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2007

Mois de fevrier

Les Echos du 12 fevrier 2007

IL FAUT LE DIRE

Paradoxes

En suscitant la création du Bureau du Vérificateur général (BVG), calqué sur le modèle canadien, le président de la République voulait démontrer son engagement à lutter sans merci contre la corruption, parce qu'à côté du BVG, d'autres structures comme la Casca, le Contrôle d'Etat, les inspections des ministères et… les révélations de la presse devaient, pensions-nous, sonner l'hallali pour les voleurs à col blanc, les prédateurs de l'économie, les suceurs du sang du peuple…

En termes de structures de contrôle, ATT a fait plus, du moins, il a innové si l'on s'en réfère au seul BVG, structure indépendante, bien dotée financièrement, donc à l'abri des pressions et qui ne met en avant que le professionnalisme dans ses investigations. Hélas !

Car à quoi sert-il d'avoir une multitude de services pour assainir les finances publiques si leurs rapports sont destinés aux placards des oubliettes ? Il est évident que les hommes qui animent le front anti-corruption font de leur mieux ; travaillant sans relâche, débusquant présumés coupables et complices. Mais, pour ceux-ci, la vie, paradoxalement, reste un long fleuve tranquille.

En dehors de ceux qui ne soufflent pas ou plus dans la même trompette que les tenants du pouvoir et qui sont, par ce fait, exposés aux harcèlements, les autres sangsues, au pire des cas, ont une sanction/promotion. A preuve, la Casca en est à son 10e bulletin, mais aucun mis en cause n'a jusque-là été inquiété. Des services sont cités dans quasiment tous les rapports, les responsables incriminés continuent pourtant d'être là comme si de rien n'était. Quel paradoxe pour une dédicace à la justice sociale ! Les dossiers sont-ils réellement transmis ? Les procureurs ont-ils les mains libres ? Permettez-nous d'en douter.

Toujours est-il que c'est le contribuable qui paye à tous les coups. Pour l'impôt, il ne lui est fait aucun cadeau. L'argent collecté à ce niveau permet de faire fonctionner l'Etat. Des gens en détournent une partie, l'autre servant à les retrouver à travers des enquêtes, qui sont ignorées par les décideurs. Paradoxal non ?

A. M. T.

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OUSMANE GUITTEYE, CANDIDAT A L'ELECTION DE LA CCIM

« L'arrêt de la Cour suprême est loin d'être la victoire de Bittar »

De l'origine de la crise à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) en passant par le contentieux pendant devant les tribunaux et la médiation avortée du Haut conseil islamique, le candidat du Groupement des commerçants du Mali, Ousmane Guittèye, opposé à Jeamille Bittar à l'élection consulaire du district, nous entretient. M. Guittèye déclare que le récent arrêt de la Cour suprême est loin d'être une victoire pour M. Bittar et la lutte ne fait que commencer. Interview.

Les Echos : L'élection consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie de Bamako, à laquelle vous êtes candidat contre le président sortant Jeamille Bittar, au nom du Groupement des commerçants du Mali, est dans l'impasse. Pourquoi cette crise que la CCIM n'avait jamais connue ?

Ousmane Guittèye : La crise qui perdure est née des suites d'élections truquées. A Bamako, il y a eu tout sauf des élections. Tous les moyens sont bons pour gagner dans une élection, c'est vrai. Mais, il faut utiliser des moyens conventionnels. Si un candidat triche à visage découvert, au dépouillement, on doit pouvoir faire la part des choses. Le jour des élections, le président de la commission d'organisation a fait évacuer la salle de vote sous prétexte qu'il va faire simplement les dépouillements. La foule des partisans des deux candidats a été chassée de la cour du Centre international des conférences de Bamako. Les huissiers et même la presse, qui étaient dans la salle pour faire uniquement leur travail, ont été priés de quitter. Mais, le dépouillement même n'a pas eu lieu cette nuit-là. Ça été fait le lendemain. Tout cela avait pour dessein d'orchestrer un coup bas. La suite est connue ; Bittar a été déclaré vainqueur avec plus de 405 procurations contre zéro procuration pour notre compte. Les mêmes tripatouillages continuent malheureusement.

Les Echos  : La crise perdure, vous l'avez dit. Votre camp a porté plainte au Tribunal administratif, qui a confirmé le résultat des urnes. La Cour suprême que vous avez saisie a confirmé le verdict précédent. Vous sentez-vous vaincu ?

O. G. : Attention ! Pour nous, le Tribunal administratif et la Cour suprême n'ont pas confirmé la victoire de x ou de y. Ils ont tout simplement refusé de juger le contentieux. Le Tribunal administratif a dit, que notre plainte est irrecevable. Nous avons saisi la Cour suprême qui dit qu'elle préfère s'en tenir à la décision du Tribunal administratif. Nous avons alors jugé utile de déposer séance tenante un recours en révision. Une nouvelle procédure qui commence devant la même Cour et elle est suspensive. On attend de voir si elle acceptera de la juger ou non. Nous ne nous sentons pas du tout vaincu comme le prétendent certains. Ce n'est pas encore l'épilogue. Bittar ne sera pas installé président de la CCIM tant que notre recours en révision n'est pas vidé et le contentieux définitivement clos. Aucun bureau ne sera installé par lui au nom des commerçants. Mais, ce que je puis vous dire, c'est que la patience est un long chemin doré. On ne sait pas ce que demain nous réserve . Ce qui est sûr, on se battra jusqu'au bout.

