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2007

Mois de fevrier

Les Echos du 22 fevrier 2007

ELECTIONS DE 2007

Le silence assourdissant de la coalition ADP

Plus d'une trentaine de formations politiques ont signé une plate-forme visant à soutenir la candidature d'Amadou Toumani Touré à la présidentielle d'avril 2007. La plate-forme est dénommée « Alliance pour la démocratie et le progrès ». Mais, le hic : c'est que ces partis ont donné leur langue au chat, évitant d'aborder les sujets (école, corruption, santé, relance de l'école et crises perlées) qui fâchent. L'ADP a-t-elle de réels motifs de faire espérer le peuple en dehors du partage de gâteau dont elle est soupçonnée ? Ce n'est pas sûr.

En raison de « l'attachement profond du peuple malien à la démocratie pluraliste, aux valeurs républicaines et au respect de l'Etat de droit, le rôle historique du Président Amadou Toumani Touré dans l'avènement de la démocratie pluraliste au Mali et son action depuis le 8 juin 2002 » et des « acquis indéniables » engrangés par la gestion consensuelle des affaires publiques mise en œuvre depuis le 8 juin 2002 aux plans de la stabilité politique et des réalisations socio-économiques « malgré un contexte sous-régional particulièrement difficile » , les partis signataires de l'ADP « affirment leur soutien politique et électoral au président de la République et s'engagent à le concrétiser de manière sincère et loyale ».

Toutefois, pour aborder les futures élections des conseillers nationaux, des députés à l'Assemblée nationale et des conseillers communaux, le groupe de partis signataires engage ses membres à s'associer « dans toute la mesure du possible » . Mieux, c'est une instance dénommée la conférence des présidents (CDP) qui est désignée comme l'organe unique de décision et de direction de l'Alliance. Cet organe, selon le document, se veut un cadre de concertation et d'expression « plurielle » qui « respecte en son sein les différences, la libre expression et l'autonomie de ses composantes » . Et puis patatras, les choses sont en train de changer : des coordinations sont mises en catimini en place. A quelles fins ?

Nous tenons à souligner le contraste entre les objectifs initiaux de l'ADP qui ambitionnaient de former une grande coalition autour du président sortant et les desseins inavoués de certaines formations politiques qui cherchent à enfourcher l'Adéma et l'URD, deux grandes forces électoralistes du pays. La coalition donne le sentiment qu'elle ne tient pas un discours de vérité là où le peuple attend la sincérité des leaders. En somme, le discours et les comportements manquent de cohérence. Sous d'autres cieux, certains leaders politiques auraient été remis en cause, car leurs capacités de négociation pour le compte de leurs partis sont mises en doute.

Pis, plusieurs d'entre eux ont été battus dans leur circonscription électorale ; ils se comportent comme des… proposant au plus offrant leurs partis. Certains brillent par l'absence de culture du partage de l'information avec leurs collègues responsables. Ont-ils encore pour la plupart les capacités intellectuelles de diriger leurs partis par ces temps qui courent ? Comme la retraite politique n'est nullement envisageable chez nous, il est important de réfléchir au sein de certaines formations politiques du pays à la génération de relève faisant apparaître des « sauveurs possibles » en cas de crise.

Politique de l'autruche

Les nouveaux amis d'ATT semblent s'être employés à gommer dans leurs discours tous les sujets sensibles, tous les sujets qui fâchent. Ils passent sous silence les vrais problèmes de la société malienne. Sur le pouvoir d'achat, l'école, la santé, l'emploi des jeunes, l'accès à l'eau, la corruption, la politisation de l'administration d'Etat, la banalisation des cadres de l'administration, etc. Aucune mise en perspective de la réforme des textes fondamentaux de la République, sur l'école, sur la décentralisation. On se contente de faire des promesses ! De poursuivre avec un homme sans programme clair.

Sur l'école et la lutte contre la corruption, on ne nous dit pas la vérité. Alors que dans ces domaines, des choix courageux devront être faits. Ce sont des phénomènes qui sont avec nous et qui resteront devant nous et l'on ne doit pas les occulter ni les fuir. Quelles vont être les conséquences de la gestion cahoteuse de l'école sur le devenir des enfants et du pays dans le cadre de la globalisation ? Pourtant, il y a quelques mois, les enseignants se sont exprimés de manière très claire en décrétant une grève illimitée.

Sur la santé. Que de dépenses nouvelles engagées, d'annonces de dispositifs déjà existants ! Or, on sait bien que les problèmes de santé vont augmenter de manière considérable dans les années à venir. Et le plan directeur de la santé est superbement ignoré.

Comment relancer le moteur de la croissance si ce n'est par le travail ? Là encore, motus et bouche cousue. Les opérateurs économiques sont divisés et cette situation n'émeut personne. Tout le monde refuse de regarder en face les réalités qui fâchent. Le silence le plus assourdissant.

