à la défense des intérêts de la République. Quelle aubaine pour les Maliens qui n'attendaient que cela. Les citoyens devront exiger désormais que les juges ne s'arrêtent pas en si bon chemin, dans leur détermination à dire le droit chaque fois que cela s'impose.

Le précédent ainsi créé par le procureur Théra , aussi déplorable soit-il, devrait faire des petits de meilleure qualité. II ne s'agit pas de maladroites gesticulations visant à priver des citoyens de leurs libertés chèrement conquises, dont celle de la presse et d'opinion, pour se faire mousser, mais d'actions d'envergure au service d'une véritable justice sociale dans notre pays. Sont de celles-là :

- des poursuites à l'encontre d'individus pillant systématiquement les deniers publics en plein jour, dans une totale impunité, dixit le récent rapport du Végal ;

- des enquêtes sur des faits dans lesquels des personnalités sont impliquées afin d'établir la vérité dans un délai raisonnable ou des jugements diligentés lorsqu'elles sont citées dans des scandales politico financières ne serait-ce que pour les blanchir ?

- l'ouverture d'une procédure visant à établir les responsabilités et condamner les coupables du blocage de l'école malienne ? etc .

Dans une large mesure : qui abuse de ses prérogatives, paye !

Aux USA les procureurs sont élus par les citoyens. Ils se « tiennent à carreaux » et défendent réellement les intérêts des citoyens contre tous ceux qui (y compris l'Etat fédéral) violent le moindre de leurs droits. En un mot ils ne sont les fusibles de personne. Au Mali, il est donc temps d'arrêter de trouver des boucs émissaires pour dédouaner les zélés. Celui qui abuse, doit payer cher et durablement.

Les justiciables doivent rester vigilants et interpeller désormais tout agent de l'Etat, qui posera des actes dans le cadre de ses fonctions. II devra être le seul à répondre devant l'opinion en bien comme en mal. Dans cet ordre d'idée, il est impératif d'évaluer à froid les conséquences de cette « affaire de la maîtresse d'un président de la République » sur la paix sociale, ainsi que les aspects de l'action judiciaire qui protègent les intérêts de la République. Et, le procureur Théra ayant pris ses responsabilités, devra être le seul à faire l'objet d'observations et même de sanctions éventuelles afférentes à sa carrière. L'administration judiciaire, tout en restant cohérente avec la nouvelle dynamique évoquée ci-dessus doit s'approprier cette démarche. Seule façon de prouver l'inexistence de commanditaire haut perché !

Les citoyens devraient exiger la généralisation de cette pratique afin de disqualifier certains agents de l'Etat incapables, qui ne gagnent leurs galons que dans ce rôle de fusible et non de services rendus à la République. Le but d'une telle disposition est que chaque personne disposant d'une parcelle d'autorité, qui veut abuser des pouvoirs qui lui sont conférés en exécutant de basses besognes, se rappelle que ses mentors ou ses commanditaires tapis dans l'ombre ne viendront pas subir les conséquences d'une mission immorale et injuste qu'il exécutera sans discernement, uniquement par allégeance à un système ou à une personne.

Que les « fusibles » sautent par la force de l'évaluation individuelle et du droit, et la République se portera mieux !

M. Cissé

(Paris)

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EPILOGUE

Le dilemme des ménagères

La mauvaise gestion, que les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l'Etat malien, y ont installé une situation économique tellement catastrophique que même les plus brillants économistes du pays se montrent incapables d'indiquer une porte de sortie. Autant les premières années de l'indépendance furent pacifiques et bénéfiques avec un pouvoir d'achat relativement relevé des travailleurs, autant celles de la dictature militaire qui suivit fut marquée par leur anéantissement avec les salaires de misère et, maintenant où l'on nous a imposé de re-beloter un second régime militaire qui chaque jour fait un pas de plus dans la dictature, c'est le cauchemar pour les chefs et les mères de familles.

Pourtant, le pays continue toujours d'être celui de l'agriculture, de l'élevage, et de la pêche et même de l'artisanat, mais cela n'empêche nullement qu'y soient vendus plus cher qu'ailleurs les produits issus de ces mêmes secteurs. Ainsi, certaines denrées comme le riz et le lait qui sont produites chez nous par nos agriculteurs et nos éleveurs sont hors de portée de la bourse du citoyen ordinaire.

Dans les campagnes, si les paysans peuvent encore consommer du lait de l'élevage familial, tel n'est pas le cas pour la viande qui ne l'est qu'exceptionnellement, les jours de fête par exemple, où l'on procède à des abattages collectifs lorsque les récoltes sont bonnes ou même moyennes, plutôt que d'en réserver pour prévenir les périodes de soudure, on laisse les commerçants en exporter massivement ou ce qui est encore plus condamnable, stocker les quantités énormes pour mieux les vendre après à des prix exorbitants.

