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2007

Mois de fevrier

Les Echos du 09 fevrier 2007

APRES LA PUBLICATION DU RAPPORT DE LA CASCA

Le Parena dénonce une manœuvre d'intimidation

Après la publication du rapport de la Cellule d'Appui aux Structures de Contrôle de l'Administration (CASCA) qui résume et commente les rapports élaborés par les Services de Contrôle de l'Etat et les commentaires faits par le Chef de cette Cellule, Bréhima Noumoussa Diallo, le Parena , dans un communiqué déposé à notre rédaction et signé d e son secrétaire général, Me Amidou Diabaté, manifeste sa surprise.

« Le Parena n'est guère surpris ni des déclarations de M Diallo, ni des manœuvres d'intimidation et de chantage de tous genres, entreprises depuis des mois dans certains milieux dirigeants pour prolonger la cabale ( ndrl  : en capital dans le texte) orchestrée après le Sommet Afrique –France. La publication du prétendu Bulletin de la Casca redonne l'occasion au Parti du Bélier Blanc de s'étonner que des contrôleurs sous serment aient pu, du jour au lendemain, changer leurs conclusions sans vérification supplémentaire et sans porter à la connaissance des structures contrôlées les nouveaux griefs formulés, cela, en violation des textes qui fondent le Contrôle des Services Publics ».

« Le Parena réitère son appel à la révision des méthodes de travail des services de contrôle, y compris la Casca , qui portent régulièrement atteinte aux droits et libertés des citoyens garantis par la Constitution , notamment ceux des cadres régulièrement victimes de chantages politiques et d'humiliation. Ces méthodes doivent être bannies sous un régime démocratique digne de ce nom ».

Nous y reviendrons

Alexis Kalambry

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NOUVEAU CAHIER DE DOLEANCES

L'UNTM fixe au 31 mars la réponse du gouvernement

L'UNTM et le gouvernement ont accordé jeudi leurs violons sur le protocole d'accord du 15 octobre 2006. Toutefois, la Bourse du travail a aussitôt invité son partenaire social à aller en négociations sur son nouveau cahier de doléances et demande à être satisfaite au plus tard le 31 mars 2007.

La pression faite par l'UNTM sur le gouvernement est sans répit. La Bourse du travail avait menacé, il y a deux semaines de déposer un préavis de grève pour la satisfaction totale de son protocole d'accord du 15 octobre 2006. Ce qui était le préalable à toute reprise des négociations sur les nouvelles doléances. Le Premier ministre a usé de tout son flegme faisant jouer son talent de négociateur pour trouver une issue favorable au dossier.

Lors de sa rencontre avec l'UNTM, le gouvernement avait fait des propositions pour l'extinction du protocole d'accord du 15 octobre 2006. L'UNTM a entériné ces propositions au cours de sa réunion hebdomadaire du 1er février 2007.

C'est ainsi que la centrale syndicale se dit d'accord pour la mise en place de la commission de négociation des droits des travailleurs des sociétés et entreprises d'Etat et pour l'intégration des 10 agents à Transrail-SA avec la continuation de leur mandat syndical et le paiement intégral de leurs droits et salaires. Au titre d'indemnités négociées pour les travailleurs de Huicoma dans le cadre du plan social, l'UNTM dit prendre acte de la proposition d'octroi des 16 mois faite par l'Etat, mais exige l'octroi de 24 mois.

L'UNTM fait d'une pierre deux coups. Ses doléances du 15 octobre 2006 définitivement soldées, elle ouvre d'autres négociations sur son cahier de doléances en 14 points, qu'elle a déposé sur la table du gouvernement le 17 janvier 2007. La Bourse du travail met la barre plus haut en fixant la date butoir de fin de négociations au 31 mars 2007.

La principale centrale syndicale a déjà le bon bout. Dans cette fièvre électorale, ATT qui est donné candidat par des partis qui ne jurent que par son nom ne veut pas souffrir de contestations sur le front social. La solution, pour lui, consiste à tout accepter. Advienne que pourra !