Dissimulation, absence de vérité, absence de sincérité sur tous les sujets qui fâchent. Voilà ce que nous sert la coalition ADP. Les différents ralliements à ATT sont-ils alors la conséquence d'une démarche en conscience d'hommes libres ? Rien n'est moins sûr. Tout se passe comme si tout ce beau monde fait de l'investiture d'ATT un marchandage politique pour être élu ou réélu. Peut-être que le candidat non déclaré ATT est le seul à pouvoir apporter des réponses aux problèmes du Mali. Serait-il peut être le seul à avoir le courage de dire la vérité aux Maliens pour réaliser des réformes nécessaires ? Le doute est permis.

Un constat alarmant

ATT est peut-être un démocrate. Il est devenu par la force des choses un rassembleur, mais personne ne peut dire à ce jour qu'il a un programme de société déterminé pour le Mali. A preuve : des alliances de toutes natures se forment en vue de sa réélection. On est dans une sorte de bocal politique, de petite politique des élites au sommet, coupées depuis longtemps de ce que veulent et pensent leurs bases (le peuple).

Pour ces élites, l'important est de partager le pouvoir et d'en récolter les dividendes. L'ADP est dans l'impasse. Dans le premier cas, la coalition ADP volerait en éclats. L'on aura à déplorer le marché des dupes caractérisé par le non-respect des engagements. Dans la deuxième hypothèse, le résultat serait que chaque parti jauge son assise sur le terrain. Quant à la dernière hypothèse, l'ADP sauve sa majorité hétéroclite en alignant une liste consensuelle à toutes les élections. Mais la méfiance aura certainement tracé des sillons au sein de la majorité présidentielle.

L'Adéma doit dépasser le stade des dénonciations et de la mise en alerte, elle doit se faire entendre. Ce qui suppose pour elle de cesser de voguer au gré des opportunités électorales pour construire des outils efficaces, ouverts, ambitieux et militants, au service d'une stratégie de réfondation de son leadership.

Les abeilles sont en train de rater trois rendez-vous majeurs avec le peuple malien : Haut conseil des collectivités, présidentielle, législatives. Tout se passe comme s'ils n'ont pas su tirer les leçons des alliances passées.

Inaudible, incapable de créer un rapport de forces au sein de l'ADP faute de vision partagée des leaders et d'absence de base électorale pour la plupart, le parti Adéma navigue à vue, tenté par une alliance politique aux contours encore mal définis. Il est urgent de réorienter la stratégie et l'action du parti, en réaffirmant le choix du peuple Adéma qui n'est autre que de laisser le soin au peuple souverain de choisir ses dirigeants. Personne ne doit engager les militants Adéma dans un complot contre leur parti.

L'Adéma connaît aujourd'hui une triple crise : crise d'identité ou de modèle, crise institutionnelle et de représentation qui produit l'exaspération et la fragilisation des militants, mais aussi crise de débats internes pour défendre le parti et poser les véritables questions qui concernent les populations.

Si la politique s'éloigne des citoyens, c'est le fait de responsables fermés aux initiatives et aux nouvelles idées. Nous nous devons de faire des choix pour prioriser la lutte contre la pauvreté et la précarité, démocratiser les institutions politiques (parité, représentativité sociologique...), développer les outils de démocratie participative.

Monzon

Encadré

Hommes-liges

Qu'il s'agisse de la brutalité de leurs méthodes et de leurs propos, de leurs nerfs qu'ils ne contrôlent plus, certains hommes politiques maliens, représentent aujourd'hui le parti de l'abaissement du Mali et la fin de la fierté nationale.

Ce Mali qu'ils ne cessent d'avilir tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de notre territoire semble néanmoins disposé à se donner à eux. De leurs déclarations sur la situation du pays par leur « arrogance » à tout bout de champ, les leaders politiques insultent en permanence les idéaux et la grandeur des Maliens. Autant de points qui me conduisent à m'interroger quant à ce qui peut amener les électeurs à se reconnaître en ces hommes qui, de toute évidence, n'aiment pas le Mali et encore moins les Maliens.

Outre le fait qu'ils soient hautains, raides et cassants, les patriotes maliens éprouvent les plus grandes difficultés à partager les analyses de ces messieurs, en raison de leur incohérence aussi laborieuses que superficielles. Il arrive toutefois que l'on se surprenne à adhérer, ne serait-ce qu'en partie, aux propos de ces intellectuels que l'on jugeait hier encore aux marges du réel.

« Le grand problème de la démocratie, c'est qu'aujourd'hui il n'est presque plus possible à un dirigeant d'être même provisoirement impopulaire. C'est pourtant ce que doit pouvoir être un homme d'Etat qui pense au long terme » . En République, le peuple est et demeure souverain.

