Après les incidents de lundi dernier qui ont occasionné de nombreux dégâts matériels et l'arrestation du secrétaire général du comité AEEM de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), l'administrateur provisoire Bani Touré a décidé de fermer la Faculté pour insécurité. Ce à quoi s'oppose le bureau de coordination de l'AEEM, qui dénonce l'inertie des autorités et réclame l'ouverture des classes.
Lundi, la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) a été le théâtre de violents affrontements. A l'origine, une assemblée générale d'information organisée par le secrétaire général du comité de cette Faculté, Ousmane Diarra dit Gouzno, pourtant radié par le bureau de coordination à l'issue de son dernier congrès ordinaire pour actes criminels.
Cette assemblée s'est soldée par des affrontements violents et l'arrestation par la police du 1er arrondissement du nommé Gouzno. L'administrateur provisoire de la FSJP, Bani Touré, dépassé par ces événements, a tout simplement décidé de fermer l'établissement pour insécurité jusqu'à nouvel ordre.
Fait insolite, car cette décision, contestée par le bureau de coordination de l'AEEM, intervient au premier jour même de la rentrée universitaire. « Comment comprendre qu'un groupuscule d'étudiants, à la solde d'éléments extérieurs, se permette de troubler l'espace universitaire pour des raisons inavouées ? » s'est interrogé le secrétaire du bureau de coordination, Mohamed Ibrahim Baby, au cours d'un entretien hier. C'était en présence du secrétaire aux revendications, Joseph Sagara, et des secrétaires généraux de certains établissements secondaires.
M. Baby, a dénoncé « l'inertie de l'administration, l'ingérence de l'administrateur provisoire dans la gestion de l'AEEM et l'impunité des actes troublant l'ordre public » . Il a fait notamment référence aux agissements de la bande d'Ousmane Diarra qui ont fait sortir les élèves hier, malgré l'opposition des comités AEEM et des directions, des établissements comme l'Ecica, les lycées Askia, Technique, Bah Aminata, Alfred Garçon, Bilaly Sissoko.
Selon lui, le temps des casses et des marches est révolu à l'AEEM, qui, dit-il, est aujourd'hui une association mature. C'est pourquoi, à la place du comité de la FSJP dissoute, le bureau de coordination a décidé de mettre en place, grâce à la médiation des familles fondatrices et d'autres bonnes volontés, un comité provisoire le 17 février dernier regroupant tous les clans d'étudiants pour gérer leurs problèmes. Ce comité devait, en outre, préparer les élections du bureau du comité AEEM de la FSJP.
En attendant, des étudiants de la FSJP, de passage dans notre rédaction hier, ont fait part de leur inquiétude sur le sort de l'année universitaire. « Nous voulons étudier dans la quiétude » , ont-ils fait savoir avant d'appeler toutes les bonnes volontés à s'impliquer pour un dénouement heureux de la crise.
Aux dernières nouvelles, Gouzno a été libéré par la police du 1er arrondissement mardi aux environs de 12 h.
VIOLATION DE LA DETENTION PREVENTIVE
Six détenus de la MCA en grève de la faim
Six détenus de la Maison centrale d'arrêt de Bamako (MCA) en attente de jugement ont entamé depuis une dizaine de jours une grève de la faim illimitée. Les prisonniers protestent contre le long temps de prévention. Ce qui, disent-ils, est contraire aux textes en vigueur.
Depuis l'avènement de la démocratie multipartite, notre pays a décidé d'aller vers une politique carcérale qui respecte les droits des détenus. La réforme de la justice engagée dans le cadre du Programme de développement décennal de la justice (Prodej) prend en compte cet impératif.
Malgré l'entrée en vigueur, en 2002, de deux nouveaux textes (code pénal et code de procédure pénale) qui fixent un temps de détention maximum, force est de reconnaître que la mesure est foulée aux pieds. Pour ceux qui sont en attente de jugement, les nouveaux textes devraient contribuer à réduire progressivement le nombre de détenus en détention préventive. Ce qui n'est pas le cas depuis plus de quatre ans. La situation n'a pas fondamentalement changé et les prévenus restent majoritaires dans les prisons.