Vendre cher, toujours vendre cher semble être la grande caractéristique des commerçants maliens plus soucieux de réaliser des profits que de ravitailler les populations en produits de consommation courante. Il faut aussi savoir que les salaires maliens figurent parmi les plus bas de la sous-région et même du continent. Dans les premières années de l'indépendance, cette politique des bas salaires, vu le contexte, se justifiait ; maintenant la situation ayant évolué, elle ne tient plus la route et procède de la volonté affichée des autorités de ne consentir aucune augmentation.

Les gouvernements emploient tous les moyens pour bloquer les salaires alors qu'actuellement l'un des thèmes favoris des candidats à l'élection présidentielle est l'augmentation de ceux-ci. Mais depuis 1992, une fois que ces candidats sont élus, leur première décision est d'annoncer que budgétairement toute augmentation salariale est impossible et que les travailleurs se comportent en véritable loubards en la pensant et en la réclamant.

Les syndicats ont beau insister sur la nécessité d'augmenter les salaires face à la vie chère, les gouvernements, pourtant composés de démocrates et de républicains bon teint, font la sourde oreille. Ils n'ont pas non plus de prise sur l'inflation qui mine l'économie et réduit le pouvoir d'achat des ménages. La hausse générale des prix est d'ailleurs aussi l'une des grandes caractéristiques de l'économie malienne.

Elle est d'autant plus difficile à maîtriser que le libéralisme économique sauvage a été décrété depuis 1991 et que le gouvernement claironne à qui veut l'entendre qu'il ne dispose pas de brigade pour descendre dans les marchés et contrôler les prix. Dans ces conditions les commerçants, laissés à eux-mêmes ont beau jeu et ils en profitent pour se comporter en petits seigneurs des marchés, fixant les prix comme ils le veulent et sans rendre de compte à qui que ce soit.

Les associations de défense des consommateurs ne donnent de la voix que lorsqu'elles y sont contraintes. Généralement plus inactives que le contraire, elles se contentent d'exister sur le papier avec les organes remplis d'individus soit à la moralité douteuse, soit proches de l'autorité politique et donc incapables de s'opposer frontalement à celle-ci. Comme les populations, elles observent que les prix grimpent mais ne peuvent rien entreprendre pour arrêter le phénomène.

Les syndicats, de leur côté, ne peuvent agir car convaincus d'être plus des associations de défense des intérêts des travailleurs que des structures de contrôle des prix. Pourtant, ils devaient avoir leur mot à dire dans cette bataille parce que si on laisse faire les commerçants, ils sont capables de nous vendre les articles à des prix 3 fois plus élevés que ceux auxquels ils les ont enlevés.

L'un des plus gros problèmes du Mali actuellement est qu'on ne sait plus aussi qui est commerçant et qui ne l'est pas parce que le commerce se pratique maintenant par tout le monde et un peu partout : dans les bureaux par les fonctionnaires, sur les chantiers par les ouvriers et naturellement au marché par des professionnels du secteur.

Au sommet de l'Etat même le commerce est pratiqué, semble-t-il, par des ministres ou par certains de leurs alliés et amis. Ceci expliquerait, selon certains journaux de la place, la flambée des prix sur des denrées de première nécessité parce que la hausse des prix est suscitée par le gouvernement lui-même.

Tout le monde souffre de la cherté de la vie, mais les ménagères plus que tous. Et en réalité le manque de moyens économiques peut conduire une femme de la ville à tout. Si celles qui ont des réserves personnelles arrivent à s'en sortir en puisant dans celle-ci, plein d'autres, pour faire manger la famille, passent par des chemins qui sont loin d'être des modèles. De la sorte, beaucoup de chefs de famille, sans grand moyen, mangent souvent des repas copieux sans se poser trop de questions, mais sachant fort bien que comme d'habitude la mère des enfants s'est débrouillée.

Facoh Donki Diarra

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NOUVELLES MERVEILES DU MONDE

Tombouctou sur la dernière ligne droite

C'est demain que seront révélées les Sept Nouvelles Merveilles du monde. Les Africains, les Maliens en particulier, auront le regard tourné vers Lisbonne (Portugal) pour connaître le sort de la Cité des 333 Saints.

Pour l'occasion, Tombouctou sera représentée à Lisbonne par une délégation composée notamment des membres de la commission « Tombouctou Nouvelle Merveille du monde » . Nous savons que depuis quelques mois, cette commission est à pied d'œuvre pour que cette ville historique devienne l'une des 7 Nouvelles Merveilles du monde. Ainsi, elle a mené des campagnes de sensibilisation et de mobilisation au niveau des écoles et universités maliennes, à l'intérieur du pays, sur les ondes des radios et télévisions et dans les journaux.