Abdrahamane Dicko

 

Encadré

Les nouvelles doléances

1. Relecture du décret instituant le service minimum en cas de grève ;

2. Faire diligenter la relecture des conventions collectives ;

3. Faire publier le bilan de la privatisation (Smecma, Itema-SA, UMPP, SMPC…) ;

4. Faire renforcer le mandat des responsables syndicaux en les protégeant contre certains abus. Cas vécus : Transrail-SA, Graphique industrie, Somapile, Misselini… ;

5. Revoir la contractualisation des emplois dans la Fonction publique d'Etat et réexaminer l'équilibre des grilles par catégorie (cas des douanes, de l'éducation, santé, équipement et transports) ;

6. Accorder une subvention conséquente à l'UNTM ;

7. Diminuer l'impôt sur les traitements et salaires (ITS) ;

8. Augmenter le taux des allocations familiales ;

9. Octroyer une indemnité de départ à la retraite à tous les travailleurs du secteur public, privé et para-public ;

10. Diligenter le processus de privatisation de la Sotelma, et l'application du Plan stratégique de relance de l'ONT adopté par le gouvernement le 4 janvier 2006 ;

11. Faire diligenter la réinstauration du fonds minier ;

12. Renforcer et étendre la protection sociale à l'ensemble des travailleurs ;

13. Revoir les politiques d'ajustement structurel en vue de leur adaptation réelle aux besoins du pays ;

14. Revoir les conditions de privatisation de la CMDT.

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CONTENTIEUX ELECTORAL DE LA CCIM

La Cour suprême maintient Bittar, la division persiste

Le feuilleton judiciaire enclenché après l'élection du président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) depuis octobre dernier a connu son épilogue jeudi devant la Cour suprême. Après deux reports successifs , cette juridiction de dernier degré a rendu son arrêt : confirmant le verdict de la Cour d'appel qui avait maintenu les résultats de l'élection du 7 octobre 2006, donnant Jeamille Bittar vainqueur contre Ousmane Guittèye.

Ce verdict que nous nous gardons de commenter a élargi davantage le fossé de la division entre Jeamille Bittar accusé d'être élu sur la base de procurations et le camp adverse composé de vieux routiers du monde des affaires du Mali, réunis au sein du Groupement des commerçants du Mali.

Le camp Guittèye a juré de ne plus jamais s'associer à une quelconque activité de la CCIM, présidée par M. Bittar. La preuve est que la dernière édition de la Febak commémorant les 100 ans de la CCIM a été un fiasco.

ATT, accusé à tort ou à raison d'avoir donné un coup de piston à Bittar pour sa réélection, a laissé pourrir la situation. Difficile de croire qu'une médiation même de dernière minute, offerte par l'Amupi à l'instigation du chef de l'Etat se soit soldée par un échec cuisant.

En tout état de cause, le président ATT qui rêve d'un monde des opérateurs économiques dynamique et rayonnant avec la ruée des investisseurs étrangers vers notre pays a du chemin à faire. Ce rêve ne sera jamais réalité dans ces conditions de guerre de tranchée entre les acteurs de l'économie nationale.

Abdrahamane Dicko

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IMMIGRATION

Un Malien de France écrit sur « Sarkozy »

« Chakozy : un drôle de chat » est le titre du roman que vient de publier, aux éditions l'Harmattan, notre compatriote Aboubacar Eros Sissoko. L'ouvrage a été lancé hier au cours d'un point de presse à l'aéroport de Bamako-Senou.

Le nouveau roman d'Aboubacar Eros Sissoko lancé hier à l'aéroport de Bamako (point de départ et de chute des immigrés) traite d'un sujet d'actualité : l'immigration dans un langage humoristique et satirique en même temps.

L'auteur, immigré en France, en donnant la parole à des animaux domestiques, en l'occurrence des chats, interroge sur les inégalités sociales et raciales. Il dénonce également les injustices que sont le racisme et la discrimination qui s'amplifient jour après jour en Cefran, pourtant pays de liberté, terre de fraternité et chantre de l'égalité.

L'instigateur est, sans conteste, le petit Chakozy, fils cadet de l'ancêtre des Chano réfugié en Cefran. Chakozy se lancera en politique pour devenir, tour à tour, chat maire à Gribouilly, député à la Chassemblée, ministre de la Sécurité féline et président du PMU. Un soir, il fait un rêve. Il est coiffé d'une couronne, assis sur un trône majestueux. Persuadé que ce rêve est un signe du destin, Chakozy entreprend l'ascension qui le mènera au sommet de sa gloire. Y arrivera-t-il ?

