Vendredi dernier, nous écrivions que les explications données par le député Konimba Dembélé pour retirer ses questions orales face au ministre de l'Education nationale frisaient le ridicule. Après recoupements, il s'avère que l'honorable Konimba Dembélé ne veut ni plus ni moins que la tête d'un adversaire politique. Est-ce à dire que la bonne foi du ministre Mamadou Lamine Traoré qu'il a argué signifie promesse de mutation de son rival ? Les élections générales sont là et tous les coups bas apparemment permis.
Jeudi dernier, le député Konimba Dembélé interpellait le ministre de l'Education nationale Mamadou Lamine Traoré. Ses questions orales portaient sur les difficultés à transformer les écoles communautaires en écoles publiques qui, à ses dires, « étaient saisies comme une aubaine par certains enseignants pour s'enrichir illicitement sur le dos des pauvres paysans » .
L'honorable avait retiré ses questions orales excipant qu'il avait obtenu satisfaction auprès du ministre de l'Education et qu'il avait confiance en la bonne foi de celui-ci. D'après nos sources, il semble, que l'honorable député a obtenu du ministre la mutation de Mady Diombana, son adversaire politique qu'il accuse d'avoir soutiré la somme de 175 000 F CFA pour aider les populations de Lobougoula à transformer leur école communautaire en école publique.
Après recoupements, il nous est revenu que Mady Diombana est le secrétaire général de la sous-section du Rassemblement pour le Mali (RPM) de Lobougoula et conseiller municipal. Aux élections législatives de 2002, Konimba Dembélé et Mady Diombana étaient en lice. Le premier inscrit sur la liste Adéma et le second sur la liste RPM.
Selon ces témoignages, c'est parce que M. Diombana devrait abandonner toutes ses activités génératrices de revenus pour se consacrer aux démarches d'obtention des dossiers de transformation de l'école communautaire en école publique que ce montant lui a été octroyé. Mais, M. Diombana remettra la somme à Modibo Diallo, bibliothécaire, qui entreprit les démarches et obtint gain de cause.
L'honorable Housseini Guindo de Sikasso remboursera d'ailleurs les 175 000 F CFA aux populations à titre d'aide. Mais ayant eu vent du versement de 175 000 F CFA à M. Diombana, l'honorable Dembélé se saisit alors du reçu de la somme qu'il garde par dévers lui, pour en faire un fonds de commerce politique. Il accuse M. Diombana de soustraire de l'argent aux populations et fait pression sur le DCAP et le directeur de l'Académie pour le faire muter. Ceux-ci s'y opposent parce qu'ils estiment que M. Diombana n'a commis aucune faute professionnelle. Selon eux, le député Dembélé devait se pourvoir devant les juridictions compétentes s'il estime qu'il y a eu escroquerie. Mais, l'honorable Dembélé ne baisse pas les bras.
Il prend attache avec le directeur national de l'éducation de base, Souleymane Koné, qui ordonne la mutation de M. Diombana. Le DCAP et le directeur d'Académie de Sikasso s'y opposent de nouveau. A en croire les témoignages du député Guindo, le DCAP a failli rendre sa démission refusant de prendre un acte qui jure d'avec sa conscience.
Cette bataille ultime perdue, l'honorable Dembélé interpelle alors le ministre de l'Education. Et tout porte à croire que l'interpellation a été annulée car le ministre aurait promis la mutation de M. Diombana. Un chantage auquel Mamadou Lamine ne devra pas céder.
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DNCC
Ibrahim Sissoko, relevé pour ses opinions
Pour avoir exprimé ses opinions sur le pouvoir d'achat des Maliens lors d'une conférence-débats qu'il a animée le samedi 13 janvier 2007 au Centre Djoliba, Ibrahima Sissoko, chef de division à la DNCC et membre d'Action solidarité, responsabilité, intégrité (Asri) a été relevé de son poste juste après la rencontre.
La liberté d'opinion et d'association sont normalement des principes fondamentaux de la démocratie. Mais au Mali d'ATT, où la démocratie s'exerce depuis mars 1991, exprimer ses idées est un sacrilège sanctionné par le limogeage. Désormais, l'épée de Damoclès pend sur la tête des agents de l'Administration publique qui ne peuvent tenir… leur langue.
