Il est de notoriété publique que des agents de la circulation exercent des exactions sur de paisibles usagers. Mais, interrogé par un confrère, qui a réalisé un article sur le port du casque dans sa parution du 16 janvier 2006, le commandant du Groupement mobile de sécurité (GMS), a feint d'ignorer l'évidence, avant d'inviter les populations à collaborer dans la dénonciation des mauvais comportements de policiers chargés de faire respecter la loi en circulation.
Dieu faisant bien les choses, ne voilà-t-il pas l'AMDH protester contre les violences d'un policier sur une douanière ? Après avoir passé ses nerfs sur la femme, l'agent, pour toute punition, a été muté au nord. Et vous voulez encore qu'on collabore ?
Le patron du GMS ne sait-il pas qu'ici le moindre écart de conduite se paye cash alors que dans de nombreux cas, le simple avertissement peut s'avérer salutaire ? N'a-t-il jamais appris que de jeunes agents affirment haut et fort qu'ils monnayent comme ils peuvent leur recrutement dans le corps ?
Ne sait-il pas que les visages de malfrats sont soigneusement cachés à la télé ? La liste des questions n'est pas exhaustive. Mais, en l'absence de réponses, celles qui sont déjà posées ne sont pas de nature à susciter l'esprit de collaboration des populations.
En réalité, avec la crise de l'emploi, on peut penser que ce n'est forcément plus par vocation que des jeunes se retrouvent çà ou là. Autrement dit, la nécessité faisant monter le singe sur l'arbre épineux, certains sont en poste par instinct de survie, d'où les nombreux dérapages un peu partout, mais surtout à la police.
Et il en restera toujours ainsi tant que le policier et tous ceux qui exercent une fonction publique n'ont pas dès l'entame de leurs carrières une haute idée de leurs missions, l'amour sincère du métier. Il serait peut-être bon que nous ayons à l'esprit le service public d'abord, le service public ensuite, le service public toujours. Toutes choses qui ont foutu le camp depuis 2002 que certains prennent sinon pour la date de l'indépendance du Mali du moins le jour du salut du peuple.
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FRONT SOCIAL
L'UNTM accorde un sursis à l'Etat
L'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), qui avait menacé de déposer un préavis de grève ce lundi, a accordé un répit au gouvernement Pinochet. Ce dernier a promis de dénouer la crise au plus tard mercredi prochain.
Ira-t-elle ou n'ira-t-elle pas en grève ? L'UNTM s'est pour le moment gardée de déposer aujourd'hui lundi son préavis de grève sur la table du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'Etat et des Relations avec les institutions. Grâce aux implications personnelles du chef du gouvernement Ousmane Issoufi Maïga, qui a promis de prendre le dossier en main, la principale centrale syndicale malienne a accepté de jouer la carte de l'apaisement.
Toutefois, le préavis de grève reste suspendu comme une épée de Damoclès sur la tête du gouvernement. L'UNTM s'est fâchée avec l'Etat à cause du fait que son protocole d'accord de 2006 n'a pas été exécuté à souhait. Sur les 14 points, seuls 4 ont été satisfaits. Le secrétaire général de l'UNTM, Siaka Diakité est alors monté au créneau pour exiger la prise en charge complète de son protocole, condition sine qua non de l'ouverture de négociations sur le cahier de charges de 2007.
L'espoir de la Bourse du travail (siège de l'UNTM) reposait sur le conseil des ministres du mercredi dernier. A cette occasion, la seule doléance du protocole d'accord satisfaite fut celle relative à l'apurement des droits des travailleurs compressés, qui s'élève à 552 millions de F CFA.
Selon nos informations, le Premier ministre a pris l'engagement de donner entière satisfaction à l'UNTM cette semaine. Il attend, pour ce faire, de réunir les conditions. L'implication d'Ousmane Issoufi Maïga est consécutive à une réunion avec ses partenaires de la Bourse du travail où le constat et une synthèse des points de l'inexécution du protocole d'accord ont été faits.
Abdrahamane Dicko
[haut]
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LITIGE FONCIER EN COMMUNE IV
Mairie et jeunesse à couteaux tirés sur 62 lots
Un bras de fer oppose la mairie de la Commune IV à la jeunesse de Lafiabougou-Bougoudani au sujet de la gestion de 62 parcelles. La première se dit claire alors que la seconde la soupçonne de gestion mafieuse des lots.