Les Echos : La commission électorale a fait l'objet de beaucoup de critiques. Elle a été même accusée d'avoir pris de l'argent pour accepter le tripatouillage. Etes-vous de cet avis ?

O. G. : La commission électorale n'a pas été transparente du tout. Pour ce qui est des pots-de-vin qu'elle aurait reçus, je n'exclus aucune éventualité. Mais, je ne vais pas m'aventurer sur ce terrain tant que je n'ai pas la preuve matérielle. Or il serait utopique d'avoir une telle preuve quand il s'agit de corruption. Toutefois, la commission est ce qu'elle est. Je n'ai que faire d'elle. Si elle est en faute, les tribunaux sont là pour dire le droit et rien d'autre. Le problème et la pire des choses est que la justice refuse de juger le litige. Il fait un déni de justice comme ça se dit dans le jargon judiciaire. Je le dis haut et fort, que toutes les erreurs émanent de la commission électorale que le tribunal se doit de rectifier s'il n'y a pas anguille sous roche. Nous ne désespérons pas. J'ai personnellement l'intime conviction que ce serait réglé. Donnons le temps au temps, la vérité finit toujours par triompher.

Les Echos : Il y a l'histoire des fameuses procurations que vous avez signalées tantôt. Pourquoi les procurations pour Bittar et non pour vous ?

O. G. : Ce qui s'est passé avec les procurations, Dieu est témoin et les Maliens aussi. Le faux maire qui a signé les procurations a été par la suite emprisonné à la veille de la fête de Tabaski pour faux et usage de faux, usurpation de titre. Nos avocats ont tout décrit dans leur plainte. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas être prolixe. Cependant, comprenez que le signataire des procurations se retrouve en même temps suppléant sur la section commerce de la liste Bittar ? Jugez-vous en même. Mon combat est que le bon Dieu guide le pas de nos juges qu'ils aient un esprit de jurisprudence pour dire le droit.

Les Echos : Quelques jours avant l'arrêt de la Cour suprême, le Haut conseil islamique a entrepris une médiation. Qui l'avait mandaté ? La médiation a-t-elle réussi ?

O. G. : L'initiative est venue du président de la République. J'avoue tout de suite qu'elle a été un échec. Cela était prévisible. Pour qu'une médiation réussisse, il faut que la vérité soit dite. En quelque sorte faire une sorte de « vérité et réconciliation ». Tous les acteurs concernés par cette médiation doivent reconnaître cette vérité et aller dans ce sens. Dans une médiation où chacun dit ce qu'il veut et refuse le point de vue de l'autre, la démarche est d'emblée vouée à l'échec.

Les Echos : D'aucuns disent que Bittar a un soutien dans l'ombre qui lui permet de remporter toutes les victoires tant dans les urnes qu'au niveau juridictionnel. C'est votre avis ?

O. G. : Ça se passe de tout commentaire. Bittar n'est pas plus fort que tout notre groupe ni physiquement, ni intellectuellement, ni tactiquement. Mais chaque fois, dans une étape, que ce soit aux élections ou au tribunal, il proclame toujours sa victoire d'avance. Cela s'est toujours réalisé. Maintenant que nous avons accepté de donner le temps au temps, tous les Maliens savent aujourd'hui la réalité des choses.

Les Echos : Concrètement, qu'est-ce que vous reprochez à la personne de Bittar ?

O. G. : Je vous renvoie à l'actualité. La Casca, cette structure de contrôle des services publics et parapublics a rendu public son 10e bulletin dont le contenu a été relayé ces derniers temps par la presse nationale. Le rapport a été remis à la présidence de la République et au procureur anti-corruption. Le bulletin qui épingle pas mal de structures contrôlées, a relevé des irrégularités à la CCIM sous la présidence de Bittar. L'essor de nos activités commerciales dépend de la CCIM. S'il y a des pratiques de ce genre à ce niveau, cela nous tracasse énormément. Nous voulons le changer pour que la gestion de la CCIM soit plus saine. Et puis, c'est quelqu'un qui n'a pas le sens du respect des aînés.

Les Echos : Quelle solution allez-vous accepter pour dénouer la crise définitivement ? Accepteriez-vous une gestion consensuelle ?

