Il y a des signes qui ne trompent pas : ATT veut remporter haut la main un second mandat. Il y a mis l'énergie et le charme nécessaires pour y arriver.
De préférence, sans opposition. ATT visait une sorte de plébiscite, continuation naturelle du « consensus » tant vanté par ses trop nombreux « amis » intéressés. Mais, le président de la République est obligé de se rendre à l'évidence : sa reconduction à la magistrature suprême ne sera pas une simple formalité, il va devoir mouiller le maillot et batailler fort, face notamment à des adversaires comme IBK, Soumeylou ou Tiébilé , qui sont loin d'être des deux de pique. Et pour la première fois, à Koulouba, des proches conseillers d'Amadou Toumani Touré commencent à envisager l'éventualité d'une déculottée sans précédent de leur poulain. Ils se font du mouron, à l'idée de ne pas rempiler, à l'idée surtout que la présidence ne sera pas leur pré carré pendant dix ans.
Alors, on assiste à une dispersion sans précédent des efforts. A commencer par le Mouvement citoyen. Officiellement, cette nébuleuse politico-affairiste est vouée au triomphe du para-commando. Mais il devient de plus en plus clair qu'il s'agit d'un amalgame sans âme d'ambitieux, de politiciens amateurs ou de professionnels pressés, une camarilla de groupuscules sans tête ni queue qui s'agite dans tous les sens, sans leadership clair et ordonné.
Qui au Mali peut identifier clairement le patron du Mouvement citoyen ? La multiplication des meetings et des hourras de ralliements n'est pas signe de professionnalisme. En fait, le Mouvement citoyen ressemble plutôt à un opéra sans chef, au sein duquel chaque coterie joue sa partition, avec comme résultat, une cacophonie ubuesque. Quel est le poids politique réel de ce Mouvement citoyen ?. Quelle influence a-t-il sur l'opinion publique ?. Des questions pertinentes, auxquelles personne ne trouve de réponses cohérentes. Quand on sait en plus qu'un repris de justice notoire est une personnalité bien en vue, il y a de quoi avoir peur pour le Mali.
Ensuite, l'ADP, ce regroupement de 14 partis politiques qui ont fait allégeance au locataire de Koulouba en violation de leur idéal, si jamais les leaders en ont eu. Qui est le patron de l'ADP ?. Celui qui insuffle une dynamique d'action et oriente les actions ?. Pour le moment, il ne semble pas non plus y en avoir. Peut-être, qu'au fond, Dioncounda Traoré, par honnêteté naïve, est le seul à avoir dit la vérité sur cette alliance. Il n'avait pas le choix de rentrer dans les rangs, a-t-il dit, sinon il aurait eu la justice, la Sécurité d'État et l'administration à ses trousses. Pour quelle raison ?, il ne l'a pas dit. Mais, par expérience, nous savons que la justice et la Sécurité d'État ne se mettent, habituellement, aux trousses que des délinquants et des criminels. Les gens honnêtes sont à des encablures de ces soucis.
Au palais de Koulouba enfin, aucun indice ne laisse croire en l'existence d'un leader naturel ou nommé chargé de prendre en mains la campagne électorale du général. Tout se déroule, comme si la multiplication des intérêts et des centres de décision a créé un malaise qui étouffe l'émergence de toute initiative.
Le constat est limpide : Koulouba ne sait plus dans quelle direction s'orienter. Il ne s'agit plus d'un pilotage à vue mais d'un aéronef dont le pilote a pris le parachute, laissant l'avion virevolter avec les passagers. Et ce malaise a pris naissance avec la publication du livre « ATT-cratie ». Le coup de cet anonyme auteur, tellement inattendu et assassin, a provoqué une crise de confiance et une paranoïa certaines au palais. Et ce livre a, également, marqué le début de la fin d'un mythe. Il n'y avait pas d'intouchable. Le chef a été attaqué, de la manière la plus violente possible. Non seulement ATT a perdu la trace de ses « amis » qui, au lieu de monter aux barricades et de le défendre, ont rasé les murs mais aussi, il a entraîné la chasse au traître parmi les proches du président. A défaut de laver l'honneur de leur poulain, plusieurs laudateurs et profiteurs ont préféré sombrer sans la surenchère d'amour. ATT saura comment reconnaître les siens.
Il demeure cependant clair, qu'au mois d'avril prochain, ATT devra batailler ferme pour se faire réélire. Il a cependant compris qu'à partir de ce qui se passe dans son palais, que la loyauté des hommes n'est jamais acquise, que le lendemain du 29 avril, il pourrait effectivement se retrouver dans sa propre maison, congédié par ses compatriotes.
