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2007

Mois de janvier

Les Echos du 25 janvier 2007

ACCOINTANCES ARMEE-POLITIQUE

Il y a péril en la demeure

Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) a tiré la sonnette d'alarme en mettant en garde contre la politisation rampante dans les garnisons. Un danger pour notre démocratie.

Selon un communiqué du Parena, diffusé par la presse nationale, la politique envahit les garnisons militaires. Un seul accusé : le Mouvement citoyen et par ricochet le président de la République de qui il se réclame.

Les forces armées représentent les différentes organisations militaires qu'un Etat consacre à la mise en œuvre de sa politique de défense . Leur mission première est d'assurer la sécurité de l'Etat, la défense de ses intérêts et la protection de ses populations et territoire vis-à-vis d'une menace extérieure. Elles peuvent également recevoir des missions de maintien de la paix dans un cadre international. Dans notre pays, le militaire n'est pas éligible même s'il est électeur.

Conscient de tout cela, le Mouvement citoyen a cru bon de politiser les camps et les porteurs d'uniformes. A la télévision nationale, il est loisible de voir certaines de ses manifestations avec des porteurs d'uniformes ostensiblement assis aux premières loges. Mais, personne, hormis peut-être ceux qui orchestrent cet état de fait n'y a intérêt. Autrement dit, l'armée républicaine doit être au-dessus des contingences politiques et ne veille qu'aux intérêts supérieurs du peuple. C'est pourquoi ses éléments prêtent serment sur le drapeau national, fidélité et loyauté à la République.

Mais aujourd'hui, au train où vont les choses, il y a lieu de craindre. Les recrutements, les avancements et la gestion des carrières font grincer des dents, entre ceux qui voient leurs frères d'arme aller à la vitesse V parce qu'ayant des accointances avec les politiques et ceux oubliés, lorsque ayant droit à un avancement, ils sont écartés parce qu'ils ne sont plus en odeur de sainteté. Un journal de la place avait évoqué le cas d'un militaire, ancien ambassadeur, promu au grade de général, mais dont la nomination, semble-t-il, a été jetée aux calendes grecques.

Le président ATT est interpellé : il ne saurait se blanchir personnellement par rapport au fait qu'il est lui-même à la base des amalgames entre la chose politique et militaire. Sinon, comment expliquer autrement qu'en année électorale on nomme autant de généraux dans les corps ? Comment expliquer en année électorale les décorations à la pelle ?

Le président de la République est le président de tous les Maliens : ceux qui ont voté pour lui comme ceux qui ont voté contre lui. Il est le garant de la Constitution et de la bonne marche de l'Etat. A cet égard, nous pensons qu'il est dans son rôle d'arbitre en mettant le holà à cette dérive et à d'autres. Il se doit de veiller à ne pas empoisonner les rapports ou à instaurer des pratiques qui vont lui survivre et qui sont en contradiction flagrantes avec les valeurs républicaines que notre armée s'est engagée à défendre après avoir demandé pardon au peuple à la Conférence nationale de juillet 1991.

Alexis Kalambry

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PRESIDENTIELLE DE 2007

Le FDR en vue pour tenir la dragée haute à l'APD

Après les plate-formistes, il n'est pas exclu de voir des frontistes s'aligner pour la présidentielle de 2007. L'ADJ, le RPM, le Parena, la CDS et Convergence-2007 s'apprêtent à former un pôle politique pour réaliser l'alternance dans trois mois dans le cadre du Front démocratique et républicain (FDR).

Postérieurement à l'avènement de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui regroupe 14 partis politiques ayant décidé de soutenir la candidature du président de la République Amadou Toumani Touré à l'élection présidentielle de 2007, un autre pôle politique dénommé le Front démocratique et républicain (FDR) pourrait naître dans les jours à venir.

Le Front démocratique et républicain regroupe outre l'Association démocratie et justice (ADJ), tous les démocrates qui partagent les idéaux du Manifeste pour la démocratie. Ce Front sera certainement élargi à de grandes formations politiques notamment le Rassemblement pour le Mali (RPM), le Parti pour la renaissance nationale (Parena), la Convergence démocrate et sociale (CDS) et Convergence-2007.

De sources généralement bien informées, des concertations sont en cours entre ces partis politiques et l'ADJ afin d'aboutir à un mouvement homogène. En effet, le Parena, le RPM, la CDS et Convergence-2007 sont des partis qui n'ont pas signé la plate-forme ADP. Conscientes que l'un des plus importants rôles d'un parti politique est la conquête du pouvoir, ces formations politiques ont décidé de jouer pleinement leur rôle et vont présenter des candidats à l'élection présidentielle de 2007.