O. G. : Pour nous, il faut que le droit soit dit. Le droit pour nous aussi, c'est de juger l'affaire au fond. En élection, il n'y a pas de gestion consensuelle. On gagne pour gérer les affaires, ou si on perd, on se résigne pour attendre une autre échéance.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

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SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DE GUINEE

L'ambassadeur de Guinée au Mali fuit les marcheurs

En l'absence de l'ambassadeur, le Collectif de solidarité avec le peuple de Guinée (CSPG), qui organisait samedi une marche de protestation contre la dérive autocratique du président Conté, s'est contenté de lire sa déclaration devant une chancellerie désespéramment vide.

A travers sa marche samedi, du rond-point de Daoudabougou à la chancellerie de l'ambassade de Guinée à Magnambougou Faso Kanu, le Collectif de solidarité avec le peuple de Guinée (CSPG) entendait dénoncer « avec vigueur la dérive autocratique et totalitaire du régime du général Lansana Conté en République de Guinée-Conakry et aux crimes qu'il a perpétrés contre le peuple martyr de Guinée » .

La violence des slogans en disait long sur la colère des marcheurs aux premiers rangs desquels des leaders de l'Association démocratie et justice (ADJ), le Pr. Abdou Traoré dit Diop, Moustaph Soumaré, Mamoudou Sidibé, Nouhoum Ongoïba, président du CSPG…

« Abas Conté » , « Conté au poteau ! » , « Abas la dictature, démission Conté » ou encore « Vive le peuple frère de Guinée  », scandaient-ils le long du trajet. Les manifestants, qui étaient devancés par un véhicule de police avec trois agents à bord, ont fait face à l'arrivée, non pas au personnel de l'ambassade, mais à un mur d'une vingtaine de policiers prêts à bondir sur « leurs proies » .

Deuxième surprise et non des moindres, l'ambassade était fermée à double tour. Pas même le gardien pour recevoir la déclaration du CSPG. Et pourtant, ils avaient été bien informés, selon les organisateurs de la marche. Ce qui n'a, d'ailleurs, pas empêché le président du Collectif Pr. Nouhoum Ongoïba de lire la teneur de sa déclaration devant le portail, sous le regard curieux des familles voisines et de quelques passants.

Condamnation de la répression brutale des autorités guinéennes, condoléances aux familles des 60 personnes assassinées le mois dernier en Guinée, poursuites judiciaires contre les responsables des carnages commis à Conakry, Zérékoré, Dabola et d'autres villes guinéennes ont été les maîtres mots de cette marche, premier acte d'une série visant, selon M. Ongoïba, à délivrer le peuple frère de Guinée des mains dictatoriales de Conté.

« Nous en appelons à l'opinion internationale et plus particulièrement à l'Union africaine pour qu'elle exerce toutes les pressions susceptibles d'obliger les autorités guinéennes à inscrire leur comportement dans les normes de la communauté internationale » , a-t-il ajouté avant de conclure, « les peuples de Guinée et du Mali sont les mêmes. Nous ne pouvons pas rester indifférents face au massacre de nos frères. Nous continuerons cette lutte jusqu'à l'instauration d'un Etat de droit dans ce pays frère » .

Le CSPG a été mis en place à l'initiative de l'ADJ. Il est composé de démocrates maliens organisés au sein de mouvements associatifs et de partis politiques.

Sidiki Y. Dembélé

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ELECTIONS 2007

La problématique du bulletin unique

Les élections générales à venir constitueront un test de solidité et de perfection de la nouvelle loi électorale adoptée par les députés au cours de la présente législature. Cette loi a introduit quelques nouveautés en l'occurrence le parrainage des candidats à la présidentielle, la réduction du nombre des électeurs de 700 à 500 électeurs par bureau de vote, la suppression des bureaux itinérants, la hausse de la caution de candidature à l'élection présidentielle, l'introduction du vote à bulletin unique…

Si ces différentes innovations ont été appréciées par les partis politiques, il n'en demeure pas moins qu'à l'approche des élections, elles suscitent certaines appréhensions surtout pour ce qui concerne le vote à bulletin unique. Le bulletin unique permet, certes, à l'Etat d'économiser de l'argent parce qu'il ne va plus confectionner un bulletin, dont le coût est toujours élevé, pour chaque candidat. Mais, dans un pays où la majorité des électeurs sont analphabètes, il faut craindre que le vote à partir du bulletin unique ne tourne au cauchemar tant pour les candidats que pour les électeurs.

L'introduction du vote unique nous épargnera-t-elle des difficultés des bulletins multiples ? Rien n'est sûr. Sauf que première expérience dans notre pays, rien n'est encore entrepris par les autorités pour sensibiliser les populations et leur faire comprendre comment l'utiliser. Or la télévision nationale ne couvre pas encore l'ensemble du territoire national et la radio qui l'est ne semble pas être le moyen adéquat pour une telle campagne de sensibilisation. Est-ce parce la campagne électorale n'est pas encore ouverte et que les candidatures ne sont pas officiellement publiées ? S'agira-t-il de cocher une croix ou un signe quelconque devant la photo ou le nom du candidat sur lequel vous portez votre voix ?