Eros, qui parle d'une simple coïncidence de cette histoire avec celle de Nicolas Sarkozy, ne décolère pourtant pas contre ce dernier qu'il traite de tous les noms d'oiseaux. « Si Sarko vient au pouvoir, ça va être pire. Il est violent, il nourrit la haine. Je lui reproche d'avoir oublié l'histoire de l'Afrique avec la France. Sarko accuse les Maliens d'être hors-la-loi alors que la France dépouille tous les mois ces hors-la-loi de leur argent pour la sécurité sociale, l'assurance chômage et l'allocation formation, reclassement » , lance-t-il.

L'auteur a aussi une dent contre les dirigeants africains qui ne prennent pas, selon lui, toutes leurs responsabilités face à la question de l'immigration . « Des Maliens sont humiliés tous les jours en France. Les autorités ne disent rien et qui ne dit rien consent. Ce pays n'a pas de pitié pour ses enfants. C'est pourquoi, je demande aux jeunes de faire attention au choix du prochain président de la République. Tout candidat qui n'a pas de projets pour la jeunesse doit aller à Dioïla pour cultiver du coton, suivre des troupeaux à Mopti ou aller vendre des cacahuètes au Dabanani » , ajoute-t-il.

Selon lui, la question de l'immigration ne sera jamais résolue, car, « tant que les pays riches n'aident pas les pays pauvres, nous allons partir même s'il y a des bombes sur la route. C'est pas Charko qui nous fera peur » , avertit-il.

Le roman de 80 pages est préfacé par Gabriel Mamadou Sow avec une postface de Dr. Oumar Mariko.

Sidiki Y. Dembélé

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BANQUES D'AFRIQUE FRANCOPHONE

Club des dirigeants fait son bilan de santé

Les journées annuelles et l'assemblée générale du Club des dirigeants des banques et établissements financiers d'Afrique francophone sont réunies depuis hier dans un hôtel de la place pour faire le point sur leur association.

Le Club des dirigeants des banques et établissements financiers d'Afrique francophone a été porté sur les fonts baptismaux en 1988 à Paris, par 25 banquiers africains réunis. Il a deux rencontres annuelles : le « forum d'été », qui a lieu hors de l'Afrique et qui permet aux banquiers africains de réfléchir avec d'autres sur des problématiques, et les journées annuelles, comme celles qui ont lieu actuellement au Mali.

A la rencontre de Bamako, selon Mamadou Samba Diarra (qui a été félicité publiquement pour l'organisation), « il y a au moins une centaine de dirigeants de banques et établissements financiers d'Afrique francophone et de France qui ont fait le déplacement de Bamako » .

Premier à prendre la parole, le président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali, Babaly Bah, au nom de ses pairs du Mali, il a souhaité la bienvenue aux autres et placé la rencontre dans son contexte. En effet, pour lui, il s'agit de réfléchir ensemble sur les préoccupations de la corporation.

A son tour, le président du Club des dirigeants des banques et établissements financiers d'Afrique francophone, Claude Aliot, ajoutera que le métier de banque, qui a pour matière première l'argent et pour produit fini l'argent, évolue dans un contexte particulier. Il y a de plus en plus de structures. « Ceci est un bon signe à la fois pour le client et pour le banquier. Dans les années à venir, nous assisterons à des fusions, absorptions ou disparition » , ce qui, pour lui, constitue la quatrième étape de l'évolution des banques africaines.

Ouvrant les travaux, le ministre de l'Economie et des Finances, Abou-Bakar Traoré, a demandé aux banques, « plus de dynamisme, de rigueur et de prise de risques ».

Le premier débat a porté hier sur « les marchés financiers » et la fiscalité, animé par Sory Ibrahima Makanguilé, fiscaliste.

La rencontre prend fin aujourd'hui.

Alexis Kalambry

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FESPACO 2007

Le Mali peaufine sa participation

La 20e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) aura lieu du 24 février au 3 mars 2007. Le Mali sera à l'honneur de cet important événement. C ' est ainsi que le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) a rencontré la presse, mercredi dernier, pour faire le point des préparatifs de la participation malienne à ce prestigieux festival.