La jeunesse de Lafiabougou-Bougoudani en Commune IV, regroupée au sein de l'Association des jeunes pour le développement de Bougoudani (AJDB), et les responsables municipaux et notabilités du quartier ne soufflent plus dans la même trompette. A l'origine de cette mésentente, l'attribution par l'Etat de 100 hectares pour le recasement des déguerpis de Bougoudani, Djikoroni-Para, Sébéninkoro et Taliko, des quartiers qui ont fait l'objet de lotissement. Ainsi, Bougoudani a bénéficié de 62 lots aux environs du cimetière de Lafiabougou en zone ACI.
Le chef de secteur du quartier, Daouda Dembélé, est aujourd'hui contesté par les responsables de l'AJDB. Ceux-ci l'accusent d'avoir déjà reçu dans l'ombre un quota de lot tout en piétinant l'intérêt des habitants qu'il est censé défendre. « Pendant sept ans, nous avons cohabité avec deux tendances de chefs de secteur qui se sont toujours regardés en chien de faïence. Mais, avec cette histoire de 62 lots, ils ont formé une coalition contre les habitants de Bougoudani en complicité avec la mairie » , dénonce Mamadou Coulibaly, secrétaire générale de l'AJDB.
Cependant, le maire de la Commune IV, Issa Guindo, et le chef de quartier de Lafiabougou, El hadj Birama Traoré, regrettent dans cette affaire l'attitude des jeunes qu'ils qualifient de tare.
Le maire, tout en reconnaissant avoir reçu plusieurs fois les membres de l'AJDB pour mieux les élucider sur le dossier, soutient que la gestion des 62 lots de Bougoudani qui se fait en collaboration avec le ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales et le gouvernorat du district, est claire comme l'eau de roche.
Selon lui, l'attribution des 62 remonte à mars 2001 quand les déguerpis de Bougoudani devaient être recasés à Kalabanbougou. « Mais, à ce niveau, nous avons été confrontés à un problème, car les propriétaires de champs qui ont utilisé ces terres pendant des décennies ont réclamé leur droit coutumier. Ainsi, ces champs ont été purgés tout en donnant la priorité aux propriétaires de champs de choisir librement des lots en guise de reconnaissance du droit coutumier » , explique M. Guindo.
« Evidemment, certains bénéficiaires du droit coutumier sont tombés sur certains des lots des recasés de Bougoudani qui devaient aussitôt attendre la prochaine opération de recasement malgré qu'ils aient déjà une notification d'attribution des lots de Kalabanbougou. C'est au total 115 cas de purges que nous avons à Bougoudani » , précise-t-il .
A l'issue d'une assemblée générale, contre l'avis du maire de la Commune et du chef de quartier, l'AJDB a réclamé l'exclusion pure et simple du chef de secteur et son « ennemi » d'hier qui, selon elle, défendent leurs propres causes au détriment de celle des habitants de Bougoudani. Cette décision n'a aucune signification aux yeux du chef du quartier qui continue à accorder son entière confiance au chef de secteur de Bougoudani. « Ça fait plus de dix ans que je travaille avec lui et je n'ai rien à lui reprocher » , tranche M. Traoré.
La jeunesse de Bougoudani, qui se dit déterminée à ne pas se laisser faire dans cette affaire, a sollicité l'implication du Vérificateur général dans le dossier. Elle a également choisi son chef de secteur, qui, même s'il n'est pas reconnu par le chef de quartier et la mairie de la Commune IV, reste son seul homme de confiance.
Des nombreux habitants de Lafiabougou Bougoudani, qui vivent pour la plupart dans la précarité, faute de logements décents, fondent beaucoup d'espoirs sur ces parcelles qui doivent être gérées dans une totale clarté au bénéfice des plus nécessiteux.
Amadou Waïgalo
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APPEL AUX MILITANTS DE L'ADEMA-PASJ
Pour un congrès de la clarification
Après les multiples manquements du comité exécutif aux textes du parti, notamment les statuts adoptés par le 3e congrès ordinaire du parti, aux résolutions et orientations de ce même congrès et aux recommandations de la 7e conférence nationale, il importe qu'un sursaut des militants à tous les niveaux vienne mettre un terme aux agissements de cette direction, à travers la tenue urgente d'un congrès de clarification et de réhabilitation de notre parti.