Ibrahima Sissoko, chef de division à la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) et membre d'Action solidarité, responsabilité, intégrité (Asri) a été relevé de son poste parce qu'il a osé animer une conférence-débats le 13 janvier dernier sur le pouvoir d'achat des Maliens. C'était à l'occasion de l'anniversaire de l'Association. Principal conférencier, M. Sissoko avait seulement asséné les vérités connues de tous ; à savoir : les conditions précaires dans lesquelles vivent la majorité des Maliens, nonobstant les potentialités réelles du pays.
Il avait lancé un appel aux autorités pour une exploitation et une répartition judicieuses des richesses du pays qui appartiennent à tous les Maliens afin que le pouvoir d'achat puisse être amélioré.
La rencontre a été l'occasion, pour de nombreux citoyens, de dire leur ras-le-bol sur la gestion du pays. Bien sûr que sur la décision de relève de M. Sissoko, il n'y a aucune mention des raisons de son limogeage. Mais, il est certain que sa mise à l'écart s'explique bien par ses prises de position à la conférence-débats.
Prévoyant une sanction contre le conférencier, certains intervenants n'ont pas caché leur appréhension sur de possibles représailles de la part des tenants du pouvoir. « Si on le relève qu'allons-nous faire pour lui ? » s'interrogeait Dr. Oumar Mariko, connu pour son engagement dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.
Ce que le pouvoir ignore, c'est qu'il y aura toujours des Ibrahima Sissoko pour dénoncer le mal vivre des Maliens, le népotisme, le clientélisme et la corruption généralisée, qui ont pris corps et racines dans notre pays. Aurions-nous oublié que des Maliens ont versé leur sang pour plus de liberté d'expression, d'opinion, d'association ? Cet acte digne de l'Inquisition ne grandit pas le président de la République qui, par son silence, apporte de l'eau au moulin de l'auteur de « ATT-cratie, la promotion d'un homme et de son clan » , qui regrette, entre autres incongruités, que seuls les faibles payent. C'est bien la loi de l'Omerta.
Amadou Sidibé
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LE PNLE FACE A L'EXCISION
Responsabiliser les agents socio-sanitaires
Le 6 février a été choisi par le Comité interafricain de lutte contre les pratiques néfastes à la santé pour être la Journée internationale de lutte contre l'excision. C'était en 2003. Cette date symbolique sera commémorée pour la 3e fois au Mali. Pour mieux situer le contexte de cette célébration, le Programme national de lutte contre l'excision (PNLE) a rencontré la presse lundi dernier dans la salle de conférence du ministère de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille.
« Rôle et place des agents socio-sanitaires dans les actions en faveur de l'abandon de l'excision » , c'est le thème de l'édition 2007 de la Journée internationale de lutte contre l'excision. Une journée célébrée le 6 février de chaque année. Pour la coordonnatrice du PNLE, Mme Kéita Joséphine Traoré, il s'agit d'impliquer davantage les agents socio-sanitaires dans le combat. Une implication nécessaire si l'on s'en tient aux statistiques.
En effet, si à l'origine, c'était une exciseuse traditionnelle qui pratiquait sur un groupe de jeunes filles pubères, aujourd'hui, elles sont parfois remplacées par du personnel médical. Et selon les conclusions de l'Enquête démographique et de santé (EDS II), réalisée en 2001, 10 % des agents socio-sanitaires continuent à penser que l'excision est une bonne chose et 2 % la pratiquent toujours malgré son interdiction par une lettre circulaire du ministère de la Santé.
Ce qui est inquiétant si l'on sait, selon la même source, que 13 % de la population sont prêts à recourir aux structures de santé pour exciser leurs filles. « L'agent socio-sanitaire est le garant de la santé. Il ne doit pas aller à l'encontre de ce devoir professionnel. Il faut donc les informer et les sensibiliser pour qu'ils s'investissent davantage dans le combat contre cette pratique néfaste à la santé qui est aussi une atteinte aux droits humains » , souligne Mme Kéita.
Comme les autres années, l'événement sera marqué par une cérémonie au Centre international des conférences. Des actions de plaidoyer seront également menées auprès des responsables des ministères de la Santé et du Développement social. Pendant près d'un mois, des conférences et d'autres manifestations seront organisées sur toute l'étendue du territoire national.