Pour protester contre l'inapplication des textes six détenus , en attente de jugement, sont depuis une dizaine de jours en grève de la faim illimitée. En dépit de la volonté réelle des pouvoirs publics d'humaniser les prisons, beaucoup d'efforts restent à faire.
Parmi les nombreux défis, qui se posent à notre justice et que la réforme en cours doit prendre en charge, la limitation du temps de la détention, le désengorgement de nos prisons.
Le cas de la Maison centrale d'arrêt de Bamako est révélateur de la surpopulation de nos centres de détention. Construite pour accueillir 400 pensionnaires, elle abrite régulièrement depuis des années plusieurs centaines de prisonniers en attente de jugement.
Au Mali, la plupart des systèmes de justice pénale traversent une crise profonde. Souvent, l'administration de la justice est ralentie en raison du manque de moyens matériels et humains et ou à cause de la coopération insuffisante entre les acteurs.
Amadou Sidibé
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PRESIDENTIELLE 2007
Le « takokelen » : mythe ou réalité
Au regard de la composition actuelle du paysage politique, croire que l'élection présidentielle serait remportée dès le 1er tour pourrait relever de l'utopie.
Le 29 avril prochain, le peuple malien se rendra aux urnes pour élire un nouveau président. A quelques semaines de cette date inéluctable, les tractations et conciliabules au sein des états-majors politiques vont bon train. L'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) composée d'une trentaine de partis politiques, qui jure, pour paraphraser le Pr. Dialla Konaté « la main sur le cœur et l'œil sur le portefeuille » que leur seule ambition est la réélection d'ATT. Tout comme le Front pour la démocratie et la République (FDR), qui regroupe le RPM, le Parena, l'ADJ, la CDS et l'Asma de Soumeylou Boubèye Maïga. Il prône l'alternance en 2007.
Au Mali, le président de la République est élu au suffrage universel direct et à la majorité absolue. Ceci suppose qu'il lui faut obtenir 50 % + une voix. Pour passer au 1er tour « le takokelen », il faudrait que l'un ou l'autre des candidats fasse cette prouesse d'être, contre toute attente, dans le cœur de la majorité de nos concitoyens. L'époque des scores nord-coréens étant révolue et le Malien étant contestataire par nature, même seul, aucun candidat, fut-il le rédempteur du peuple, ne passerait haut la main au soir du 29 avril 2007.
En cette veille d'élection présidentielle, le slogan fort connu du grand public est le « takokelen », c'est-à-dire, la victoire dès le 1er tour, clamé haut et fort par les partisans du président sortant. Or, aucune disposition ne précise qu'une élection doit se faire obligatoirement en un seul tour. C'est pourquoi d'ailleurs, la loi électorale a envisagé l'hypothèse d'un 2e tour.
Mieux, au vu des forces politiques en présence, peut-on objectivement parler de « takokelen » ? Difficile de répondre. Car de nombreux observateurs de la scène politique s'accordent à dire aujourd'hui que le FDR renferme en son sein les grosses pointures (partis et associations) de la scène politique de par leur implantation et leur capacité de mobilisation. Il est également fastidieux de rappeler que les responsables qui animent les partis ou associations formant le FDR ont chacun un passé. Ce que le président ATT a lui-même solennellement reconnu le 11 février dernier au CICB lors de l'ouverture du colloque international sur la gestion consensuelle du pouvoir au Mali. « Même si nos chemins ne convergent pas aujourd'hui, je reconnais que Tiébilé, Bakary Koniba Traoré… sont des hommes de conviction » , avait-il déclaré.
ATT regrettait ainsi de ne pas avoir à ses côtés ces ténors politiques qui ont marqué d'une manière ou d'une autre le Mouvement démocratique. A n'en pas douter, ils vont donner du fil à retordre au président de la République sortant puisque connaissant bien le pays mais aussi la matière politique. Ce qui va forcément changer les données, rien qu'avec la présence du Parena et du RPM dans la course. Ces deux formations, faut-il le rappeler, avaient obtenu de bons scores lors de la présidentielle de 2002. Pour tout dire, l'appel des 2 candidats à voter ATT au 2e tour a été déterminant à l'élection de celui-ci à la magistrature suprême.
« Alliance de demandeurs de poste » ?