« Cinéma africain et diversité culturelle »  est le thème de la 20e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). En dehors de cette problématique, cette édition consacrera également une importante rétrospective au cinéma malien.

Une dizaine de films du Mali seront projetés pendant le Festival pour rendre hommage à ce cinéma qui a, par trois fois, remporté l'Etalon du Yennenga , la plus grande distinction du Fespaco. Ce qui est une première dans l'histoire de ce grand rendez-vous du cinéma panafricain. La « Rétrospective Mali » consiste à prévoir, pour le pays, dix programmes de deux heures chacun. C'est maintenant au Centre national cinématographique du Mali (CNCM) de mettre un contenu dans ces programmes. Le secrétariat permanent a ainsi invité notre pays à « ouvrir ses caves » .

La liste définitive des œuvres retenues a été communiquée à la presse mercredi dernier par le directeur général du CNCM, Moussa Ouane. Au niveau des longs-métrages, il s ' agit naturellement des trois œuvres qui nous ont valu nos Etalons du Yennega  : Baara et Finyè de Souleymane Cissé (1979 et 1983) ainsi que Guimba de Cheick Oumar Sissoko (1995). Ils seront complétés par Faraw d ' Abdoulaye Ascofaré, Ta Dona d ' Adama Drabo, Kabala d ' Assane Kouyaté, Falato de Mamo Cissé, Yeleen de Souleymane Cissé, Tiefing ou le Dernier rempart de Djibril Kouyaté (paix à son âme) et, enfin, Demain A Nanguila avec Moussa Sidibé. Il faut rappeler que cette dernière œuvre est le premier film malien de l ' histoire. Les deux courts-métrages retenus sont la Geste de Ségou de Mambaye Coulibaly et l ' Enfant terrible de Kadiatou Konaré.

Le Mali sera aussi présent en compétition officielle. Une dizaine d ' œuvres, dont un seul long-métrage, ont été ainsi soumises au comité de sélection. Ces œuvres sont, entre autres, Inch Allah de Moussa Ouane, Kokadjè d ' Adama Drabo, Dou la famille de Boubacar Sidibé et Faro, la Reine des eaux de Salif Traoré qui est le seul long-métrage en compétition.

La « Rétrospective Mali » sera aussi rehaussée par une exposition de photos et de costumes. Il est aussi prévu un Top étoiles spécial avec les têtes d ' affiche de la musique malienne. Il reste à boucler maintenant le budget de la participation malienne. Et pour cela, le CNCM compte sur la mobilisation des sponsors.

La conférence de presse a aussi offert l'occasion à Moussa Ouane et à son équipe de présenter leurs projets de redynamisation du cinéma malien. Il s'agit par exemple de l'ouverture prochaine d'un studio école pour la production de séries télévisées qui sera ouvert à tout le continent. Les bâtiments sont presque terminés et dans peu de temps, ils seront dotés d'équipements ultramodernes. « Dans ce studio, les gens vont venir avec leurs idées et repartir avec des films » , promet Moussa Ouane. Une promesse qui augure de lendemains meilleurs pour le 7e art malien.

Moussa Bolly

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2e TOUR ALLER DES ELIMINATOIRES DES JO-2008

Les Espoirs assurent le minimum face au Mozambique

Les poulains de Mory Goïta se sont contentés, mercredi au Stade Modibo Kéita, de la plus petite des marges (1-0) face à leurs homologues mozambicains. Cette rencontre rentrait dans le cadre du 2e tour aller des éliminatoires des Jeux olympiques « Pékin-2008 ». Pour passer ce cap, les Aigles Espoirs devront, dans un peu plus d'un mois, montrer un autre visage à Maputo

Et pourtant, l'on aura vraiment tort de minimiser l'énorme effort que les Aigles Espoirs et leurs adversaires du jour ont, chacun de leur côté, déployé non seulement pour faire plaisir aux spectateurs, mais aussi et surtout pour tenter de faire une bonne opération.

A l'entame du jeu, c'est le Mozambique qui s'est signalé par son organisation et sa promptitude dans la récupération des balles balancées. Mais solide en défense, l'équipe malienne a bien tenu le coup et a même donné la première alerte par Souleymane Kéita (formé au Tata de Sikasso), mais dont le tir puissant a été promptement détourné par le portier mozambicain.