Les interrogations sont nombreuses et nombre de citoyens semblent sceptiques. Pour certains observateurs, le vote à bulletin unique nécessite une large campagne d'information surtout dans les contrées qui n'ont pas encore accès aux images de la télévision.

Denis Koné

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ATT BLOQUE DANS L'ASCENSEUR

Panique au CHU Gabriel Touré

Les yeux d'ATT ont dû rougir dans l'ascenseur du nouveau bloc des entrées de l'hôpital Gabriel Touré lorsque celui-ci s'est bloqué au moment où le chef de l'Etat voulait voir de visu la qualité de l'installation. Le président de la République et sa suite n'ont été délivrés qu'une dizaine de minutes après.

Contrairement à ce que les gens croyaient, la panne d'ascenseur de samedi à l'hôpital Gabriel Touré n'était pas due à une coupure de courant. Il s'agissait bel et bien d'une panne technique. De sources bien informées, ce n'est pas la première fois que ce genre d'incident se produit dans l'immeuble. Il y a deux semaines des infirmières de Gabriel Touré avaient été bloquées.

Samedi, ATT, qui ne finit de surprendre son protocole, s'est précipité dans l'ascenseur. Cependant, l'appareil allait mettre du temps pour atteindre l'arrêt indiqué, ce qui a créé une panique à peine voilée dans les rangs du protocole et de la garde rapprochée.

Quelques instants après les invités ont appris que l'ascenseur du président est bloqué pour un problème technique. Au même moment, un dispositif de sécurité s'est formé autour de l'appareil. Les sapeurs-pompiers ont été appelés d'urgence, mais n'ont pu intervenir en raison de la promptitude de techniciens à aider le président à respirer de nouveau l'air pur.

Amadou Sidibé

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SOTELMA

Le choix d'un DGA divise le ministre et le PDG

Le poste de DGA à la Sotelma reste vacant depuis la nomination le 26 décembre 2006 de son titulaire en qualité de PDG. Le nouveau PDG a décidé depuis quelques jours de procéder aux nominations de chefs de service et en même temps de combler la vacance du poste de DGA. Ce dernier choix pose apparemment problème.

Le DGA d'une société comme la Sotelma est nommé par le ministre sur proposition du PDG. C'est ainsi que Lassana Ndiaye avait jeté son dévolu sur Siréké Bengaly, l'actuel secrétaire général de la boîte. Un choix qui ne serait pas du goût du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies. Une contre-proposition a été faite par le département en la personne de Djibril Traoré, directeur du réseau fixe.

L'évocation du nom de M. Traoré a réveillé les vieux démons. Des travailleurs et particulièrement le Syndicat ne veulent pas du tout le sentir. Nommé directeur de l'approvisionnement et de la logistique (Dal), un service stratégique sous Tiémoko Maïga et Samba Sow, il n'aurait pas laissé que de bons souvenirs.

En tout état de cause, les tiraillements entre un PDG et son ministre sur la nomination d'un DGA montrent à quel point la République est sens dessous dessus. Membre influent du Mouvement citoyen, donc proche du président de la République, Lassana Ndiaye entend peser de tout son poids dans la balance. Le ministre de la Communication est averti.

Abdrahamane Dicko

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FACE A LA MONDIALISATION

Les banques de l'Uémoa tirent leur épingle du jeu

L'assemblée générale et les journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements financiers d'Afrique ont pris fin vendredi dernier dans notre capitale. Le thème des rencontres de Bamako était : « Le marché financier et la banque africaine » .

Pendant deux jours, d'éminents spécialistes ont débattu de thèmes comme : « l'attente des institutions représentatives des marchés » , « le marché des actions » . Avec ce thème, le président de l'AFH-BOA, Paul Derreumaux a témoigné sur le cas de l'introduction en bourse des filiales BOA Niger et Bénin. A son tour, Moussa Alassane Diallo, le PDG de la BNDA, a parlé de l'expérience de son institution sur le marché des obligations de la BRVM.

La seconde journée a débuté avec un débat introduit par le directeur national de la BCEAO, Idrissa Traoré, sur la « situation et position des banques de l'Uémoa, dans le contexte de la mondialisation » .

Dans son exposé, le directeur national a dit que d'une façon générale, les banques de l'Uémoa connaissent une situation satisfaisante, avec une trésorerie claire et un portefeuille assez sain. Ainsi, plus de 70 % respecteraient les ratios prudentiels et 5 banques sont cotées à la Bourse des valeurs mobilières d'Abidjan.

Les patrons de banques d'Afrique ont également parlé de la fiscalité et de la formation. Le samedi, ils ont entrepris une excursion à Sélingué, avec une escale à l'usine d'égrenage du coton de Ouélessébougou.

Les participants ont également convenu, pour les rencontres d'été qui ont lieu en Europe, de se retrouver en Suède en été prochain. Par contre la prochaine rencontre de février aura lieu vraisemblablement au Cameroun.