La coordonnatrice du PNLE a profité de l'occasion pour attirer l'attention des journalises sur les méfaits de l'excision qui est la plus sévère des 16 pratiques néfastes (gavage, lévirat, mariage précoce…) à la santé de l'enfant et de la femme au Mali. Cette pratique est ainsi considérée comme une atteinte à l'intégrité physique et morale de la victime. Sans compter les risques encourus par la petite fille excisée dans des conditions d'hygiène parfois insuffisantes. Ceux-ci vont de la mort suite à une infection à la douleur liée à l'opération, souvent faite sans anesthésie en passant par la stérilité, la frigidité, les fistules vaginales, les difficultés d'accouchement... Les conséquences psychosociales ne sont donc pas les moindres.
Des questions sur l'excision ont été introduites en 1995-1996 dans l'Enquête démographique et santé. Et selon l'EDS III, 91,6 % des femmes (entre 15 et 49 ans) sont excisées au Mali. Cette pratique est en légère diminution par rapport à la précédente enquête (1995-1996) qui affichait un taux de prévalence de 93,7 %. Toutefois, l'âge a également changé. En effet, on excise les filles plus jeunes, voire à la naissance sous prétexte d'atténuer la douleur.
Aujourd'hui, même s'il est difficile de démontrer l'impact des actions menées, il est évident que le silence est brisé autour de la question. « Les résultats atteints ces dernières années sont satisfaisants et encourageants. L'excision n'est plus un tabou. Il y a quelques années, on ne pouvait pas parler ouvertement et publiquement de la pratique sans se faire taper sur le doigt. Cela est aujourd'hui possible grâce à nos efforts d'information, de sensibilisation et de plaidoyer » , assure Mme Kéita Joséphine Traoré.
N'empêche qu'il faut une vraie étude sur l'excision pour réellement évaluer l'impact des actions menées sur l'abandon de la pratique.
Moussa Bolly
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AUTOMOBILISTES
A vos ceintures de sécurité !
Le port obligatoire de la ceinture de sécurité et l'interdiction du téléphone au volant sont deux mesures adoptées par le ministère de la Protection civile et de la Sécurité intérieure. Elles doivent entrer en vigueur demain. Nous nous sommes intéressés à la ceinture de sécurité comme moyen de diminuer les risques d'accident dramatique.
Les mesures ainsi adoptées ont été entérinées par décision du conseil des ministres depuis quelques semaines et seront mises en application dès demain 1er février 2007. L'objectif visé est de diminuer les cas d'accidents mortels de la circulation routière liés à l'usage du téléphone au volant et au refus du port de la ceinture de sécurité. Nous nous sommes intéressés à ce dernier cas pour non seulement savoir les catégories de véhicules assujetties à la ceinture de sécurité, mais aussi comment son usage peut-elle protéger la vie du chauffeur et des occupants.
Selon Youssouf Sidibé, moniteur d'auto-école, « le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour le chauffeur et les occupants des véhicules de tourisme » . Un véhicule de tourisme est, à l'en croire, une voiture particulière ne dépassant pas 3,5 tonnes de poids autorisé à la charge ou poids total roulant autorisé. Le code de la route précise que « le port de la ceinture est obligatoire à tout moment et n'importe où » , ajoute M. Sidibé. Il existe néanmoins une restriction pour des enfants de 0 à 10 ans. Ils sont tout simplement placés sur le siège arrière de la voiture.
Les conducteurs et les passagers des véhicules de transport public (bus, Sotrama, Duruni, etc.) sont toutefois dispensés de ceinture de sécurité pour la bonne raison que ces engins n'en disposent pas.
La ceinture de sécurité a l'avantage d'éviter aux occupants d'un véhicule d'être éjectés du siège en cas de chocs violents provoqués par un accident. « Quelle que soit l'ampleur du choc, la ceinture a pour rôle de maintenir le passager sur son fauteuil » , souligne M. Sidibé.
M. Sidibé, qui a bourlingué dans la sous-région comme moniteur d'auto-école, fait savoir que les autorités ont pris du temps avant de décider cette mesure déjà en vigueur dans beaucoup de pays et en France. Selon lui, il est une chose de prendre une mesure, la faire respecter par l'administration chargée de la circulation routière et même les usagers en est une autre.
Abdrahamane Dicko
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CEINTURE DE SECURITE
Les usagers vantent la « corde » qui sauve
Pour de nombreux usagers, la ceinture de sécurité, dont le port devient obligatoire à partir de demain, est une « corde » qui sauve.
Samba Traoré (moniteur théoricien « la Grotte ») :
« La décision des autorités d'imposer le port de la ceinture de sécurité est salutaire. La première des choses que nous exigeons des clients, c'est le port de la ceinture de sécurité dès qu'ils prennent le volant. Mais, à ce niveau, il faut accentuer la sensibilisation car cette mesure suppose un changement de comportement. Il faut montrer aux gens que c'est pour leur propre sécurité ».