Et cela vaut toutes les paniques du monde pour des hommes et des femmes qui ne sont rien sans l'appareil d'État.
C'est la démocratie, il faut vivre avec cette donne.
Acceuil
PRESIDENTIELLE 2007
Les tisserands en ordre de bataille
Le Rassemblement pour le Mali (RPM) s'est définitivement lancé dans la course à l'élection présidentielle de 2007 à l'issue de son 2 e congrès ordinaire tenu dimanche dernier au CICB qui a investi IBK, président du parti, candidat .
Le doute n'est plus permis, au sujet de la conquête du pouvoir par le RPM en 2007. Dimanche, au cours de leur 2 e congrès ordinaire, les tisserands ont investi Ibrahim Boubacar Keita, président du parti pour défendre leurs couleurs en avril prochain. Son amour pour la patrie, son humilité, son patriotisme, son sens du devoir et son respect pour la chose publique ainsi que son expérience dans la gestion des affaires ont été, entre autres, les motifs évoqués par les congressistes pour le désigner candidat.
Dans un appel au peuple malien, une des recommandations du congrès où il invite les Maliens et Maliennes au « réveil », le RPM n'a pas tourné autour du pot. Il a invité le peuple à s'opposer souverainement « à la gestion patrimonialiste » et à « la mise sous coupe réglée du pays » . Quant au RPM, il sera présent à l'élection présidentielle de 2007 par « mission » et par « devoir » dira le candidat IBK plus tard. Par mission, parce que la conquête du pouvoir reste l'une, sinon la principale fonction et la raison d'être d'un parti politique. Par devoir par ce que le RPM ne peut rester indifférent face à ce que IBK candidat appellera « les dérives » de notre démocratie. La mission et la tache pour IBK, candidat, reste selon ses propres mots, « le redressement de l'Etat, la restauration de son autorité et de sa crédibilité et la fondation d' un véritable et non factice Etat de droit ». « Nous ne sommes pas taillables et corvéables » a dit IBK et il y a bien péril en la demeure lorsque l'école n'arrive plus à former et à éduquer les enfants du pays, appelés dans le futur à assurer la survie de la nation, lorsque des femmes meurent en donnant la vie, lorsque la malnutrition persiste, lorsque la terre nourricière n'existe plus et lorsque n'envisage pas de solution concrète.
L'école, l'agriculture, la pêche et l'élevage seront, entre autres, des thèmes de campagne du RPM, car pour l'heure le candidat RPM a affirmé qu'il ne s'agissait pas pour lui de dresser un catalogue d'infrastructures à construire, d'équipements agricoles à distribuer pour réussir le miracle malaisien.
Malgré l'atmosphère pompeuse, IBK est resté serein. Loin des flatteries, l'essentiel du candidat RPM ne reste pas cette liesse tout au long des travaux, où les multitudes de slogans. Il réside dans l'accomplissement de son devoir civique à savoir le dépôt du bulletin dans l'urne. « Trois millions de femmes et de jeunes filles pour IBK » , « IBK, l'espoir de tout un peuple »sont des slogans qui ne seraient pas concrétisés si chaque militant à quelque niveau qu'il soit ne s'y mettait pas, a souligné IBK candidat. Lui, qui a estimé qu'il était souhaitable que les débats contradictoires utiles soient restaurés à la télévision et à la radio nationales, trouve là une meilleure formule pour les futurs prétendants au poste de président de la République pour éclairer les citoyens sur les projets de sociétés qu'ils entendent mettre en route. Mais cette proposition va-t-elle avoir l'assentiment du camp adverse ? En tous les cas, ce débat aurait l'avantage de rendre notre démocratie plus vivante et permettrait aux candidats de ne pas tricher avec les engagements qu'ils auront pris envers son peuple. Dans les jours à venir, le RPM entend constituer un front non pas seulement électoraliste, mais pour la gestion du pouvoir en cas de victoire.
Denis Koné
Potins des congrès
Vingt-six partis se font représentés
Le 2 e congrès du RMP a enregistré la participation de 26 partis politiques et associations ainsi que des représentants de missions diplomatiques, notamment les USA, le Burkina Faso. Des sections étrangères ont également pris part aux travaux notamment les sections de France, de Coté d'Ivoire, du Ghana, de la Libye, du Canada..