Quant à l'Alliance pour la démocratie et le progrès, affublée d'« Alliance de demandeurs de poste » par des Maliens réputés pour leur sens de la répartie, elle semble être une coquille vide d'autant plus qu'elle ne regorge pas de militants convaincus. Aussi, il nous est revenu qu'à la différence du FDR, elle n'a pas de capacité de mobilisation. Ce qui fait dire à certains que l'Alliance n'est qu'un épouvantail se résumant à la personnalité de ses chefs. Elle relève simplement de l'affairisme et de l'opportunisme. Ces deux éléments mis bout à bout laissent croire que le « takokelen » n'est pas d'avance acquis.
Ce qu'il faut également savoir, c'est que l'histoire des élections révèle que les citadins votent rarement en faveur du pouvoir en place. Cela s'explique par le fait qu'ils sont mieux informés des réalités du pays contrairement aux habitants des zones rurales. Les capitales régionales regorgent les 50 % de l'électorat. Bamako seule a 2 millions d'électeurs sur près de 6 millions pour l'ensemble du pays. Dans une telle perspective, penser que l'élection présidentielle pourra être remportée dès le 1er tour doit être écartée sinon relativisée.
De plus, le vote protestataire sera accentué cette année. Les militants de plusieurs partis politiques qui parlent de « takokelen » voteront contre les instructions qui seront données par leur organe dirigeant pour punir certains comportements.
Ceux qui crient au « takokelen » doivent savoir raison garder car, une élection n'est jamais gagnée d'avance et l'opinion est très versatiles . L'échec cuisant du Parti socialiste en France en 2002 devra leur servir de leçon. Les sondages présageaient une victoire de Lionel Jospin mais à la surprise générale, il a été éliminé dès le 1er tour.
Il appartient aux défenseurs de « takokelen » de mettre leur confiance au peuple qui choisira celui qui présidera à ses destinées.
Mohamed Daou
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COALITIONS POLITIQUES
Que valent l'ADP et le FDR
Au-delà de leurs ambitions réelles, la question qui taraude les esprits est de savoir, ce que représentent en termes de poids, ces deux forces qui se soupèsent dans la balance politique malienne, à l'orée de la présidentielle du 29 avril 2007.
L'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Front pour la démocratie et la République (FDR) ont en commun la volonté de briguer, dans le cadre d'une coalition politique et électorale, la magistrature suprême et au demeurant remporter la majorité dans les différentes échéances électorales.
Créée au mois de novembre 2007 avec 14 partis politiques, l'ADP a élargi sa base la semaine dernière à 33 nouveaux adhérents. Son leitmotiv est la réélection d'ATT dès le premier tour de la présidentielle d'avril prochain, d'où le slogan : « takokelen » en bamanankan.
Dans sa stratégie électorale, les partis de l'ADP prévoient aussi de donner une majorité confortable au président de la République aux législatives pour lui permettre de gouverner en ayant les coudées franches et réussir en même temps une percée aux municipales.
En clarifiant d'office ses ambitions, l'ADP a choisi la tactique qui consiste à mettre la charrue avant les bœufs. ATT, jusque-là, ne s'est pas déclaré officiellement candidat à sa propre succession. Il ne serait pas dans ce cas trop prétentieux d'être dans le secret des dieux et d'imaginer, qu'il y a un deal entre ATT et l'ADP ainsi que tous ces mouvements de soutien de sa candidature. Le rôle à eux dévolu étant de jouer aux précurseurs.
L'ambition affichée par les partis membres de l'ADP se mesure déjà par leur force de mobilisation des électeurs sur l'échiquier politique national.
L'Adéma, ou du moins ce qui reste encore de ce parti en déliquescence, qui semble être la tête de proue de l'ADP, compte 35 députés à la représentation nationale. De ce point de vue, il est le mieux loti de sa nouvelle coalition politique. Il reste à savoir si la totalité de ses députés partage la cause de l'ADP d'assurer le « takoklen » à ATT.
L'URD vient ensuite avec 19 députés suivi du Mouvement citoyen et du Cnid avec respectivement 13 et 12 élus. Le reste des partis membres de l'ADP comme le MPR, le PDR, l'US-RDA, le Bdia-Faso Djigui le RND le PDR et le PDJ, se retrouvent avec 4 à 1 élus. Ceux qui n'ont rien sur leur liste ferment la marche.