En plus de l'Etat qui a financièrement soutenu la candidature de la Cité Mystérieuse à travers le ministère de la Culture, la commission a reçu de nombreuses aides. La dernière en date est celle du groupe Azalaï Hôtels, qui lui a offert un chèque d'un million de F CFA.

Cependant, dans la mesure où les 7 nouvelles merveilles font l'objet de fortes convoitises parmi les 21 sites nominés, l'on est en droit de craindre que la mobilisation et le réveil tardifs des Maliens ne portent préjudice à la candidature de Tombouctou alors que nos rivaux plus équipés (Internet et téléphone à moindre coût), plus nombreux et plus nantis que nous, avaient commencé à voter plusieurs mois auparavant.

De toute façon, nous avons jusqu'à aujourd'hui minuit pour voter et faire voter plusieurs fois pour Tombouctou. Surtout que la Sotelma-Malitel , en accord avec la commission, a rendu gratuit le vote afin d'exhorter les Maliens et leurs amis de la Cité Mystérieuse à voter massivement pour elle. Alors, votons massivement pendant les quelques heures restantes.

La candidature du Mali et de l'Afrique ne manque pas pourtant d'atouts face à ses concurrentes. Tombouctou était au 12e siècle déjà, une ville carrefour pour les caravanes reliant le Moyen-Orient et l'Occident, l'Espagne notamment. Dénommée aussi la ville aux 333 Saints, elle est réputée pour ses anciennes mosquées et ses écoles coraniques qui furent de hauts lieux de quête de savoir et de spiritualité.

C'est dans cette Cité Mystérieuse que se trouve l'une des plus vieilles universités du monde, dans l'enceinte de la mosquée Sankoré , qui par moments, accueillit jusqu'à 2000 étudiants, dans diverses disciplines allant de la médecine à la rhétorique.

Aujourd'hui encore, la ville conserve des écrits de grands érudits au Centre Ahmed Baba, où l'on retrouve des manuscrits anciens et contemporains, à l'image des écrits du grand chef religieux hal pulaar El hadj Omar Tall qui, parti du Fouta dans le Nord du Sénégal, répandit la foi islamique dans plusieurs contrées ouest-africaines , y compris au Mali.

Pour figurer sur la liste finale des Sept Nouvelles Merveilles, Tombouctou fait face à des sites aussi historiques que symboliques que les pyramides de Gizeh en Egypte, l'Acropolis d'Athènes, Paris et sa tour Eiffel, la Grande muraille de Chine, le Colisée de Rome, etc.

Il faut rappeler que l'idée des Sept Nouvelles Merveilles du monde vient d'un homme au parcours atypique : Bernard Weber, Canadien d'origine suisse, qualifié par la presse occidentale d'aventurier des temps modernes ou encore de globe-trotter. Il est aussi conservateur de musée, réalisateur de cinéma, aviateur…

Moussa Bolly

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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QUARTS DE FINALE DE LA COUPE DU MALI

Djoliba-Duguwolonfila au sommet de l'affiche

Pour ces quarts de finale, le Djoliba sera opposé au CS Duguwolonfila (CSD). Cette rencontre tient le haut de l'affiche car opposant l'une des meilleures formations du championnat (le Djoliba, second au classement) à l'une des révélations (le CSD) de la même compétition.

Les Rouges se présentent comme les favoris de la confrontation. Mais, ils doivent se méfier du CSD, vainqueur de ses dernières confrontations en championnat. En jouant à fond ses chances, cette jeune formation peut donner du fil à retordre aux Djolibistes. Surtout que les Koulikorois auront à cœur de créer la sensation dans un match dans lequel ils sont loin d'être favoris.

De son côté le Réal en découdra avec le Stade malien de Sikasso tandis que, à Ségou, l'AS Bakaridjan recevra le Stade malien de Bamako, tombeur du Centre Maliano-Belge de Mopti (CMB) au tour précédent. Pour le Réal, en difficulté cette saison, la tâche s'annonce ardue face à une équipe du Kénédougou (avant-dernière du championnat) qui compte sur Dame Coupe pour sauver sa saison.

L'autre quart de finale mettra aux prises l'Etoile filante de Koutiala au Club olympique de Bamako (COB). Actuels leaders du championnat, les Olympiens devraient passer le cap de la Capitale de l'Or blanc sans coup férir.

Toutefois, ils devront se méfier de tout excès de confiance car l'Etoile, la seule équipe de la division inférieure en course, a éliminé le Sigui de Kayes au tour précédent. Le leader est donc averti, car comme lors des huitièmes de finale, Koutiala aura l'avantage de jouer devant son public.

Les uns et les autres doivent surtout avoir à l'esprit qu'un match de coupe n'est jamais joué d'avance.

Boubacar Diakité Sarr

 

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