Cinq cent mille francs pour la candidature d'IBK
La section RPM du Canada a remis au parti une somme de cinq cent mille francs pour la candidature d'IBK.Avec la nouvelle loi électorale en plus du parrainage d'élus nationaux et locaux, les candidats à l'élection présidentielle doivent débourser chacun une caution de 10 millions de Francs CFA.
Pas de changement au sommet
Moussa Timbiné , Mme Sangaré Oumou Ba et IBK ont été tous reconduits à leur poste de président tous comme d'ailleurs beaucoup de membres des bureaux sortants. Les trois congrès ont été ceux de la maturité, ont expliqué certains délégués. Pour eux, l'enjeu était tel qu'il n y avait pas place à de querelles de leadership.
A la guerre comme à la guerre
« Nous veillons, nous surveillons, notre victoire ne sera pas volée ». Cette banderole déployée dans la salle montre toute la détermination du RPM à ne pas céder d'un pouce le terrain et à se battre jusqu'au bout.
D.K
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POLITIQUE
Et si l'Afrique s'inspirait d'autres expériences ?
Tandis qu'aux Etats-Unis et en Europe, notamment la France, on assiste à un renouvellement de la classe politique, l'Afrique est encore étouffée par des dinosaures solidement cramponnés au pouvoir.
Qu'est-ce que les élections présidentielles françaises peuvent changer en Afrique ? C'est la question qu'un confrère nous posait récemment. A regarder de près, notre continent peut tirer de riches enseignements de ces élections. La principale leçon étant le renouvellement de la classe politique. En France par exemple, cette rupture se fait par le genre et l'âge. Une rupture que Ségolène Royal incarne à elle seule aussi bien au niveau du Parti Socialiste et que de la France elle-même.
Personne ne donnait chère de sa peau face à des vieux « Eléphants » comme Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Et même si elle multiplie les gaffes, mettant ainsi en évidence une certaine inexpérience dans la gestion d'une campagne électorale, elle s'impose de plus en plus dans le cœur d'une frange non négligeable de l'électorat français. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont loin d'incarner les traditionnelles Gauche et Droite. Ils sont le fruit du « gouverner autrement » longtemps désirer par les Français.
On constate la même quête du renouvellement de la classe politique en Grande Bretagne. En effet, à peine reconduit pour un 3e mandat à cinquante deux ans, Tony Blair a fait l'objet de pressions de la part de nombreux membres du Parlement, appartenant à son parti, pour qu'il cède rapidement la place au jeune Gordon Brown. Après avoir longtemps résisté, Blair a été contraint de céder à la pression de son parti. « En Europe, il ne manque pas aujourd'hui de situation témoignant de la montée en puissance d'une nouvelle génération de dirigeants, manifestement en pleine possession de leurs moyens intellectuels et physiques, quelle que soit par ailleurs l'opinion que l'on peut avoir sur leurs positions respectives » , souligne un analyste politique.
Un métis ou une femme bientôt à la Maison Blanche ?
Du côté des Etats-Unis, l'ascension du métis Barak Obama , sénateur de l'Illinois, en dit long sur l'évolution des mentalités politiques dans ce pays et surtout de la volonté de la nouvelle Amérique de se départir de certains clichés ou croyance comme fondement de la gestion politique. Ce jeune leader Démocrate vient de former une commission pour réfléchir à son éventuelle candidature à l'investiture de son parti pour les présidentielles de 2008. Il est le premier Afro-Américain auquel on accorde des chances sérieuses d'obtenir une telle investiture.
Il va avoir certainement en face Hillary Rodham Clinton, épouse de l'ex-président Clinton et actuellement sénateur de l'État de New York. Elle a aussi annoncé, le 20 janvier dernier, la formation d'une commission. Ce qui l'a immédiatement catapultée parmi les grands favoris du parti démocrate. Que Obama passe ou qu'il soit coiffé au poteau par Hillary, ce serait la preuve que la politique ne sera jamais ce qu'elle a été aux Etats-Unis : l'affaire de vieux briscards.
Une affaire de famille en Afrique
Voilà autant d'expériences enrichissantes qui doivent inspirer les dirigeants et les classes politiques africaines. Hélas ! L'Afrique a encore du mal à s'affranchir des griffes des vieux dinosaures comme Omar Bongo Odimba du Gabon, Lassana Conté de la Guinée, Robert Mugabé du Zimbabwe, Abdoulaye Wade du Sénégal, Hosni Moubarak en Egypte… Des présidents mourants qui préfèrent préparer leur succession dans leurs familles comme Eyadema l'a réussi avec Faure. Qu'est-ce qu'un président à moitié dans la tombe comme Lassana Conté peut offrir encore à son pays ? Pis, il prépare la Guinée au chaos après lui en essayant d'imposer son fils, le Capitaine Ousmane Conté.