A la 19e, les Aigles Olympiques allaient obtenir leur premier corner de la partie par l'entremise de leur latéral droit Issa Traoré, l'homme du match. A la 30e, les Maliens sont passés de peu à côté de l'ouverture du score sur un coup franc. Malheureusement, Yacouba Diarra, embusqué, a détourné le cuir qui est allé mourir le décor.

A partir de cet instant, la pression malienne se fit vive, ce qui a poussé les Mozambicains à se recroqueviller derrière, procédant par des contres rapides mais assez brouillons. La mi-temps intervint sur une la marque vierge de zéro but partout.

L'incorporation d'Amadou Diamouténé et de Kalilou Traoré en deuxième période s'avérera payante puisqu'elle a permis aux poulains de l'entraîneur Goïta de revenir avec de nouvelles dispositions pour déstabiliser la défense mozambicaine. Ainsi ce qui devait arriver arriva à la 51e suite à une faute commise par le défenseur mozambicain Sitoe Edson. Oumar S. M. Kanté bottera puissamment le coup franc opportunément dévié par Issa Traoré dans les filets adverses.

Après ce but, les Espoirs vont imposer leur rythme et par deux fois (71e et 81e) Oumar S. M. Kanté verra son tir s'écraser sur le poteau droit du portier mozambicain Diarrissio.

Auparavant, le portier des Aigles espoirs et du club français de Metz, Oumar Sissoko s'est illustré par des arrêts et déviations spectaculaires. Vers la fin du match (88e), le Mali poussera pour donner l'estocade, mais les Mozambicains ne craqueront pas pour autant.

Le score en restera là malgré le sursaut d'orgueil des Mozambicains. Une petite victoire que les Aigles Espoirs se doivent de préserver lors du match retour s'ils veulent continuer l'aventure des éliminatoires des J.O de Pékin-2008.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit…

Mory Goïta   (entraîneur des Aigles Espoirs)   :

« Nous avons mal négocié la première mi-temps et en seconde période, malgré quelques occasions, les jeunes n'ont pas été efficaces devant le but adverse ; sinon on aurait pu marquer à deux ou trois reprises encore. Nous avons néanmoins respecté le sens technique, le sens tactique et celui du jeu. Le problème des expatriés s'est toujours posé et c'est délicat. Mais je compte mettre en place une équipe meilleure que celle-là puisqu'avec ce résultat, il faut se préparer en allant jouer le match retour comme une finale ».

Mussa Usman (entraîneur mozambicain)   :

« J'explique cette défaite par l'arbitrage qui m'a déçu. Tout ce que je sais c'est que mes poulains dans l'ensemble se sont bien comportés, mais le Mali a une bonne équipe avec des individualités. Au retour on remettra ça et je me qualifierai pour la suite de la compétition ».

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DOSSIER

SURNOMS

Entre affection, admiration et dérision

Les couples entre eux ont pour habitude de se nommer différemment. Un prénom en société, un petit nom dans l'intimité. C'est d'abord un signe de reconnaissance du couple, un symbole supplémentaire. Mamour, ma doudoune, mon bébé, mon chou, mon nounours, ma biche, ma puce, mon cœur... Mais lorsque l'on regarde le champ sémantique des expressions employées, il n'y a qu'un pas à franchir pour arriver au vocabulaire du bébé, au discours que la mère entretient avec son enfant lorsque tout jeune elle lui parle.

Dans le couple, en amoureux, loin d'être handicapant, ce petit nom a le mérite de confiner sans excès une situation inachevée qui rarement prend fin.

Le surnom, à ne pas confondre avec un pseudonyme , est un nom de substitution pouvant qualifier une personne ou une institution. La principale différence entre un pseudonyme et un surnom (ou un sobriquet) est que le premier est choisi par la personne à laquelle il s'applique alors que le second lui est attribué par d'autres personnes (ce qui, bien sûr, n'empêche pas l'intéressé de s'en servir comme pseudonyme s'il le souhaite).