En effet, le comité exécutif, après une simple recommandation faite par la 7e conférence nationale, a décidé que le parti ne présentera pas un candidat issu de ses rangs à l'élection du président de la République. Pire, en violation de tous nos textes, cette direction a l'intention de faire investir un candidat qui n'est pas militant du parti. Ceci est un fait sans précédent et viole tous les principes éthiques en politique.
I. Que disent les statuts sur les prérogatives de la conférence nationale et du congrès en cette matière ?
L'article 24 dit que : la conférence nationale est l'instance supérieure du parti entre deux congrès. Elle est garantie du respect de l'orientation générale, des principes, des statuts et du règlement intérieur du parti ainsi que l'exécution des décisions du congrès. Elle débat, après amendement, de toute question inscrite à son ordre du jour. Celui-ci est proposé par le comité exécutif du parti.
Ainsi, si la conférence nationale peut débattre de toutes questions inscrites à son ordre du jour, elle ne peut cependant déroger ni aux résolutions du congrès, ni aux dispositions des statuts et du règlement intérieur. Elle ne peut faire, après débat sur ces questions, que des recommandations.
L'article 25 dit que : la conférence nationale a pouvoir de délibérer sur :
- Les textes d'orientation générale, les programmes électoraux du parti
- Les accords politiques de fond avec d'autres formations avant soumission au congrès
- Les décisions de dissolution d'un organe du parti
- L'exclusion du parti d'un élu national (député ou conseiller national)
- La convocation de tout congrès et de son ordre du jour (…)
- L'élection du candidat du parti aux fonctions de président de la République (…)
Ainsi, si la conférence nationale peut délibérer sur des accords politiques de fond avec d'autres formations, ces délibérations doivent être soumises à un congrès pour être valables.
Le soutien et l'investiture d'un candidat qui n'est pas militant de notre parti doivent faire l'objet d'un accord politique de fond dont le contenu et les motivations doivent être portés à la connaissance d'un congrès que le comité exécutif refuse de convoquer.
L'article 28 , précise que la conférence nationale est l'instance d'investiture du candidat de l'Adéma/PASJ à l'élection du président de la République (...). Il dit aussi qu'une commission d'investiture rédige un rapport à soumettre à la conférence nationale qui fait le point de la candidature et sa conformité avec les dispositions des lois en vigueur en République du Mali ainsi que les statuts et règlement intérieur du parti.
2. Que disent les statuts sur les conditions requises pour une candidature au titre du parti ?
L'article 51 stipule que tout membre du parti de nationalité malienne a le droit de se porter candidat ou de proposer un candidat de nationalité malienne aux différentes investitures conformément aux dispositions des statuts et règlement intérieur.
L'article 52 dit que tout candidat à une investiture du parti doit :
- être détenteur d'une carte de membre et être recensé dans le registre des militants de son comité,
- être à jour de ses cotisations ; les élus doivent être à jour de leurs cotisations d'adhérents et d'élus,
- participer régulièrement aux activités du parti,
- appliquer la ligne politique et le programme du parti,
- signer une délégation de prélèvement automatique d'une partie des ses indemnités d'élu ou de cadre administratif au compte du parti.
L'article 54 précise que tout candidat du parti est tenu de signer vis-à-vis du parti un engagement moral au terme duquel il sera jugé sur la base du programme du parti et de la ligne politique du parti.
Le candidat proposé par le comité exécutif, qui n'est pas militant du parti, répond-il à un seul de ces critères ?
Les conditions et les procédures de désignation du candidat du parti à l'élection du président de la République sont claires et sans ambiguïté. De la dernière conférence nationale à la signature de la plate-forme « Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) », aucune des conditions et procédures fixées par nos textes n'a été respectée par le comité exécutif. Aucune des conditions n'a été et ne peut être remplie par le candidat désigné dans la plate-forme ADJ. Tous ces actes posés causent un grave préjudice à notre parti, le décrédibilise aux yeux de l'opinion nationale et internationale et risquent de démobiliser définitivement les militants.