A 83 ans, Wade est déterminé à briguer un second mandat de 7 ans au lieu de céder son fauteuil aux jeunes de son parti comme Idrissa Seck qui sihne un retour médiatisé dans sa chapelle d'origine. En la matière, Wade ne manque pas pourtant de référence. Il aurait pu faire comme Léopold Sédar Senghor qui a passé le témoin à Diouf en 1980 pour consolider les chances des Socialistes de longtemps rester au pouvoir. Il aurait été inspiré de suivre les traces de Senghor et de Nelson Mandela qui ont su s'effacer à temps au profit d'autres plus jeunes qu'eux.
Et Bongo a récemment averti ceux qui se disputaient sa succession qu'il n'a pas encore dit son dernier mot. Une façon de dire que l'héritier naturel, Aly Bongo, n'est pas encore prêt pour le trône. Voilà ce que c'est que la politique en Afrique. Les expériences positives vécues au Mali, au Bénin, en Afrique du Sud, au Botswana … ne paraissent que comme des exceptions rares.
Moussa Bolly
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INTERPELLATION ANNULEE DE MALA A L'AN
Le député interpellateur réclamait la tête d'un adversaire politique
Dans notre édition de vendredi dernier nous écrivions que les explications données par le député Konimba Dembélé pour retirer ses questions orales face au ministre de l'Education nationale frisaient le ridicule. Après recoupements il s'avère que l'honorable Konimba ne voulait ni plus ni moins que la tête d'un adversaire politique via le ministre Mamadou Lamine Traoré qui ne doit pas céder à ce chantage .
Jeudi dernier, le député Konimba Dembélé interpellait le ministre de l'Education nationale Mamadou Lamine Traoré. Ses questions orales portaient sur les difficultés à transformer les écoles communautaires en écoles publiques, qui, à ses dires, étaient saisies comme aubaine pour certains enseignants de s'enrichir illicitement sur le dos des pauvres paysans. L'honorable avait retiré ses questions orales expliquant qu'il avait obtenu satisfaction auprès du ministre de l'Education et qu'il avait confiance en la bonne foi de celui-ci. D'après nos sources, il semble, que l'honorable député a obtenu du ministre la mutation de Mady Diombana son adversaire politique qu'il accuse d'avoir soutiré la somme de 175 000 F CFA pour aider les populations de Lobougoula à transformer leur école communautaire en école publique. Après recoupements il nous est revenu que Mady Diombana est le secrétaire général de la sous-section RPM de Lobougoula et conseiller municipal. Aux élections législatives de 2002, ils étaient opposés l'un à autre. Konimba était sur la liste Adéma et Mady sur celle du RPM.
Selon des témoins de l'affaire dite des 175 000 F CFA, les populations de lobougoula avaient bien sollicité l'aide de M. Diombana . Et elles avaient accepté volontiers de lui remettre la somme de 175 000 F CFA pour frais de commission, qui ne sont autres qu'une sorte d'indemnité, parce que M. Diombana devrait abandonner toutes ses activités génératrices de revenus pour se consacrer aux démarches et voyages. Mais, M. Diombana remettra la somme à Modibo Diallo, bibliothécaire, qui entreprit les démarches et obtint gain de cause. Mais entre temps, les populations avaient à leur tour sollicité l'honorable Dembélé. Mis au courant de versement des 175 000 F CFA à M. Diombana , l'honorable Dembélé se saisit alors du reçu de la somme pour en faire un fonds de commerce politique. Il accuse M. Diombana de soustraire de l'argent aux populations et fait pression sur le DCAP et le directeur de l'académie pour le faire muter. Ceux-ci s'y opposent parce qu'ils ne reprochent aucune infraction professionnelle à M. Diombana . Selon eux, le député Dembélé devait se pourvoir devant les juridictions compétentes. Mais, l'honorable Dembélé ne baisse pas les bras. Il prend contact avec le directeur national de l'éducation de base, Souleymane Koné qui ordonne la mutation de Diombana . Le DCAP et le Directeur de l'académie expliquent qu'il n'y a aucune faute professionnelle pouvant justifier la mutation de Diombna . A en croire les témoignages du député Guindo, le DCAP a failli rendre sa démission au lieu de prendre un acte qui jure avec sa conscience. Cette bataille perdue, voilà que l'honorable Dembélé revient à la charge par une interpellation du ministre et veut la mutation de M. Diombana . Un chantage auquel Mamadou Lamine ne devra pas céder.