La création du Front démocratique et républicain pourrait donner de tonus à la campagne électorale. En l'absence de candidats charismatiques et teigneux, celle-ci promettait d'être fade et aurait un air de déjà vu et entendu. Mais l'intérêt de la création de ce Front c'est qu'il donne une lueur d'espoir à de nombreuses populations de plus en plus désabusées par une gestion patrimonialiste et claniste des affaires de l'Etat et qui ne savaient plus à quel saint se vouer. Le Front devrait donner l'opportunité à ceux qui seront appelés aux urnes de faire différents choix.

Sur le plan de la conquête du pouvoir, il s'agira d'un véritable mouvement politique et de contrepoids à l'ADP et son poulain à la présidentielle de 2007. Selon certains observateurs, avec la création de FDR, il y aura forcément un deuxième tour à l'élection présidentielle, ce qui ne serait pas pour arranger l'ADP et son poulain. On comprend alors aisément les campagnes de charme, de bienfaisance et de largesses de l'entourage du président ATT, notamment du Mouvement citoyen. Cette association qui semble ne pas accorder de crédit à l'ADP fait feu de tous bois pour parvenir à un plébiscite du général.

Ainsi les casernes militaires ne sont pas épargnées par ses activités politiques. En témoigne la condamnation de cette situation par le Parena. Dans un communiqué dont copie nous est parvenue, le parti du Bélier condamne l'omniprésence du Mouvement citoyen dans les casernes et l'invite à s'abstenir de vouloir politiser l'armée.

Denis Koné

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INTRANTS IMPAYES A LA CMDT

Le faux jeu du président de l'Apcam

Dans l'affaire d'intrants agricoles et d'herbicides fournis courant 2005 à la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) et qui restent impayés, le président de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture du Mali (Apcam) est loin d'être blanc comme neige. Il est aujourd'hui honni par les fournisseurs qui ne veulent plus le voir. Pas même en peinture.

Le président de l'Apcam Bakary Togola est-il passé maître dans l'art d'arnaquer des citoyens ? On ne saurait l'attester de façon formelle. Mais dans l'affaire d'intrants agricoles et d'herbicides, qui défraie la chronique à la CMDT, il lui serait difficile de se dépêtrer. Il est en réalité le commanditaire du contrat d'offres n°14/03/05/GSCVM.

Depuis quelque temps, la CMDT n'a plus qualité pour commander directement des intrants et herbicides au nom des paysans. Ce privilège incombe à l'Apcam. Celle-ci, à son tour, mandate le Groupement des syndicats cotonniers et vivriers du Mali (GSCVM) pour agir à ses lieu et place.

Fort de ce privilège, Bakary Togola, en sa double qualité de président de l'Apcam et du GSCVM a signé en 2005 avec une vingtaine d'opérateurs économiques de la place un contrat de fourniture d'intrants et d'herbicides au titre de la campagne agricole 2006/2007. Les prix proposés par les soumissionnaires pour les différentes composantes de l'appel d'offres ont été avalisés par M. Togola. Pour les herbicides par exemple, un fournisseur a proposé 10 500 F CFA le litre de gramoxone et le marché a été conclu sur cette base.

La totalité du contrat atteint plusieurs milliards de nos francs. Certains fournisseurs ont à eux seuls investi près de 900 millions de F CFA dans le marché. Tous les produits ont été livrés au président de l'Apcam et du GSCVM qui a même signé le bordereau récapitulatif de livraison aux différents fournisseurs.

Pots-de-vin

Depuis plus de deux ans, aucun soumissionnaire n'a été payé. La CMDT, qui doit délier le cordon de la bourse, a jugé les prix exorbitants. Selon certaines sources, le géant du coton malien soupçonne le président de l'Apcam de surfacturation. Mais il est un intouchable pour être inquiété. La raison est qu'il crie sur tous les toits son soutien indéfectible à ATT auquel il promet des millions de voix en zone cotonnière à la présidentielle d'avril 2007.

Des commerçants qui commencent à délier leur langue estiment qu'ils ont été bel et bien grugés par le président de l'Apcam. Certains affirment avoir pris part à un marché de dupe après avoir payé des dizaines de millions de pots-de-vin afin d'être adjudicataires. Pis, Bakary Togola, sûr de son influence et des faveurs de Koulouba, aurait pendant deux ans berné ses partenaires en leur promettant de dénouer la situation en amenant le PDG à régler leurs dettes.