Poids et contrepoids
Le FDR, fort de 5 partis politiques et associations, se prépare à élargir sa base dans les prochains jours avec la signature officielle de sa plate-forme et l'adhésion de nouveaux membres. Le gouvernail du bateau FDR est tenu par Ibrahim Boubacar Kéita, président du RPM et de l'Assemblée nationale, premier candidat officiellement déclaré à la présidentielle. Il est copiloté par Tiébilé Dramé du Parena (qui vient lui aussi de rendre officielle sa candidature pour Koulouba), Soumeylou Boubèye Maïga, 1er vice-président de l'Adéma et président de Convergence-2007, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise et le Pr. Abdoul Diop de l'ADJ.
Le FDR et l'ADP ont a priori des objectifs antinomiques. A l'opposée du premier, le second met au premier rang de ses objectifs la réalisation de l'alternance. Empêcher non seulement le « takokelen », mais faire en sorte qu'ATT ne puisse pas se succéder à lui-même pour un deuxième mandat. Leur plate-forme accorde une large place à l'alliance électorale et politique, dont la finalité est la gestion des affaires publiques une fois l'alternance réussie.
Avec 43 députés, le RPM est considéré comme le parti majoritaire à la représentation nationale à Bagadadji. La CDS en détient 4. Sans être des partis politiques légalement constitués, Convergence-2007 de Soumeylou Boubèye Maïga et l'ADJ du Pr. Diop sont censés disposer des députés qui leur sont proches au sein de leur propre parti l'Adéma. Les responsables de ces deux mouvements sont en plus crédités d'une force de mobilisation et de persuasion capable de faire bouger une montagne.
Dans ces conditions, l'ADP et le FDR sont comme le poids et son contre-poids dans une balance. Bien malin celui qui pourra deviner quel poids va balancer sur l'autre.
Abdrahamane Dicko
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MME DIARRA FATOUMATA DEMBELE , JUGE A LA CPI
« La CPI n'est pas destinée aux seuls Africains »
A l'invitation d'Avocats sans frontière, Mme Diarra Fatoumata Démbélé, juge à la Cour pénale internationale (CPI) a animé samedi une conférence de presse. Selon ce magistrat malien, cette juridiction internationale n'est pas créée pour juger seulement les criminels africains.
La Cour pénale internationale (CPI) est une juridiction internationale fonctionnelle depuis juillet 2001. Elle compte 104 Etats et comprend trois sections (préliminaire, jugement et appel) et 18 magistrats chargés de juger les crimes de guerres et de génocide.
La conférence de presse du 18 février 2007, animée à l'invitation d'Avocats sans frontière/Mali par notre compatriote, Mme Diarra Fatoumata Dembélé, juge à la section préliminaire de la CPI, avait pour objectif d'informer les médias sur le fonctionnement de cette juridiction internationale ainsi que ses forces et faiblesses.
La CPI n'intervient que lorsque qu'un pays n'a pas la volonté ou les moyens nécessaires de juger ses criminels, a d'entrée de jeu indiqué la conférencière. Comme toute juridiction, la CPI a ses faiblesses, a-t-elle noté. Il s'agit d'abord du nombre limité des Etats qui en sont membres et du refus de certains Etats dont les Etats-Unis, Israël ou encore la Côte d'ivoire, l'Iran à adhérer au traité de l'institution juridique internationale.
L'une des faiblesses de la CPI, a encore poursuivi Mme Diarra, réside dans le fait qu'elle ne dispose pas encore de forces propres pour mener à bien ses missions d'enquêtes. Même si ce handicap semble être surmonté par le recours aux forces onusiennes ou des Etats concernés, il n'en demeure pas moins que l'inexistence de forces autonomes pour la CPI rend les missions des enquêteurs difficiles et inefficaces parfois.
Selon la conférencière, la CPI n'est pas destinée exclusivement à juger les crimes de guerres et de génocides en Afrique. Si de nos jours seuls des Africains ont eu maille à partir avec cette juridiction internationale, cela est dû au manque de moyens des pays africains et la volonté souvent affichée par les tenants du pouvoir à poursuivre les criminels.