Denis Koné
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GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET SECURITE
CONASCIPAL-Mali lance son premier forum
Contribuer à la création d'un climat de paix et de sécurité favorable au développement durable et du bien être social au Mali. C'est l'objectif recherché par Conascipal - Mali à travers son 1 er forum qui a ouvert hier au CICB.
L'association, Coalition nationale de la société civile pour la paix et la lutte contre la prolifération des armes légères ( Conascipal ), en partenariat avec l'ambassade du royaume de Belgique au Mali, a procédé au lancement des travaux du Premier forum national de la société civil sur la gouvernance démocratique de la sécurité. La cérémonie d'ouverture a eu lieu hier au CICB. Elle a été présidée le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Général Sadio Gassama, assurant l'intérim de son homologue de l'Administration territoriale et des Collectivités territoriales. Les familles fondatrices de Bamako et des organisations non gouvernementale ainsi que la société civile étaient représentées.
Pour Conascipal , la lutte contre l'insécurité est une approche qui dépend d'un changement radical de mentalité de l'être humain et qui nécessite la participation de tous les acteurs . «La société civile doit entreprendre des actions de prévention de la circulation, de la détention et de l'utilisation abusive des armes » , a plaidé la présidente de l'association Dr Mariam Djibrila Maïga . Selon elle, les défis sécuritaires sont rendus plus ardues par la mouvance transnationale des acteurs d'insécurité, l'absence des stratégies efficaces alliant les moyens de l'Etats et les efforts des organisations de la société civile.
Pendant trois jours, les participants réfléchiront sur des recommandations allant dans le sens de la mise en place d'une structure nationale unitaire qui serait un cadre de mobilisation, de concertation et de consolidation de la paix et de la sécurité dans notre pays.
Première du genre, cette initiative parrainée par le président de la République poursuit des objectifs ultimes de paix, de sécurité et de développement de notre pays.
Amadou Waïgalo
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ENTRE LA FSEG ET LE RECTORAT
L'ultimatum de tous les dangers !
Après avoir brisé des vitres des bureaux du Rectorat vendredi dernier, les étudiants de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) viennent de lancer un ultimatum d'une semaine au Recteur. Ils exigent la proclamation de leurs résultats cette semaine.
L'année universitaire 2OO6-2OO7 tire vers sa fin alors que les étudiants de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG) ne connaissent toujours pas les résultats de leurs examens de la première session de l'année écoulée. Les délais fixés pour la proclamation de ces résultats n'ont pas été respectés. Et la proclamation des résultats définitifs de leurs camarades de la Faculté des sciences juridique et politique (FSJP) est, sans doute, le goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Les « économistes » qui dénoncent une « négligence » et une « complicité » du Recteur de l'Université et de l'administrateur provisoire de la Faculté ont décidé de taper du poing sur la table. Ils ont saccagé, vendredi, le rectorat de l'Université tout en adressant un message fort à Mme le recteur, « Vous avez une semaine pour proclamer nos résultats. Sinon… » .
Selon le secrétaire général du comité AEEM de la FSEG, Al Bekaye Traoré, les étudiants ne demandent que leur droit et ils ne reculeraient devant rien pour l'avoir. « Nous sommes déjà en février. Les commissions ne travaillent pas et les professeurs sont en grève. Alors, quand-est-ce qu'on va proclamer nos résultats et démarrer la nouvelle année universitaire ? » , s'interroge -t-il avant d'ajouter que, « nous avons rencontré à maintes reprises l'administrateur provisoire ainsi que le Recteur en vue de trouver une solution rapide. Mais, nous avons vu qu'ils essayent, à chaque fois, de nous tournoyer en évoquant des choses qui n'ont rien à voir avec notre doléance. Il est temps qu'ils prennent leur responsabilité » .
Pour éviter toutes perturbations, les étudiants de la FSEG avaient décidé de commun accord avec leurs professeurs de remettre les examens à début octobre, contrairement à leurs camarades de la FSJP qui ont composé en Août 2006 sans l'aval des enseignants. Ces derniers, à travers le Synesup , exigent aujourd'hui l'annulation pure et simple de ces résultats qu'ils attribuent à l'administrateur provisoire.