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ORDRE DES AVOCATS DU MALI

Bamako : capitale de la conférence du Barreau

En prélude à la rentrée solennelle du Barreau et de la conférence de stage qui s'ouvre dans notre pays du 22 au 24 février prochains, le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Seydou Ibrahim Maïga, assisté de son homologue du Niger, Me Moussa Coulibaly, et de son secrétaire adjoint, Me Mamadou G. Diarra, a rencontré la presse mardi après-midi. Au centre des échanges, les préparatifs de la rentrée 2007-2008 du barreau et de la conférence du stage.

Au-delà du thème  « la protection des marques : les mécanismes juridiques de lutte contre la contre façon dans l'espace Uémoa » , la rentrée de cette année, selon Me Maïga, sera marquée par la présentation des 6 nouveaux secrétaires, dont 2 femmes retenus à l'issue du concours d'éloquence organisé par le barreau pour un mandat d'un an. Il s'agira pour ces jeunes avocats, a dit le bâtonnier du Mali, de représenter l'image de la profession aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

Formés dans le cadre d'une certaine éloquence, ils assisteront le bâtonnier dans ses activités et seront chargés de l'assistance judiciaire et de l'organisation des commissions d'office.

Dans un monde de globalisation où la concurrence est implacable, le colloque sera mis à profit par les porteurs de la robe noire de mieux appréhender les dispositions de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) pour être au même diapason que leurs homologues de l'espace. Cela est d'autant plus impérieux que « l'essence de la profession est la libre circulation et le libre établissement des avocats dans l'espace Uémoa » , a commenté le bâtonnier qui s'est empressé d'ajouter que la plupart d'entre eux sont des généralistes.

A sa suite, son homologue du Niger a fait savoir que le seul combat qui vaille aujourd'hui demeure la formation initiale et continue des avocats afin qu'ils puissent se remettre en cause et pallier les insuffisances. Me Coulibaly d'expliquer que l'introduction du règlement de l'Uémoa dans les pays membres n'impose aucune limite. Le principe étant la libre circulation, le libre établissement et le respect des règles qui régissent les barreaux par l'avocat qui veut s'installer.

« C'est une réforme qui ne concerne pas l'avocat seul. Elle doit s'étendre au reste de la grande famille de la justice. Mais, c'est un processus qui fera progressivement son chemin » , a indiqué Me Mamadou G. Diarra.

Mohamed Daou

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MARCHE PACIFIQUE

Le peuple guinéen dans le cœur des Maliens

Le Collectif des partis et associations politiques, syndicats, Conseil national de la société civile et le Barreau du Mali ont organisé hier une marche pacifique de soutien au peuple de Guinée. La marche, qui est partie de la place de l'Indépendance, s'est achevée à la Bourse du travail par un grand meeting.

Plus d'un millier de personnes ont pris part à la marche encadrée par les forces de l'ordre. Il s'agissait pour les marcheurs d'apporter leur soutien au peuple guinéen assoiffé de liberté et de démocratie. Tout le long du trajet, les marcheurs scandaient des slogans tout en dénonçant les exactions et les abus perpétrés par le régime de Lansana Conté.

«  A bas la dictature », « vive la démocratie ». « Honte aux dirigeants sanguinaires »… pouvait-on lire sur les banderoles.

Reçus à la Bourse du travail par le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), les manifestants, des responsables politiques toutes tendances confondues et de la société civile ont, dans un élan de solidarité et dans une communion de cœur et d'esprit, condamné le comportement antidémocratique du régime de Lansana Conté.

Siaka Diakité, au nom des travailleurs maliens, a condamné la répression de l'armée guinéenne et a invité la communauté africaine et internationale à soutenir le peuple guinéen dans sa lutte et à ouvrir une enquête pour situer les responsabilités dans les tueries.

« Nous dénonçons l'attitude du pouvoir guinéen qui a violé les accords consistant à désigner un Premier ministre de consensus » , a protesté Siaka Diakité. « Le Mali et la Guinée sont deux pays frères et amis. A ce titre nous ne pouvons rester indifférents à la répression barbare dont les Guinéens sont victimes » , a renchéri Souleymane Makamba Doumbia du Bdia.

Ont pris part à la manifestation, le Parena, l'Adéma, l'URD, le RPM, le Cnid/Fyt, la Cafo, l'ADJ, le Synacodem, l'UNTM, la CSTM, le CNSCM et l'AMDH.

Idrissa Sako

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MAMADOU DIABATE, JOUEUR DE KORA

La virtuosité en héritage

Ses notes envoûtantes ont enflammé le patio du Centre culturel français (CCF) de Bamako le 2 février 2007. Véritable enfant de la tradition musicale du peuple mandé, Mamadou Diabaté est l'un des nombreux héritiers de la famille Diabaté. Neveu de Toumani Diabaté, il est aussi un virtuose de la kora comme son oncle dont la notoriété ne cesse de grandir dans le showbiz international.