Militants de l'Adéma/PASJ mobilisons-nous pour :
1. dire que ce qui a été signé dans la plate-forme ADP ne peut l'avoir été au nom de l'Adéma/PASJ tant les principes, les textes, les orientations, les décisions du congrès, sont bafoués et violés,
2. et la tenue en toute urgence d'un congrès de clarification pour enfin sortir notre parti et la démocratie malienne de l'impasse.
Bamako, le 4 janvier 2007
Collectif des militants de l'Adéma/PASJ signataires du Manifeste pour la démocratie
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MOHAMED IBRAHIM BABY, SG DE L'AEEM
« L'AEEM souhaite rester neutre aux élections »
Elu à la tête du bureau de coordination de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) à l'issue de son 14e congrès ordinaire, Mohamed Ibrahim Baby, étudiant en 6e année médecine, prône la continuité. Dans l'interview ci-dessous, il nous parle du cahier de doléances 2007, de la grève illimitée du Snesup qu'il juge inquiétante et invite ses camarades à la vigilance car 2007, dit-il, est une année spécifique avec les élections générales.
Les Echos : Ne craignez-vous pas cette année, avec les élections générales, une intrusion de la politique dans l'espace scolaire et universitaire ?
M. I. B. : En réalité, l'école est exploitable, comme on le dit. J'espère que les politiques vont se mettre en dehors de notre espace parce que, ce n'est de l'intérêt de personne que l'école soit bafouée. Il n'est de l'intérêt de personne que l'école soit politisée parce que cela amène la création de clans, des affrontements, la violence. Nous espérons que notre école sera épargnée des crises qui adviendront. L'AEEM reste, en tout cas, vigilante et mobilisée.
Les Echos : Sous quel signe placez-vous votre mandat ?
Mohamed Ibrahim Baby : C'est toujours la continuité mais aussi la réhabilitation de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Il faudrait vraiment que nous changions davantage l'image de l'AEEM au niveau de l'opinion nationale et internationale.
Les Echos : Est-ce à dire que l'image de l'AEEM est écornée ?
M. I. B. : vous savez qu'il y a eu des années où, en réalité, la société ne comprenait pas notre manière de revendiquer et les actions que nous posions. Cela avait même conduit à une réticence de la société civile vis-à-vis de notre association. Donc, il est temps que nous changeons parce que les revendications d'hier ne sont pas celles d'aujourd'hui, et les réalités d'hier ne sont pas les réalités d'aujourd'hui. Donc, nos manières d'agir ne doivent pas être des manières d'action d'hier.
Les Echos : Quelles sont les grandes lignes du cahier de revendication de 2007 ?
M. I. B. : Le premier point, c'est le renforcement des capacités des élèves et étudiants. Il faudrait qu'il y ait des enseignants en nombre suffisant et qualifiés en la matière. Il faudrait qu'il y ait surtout au niveau de l'enseignement technique et professionnel, la dactylographie parce qu'il y a crise de machines à ce niveau. Au niveau de l'enseignement secondaire général, les salles informatiques doivent être aujourd'hui fonctionnelles en même temps que les bibliothèques. Au niveau de l'enseignement supérieur, il y a des problèmes de laboratoires. Il nous faut des laboratoires dignes de ce nom, une véritable bibliothèque universitaire et des résidences universitaires de taille. Nous allons demander également la majoration de nos bourses et ça, c'est une recommandation du congrès.
Les Echos : Que compte faire l'AEEM pour trouver une solution à la grève illimitée des enseignants du supérieur ?
M. I. B. : Cette grève de nos enseignants est une inquiétude au sein de l'espace scolaire et universitaire, surtout au sein de l'enseignement supérieur. Nous nous inquiétons beaucoup. Le bureau de coordination de l'AEEM a initié une série de rencontres avec le syndicat des enseignants pour mieux comprendre ses revendications et le département de l'Education pour voir le dispositif pris pour que cette année ne soit pas une année blanche.