Avec cette menace des étudiants, les autorités scolaires, qui n'ont pas fini de comptabiliser les conséquences de la casse du rectorat de la semaine dernière, sont interpellées. Elles doivent tout mettre en œuvre pour éviter… le pire.
Sidiki Y. Dembélé
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TRACTEURS
Attention aux arnaqueurs !
Un communiqué passe presqu'en boucle sur les chaînes nationales, demandant aux paysans de postuler pour les tracteurs. Des arnaqueurs ont vu là une occasion de tromper.
Saye est un village non loin de San. Un paysan du nom de Samba Sanou , de la localité a eu la surprise de recevoir un appel d'un énergumène qui se présente comme étant le ministre de l'agriculture. « Appelle-moi le chef de village, c'est au sujet des tracteurs du président », lui d'it-il. Tout content, le paysan se précipite chez le chef de village. Et là, le ministre rappelle. Cette fois, il précise qu'il n'est pas ministre, mais conseiller chargé de la répartition des tracteurs. « Votre village a droit à deux tracteurs, mais, il vous faut payer chacun 500 000 F CFA, si vous êtes intéressés ». Samba saute sur l'occasion. Il est prêt à payer les 500 000 F CFA, juste le temps d'aller vendre du bétail au marché de San. Le chef de village, lui, affirme qu'il n'a pas les moyens de s'acquitter de la somme. L'arnaqueur ne se décourage pas, et ramène la mise jusqu'à 300 000 F CFA pour le chef de village.
Tout content, Samba appelle son frère à Bamako pour lui faire part de la nouvelle. Celui-ci a des doutes. En effet, pour bénéficier des tracteurs, il faut au moins avoir formuler une demande ; ce que ses parents n'ont pas fait. Il rappelle le « conseiller », qui ne s'exprime même pas en français, mais dit travailler à Koulouba, sans pouvoir préciser la structure. Finalement, quand il apprend que son interlocuteur est magistrat, il éteindra son téléphone, et à ce jour, le numéro (6333508), reste sur répondeur.
La question qui se pose est de savoir si c'était sa première tentative ou s'il avait déjà spolié des paysans de leurs sous.
A Kalambry
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SEGOU
Le Fnuap planifie
Le fonds des nations unies pour la population vient de boucler un atelier de 5 jours dans la cité des balanzans . Cet atelier s'inscrit dans le cadre de la planification annuelle des activités du programme de coopération Mali- Fnuap .
Ils étaient une trentaine de cadres des différents départements et du fonds des nations unies à se pencher sur les activités à mener courant 2007 en république du Mali. C'était sous la présidence de monsieur Mustapha Dicko directeur adjoint de la coopération internationale en présence du représentant résident du fond des unies pour la population dans notre pays. Il s'agissait de faire la rétrospective de l'année 2006 et de mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des activités planifiées pour l'année 2006, d'élaborer et de budgétiser le plan de travail pour l'année 2007.
M. Dicko dans son allocution, a signalé que cet atelier est d'une importance capitale pour le gouvernement du Mali puisque le programme de coopération Mali-Fnuap qui s'étendait sur le quinquennat 2003-2007 arrive à échéance en décembre 2007. C'est pourquoi, il a exhorté les participants à plus d'abnégation pour sortir un plan bien élaboré, près à être exécuté.
Abondants dans le même sens, le représentant du Fnuap Mr Mamadou Diallo a indiqué que les participants sont dans l'obligation, dans le cadre de cet exercice, d'obtenir des résultats, afin de projeter sur le futur programme de coopération pour le quinquennat 2008- 2012 un relent d'ambition. « Il faut tirer les leçons de la mise en œuvre du programme de coopération qui arrive à échéance afin d'informer et de guider nos choix en matière de stratégie » a-t-il souligné. Avant d'ajouter qu'ils doivent s'assurer que les choix qu'ils feront pour le programme de coopération futur s'inscrivent dans le cadre des politiques et programmes du Gouvernement du Mali, dans sa lutte contre la pauvreté.
Il a enfin rappelé que Le Mali vient d'adopter le Cadre Stratégique de Croissance de Lutte contre la Pauvreté de deuxième génération. Ce document est le plan de campagne du Gouvernement du Mali dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté (CSLP). Ce document doit servir de cadre d'intervention pour tous les partenaires du Mali désireux de soutenir les efforts du Gouvernement. Le Fnuap étant un partenaire privilégié du Mali dans le domaine de la population, il est de notre devoir de planifier des activités en appui au cadre stratégique de lutte contre la pauvreté a-t-il déclaré. Il a conclut que le genre d'exercice fait parti désormais des outils de planification du fonds des nations unies pour la population.