Alexis Kalambry

 

Encadré

Daffé élu président

A l'issue de son assemblée générale, le Club des dirigeants de banques et établissements financiers d'Afrique, a, à l'unanimité des membres, choisi Abdoulaye Daffé, PDG de la BDM-SA, pour présider le Club.

« Il est un membre important du Club qui dirige une banque importante. Son apport permettra de donner plus de visibilité à notre institution. Il a déjà présidé l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali et d'Afrique avec des résultats connus de tous » , a dit le président de l'AFH-BOA, Paul Derreumaux, pour justifier ce choix.

L'intéressé lui-même devra faire une conférence de presse dans les jours à venir pour parler des grandes lignes de son mandat, mais déjà, selon le secrétaire permanent, Alain Lenoir, les activités qui sont déjà dans le pipeline concernent l'édition de l'annuaire des banques et établissements financiers de la zone franc, l'appui aux associations de techniciens et le cycle de visioconférence. Abdoulaye Daffé préside un bureau de 8 membres.

Nous y reviendrons.

Alexis Kalambry

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PRESIDENTIELLE

Le peuple face au bon choix des dirigeants

Les Maliens ont ras-le-bol des discours que leur servent ceux qui les gouvernent ou qui aspirent à les représenter. Ils ont entendu trop de promesses non tenues. Ils ont vu trop de politiciens sincères avant leur élection et qui ont fait volte-face une fois au pouvoir. Ils en ont assez du train de vie extravagant de ces représentants du peuple. Il ne sert à rien de perdre du temps en analysant le passé. L'échec est patent. Faire la politique comme ce fut le cas pendant les 47 dernières années serait un retour en arrière.

Aujourd'hui, le Malien ne respecte plus l'autorité. Tout comme la confiance, le respect se mérite. Les représentants de la nation, qui sont l'image même du pays, devront avoir des qualités d'or. Pour réhabiliter l'autorité de l'Etat, tous les représentants du pays doivent être les meilleurs d'entre nous. Ils ne doivent avoir ni un passé douteux ni un présent honteux ni un avenir incertain. Ils doivent être "clean" ou propres. Le diagnostic n'est contesté par aucun analyste sérieux. Notre futur dépendra de la qualité de nos représentants d'aujourd'hui.

Ce qui compte chez l'homme, ce n'est pas son niveau intellectuel ni ses relations. Les qualités à rechercher chez l'homme sont avant tout son intégrité morale et des convictions. L'actuel président brésilien Lula n'a pas terminé l'école primaire. Quand Lee Kuan Yew de Singapore voulait céder sa place, il n'a désigné aucun dauphin. Cependant, il a appelé son gouvernement à une réunion extraordinaire. Tous les membres ont eu droit à un seul vote et la majorité a voté pour un autre candidat que celui voulu par le tout puissant Premier ministre.

Quand on lui demanda pourquoi il n'avait pas imposé son choix, Lee de répondre : "Ce qui compte, pour les citoyens, c'est un leadership intègre et aucun membre de ce gouvernement n'a eut sa place qu'après un long et vigoureux test sur leur moral, éthique et leur passé" . Le Premier ministre désigné Goh Chok Tong, a demandé à Lee de rester à son poste pour une période de deux ans afin de lui permettre d'être fin prêt.

La leçon est simple : les leaders doivent faire preuve d'humilité, de conviction, de respect et de courage. Les prophètes, qui étaient des plus pauvres et donc ne pouvaient acheter personne, ont eu des disciples en donnant le bon exemple. La politique ne doit pas faire exception. Pour que la population suive les directives de ses leaders, il faut qu'elle soit sûre de leur probité à tous égards.

La relation entre un gouvernant et le gouverné est comme celle qui existe entre un commerçant et son client. Il n'y a pas de gouvernants sans gouvernés, de même qu'il n'y a pas de commerce sans client. Dans une démocratie (pas un consensus), il est du devoir du gouvernement d'aller auprès des populations pour noter leurs préoccupations afin de soulager leurs souffrances. Les idées doivent partir de bas en haut et non le contraire. Il est du devoir du gouvernement de les mettre en œuvre. Donc, le rôle d'un gouvernement, c'est l'écoute. Et à cette fin, il faut qu'il y ait un engagement direct et sans filtration entre les citoyens et les leaders.

Pour un gouvernement à l'écoute des citoyens, nous avons proposé au gouvernement, à maintes reprises, de mettre en place une conférence de presse mensuelle ou trimestrielle pour échanger avec les citoyens. Quand le président de la République, au cours de son discours de Nouvel an, affirmait "Que nous pouvons regarder l'avenir avec confiance" , on se demandait si le président était mal conseillé ou si, délibérément, il se cachait derrière un écran de fumée.

Dans une démocratie, les conseillers spéciaux ne suffisent pas, puisque eux-mêmes peuvent être, pour des raisons connues, détachés de la réalité. Il en est de même pour une radio et télévision d'Etat comme l'ORTM, financées par l'Etat. D'autres moyens de communication doivent être exploités. C'est ce qu'a compris le président Chavez du Venezuela, qui, une fois par semaine (les dimanches), est à la radio pour répondre aux questions de n'importe quel Vénézuélien.