Il y a dans ces revendications un point qui nous touche à savoir l'annulation des résultats de la FSJP que le bureau de coordination juge non nécessaire. Annuler les résultats de 20 000 étudiants, vous imaginez un peu la catastrophe que cela va créer au sein de l'Université. Nous sommes entre le marteau et l'enclume. Et nous demandons aux deux parties de mettre toujours le système éducatif au dessus des querelles pour qu'il y ait des solutions. Vous savez, l'AEEM a jugé nécessaire de revendiquer étant en classe. Car, notre objectif premier est d'améliorer les conditions d'études et de vie des étudiants. Et tant qu'il n'y a pas d'études, il n'y a pas d'élèves. C'est pourquoi, nous en appelons aux bonnes volontés, au syndicat et à l'Etat pour qu'ils s'investissent dans la résolution de cette crise.
Les Echos : Donc, l'Accord de partenariat pour une école apaisée et performante est mort… et enterré ?
M. I. B. : Dans l'Accord de partenariat, il y a des engagements. Mais aller en grève, revendiquer ne sont pas interdits. L'Accord de partenariat exige surtout le dialogue, le respect entre les interlocuteurs. La commission de suivi et d'évaluation pour une école apaisée et performante doit se battre pour trouver une solution durable. Nous pensons qu'aujourd'hui, l'espace est apaisé. Mais, du moment, où il n'y a pas d'études nous ne pouvons pas parler de performances. Les programmes n'ont même pas commencé.
Propos recueillis par
Sidiki Y. Dembélé
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CONGRES DU RND
Me Tapo fait la leçon à l'ADP
Le 2e congrès ordinaire du Rassemblement national pour la démocratie (RND), s'est ouvert dimanche au Centre international des conférences de Bamako, sous la présidence de son président, Me Abdoulaye Garba Tapo.
Placé sous le signe de la maturité, le congrès a enregistré la présence des délégués venus de tout le pays et des partis amis : URD, PSP, PDR, PIDS, Parena, RDP, UMP, Miria, USRDA, Adéma, Mouvement citoyen, Cnid. Ils ont tous salué le RND pour la tenue de ce 2e congrès et réitéré leur soutien politique au président du RND.
A l'ouverture des travaux, Me Abdoulaye Garba Tapo n'a fait exception à la règle en se glorifiant des résultats honorables aux dernières municipales où le RND s'est classé 11e sur le plan national et de la belle percée du parti dans des villes comme Kayes, des cercles comme Koutiala et le reste de la région de Sikasso.
Signataire de la plate-forme de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), Me Tapo estime que l'appartenance à l'alliance est loin de constituer une sinécure, ou un quelconque privilège, mais plutôt une source d'obligations contraignantes pour les membres.
« Nous devrons faire honneur au président, en donnant en toutes circonstances le bon exemple, en évitant tous ces comportements, comme le nombrilisme, l'arrogance, la basse flagornerie… qui ont discrédité la politique aux yeux de l'opinion » .
Cependant, a poursuivi Me Abdoulaye Garba Tapo, le parti doit se garder de tout triomphalisme et comprendre que cet exercice ne sera bon que lorsque tous les objectifs fixés seront atteints, notamment une victoire éclatante de leur futur candidat, une majorité confortable à l'Assemblée nationale pour permettre à ce dernier d'atteindre les objectifs qu'il s'est fixés.
Mohamed Daou
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DEMOCRATIE AU MALI
Le parjure de partis politiques
De 2002 à nos jours, les hommes politiques de notre pays se sont lancés dans ce qu'on peut appeler une aventure. En effet, suite à l'élection d'Amadou Toumani Touré à la tête du pays, comme un essaim d'abeilles à la recherche d'un jardin florissant, la presque totalité des partis politiques à travers leurs leaders se sont alignés derrière le prince du jour, foulant aux pieds les principes fondamentaux de la démocratie. Une démocratie pourtant arrachée dans un bain de sang. Les morts seraient-ils morts pour rien ?
Au nom d'un consensus en réalité imposé, les partis politiques conçus pour conquérir le pouvoir et l'exercer au nom du peuple et pour le peuple ont vu leur chef changer de manteau sans consulter leurs bases pour assouvir des intérêts sordides et inavoués. Ceux qui s'étaient autoproclamés démocrates sincères, criant sur les toits et dénonçant la politique néolibérale (terme du Coppo) d'Alpha Oumar Konaré ont unanimement retourné leurs vestes comme pour dire que les 10 ans d'opposition les ont appauvris et réduits au néant.