Daouda Traoré (chauffeur dans une ONG) :
« Je ne suis pas au courant que c'est demain que la mesure du port de ceinture de sécurité va entrer en vigueur. D'habitude quand je suis à Bamako, je ne porte pas de ceinture de sécurité, mais c'est surtout lors de mes voyages que je n'oublie pas de le faire. Mais je suis conscient que j'ai tort car j'ai vu beaucoup d'accidents où le drame pouvait être évité si le conducteur avait respecté cette conduite. On doit sensibiliser les usagers car au Mali, il y a beaucoup de chauffeurs analphabètes ».
Aminata Kassogué (usager de la route) :
« J'ai beaucoup voyagé ; cela m'amène à dire qu'au Mali, on a du chemin à faire en matière de sécurité routière. Au Burkina tout près, les mesures de sécurité les plus élémentaires sont appliquées … Pour le cas de notre pays, je pense que les autorités doivent aller au-delà de simples mesures pour prendre en compte une stratégie de changement de comportement. Car il ne faut pas avoir peur de le dire, c'est l'incivisme qui est la cause principale des accidents au Mali. Cependant, cette mesure ne me rassure guère. Depuis 1992, j'ai mon permis, mais je préfère recruter un chauffeur que de m'engouffrer dans une circulation de désordre ».
Bandi Cissé (chauffeur de taxi) :
« J'ai toujours porté la ceinture. Pour moi, l'idée d'exiger son port est une bonne chose, car en cas d'accident, on peut être sauvé. Ce n'est pas pour rien qu'on a mis la ceinture dans la voiture. Tous les accessoires d'une voiture sont utiles. La ceinture a une très grande utilité. Il y en a parmi les passagers qui n'aiment pas du tout la ceinture. Avec cette décision, je vais exiger à tous mes passagers d'utiliser la ceinture ».
Djibril Soumounou (chauffeur au projet USC Canada) :
« Une fois dans la voiture, il est bon de porter la ceinture pour sa propre sécurité. Nos autorités ont bien fait en décidant d'exiger, à partir du 1er février, le port de la ceinture. Dans notre projet, on ne bouge pas s'il y a une seule personne qui ne porte pas sa ceinture. Vraiment, si l'Etat parvient à appliquer normalement cette décision, ça serait très bon pour les Maliens. Il y a surtout quelque chose à souligner, nos autorités prennent des décisions qui sont toujours mal appliquées. Si on prend par exemple le cas de l'interdiction des téléphones portables en circulation, c'est révoltant parce que les conducteurs contournent la décision en utilisant des écouteurs ».
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo et
Sidiki Doumbia (stagiaire)
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VISITE DU PRESIDENT ATT EN 3e REGION
Yorosso emprunte le train du développement
Plus de 36 milliards de F CFA : c'est le montant du 2e Programme indicatif de coopération (Pic) entre le Mali et le Luxembourg pour la période 2007-2011. Il devra prioritairement profiter au cercle de Yorosso (Sikasso) qui a abrité la cérémonie de signature sous la haute présidence du chef de l'Etat. C'était le dimanche 28 janvier 2007.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré, accompagné du ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire du Grand duché du Luxembourg, Jean Louis Schiltz, a présidé le 28 janvier 2007 à Yorosso, la cérémonie de signature du 2e Pic 2007-2011 entre le Mali et le gouvernement du Luxembourg. Il porte sur un montant indicatif de 55,2 millions d'euros, soit environ 36,2 milliards de F CFA.
Les secteurs prioritaires d'intervention retenus sont : l'enseignement technique, la formation professionnelle et l'insertion socioprofessionnelle, la santé de base, l'hydraulique, l'assainissement, la sécurité alimentaire, la bonne gouvernance et la promotion d'une culture de paix. De plus, le programme accorde une attention particulière aux thématiques transversales que sont le genre, l'environnement, la décentralisation et la citoyenneté.
La zone de concentration du 2e Pic couvre 3 zones géographiques : le district de Bamako, la zone de concentration sud, comprenant 6 cercles de la région de Ségou et le cercle de Yorosso dans la région de Sikasso et la zone de concentration nord, comprenant les 4 cercles de la région de Kidal.