Renforçons notre démocratie par un contact direct avec les Maliens ordinaires. Une conférence de presse mensuelle ou trimestrielle, avec comme interlocuteur le premier responsable du pays, et en présence de toutes les sensibilités, est nécessaire. Ce n'est pas le porte-parole du gouvernement que les Maliens ont élu. C'est le président que les Maliens veulent entendre.

Une éducation pour le développement

La réforme du système éducatif doit aussi passer en premier lieu. Il est généralement reconnu que l'analphabétisme et la pauvreté sont intrinsèquement liés, et que l'éducation primaire est l'un des moyens les plus efficaces pour éradiquer la pauvreté. Elle doit donner aux enfants les savoirs élémentaires, mais aussi les bonnes habitudes de discipline, de courage, de sérieux, et de service pour les autres. Les ressources doivent être concentrées surtout sur l'éducation de base et le secondaire. L'éducation de base est la plus importante, parce qu'une fois les lacunes accumulées, elles deviennent irrattrapables.

Aussi, les meilleurs enseignants doivent être affectés à l'éducation de base. Bûcher les cours doit être banni à jamais. Bûcher relève du domaine de transfert d'information et non de la sphère de l'esprit. C'est parce que la mémoire a été affranchie que les innovations les plus remarquables ont vu le jour.

L'éducation comporte essentiellement 3 éléments inter dépendants : le curriculum, l'enseignement et l'évaluation. Ces 3 éléments doivent être ajustés pour répondre aux besoins du pays. Le curriculum du Mali, par exemple, ne doit pas être calqué sur celui de la France, car nos besoins ne sont pas les mêmes. Il doit refléter notre culture avant tout et surtout s'adapter aux besoins du marché de l'emploi. Apprendre la psychologie est peut-être une bonne chose, mais le Mali a très peu besoin de psychiatres. Il en est de même pour ces cours d'option comme la musique, etc. Par contre, ce dont nous avons le plus besoin ce sont des classes d'agriculture, d'économie, de technologie, d'éducation civique, d'histoire et de géographie, etc.

Un pays où plus de 80 % de la population vit de l'agriculture n'a pas vocation à promouvoir les classes et cours qui n'ont aucun rapport avec le quotidien des élèves. Il faut juste penser aux attaques acridiennes pour mesurer l'ampleur des risques de famine et des aléas climatiques qui pèsent quotidiennement sur nos populations. Face à une telle situation, il serait très sage de la part des décideurs politiques de procéder à une réforme du système éducatif, axée sur la pertinence du contenu de ce qui est appris à l'école.

Dans un monde idéal, l'éducation représente la voie la plus sûre pour permettre aux pauvres de monter l'ascenseur social. A la célèbre Université d'Harvard aux USA, plus du tiers des étudiants sont issus des familles défavorisées. Il en est de même à Yale University, où le président Clinton, issu d'un milieu très modeste, a pu, grâce à une bourse, étudier le droit dans ce prestigieux temple du savoir. Il en est de même pour Henry Reid, l'actuel chef des démocrates au Sénat américain.

Mais si ces individus, et ils sont des millions aux Etats-Unis, sont parvenus à échapper à la pauvreté, c'est que le système éducatif est complété par une bureaucratie objective qui est en quête permanente des meilleurs citoyens. Quand Bill Clinton a rencontré le président JFK à la Maison Blanche, il avait à peine 15 ans.

Patriotisme économique

Le gouvernement dépense son temps et son énergie pour rappeler aux uns et aux autres que la croissance économique était de l'ordre de 5 % les deux dernières années. En revanche, il n'explique pas l'origine de cette croissance. Nous savons tous qu'une croissance basée sur l'exploitation des ressources, comme l'or dans notre cas, ne profite point aux populations. La Guinée équatoriale, grâce à l'exploitation de son pétrole, a connu une croissance de plus de 30 % l'année dernière. Il en est de même pour le Tchad. Rendez-vous dans ces pays et vous verrez que la pauvreté gagne toutefois du terrain.

Comme nous l'avons indiqué dans des articles précédents, la croissance économique est nécessaire mais pas suffisante pour réduire la pauvreté. Pour profiter aux pauvres, la croissance doit reposer sur deux facteurs : l'augmentation du revenu et sa distribution aux plus pauvres. Pour atteindre ces deux objectives, le gouvernement doit procéder à la renégociation de son contrat d'or avec les sociétés minières et promouvoir une industrie locale.

Le prochain gouvernement doit se munir des leçons du Liberia, du Nigeria, de la Mauritanie, de la Georgie, de la Bolivie et du Venezuela. Les gouvernements de ces pays ont renégocié avec succès les contrats des entreprises étrangères. Le résultat est que les pays détiennent plus de la moitie du profit tiré de leur sous-sol. Au Nigeria, les compagnies pétrolières payent un million de dollars par semaine (soit environ 500 millions de F CFA). Cette somme représente 75 % des profits des compagnies étrangères. Le Nigeria n'est certes pas un pays mieux gouverné que le nôtre, mais son gouvernement est assez intelligent pour réclamer 75 % du profit tiré de son pétrole.