La CMDT mise au parfum des choses propose son prix pour un règlement à l'amiable. Elle aurait avancé la somme de 4000 F CFA par litre d'herbicide. Une offre gentiment mais fermement rejetée par des commerçants qui estiment que leur salut se trouve au contraire dans le paiement de leurs factures acceptées dans un premier temps pour faire face aux agios des banques.

Certains ont accepté à leur corps défendant le deal de la CMDT le forfait de 4000 F. D'autres ont préféré intenter un procès qu'ils ont gagné mais sans être encore en possession de la grosse. Le hic est que tout le monde connaît les racines du mal. Bakary Togola est pointé du doigt comme étant celui qui est à l'origine de cette situation. Les plus hautes autorités du pays en sont informées, mais personne ne lève le petit doigt.

Au pays de l'impunité, les voleurs, menteurs, délateurs et brutaux sont rois.

Abdrahamane Dicko

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CONTRE LES ARMES LEGERES

Ecosap remplace le Pcased

Le commissaire chargé des affaires politiques, de la défense et de la sécurité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), le colonel Mahamane Touré, a animé mardi après-midi, une conférence de presse à l'hôtel Salam. Il s'agissait de présenter le Programme de contrôle des armes légères (Ecosap) qui remplace désormais le Pcased, ses objectifs et les entités qui interviennent dans sa mise en œuvre.

Aux dires du conférencier, Ecosap dont le siège est à Bamako est un programme sous-régional regroupant les 15 Etats membres de la Cédéao. Son budget est de l'ordre de 32 millions de dollars sur 5 ans. Le Programme qui ambitionne d'aider les commissions nationales, les associations de la société civile à se doter des ressources humaines nécessaires pour mener à bien les activités de lutte contre la prolifération des armes légères dans l'espace Cédéao, vise à renforcer le dispositif sécuritaire au sein de la Communauté. « Sur les 32 millions de dollars prévus pour la durée du Programme, 4 millions de dollars ont à ce jour été mobilisés pour faciliter son démarrage » , a dit le colonel Touré.

Sa mise en œuvre ne sera effective qu'après sa ratification par au moins 9 Etats membres. En attendant, le plan d'action 2007 a été élaboré de même que l'organe consultatif a été mis en place à l'effet de donner les grandes orientations de lutte contre la prolifération des armes légères.

Toutefois, le commissaire s'est gardé d'avancer un chiffre sur le nombre d'armes légères qui circulent dans l'espace Cédéao. Car, selon lui, il n'existe pas de statistiques fiables en la matière. Il a néanmoins ajouté que les efforts sont en cours afin que le financement soit bouclé dans un avenir proche.

A l'entendre, l'engagement et la détermination du Mali dans la lutte contre la prolifération des armes légères depuis sous Alpha Oumar Konaré, la flamme de la paix… sont des éléments concertés qui expliquent le choix de notre pays à abriter le siège de l'Ecosap.

Une minute de silence a été observée à la mémoire du consul du Mali au Niger, Isaac Coulibaly.

Mohamed Daou

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CONDITIONS DE VOYAGE A BITTAR TRANS

Les élèves et étudiants de Mopti protestent

Retard sur le programme de départ, manque de respect, violences sur des élèves et étudiants… sont des griefs formulés par la Coordination des associations des scolaires et universitaires de Mopti contre la compagnie Bittar Trans, chargée du transport des élèves et étudiants.

C'est la compagnie Bittar Trans qui a bénéficié cette année du marché de transport des élèves et étudiants pendant les grandes vacances. De ce fait, elle est chargée d'organiser leur retour en famille pendant les vacances et leur retour à la rentrée.

Dans une correspondance déposée à notre rédaction, la Coordination des associations des scolaires et universitaires de la région de Mopti décrie les conditions dans lesquelles les opérations de voyages ont été organisées par la compagnie. Elle estime qu'au cours des voyages, ses adhérents ont été l'objet de multiples tracasseries. Elle dénonce la présence sur les lieux aménagés pour recevoir les élèves et étudiants réquisitionnaires des gros bras que la Coordination considère comme une intimidation.

Selon elle, le programme de départ des véhicules réquisitionnés fourni par le Transit administratif n'a jamais été respecté par la direction de Bittar Trans. « Cette situation que nous avons trouvée injuste est causée par l'insuffisance de ressources financières de la compagnie face au nombre d'élèves et d'étudiants bénéficiant des frais de continuation. Les camarades sont contraints d'attendre les passagers ordinaires qui viennent payer leur billet aux guichets le matin pour enfin recevoir leurs frais de continuation souvent insuffisants. Ils doivent aussi attendre les cars en provenance de Ségou pour embarquer parce que le parc automobile est insuffisant face à la forte demande » , s'indigne la Coordination, qui s'insurge également contre le fait que le DG de la compagnie, Dramane Bittar, a toujours privilégié les passagers ordinaires sous prétexte qu'il n'a pas perçu un franc de l'Etat. « Au retour, nos camarades ont dormi dans des gares routières parce qu'ils sont tout simplement réquisitionnaires et que la priorité est donnée aux passagers ordinaires » .