Daouda Coulibaly
Radio Foko - Ségou
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SOMMET DE L'UNION AFRICAINE
Le Ghana choisi au détriment du Soudan
L'Union Africaine, au premier jour de ses assises, s'est sortie d'une situation compliquée en choisissant le Ghana pour présider l'Union africaine. Il a été préféré au Soudan dont la candidature a été rejetée pour la deuxième année consécutive en raison de la crise au Darfour, grâce à Alpha Oumar Konaré.
« Par un vote de consensus, le président (John) Kufuor du Ghana a été
élu à la présidence de l'Union africaine », a annoncé à la presse le président de la commission, Alpha Oumar Konaré.
Les rebelles du Darfour avaient averti qu'ils cesseraient de considérer la mission de maintien de la paix de l'UA comme une honnête médiation si Omar el-Béchir devait être désigné à la tête de l'UA.
Le Soudan avait déjà tenté l'an dernier d'obtenir la présidence de l'organisation de 53 membres, mais les dirigeants africains avaient préféré le président congolais, Denis Sassou Nguesso . Cette désignation faisait l'objet d'un compromis, ce dernier devant transférer la présidence à l'issue d'un mandat.
Mais l'accord dépendait également de la capacité de Khartoum à rétablir la paix au Darfour. Au lieu de s'apaiser, la situation s'est dégradée ces derniers mois. Plus de 200.000 personnes ont été tuées au Darfour et quelque 2,5 millions ont été contraintes de fuir leurs maisons au cours des quatre dernières années.
La Somalie , où le gouvernement tente d'établir son autorité après la chute des islamistes, risque de replonger dans le chaos si la force africaine de paix, qui cherche désespérément des soldats, n'est pas déployée rapidement, a prévenu lundi l'Union africaine (UA).
« Si les troupes africaines ne sont pas mises en place rapidement, ce sera le chaos », a mis en garde le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré dans son discours d'ouverture à Addis Abeba lors du 8e sommet de l'organisation panafricaine.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA avait annoncé le 19 janvier le déploiement « dans les plus brefs délais » d'une force africaine de paix, dont le principe avait déjà été accepté... deux ans auparavant par l'organisation continentale.
« J'en appelle à une mobilisation des troupes africaines », a lancé M. Konaré. « Nous avons besoin de 8.000 soldats. Aujourd'hui, à peine 4.000 » sont prêts à être déployé, a-t-il expliqué, précisant que seuls le Nigeria , l'Ouganda, le Malawi et le Ghana avaient accepté d'envoyer des soldats en Somalie , pays où une mission de paix de l'ONU au début des années 90 avait tourné au désastre.
La bataille pour la présidence menaçait d'éclipser tous les autres sujets à l'ordre du jour du sommet d'Addis-Abeba. La médiation entreprise par le président sud-africain Thabo Mbeki et une commission de sept "sages" a permis d'éviter la crise.
Les délégués vont pouvoir désormais se concentrer sur les dossiers brûlants de l'actualité africaine : la mission de l'UA au Darfour, les troubles survenus récemment en Guinée ou le déploiement de la future force de maintien de la paix en Somalie .
AK
Source AFP
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STADE MALIEN/AS DOUANE : 1-2
Les Blancs étalent leur immaturité tactique
Les Douaniers s'étaient déplacés à Bamako pour préserver l'essentiel. Ils ont fait mieux en battant (2-1) le Stade malien en match du premier tour des préliminaires de Ligue africaine des champions. Les Gabelous ont pris une avance sérieuse en vue de la qualification pour le second tour. Les Blancs doivent revoir leurs ambitions africaines en attendant d'avoir les vraies armes pour les réaliser.
« L' AS Douane n'est pas le Nianan , ni le CSD ou l' AS Commune II contre lesquelles le Stade malien s'est contenté d'engranger les points de la victoire et rien de plus en championnat national » , avertissait un confrère. C'était à la veille de la rencontre de dimanche dernier au Stade du 26 Mars en match aller du premier tour des éliminatoires de la Ligue africaine des champions.
Lors de cette rencontre, les protégés de Mohamed Magassouba ont malheureusement confirmé nos craintes : l'effectif du Stade n'est pas à la hauteur de ses ambitions africaines. Ce qui est inquiétant pour le football malien dont le Stade est le champion consécutif depuis trois saisons. Premiers à ouvrir le score dès la 19e minute, par Karim Sogoba , les protégés de Mahamadou Samaké se sont endormis par la suite. Croyant avoir fait l'essentiel, ils ont surtout fait preuve d'une incroyable suffisance défensive. Ce qui rendait inefficace l'ambitieux 4-3-3 pour lequel avait opté Magassouba pour étouffer les visiteurs.