Au Mali, le gouvernement ne détient que 20 % de son or. En tant que 3e producteur d'or du continent, on peut faire mieux. 20 % est inacceptable, car c'est pire que de l'exploitation. Comme toute chose, l'or du Mali est appelé à disparaître un jour. Pourquoi ne pas maximiser notre profit dès maintenant ?

Cette exploitation se confirme aussi par la privatisation en masse de nos secteurs clés. Aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, les subventions continuent pour défendre leurs agriculteurs. Economiquement, les subventions sont têtues, mais parce que se nourrir et se suffire à soi-même est une question de sécurité. La sécurité prime sur l'économie. Dans ces pays riches, tout est fait pour amoindrir la participation des compagnies étrangères dans les secteurs clés. Le libre-échange conditionne-t-il les subventions ? Evidemment non.

Mais la vie a ses raisons que l'économie ignore. Cette réalité échappe à nos dirigeants. Pourquoi la France a-t-elle défendu Alstom ? Pourquoi les USA ont défendu les compagnies aériennes ? Pourquoi l'UE subventionne Airbus ? Nous, on laisse tout aller. Après avoir vendu l'or du Mali à vil prix, c'est désormais les jours de la Sotelma, de la CMDT, qui sont comptés avec l'arrivée de sociétés étrangères. Pensez-vous vraiment que la Sotelma tiendra le coup face à une compagnie qui dispose de plus de 30 milliards de crédit d'euro ? Il en sera de même pour la CMDT.

L'autre grand challenge de notre économie est d'équilibrer le désir du gouvernement de maximiser les recettes douanières venant des importations et la nécessité de promouvoir une industrie locale, qui pourrait, à échéance, créer des emplois pour des centaines de milliers de Maliens. On a point besoin d'un master en économie pour se rendre compte du danger d'une économie qui importe tout ce qu'elle consomme. Le premier danger est d'ordre sécuritaire. Que ferions-nous le jour où les fournisseurs décideront de nous boycotter ?

Pour renverser cette tendance, tout doit être fait pour que nous produisions ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons avec l'objectif d'exporter nos produits. A chaque fois que nous consommons du riz importé, nous contribuons au marché de l'emploi du Vietnam et de la Chine aux dépends de nos agriculteurs. Il en est de même pour les boissons et d'autres produits importés. Plus grave encore : c'est le gouvernement qui donne le mauvais exemple. Les ministres consomment tous du riz importé. Dans les conseils de ministres, des Fanta en boîte au lieu du jus de gingembre sont servis. L'argent du contribuable est dépensé dans les fauteuils, voitures, boissons, téléphones, vacances, soins médicaux, etc. Tous importés ou consommés au détriment de notre économie.

Dans le développement d'une industrie locale, l'Etat doit pouvoir cibler des secteurs et jouer le rôle de facilitateur. Il ne profite point au Mali d'avancer des prêts, garantis par l'Etat, aux détaillants comme c'était le cas récemment, de vendre et de faire la promotion des produits étrangers. Au contraire, l'aide doit être accordée aux entrepreneurs qui sont soucieux de créer des emplois locaux. Plus de 80 % des mangues du Mali, selon certaines estimations, pourrissent chaque année et le pays n'exporte que 3 % de son potentiel. Savez-vous combien de milliers de jeunes pourraient trouver un emploi auprès d'une usine de mangue ? Ils seraient des centaines de milliers. Tous les passagers du trafic aérien aimeraient boire du jus de mangue, mais à cause de sa cherté il n'est pas disponible. La leçon ici est que nous disposons d'un avantage comparatif dans le domaine de la mangue, jus de gingembre, etc.

Nous disons assez à toutes les formations politiques. Elles esquivent toutes sans exception les vrais enjeux des élections prochaines. La raison est connue : il n'y a que le pouvoir et ses avantages qui intéressent les uns et les autres. Contrairement à eux, des Maliens ont payé de leur sang un certain 26 mars 1991 pour qu'enfin s'établisse un gouvernement qui se préoccupe de leurs préoccupations. Sont-ils morts en vain ? Une chose est sûre : ils n'ont pas eu gain de cause. Il est temps d'honorer tous les martyrs du Mali : en défendant la cause pour laquelle ils ont payé de leurs vies. Encourageons la vérité et la libre pensée dans notre pays, car la vérité, contrairement aux politiciens, ne trahit point.

Soya Djigué

( économiste à Washington DC)

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5e JOURNEE DU CHAMPIONNAT DE FOOTBALL

L'Asko, un néo-promu, dans le fauteuil de leader

Après cinq journées et treize points à son compteur, l'Asko continue sa belle série. Et la victoire sur le Djoliba est comme une cerise sur le gâteau pour les protégés de Vieux Makan Kéita.