Leur comportement coupable venait de confirmer l'adage qui soutient que ventre creux n'a point d'oreilles. Incapable de mobiliser le peuple autour d'un programme sérieux, l'aile dure de l'opposition sous le régime Konaré ; à savoir : le Miria, le Cnid-Fyt, le MPR, le RDP, l'US-RDA, le PSP, le PDP, le PDR et d'autres micro partis regroupés au sein de l'ACC, n'a trouvé rien de mieux que s'accrocher au char du général. Aujourd'hui notre pays ressemble à une salle de théâtre où les comédiens pardons les hommes politiques jouent tellement bien leur rôle qu'ils confondent personnage et personnalité. Le sommet sans consulter l'avis de la base clame devant les caméras et au son de la Fanfare nationale son soutien au président de la République qui n'a pas encore fait part de son intention de briguer un second mandat.
La centaine de partis politiques maliens, à l'exception du RPM du président de l'Assemblée nationale et Soumeylou Boubèye Maïga qui vient de prendre courageusement la décision historique de se présenter comme candidat à la présidentielle d'avril prochain et cela malgré la position hypocrite de son parti de soutenir quelqu'un qui ne s'est pas encore déclaré, viennent ainsi d'avouer au peuple qu'ils sont incapables de lui proposer un projet de société et un programme de développement.
Comme le ridicule ne tue plus chez nous, ces mêmes « grins », pardon partis ne se lassent jamais de se livrer la guerre à cause du financement de l'Etat. Pour eux, c'est un droit d'être financé par l'Etat oubliant que leur devoir est d'animer et de participer au débat politique et au bout de conquérir le pouvoir.
L'histoire retiendra et cela pour l'éternité que ceux qui ont cautionné l'unanimisme ambiant dans lequel se trouve malheureusement notre pays sont les vrais tailleurs de la camisole de force imposée au peuple malien, l'empêchant de s'exprimer librement et de choisir librement ses dirigeants.
Idrissa Sako
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DROITE FRANCAISE
Le petit Sarko et le grand Chirac
Nicolas Sarkozy rêve de gouverner la France. Chirac lui prépare un formidable croc-en-jambe…
Nicolas Sarkozy est ce ministre français de l'Intérieur qui a juré de terroriser les immigrés africains de l'Hexagone afin de se faire un nom et une popularité. Visiblement, il a réussi. Même les électeurs frontistes de Jean-Marie Le Pen l'aiment, surtout quand il traite les enfants d'immigrés de « racaille » à nettoyer par grands jets d'eau. Ce n'est pas un langage motivé par l'énervement mais une stratégie bien pensée.
Le père de Sarko a fui la Hongrie pour se faire une meilleure vie en France. Son fils l'a tellement bien compris qu'il veut devenir président. Son ambition est sans commune mesure avec son envergure de petit homme agité dandinant dans ses pantalons trop grands. Petit avocat sans envergure, boudé par les notables de l'ENA qui ont mis la France sous coupe réglée, il s'initie à la politique en se faisant élire maire de la chic banlieue de Neuilly en région parisienne.
Ami des riches et adeptes de petits fours bourgeois, il s'approche de Charles Pasqua, ancien chef d'une milice barbare devenu homme de main de Jacques Chirac. C'est en 1993 que la France fera réellement la découverte du « gamin » qui, comme ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, sera la voix d'Edouard Balladur.
Lors de la présidentielle de 1995, il trahit Chirac, en difficulté dans les sondages et s'allie à Balladur. Chirac gagne et son épouse Bernadette affublera, à partir de ce moment, le sobriquet de « traître » à Nicolas. Cependant, après la victoire écrasante de Chirac en 2002 contre Le Pen, il revient en grâce au ministère de l'Intérieur. Mais, Chirac a la rancune tenace. Il lui refuse systématiquement la Primature et boude ostensiblement le ministre sans convictions qui ne vise que ses propres intérêts.
Nicolas Sarkozy a été intronisé candidat de l'UMP à la présidentielle. Il affrontera la socialiste Ségolène Royal. En théorie, la lutte sera serrée. Toutefois, à la lecture des événements actuels, les indices laissent croire que le président Chirac, avec ses 50 ans d'expérience, s'apprête à servir au petit ambitieux d'origine hongroise, ce qu'on appelle au basket le « smash » . Chirac est d'ailleurs un expert en la matière. Sa plus célèbre victime n'étant autre que Valery Giscard d'Estaing.