La technique instrumentale renversante de Mamadou Diabaté l'a amené à collaborer avec des musiciens de jazz, de Donald Byrd à Roswell Rudd en passant par Randy Weston, ou des stars de l'Afropop comme Angélique Kidjo, voire des stars du blues comme Taj Mahal et bien d'autres encore. Installé aux Etats-Unis, Mamadou Diabaté a profité de son retour au bercail pour nous faire rêver avec sa musique d'une beauté transcendante.

Le jeune virtuose est un très grand joueur de kora connu de par le monde. Ce qui n'est pas surprenant pour qui connaît sa lignée. En effet, né en 1977 à Bamako, Mamadou est le fils de Djelimadi Diabaté et de Mariétou Diabaté. Il est aussi le petit-fils de Sidiki Diabaté, l'un des créateurs de l'Ensemble instrumental du Mali. Tout comme il est le neveu de Toumani Diabaté (Grammy Awards 2006). Il est donc le descendant de trois générations de célèbres korafolas de renommée internationale.

Natif de Kita, la ville des éminents griots , Mamadou Diabaté rivalise de virtuosité à la kora et se surpasse dans de fulgurants solos empreints d'un grand lyrisme et d'une fluidité impressionnante. Chacune de ses prestations est une performance véritablement fascinante. Ceux qui avaient fait le déplacement du CCF le 2 février dernier ont été en tout cas éblouis par son talent.

Tout comme au début de l'année 2005 lorsqu'il avait séduit les mélomanes du monde avec un album uniquement solo, Behmanka (les hommes sont différents). Un opus tout en virtuosité pure, un ingénieux mélange de tradition et de modernité, d'invention et de retenue classique. Bref, un pur chef-d'œuvre qui s'est bien vendu en Amérique et en Europe. Fort de son expérience et de sa réputation internationale acquises aux Etats-Unis, il nous offre des enregistrements d'une très grande qualité.

Cet album n'est en fait que le couronnement d'une carrière débutée très tôt. A 18 ans et après cinq ans d'apprentissage auprès de son grand-père Sidiki puis de Mamadou Diabaté et Djelimadi Sissoko, il travaille pour son propre compte. Il est depuis 1995 le luthier officiel de Toumani Diabaté et honore entre autres toutes les commandes pour le compte du palais présidentiel de la République du Mali. Comme tous les virtuoses de l'instrument magique, Mamadou n'émerveille pas seulement en jouant la kora, il excelle aussi dans sa fabrication. Ce qui, si besoin en est encore après avoir écouté ses mélodies lancinantes et fascinantes, est la preuve de l'immensité de son talent.

Moussa Bolly

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MOUSSA I. TOURE, « ARBITRE DE L'ANNEE » DU CSSA

« Je suis fier de mon trophée »

Il était l'un des deux arbitres africains retenus par la Fédération internationale de basket (Fiba) pour officier lors de la phase finale du 15e championnat du monde des clubs féminins à Sao Paulo (Brésil). Dans l'interview qui suit, Moussa Ismaïla Touré nous parle de sa distinction et invite la jeune génération au travail bien fait.

Les Echos : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Moussa Ismaïla Touré : Merci de m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer à travers votre journal. Je m'appelle Moussa Ismaïla Touré. J'ai 38 ans. J'ai débuté ma carrière d'arbitre de basket en 1984 et je viens d'être désigné meilleur arbitre, toutes disciplines confondues, par le Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA).

Les Echos : Après une telle distinction, quelles sont vos impressions ?

M. I. T. : Je suis très fier d'avoir obtenu ce trophée de meilleur arbitre africain de l'année 2006 tous sports confondus. C'est une grande première pour le Mali et cela ne peut arriver qu'une fois dans la vie d'un arbitre. C'est le résultat d'efforts que je ne cesse de fournir. C'est une grande distinction à laquelle je n'avais jamais pensé.

Les Echos : A qui dédiez-vous ce trophée ?

M. I. T. : Je dédie ce trophée à ma famille, mon épouse, mes enfants, mes parents, amis et particulièrement à mon grand frère Ould Youba, ancien arbitre international et instructeur Fiba ; au président de la République ATT pour tout ce qu'il fait pour le basket-ball malien.

Les Echos : Quel message avez-vous à l'endroit de la jeune génération ?

M. I. T. : Aux jeunes, je réitère mon message de sérieux, de persévérance et d'abnégation dans le travail. Comme on le dit, "à cœur vaillant rien d'impossible ». Ce qui m'arrive là est accessible à tout le monde. Il faut d'abord aimer ce qu'on fait et essayer de le faire de son mieux possible. Si j'ai un secret, c'est bien celui-ci.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

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