Manipulation ?

Mais ce qui a le plus irrité la Coordination, c'est que le DG de la compagnie n'hésitait à aucun moment de manquer du respect ou de porter la main sur un élève ou étudiant. « Un camarade ressortissant de Sikasso a reçu des coups et blessures de la part de Dramane Bittar. Aussi, trois de nos camarades de la Coordination de Mopti ont été l'objet d'injures graves pour avoir réclamé un traitement digne » , accuse la Coordination.

A travers ce témoignage, la Coordination des associations des scolaires et universitaires de la région de Mopti entend prendre à témoin les plus hautes autorités sur les souffrances et humiliations qu'ont endurées les élèves et étudiants pendant l'exécution du marché par la compagnie Bittar Trans.

Cependant, à la direction générale de la compagnie le ton est différent. Joint au téléphone, le DG de Bittar Trans a marqué son étonnement devant le contenu de la lettre. « Je suis surpris de cette déclaration de la Coordination. La question qu'on doit se poser c'est pourquoi ils ne se sont pas plaints durant l'exécution du marché au lieu d'attendre la fin pour le faire. Cela ne résiste à aucune analyse objective. Je suis vraiment désolé et surpris » , a indiqué M. Bittar.

Pour la compagnie, la Coordination porte le combat d'un autre lorsqu'elle affirme que « le marché a été octroyé à Bittar dans des conditions douteuses » . A Bittar Trans, l'on indique que les élèves et étudiants de la Coordination de Mopti n'ont pas qualité pour apprécier les ressources financières de la compagnie. « Ils cherchent la cassation du marché. Ils sont manipulés. Je dois rappeler que c'est la première fois qu'on attribue le marché à une seule compagnie. Autrefois, il était partagé. Ce qui facilitait le déroulement de l'opération » avance t-on, à Bittar Trans.

A en croire le superviseur des opérations d'embarquement, Adama Ndiaye, le retard accusé pendant l'opération n'était pas délibéré. « On recevait tardivement la liste des élèves et étudiants devant effectuer le voyage. Or, le travail est assez laborieux en ce sens qu'il faut déposer le document à la comptabilité qui doit faire la prévision pour savoir qui va où et combien donner à qui pour les frais de continuation » .

Mohamed Daou

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BOUREIMA FARKA TOURE DIT VIEUX

Porteur d'un lourd héritage

Il n'est certainement pas la réincarnation de son père, Ali Farka Touré arraché à l'affection des mélomanes le 7 mars 2006. Il se positionne néanmoins comme l'un de ses dignes héritiers comme Afel Bocoum, Baba Salah Cissé, Samba Touré… Boureïma Farka Touré dit Vieux commence à sortir de l'ombre.

« Ce n'est pas facile d'égaler une star comme Ali Farka, à plus forte raison faire plus que lui. Mais tout est une question d'inspiration et surtout de la volonté de Dieu » , dit Vieux Farka à propos de son père . Faire autant que son défunt papa sinon mieux, c'est le défi qu'il doit pourtant relever. Etudiant au Conservatoire des arts et des métiers multimédias Balla Fasséké de Bamako, Bouréïma dit Vieux Farka Touré fait de la guitare à la même allure que son père.

« J'ai commencé à faire la musique en 1994, auprès de mon cousin Afel Bocoum, comme batteur dans l'orchestre de Niafunké. Parallèlement, je poursuivais mes études à Kati. Après le DEF (diplôme d'études fondamentales), j'ai opté pour l'Institut national des arts (INA). A ma sortie, j'ai fait le concours d'entrée au Conservatoire, où je suis actuellement » , explique le porteur du lourd héritage de son père.

Entre-temps, il avait abandonné la batterie pour la guitare. « J'ai choisi de faire de la batterie au départ, parce qu'il n'y avait pas de batteur à Niafunké à l'époque. Comme j'aimais bien cet instrument, j'ai décidé de m'y essayer. Après, j'ai aussi tenté avec la guitare. J'ai finalement réussi à jouer des deux instruments » , souligne Vieux.