Il est probable que le président de la République « travaille » les barons de l'UMP afin que Sarkozy soit littéralement torpillé en pleine campagne. Le mutisme chiraquien depuis le début des hostilités au sein de l'UMP ne trompe pas. Dominique de Villepin (Premier ministre) et Michèle Alliot-Marie de la Défense parlent sur commande quand ils mettent en doute le sérieux des projets sarkozistes et l'agressivité de ses supporters.
La trajectoire de Sarko rappelle exactement celle de Michel Rocard du temps de Mitterrand. Le Premier ministre socialiste qui se voyait déjà président a eu une phrase mémorable pour expliquer son naufrage : « J'ai été abattu en plein vol par un missile nommé Bernard Tapie que Mitterrand m'avait envoyé » . Sans doute, Sarkozy sera à son tour victime d'un missile de droite lancé par Chirac. Il ne reste plus qu'à savoir lequel pour se délecter de la chute de cet opportuniste trop pressé.
Ousmane Sow
( journaliste , Montréal)
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JOURNEES D'HOMMAGE A ALI FARKA TOURE
Le « Jamal poï » sur les rails
Prévue en novembre dernier, la première édition de « Jamal Poï » (les journées d'hommage à Ali Farka Touré) aura finalement lieu en mars prochain (du 3 au 8 mars 2007). L'assurance a été donnée par le comité de pilotage lors d'un point de presse qu'il a animé samedi dernier à l'Espace Bouna.
« Ali Farka Touré était un soldat qui a porté haut le flambeau du Mali. C'était un Soundiata des temps modernes. Cet hommage s'imposait donc à la nation malienne pour célébrer ce grand homme et magnifier son œuvre » . Ces propos d'Adama Koly Coulibaly, président du comité de pilotage des journées d'hommage, font non seulement le parallèle entre la date de ce point de presse avec la fête de l'armée malienne (20 janvier), mais situent également l'événement dans son contexte historique et culturel.
Faisant le point du chemin parcouru pour l'organisation de Jamal Poï , Boubacar Belco Diallo (directeur du comité de pilotage) a justifié le report de novembre 2006 à mars 2007 par la volonté de mieux l'organiser et surtout de le faire coïncider avec le 1er anniversaire de la disparition d'Ali Farka Touré (AFT) arraché à l'affection des mélomanes le 7 mars 2006. « Nous avons reculé pour mieux sauter afin de dignement célébrer ce digne fils de l'Afrique à travers sa vie et son œuvre » , a expliqué Belco Diallo.
Les journées ont ainsi été « élaguées » de certaines activités comme le méga concert qui était prévu au Stade Modibo Kéita. Ce qui, du coup, annule la participation des artistes des pays voisins comme le Sénégal, le Burkina, la Côte d'ivoire, le Niger et la Mauritanie. Un fait déploré par les confrères parce que cela risque d'enlever à la manifestation son caractère populaire. « Nous avons revu nos ambitions à la baisse en tenant compte de l'environnement économique, du contexte politique marqué par les élections. Nous pensons que cette sobriété nous permettra d'organiser un hommage à la hauteur de l'homme » , a justifié Adama Koly Coulibaly. A la place du méga concert, les organisateurs envisagent maintenant d'organiser une manifestation populaire devant le domicile d'Ali à Lafiabougou.
Rendez-vous avec les stars mondiales
« Aujourd'hui, nous sommes en mesure de confirmer la manifestation parce que nous avons arrêté un programme avec l'aval du gouvernement malien » , indique Boubacar Belco Diallo. Les journées d'hommage à AFT commencent ainsi le 3 mars prochain avec un dîner-gala parrainé par le Premier ministre à l'hôtel Salam. Il sera animé par, entre autres, Oumou Sangaré, Salif Kéita, Habib Koité, Toumani Diabaté, Babani Koné, Afel Bocoum et certainement Carlos Santana et Tracy Chapman.
Le lendemain, il est prévu une exposition-photos sur la vie et l'œuvre du bluesman/paysan au CICB ou au Palais de la culture. Le vernissage de l'expo sera suivi d'un symposium axé sur les témoignages de la famille, des camarades d'enfance et des amis du double Grammy Award à travers le monde. La caravane s'ébranlera le 5 mars pour Niafunké où l'arrivée est prévue le lendemain. Le 7 mars, jour anniversaire du décès du grand patriote, la journée d'hommage va commencer par la lecture du Coran et des sacrifices à l'aube.