Sa mise en œuvre contribuera à l'opérationnalisation de la politique nationale d'enseignement technique, de formation professionnelle et l'insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes ; le renforcement de la sécurité alimentaire par l'aménagement de près de 300 hectares, la restauration des pâturages et l'amélioration de l'accès à l'eau potable.
Emu par l'accueil enthousiaste et époustouflant qui lui a été réservé par les populations de Yorosso, le président de la République a exprimé toute l'amitié du peuple malien au Grand duché du Luxembourg. Il a annoncé le bitumage de la bretelle reliant la ville de Yorosso à la RN 14 et longue de 10 km. ATT a aussi assuré les 150 familles victimes d'inondation du soutien indéfectible du gouvernement.
L'histoire des relations entre le Mali et le Luxembourg est jeune puisqu'elle prend ses racines en 1998. Aujourd'hui, cette histoire intense et dynamique continue avec ce nouveau partenariat qui s'inscrit dans la continuité. « La coopération luxembourgeoise a bien fonctionné dans les plaines de San… Il y a toutes les raisons de croire à ce programme ambitieux résolument tourné vers la jeunesse, l'hydraulique, la santé, etc. Certes, ce n'est pas en un jour que nous allons y arriver. Mais l'engagement est total de votre côté, ensemble nous pouvons réussir » a indiqué le ministre de la Coopération du Luxembourg.
Pour le ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Oumar Hamadoun Dicko, la signature du document, est un signal fort de l'engagement du Grand duché du Luxembourg à accompagner notre pays dans ses efforts de développement économique et social.
Le maire de Yorosso, Kalifa Goïta, a attiré l'attention du chef de l'Etat sur le déroulement de la campagne agricole qui, selon lui, n'a pas donné de bons résultats, notamment en ce qui concerne la production de coton.
Avant de quitter Yorosso, le président de la République, a procédé dans l'après-midi, à l'inauguration des nouveaux bureaux de la gendarmerie, du peloton de la garde nationale, des maisons des femmes et de jeunes financées à plus de 30 millions de F CFA. Il a octroyé 10 millions de F CFA pour la construction d'un terrain de football.
Mohamed Daou
( envoyé spécial)
Encadré
Un mort et des blessés graves
Sur le chemin du retour, un camion transportant des habitants de Boura, localité située à une trentaine de km de Yorosso, s'est renversé. Bilan : un mort sur place et seize blessés graves dont certains ont été transportés d'urgence à l'hôpital de Sikasso. L'accident est survenu quand le chauffeur a voulu dépasser un motocycliste. La route étant étroite, le camion a terminé sa course dans un ravin.
M. D.
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PROMOTION DE L'EXPERTISE AFRICAINE
La 2e édition d'Africtalent les 13 et 14 février
La 2e édition de MaliTalent, organisée du 13 au 14 février 2007 à Bamako par le cabinet Africsearch, se veut une initiative dynamique du marché d'emploi à travers la promotion des talents maliens et africains.
En prélude à cet événement, les responsables d'Africsearch, accompagnés de certains de leurs partenaires au Mali, dont les groupes Azalaï Hôtels et Ecobank, étaient hier face à la presse dans un hôtel de la capitale.
Il s'agissait au cours de ce point de presse d'informer sur l'enjeu du salon Africtalent-Mali et les multiples opportunités que les participants peuvent bénéficier.
Selon Didier Accouetey, expert consultant du cabinet Africsearch, « l'objectif du cabinet est de promouvoir l'expertise africaine. Car, le développement passe par la compétence et la qualité des ressources humaines » , a-t-il fait valoir.
Cette 2e édition est la suite logique de la précédente qui, aux dires de M. Accouetey, a permis de pourvoir 200 emplois, ce que confirme la représentante d'Ecobank. « L'édition précédente de MaliTalent a permis à notre banque d'élaborer une base de données pour les candidats à la recherche d'emploi. Au sortir de ce salon, Ecobank a procédé au recrutement de quatre hauts cadres qui répondent valablement à nos besoins » , a témoigné Mme Touré Coumba Sidibé, une responsable d'Ecobank.
Les entreprises partenaires d'Africseach au Mali disent se reconnaître dans les objectifs du salon, qui « permettent , notent-ils, d'aider les entreprises en quête de ressources humaines compétentes » .
Africtalent-Mali est un forum professionnel de recrutement destiné aux acteurs économiques opérant en Afrique, en quête de leviers de performance avec des femmes et des hommes de talent.
Amadou Waïgalo