Vieux se considère comme « le pur produit du folklore malien, du Nord du Mali. Mon père faisait tous les styles. C'était un bosseur. C'est ce que je vais m'employer aussi à faire. Mais en essayant d'apporter un petit plus » . Même s'il demeure fidèle à la philosophie musicale paternelle, le guitariste veut aussi imposer son style.  « Ce que les gens savent de moi pour le moment, c'est que je suis le fils d'Aly Farka Touré. Ça, c'est naturel. Mais, il faut que je me batte pour montrer aussi ce que je sais faire. Car personne ne peut devenir comme l'autre chacun étant ce qu'il est » .

Après les Tamani 2006 , il était récemment au Festival d'Essakane (Tombouctou) qui a consacré une soirée d'hommage à son défunt père. Il est également invité au Festival sur le Niger qui débute jeudi prochain à Ségou. Et Boureïma compte surtout sur les compagnons de son père pour l'aider à trouver sa voie. « Mon père m'a dit un jour : si je venais à quitter ce monde un jour, il ne faut pas laisser les gens qui sont avec moi. Tu les gardes. C'est avec ce groupe que je travaille » , se rappelle-t-il.

Et ce sont ces virtuoses de la guitare, du ngoni, de la calebasse… qui l'accompagnent sur son premier album annoncé pour le 13 février prochain. Une première certainement très attendue par les fans de son père.

Moussa Bolly

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MOUSSA SISSOKO A TOULOUSE

« Je veux d'abord faire mes preuves en France »

Moussa Sissoko, un jeune footballeur malien de 17 ans, vient de signer son premier contrat professionnel avec Toulouse football club (TFC, Ligue 1 française). Sorti du centre de formation dudit club, Sissoko a signé un contrat de trois ans, dont le montant n'a pas été révélé.

« Je suis content, car ça fait longtemps que j'attends ce moment-là. J'aurais pu partir en Angleterre, mais c'était peut être un peu tôt et ce n'était pas forcément une bonne solution. Il vaut mieux débuter en France et faire ses preuves. En travaillant, j'espère intégrer le groupe pro le plus vite possible » , a souligné le jeune talent sur le site Internet de Toulouse.

Le jeune footballeur malien avait refusé des offres venant de grands clubs anglais, comme Liverpool et Bolton, espérant intégrer rapidement le groupe professionnel de son club formateur. Pour beaucoup d'observateurs, le milieu défensif international a fait le choix de la raison, en refusant de céder aux sirènes venues d'Angleterre (Liverpool, Bolton…). Il vient de poser sa signature sur un contrat de trois ans le liant avec le TFC jusqu'à ses 20 ans. Possédant un solide gabarit (1,86 m, 83 kg) et originaire du Mali, le garçon a été repéré par le club toulousain en région parisienne, où il est né.

Le jeune Franco-Malien est aujourd'hui considéré comme une valeur sûre du football français. En tout cas, ceux qui le connaissent ne tarissent pas d'éloges sur lui.

« C'est important pour le club, qu'un jeune comme ça, une pointure en plus, sollicité par des clubs étrangers, reste là. Ça veut dire qu'on veut faire des choses, que le club veut avancer. Il faut qu'on ait une place plus importante dans le football français » , a souligné Elie Baup, son coach. Pour le directeur général du TFC, Hughes Henry , « Moussa est un des joueurs les plus talentueux de notre centre de formation. Suivi par de nombreux clubs anglais, on devait rapidement s'engager avec lui. Je suis content qu'il ait choisi de rester » .

« Moussa est depuis début décembre dans mon effectif. C'est un joueur qui a un gros potentiel, il est monté avec moi pour passer un cap supplémentaire. Mais il a encore besoin de travailler, de se mettre dans le rythme du championnat CFA, qui est un championnat compliqué. Il ne faut pas brûler les étapes avec lui, il a signé professionnel, mais il faut qu'il reste avec moi jusqu'à la fin de la saison. Il ne passera au-dessus que s'il est vraiment très performant, ce que je lui souhaite » , souhaite Pascal Sempé, l'entraîneur de l'équipe B de Toulouse.

Au centre de formation depuis 2002, il est sélectionné régulièrement en équipe de France, dans chaque catégorie d'âge. La sélection nationale des moins de 17 ans, conduite par Luc Rabat, était réunie à Clairefontaine jusqu'à hier pour participer aux tests médicaux. Parmi les vingt-trois joueurs présents figurait naturellement Moussa Sissoko. Déjà, l'année dernière, il avait revêtu le maillot bleu pour la première lors d'un match amical contre la Turquie.

Moussa Bolly

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