La foule se rendra ensuite au cimetière Yoli pour se recueillir sur la tombe d'Ali. Dans l'après-midi, ce sont les populations de Niafunké qui vont rendre leur hommage à l'un des dignes fils de leur ville. Et un concert va clore la manifestation dans la soirée avec les stars mondiales et le groupe d'Ali (Afel Bocoum, Vieux Farka Touré, Hama Sankaré, Barou Diallo…) auréolé de sa retentissante prestation au Festival du désert à Essakane (Tombouctou) qui vient de se tenir il y a quelques jours seulement.
Le budget de Jamal Poï 2007 est estimé à une cinquantaine de millions de F CFA. Même si le comité de pilotage peut déjà compter sur l'appui institutionnel du gouvernement et le soutien personnel du Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, il mise aussi sur l'élan de solidarité nationale et le soutien financier des sponsors. Et déjà Orange/Mali s'est engagé à jouer sa partition dans la réussite de l'hommage mérité à celui qui a été l'un des grands ambassadeurs du Mali sur la planète.
En plus du comité de pilotage, la Fondation Ali Farka Touré et les amis du défunt (Afel Bocoum, Hama Sankaré, Barou Diallo, etc.) ont pris part au point de presse de samedi dernier à l'Espace Bouna. Les journalistes sont repartis apaisés par rapport à la tenue de l'événement et à sa perpétuation. A partir de l'année prochaine, Niafunké va ainsi accueillir un festival biennal dont les jalons ont été déjà jetés par « l'âne » le plus célèbre du monde, Ali Farka Touré.
Moussa Bolly
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2e JOURNEE CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOT
Le Djoliba et le Stade se partagent le fauteuil de leader
Le championnat national de football (2006-2007) a bouclé sa seconde journée samedi dernier par la victoire (1-0) du Club olympique de Bamako (COB) sur le Stade malien de Sikasso. Victorieux de l'AS Réal, il y a deux semaines, les Sikassois ont eu beaucoup de peine à infiltrer la défense adverse pour revenir au moins au score.
La bonne opération de cette 2e journée est surtout à l'actif du Djoliba qui l'a emporté (4-0) sur le Sigui de Kayes. Ce résultat permet aux Rouges de partager le fauteuil de leader avec le Stade malien de Bamako (6 points +5). Quant aux Kayésiens, ils ont encore du pain sur la planche après deux défaites consécutives.
Les néo-promus se sont aussi bien comportés, à l'image de l'Association sportive de Korofina (Asko) qui a surpris le Centre Salif Kéita (CSK), battu 2-1 samedi dernier au Stade Modibo Kéita. Avec quatre points en deux journées, l'Asko débute bien la saison 2006-2007 avec l'ambition de troubler la fête. Malgré sa défaite (0-1) à Koulikoro face au Stade malien de Bamako, le CS Duguwolonfila a également prouvé qu'il faudra compter avec lui cette saison.
Etrillée (0-4) lors de la première journée par les Blancs de Bamako, l'AS Nianan s'est ressaisie en venant battre (1-0) la Commune II à domicile. Les protégés de Banou Makadji s'accrochent ainsi au peloton de tête comme les joueurs de l'Association sportive de Bamako (ASB) qui ont battu l'AS Bakaridjan par le score étriqué de 1-0. C'était jeudi dernier au stade Modibo Kéita. A la première heure, le même jour, les militaires (Usfas) et les Scorpions (AS Réal) n'avaient pas réussi à se départager (0-0). Malgré une bonne maîtrise du jeu, les Réalistes ne sont pas encore efficaces à l'attaque.
C'est d'ailleurs un constat général. A part le 4-0 du Stade face au Nianan et du Djoliba contre le Sigui, les attaques ne sont pas assez percutantes en ce début de championnat. Certainement que les staffs techniques ont opté pour la prudence en attendant de voir plus clair. Au classement général, le Stade et le Djoliba occupent le fauteuil de leader. Le Sigui se retrouve à la queue du peloton à cause d'une très mauvaise différence de buts.
Moussa Bolly