L'opposition entre le nouveau promu, l'Association sportive de Korofina (Asko) et l'un des prétendants sérieux au titre, le Djoliba, a tenu toutes ses promesses. Mais, le dernier mot est allé aux joueurs de Korofina, qui se sont imposés. Malgré les sept minutes de temps additionnel accordé par l'arbitre Boubou Traoré, les Rouges n'ont pu revenir au score. Ils se sont même permis le luxe de rater un penalty, contre le cours du jeu, par Ousmane Bagayoko.

Visiblement, les protégés de Vieux Makan Kéita ne veulent rien lâcher cette saison. Le capitaine Abdramane Guissé et ses partenaires restent invaincus après 5 journées (1 nul et 4 victoires). Une performance inédite et surprenante de la part d'un néo-promu.

La défaite du Djoliba, la seconde d'affilée, complique le sort d'une équipe qui comptait sur le match de vendredi pour regagner la confiance de ses supporters. Le ciel, au lendemain de cette défaite, est désormais sombre du côté de Hèrèmakono. Et certains fustigent déjà le système de Fagnery Diarra. « Il est revenu encore avec son 3-4-3, et nous perdons » , critiquent de nombreux supporters et responsables. Pour eux, les joueurs ne parviennent pas à s'adapter au système de leur coach.

Ce qui n'est pas forcément l'avis du technicien incriminé . « Je sais ce que je fais. C'est mon métier. Si je dois partir, je partirai sinon je ne me laisserai jamais influencer par qui que ce soit par rapport à un quelconque schéma de jeu. Le foot évolue et on doit évoluer avec le temps » , réplique Fagnery. Et d'ajouter que son équipe a dominé et s'est créée de nombreuses occasions. « Que dire du penalty raté qui allait donner une autre tournure à la rencontre ? » , fulmine-t-il.

Ce serait une erreur, pour de nombreux supporters et même dirigeants du Djoliba, de vouloir se cacher derrière un quelconque schéma tactique du coach Fagnery Diarra pour expliquer les deux dernières défaites respectivement face au CSK et l'Asko. Car les joueurs ne sont pas exempts de tout reproche. Pour preuve dans ces deux matches, l'équipe a eu des occasions nettes, et plus grave, elle a raté un penalty.

Quant aux Boys du Centre Salif Kéita, ils restent sur deux victoires consécutives. Lors de la 5e journée, ils ont récupéré 3 points face à l'Usfas, battue 1-0. L'autre promu, le Club sportif Duguwolonfila (CSD) a partagé les points avec le COB. L'équipe des « 7 villages » , sous la houlette de Boubacar Coulibaly, a pourtant montré un autre visage. Et ce nul (1-1) devant les Verts est un signe encourageant.

De leur côté, les Scorpions n'ont pu réagir après 4 journées de doute. En effet, Madou Coulou, le remplaçant de Cheick Oumar Koné, parti en stage, n'a pu obtenir qu'un point devant l'AS Bakaridjan pour son baptême de feu. Les visiteurs réalisent ainsi une bonne affaire. Et n'eut été l'incohérence de l'arbitre de la rencontre, le résultat serait autre. Du côté des Réalistes, on espérait une victoire. « Nous voudrions profiter de la venue de l'AS Bakaridjan pour nous refaire un moral parce que la situation est grave » , affirmait M. Guindo, le secrétaire général adjoint des Noir-Blanc de Bamako. Hier, le Sigui recevait l'AS Commune II dans son temple du Stade Abdoulaye Macoro Sissoko.

En attendant les matches Stade malien de Bamako face à son homonyme de Sikasso et Nianan-ASB, prévus pour mercredi en raison des compétitions africaines des clubs, l'Asko est seul leader avec 13 points. Ce qui en dit long sur l'ambition de ce néo-promu qui, à la surprise générale, se retrouve dans le confortable fauteuil de leader.

Boubacar Diakité Sarr

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LIGUE DES CHAMPIONS

Pas de miracle pour le Stade à Dakar

Dans le cadre des matches retour du tour préliminaire de la Ligue africaine des champions d'Afrique, l'AS Douanes de Dakar a battu le Stade malien de Bamako par 2 buts à 0. Déjà au match aller, la victoire (2-1) des Sénégalais au Stade du 26-Mars avait scellé le sort du Stade malien qui revient ainsi à la case départ.

Les protégés de Mahamadou Samaké n'ont pu réaliser l'exploit de se qualifier face à un adversaire qui les avait battus à domicile. Dans la double confrontation avec les « gabelous » sénégalais, les Blancs ont été victimes du manque de cran de leur effectif.

Au match retour joué samedi à Dakar, le Stade s'est fait distancer dès la première mi-temps par Papa Malick Cissé et ses camarades, grâce à deux réalisations avant la pause. Une fois de plus, le club est contraint de revoir ses ambitions africaines à la baisse.

Boubacar Diakité Sarr

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