Des visiteurs venus prudemment aborder cette manche aller. « Etant donné qu'on n'a pas beaucoup d'informations sur nos adversaires ni sur le plan jeu encore moins sur la qualité de leurs joueurs, et compte tenu que c'est un match qui se joue à l'extérieur, je pense qu'il va falloir verrouiller derrière d'abord et après jouer devant les coups à fond » ! C'est avec cette résolution que le coach de l' AS Douane, Badara Sarr , a fait le déplacement de Bamako pour affronter le Stade malien en préliminaires de la Ligue africaine des champions.
Et c'est cette consigne de prudence qui a prévalu dans le camp des Gabelous même s'ils se sont faits surprendre à la 19e minute par les attaquants des Blancs de Bamako. L'ouverture du score a visiblement créé la panique dans le camp sénégalais. Les poulains de Badara Sarr se sont contentés de repousser les assauts des Maliens sans chercher à construire pour riposter. Avec un milieu de terrain effacé, les attaquants comme Célestin Faye et Boubacar Mbengue ont été sevrés de balles durant une grande partie de la première mi-temps. Malheureusement pour les Blancs, cette panique n'a été que de courte durée.
En, effet, les Douaniers parviennent à exploiter les bévues adverses pour établir la parité juste avant la pause (43e minute). Les Gabelous allaient une seconde fois se payer la tête de la défense stadiste en doublant la mise dans les arrêts de jeu. Sans dominer la partie, les Sénégalais regagnaient ainsi les vestiaires en menant au score.
A la reprise, Mohamed Magassouba , lance l'une des valeurs sûres du football malien dans le bain : Lassana Diallo. Mais, cela ne s'est pas avéré suffisant pour renverser la situation puisque ce sont les Douaniers qui se sont créés les meilleures occasions en seconde période. Heureusement, leurs attaquants ont souvent fait preuve d'une maladresse incroyable sinon l'addition aurait été plus salée.
Menant au score, les représentants du Sénégal se sont finalement contentés de gérer cette avance en brisant le rythme de l'adversaire. Ce qui lui réussi bien, surtout que les Blancs de Bamako ont terminé la partie en infériorité numérique après l'expulsion du défenseur Modibo Sow pour deux cartons jaunes. Même si les Gabelous paraissaient moins en jambe que leurs adversaires, ils ont su judicieusement exploiter leur expérience pour piéger et vaincre la jeune équipe malienne.
La victoire de l'expérience
Les Blancs de Sotuba n'ont pas réussi à empêcher les Gabelous sénégalais d'imprimer un faux rythme à la rencontre. Cela leur a été fatal. Des talents comme Bakary Coulibaly, Djibril Sacko , Modibo Sow , Daouda Bagayogo , Moussa Diop , Karim Sogoba … sont apparus désarmés face à des vieux briscards que sont Vito Badiane, Ousmane Ndao , Nicholas Ndione , Babacar Ndiaye, les frères Mbengue et Pape Alé Thiack . Ils n'ont pas pu non plus tenir la concurrence fac à des jeunes loups aux dents longues tels Pape Malick Cissé, Karamba Coly , Célestin Faye, Mame Daouda Gning ... A l'arrivée, ce sont les visiteurs qui empochent le gain du match. Il est vrai que ce n'est que la première partie d'un scénario à deux épisodes. Mais, on voit mal le Stade remonter la pente après ce qu'il a démontré dimanche dernier au stade du 26 Mars. Difficile en tout cas de partager l'optimisme de Magassouba et de certains de ses joueurs qui espèrent rendre la monnaie aux Douaniers dans deux semaines à Dakar.
Cette opposition est la 3 e entre l' AS Douane et des Clubs maliens. Les Douanier avaient déjà affronté le Club Olympique de Bamako (COB, en Coupe de la Caf) et le Djoliba AC en Ligue des Champions. Ces retrouvailles sont considérées par les responsables de l' AS Douane comme la belle puisque chaque partie a à son actif une qualification sur l'autre. Eliminés par le COB en Coupe Caf, les Douaniers avaient pris leur revanche sur les Djolibistes en Ligue des champions. Et les Gabelous ont pris une avance confortable pour s'offrir la « belle » .
Moussa Bolly