Pour elle, l'une des faiblesses s'explique aussi par le fait que malgré la ratification du traité d'adhésion à la CPI, certains Etats ne l'ont pas rendu conforme à leur Constitution. Toutes choses qui font que des hauts responsables de l'administration notamment les ministres, comme c'est le cas au Mali, peuvent échapper à des poursuites de cette juridiction.
Denis Koné
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JEAN-FRANCOIS JODAR, SELECTIONNEUR DES AIGLES
« Après les matches amicaux, il faut gagner les officiels »
Après le match amical Lituanie-Mali (1-3) le 6 février à La Courneuve (Paris), nous avons rencontré le sélectionneur national des Aigles. Le triomphe modeste, Jean-François Jodar juge son équipe et partage les mêmes ambitions que les Aigles pour la Can-2008 au Ghana.
Les Echos : Quels sont vos commentaires après la confrontation amicale avec la Lituanie à La Courneuve ?
Jean-François Jodar : Le premier constat est que nous avons fait un bon match. Nous avons gagné. C'était le plus important. Tout s'est très bien passé. C'est vrai, le regroupement a été extrêmement court, mais tout le monde était satisfait. Les joueurs se sont donnés à fond pendant le match avec une bonne première mi temps. On a bien géré la seconde mi-temps. Ça reste un match amical, c'est tout.
Les Echos : Y a-t-il un noyau de joueurs sur lequel vous comptez pour mener à bien votre mission ?
J.-F. J. : Ça me semble évident. Comme vous connaissez les joueurs, ils sont là depuis un certain nombre de mois, d'années. Oui, on a un noyau de 16 à 17 joueurs très intéressants. Ces joueurs ont été utilisés le mois dernier. Il n'y aura pas de joueurs qui vont tomber miraculeusement. Quelques joueurs de l'équipe olympique peuvent être utiles. Mais, je me suis appuyé sur ce noyau de 16 à 17 et je pense que ces joueurs sont ceux qui ont le plus d'expérience. C'est le même noyau qui va finir la qualification.
Les Echos : Contre la Lituanie, les Maliens ont vu leur équipe évoluer selon un schéma tactique nouveau, surtout au milieu de terrain. Pensez-vous que le message soit passé comme vous le souhaitiez ?
J.-F. J. : Si le jeu est bon, le message passe bien c'est normal car chaque entraîneur a sa façon de voir le football. Mais on ne jouera pas toujours dans le même système de jeu. Contre la Lituanie, on a joué dans un 4-4-3, qui s'est transformé parfois en 4-5-1. Avec des joueurs sur le côté, c'est une possibilité. Ce qui est intéressant avec l'équipe nationale, c'est de pouvoir jouer dans un schéma différent avec des joueurs différents. Bref, il y a eu des changements tactiques que le groupe a su assimiler et appliquer sur le terrain et c'était agréable à voir. Quel que soit le schéma, nous voulons travailler pour arriver à jouer d'égal à égal avec n'importe quel adversaire.
Les Echos : Djilla, Soumaïla et Djibril Sidibé ont signé leur retour. Avez-vous été satisfait de leurs prestations ?
J.-F. J. : Ils ont fait un bon match comme toute l'équipe. Je pense qu'ils ont montré qu'ils avaient envie de rejouer avec l'équipe nationale, c'est le plus important. Malheureusement, Djibril Sidibé s'est fracturé le pied, il y a 5 jours, donc il est forfait pour le match du 25 mars prochain contre le Bénin, ce qui est un peu dommage car il avait montré de la qualité dans ce match. Notre succès face à la Lituanie est un pas très important, mais reste un match amical, donc on est absolument sûr de rien. Il faut marquer des points, sinon cela n'aura servi à rien de gagner les matches amicaux et perdre en officiel. Quand on marque des points, à ce moment-là, on sera assuré. Actuellement, on est content parce que l'équipe progresse, parce qu'elle montre un visage intéressant. On a gagné en amical. Maintenant, il faut gagner les matches officiels. D'ailleurs, même si on gagne le prochain match contre le Bénin, on ne sera assuré de rien du tout. Jusqu'à la fin des éliminatoires, il va falloir se battre pour la qualification.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr
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