L'appellation d'un individu par son surnom est fréquente et même tend à devenir une tradition au Mali. On appelait quelqu'un en fonction du lieu où il habitait, de son métier, en rapport à son aspect physique : le Gros, « Soka » (Villageois)… Des particularités « hors normes » donnaient lieu à une expression qui, finalement, devenait le trait de reconnaissance de celui-ci. Aujourd'hui, les plus répandus, sont « Papou », « Mamy », « Prince », « Bijou », de plus en plus contestés d'ailleurs par d'autres empruntés aux stars des séries brésiliennes, aux pop stars ou à celles du ballon rond.

Dans le meilleur des cas, le nom se perpétue et le surnom garde sa fonction de caractérisant. Un gros sera appelé Bouboule, un autre gros nez... dans le registre des « excroissances » physiques. Faute d'imagination, le surnom n'a d'autre fonction que de nommer autrement une personne. Il y a une part de dénaturation de l'individu, il n'est plus perçu comme entité mais comme une vue partielle.

En plus des implications juridiques, il y en a d'affectives également. Dans les lignes qui suivent, nous nous efforcerons de montrer des tenants et les aboutissants, les implications de ces petits noms, au départ, affectifs.

Alexis Kalambry

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TEMOIGNAGE

La lutte de « Papou » contre son nom

Marié et père de deux enfants, Mamadou Traoré n'arrive toujours pas à se défaire de son nom d'enfance « Papou ». D'où sa colère et son combat.

Lutter contre son nom : un combat ridicule, diront certains. Mais pour Mamadou Traoré, âgé de plus de 30 ans, le jeu en vaut la chandelle. Cela fait cinq ans maintenant qu'il a décidé de rentrer en rébellion contre son nom d'enfance, Papou.

« Je ne supporte vraiment plus ce nom. Imaginez, un gros gaillard comme moi qui se fait toujours appeler Papou. Ce n'est pas raisonnable. Pis, ma femme s'entête à appeler mon fils par le même nom. Ça ne marche pas » , fulmine-t-il.

Aujourd'hui, rares sont les amis et même des parents du jeune homme qui connaissent son nom de baptême. Le petit nom de Papou a pris le dessus à la maison, à l'école et dans la rue.

« Au départ, je croyais qu'à un certain âge, les gens allaient comprendre qu'un Papou ne devait pas porter de barbe. Je me trompais, car ils continuent de m'appeler Papou en présence de ma femme et de mes deux enfants. Ça me fait honte » , témoigne-t-il.

Mamadou a alors décidé de boycotter son « nom ». Difficile, mais le combat commence à produire ses effets. « J'ai demandé à ma mère de s'investir pour que ça s'arrête. Dieu merci. Dans ma famille aujourd'hui, on ne m'appelle plus Papou et on dit à ceux qui viennent me chercher qu'il n'y a pas de Papou. Il reste mes amis d'enfance, les connaissances du quartier, mes anciens camarades de classe. Certains d'entre eux ne veulent rien comprendre, ils m'appellent Papou Koroba et mon fils Papou Fitini » (Papou Senior, Papou Junior).

Face à cette persistance Mamadou n'a eu comme solution que d'ignorer superbement toutes les personnes qui l'appellent Papou. Et, il n'hésite pas à retrousser ses manches pour montrer ses muscles aux entêtés. « Il m'est arrivé d'échanger des coups de poing avec un camarade qui a osé m'appeler Papou devant mes élèves en classe. Si j'avais laissé passer cela, mes élèves allaient désormais me surnommer Miché Papou » .

Papou affirme ne pas être contre les petits noms à condition qu'ils aient une limite d'âge. Il promet de poursuivre sa lutte jusqu'à ce que son nom de baptême devienne son nom de tous les temps, de tous les lieux et de toutes les circonstances. Vaine lutte ?

Sidiki Y. Dembélé

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CE QUE J'EN SAIS

Au-delà de l'identité

La question des noms occupe une importance particulière dans la vie des gens. Le nom est une adresse, une marque distinctive nécessaire pour faciliter la communication entre son porteur et les autres. A ce titre, il constitue une parure, un réceptacle et une devise ; il sert à appeler son porteur ici-bas et dans l'Au-delà. Il est naturellement chargé de significations et de considérations.

En principe, tout nom est permis. La première est les noms Abd Allah et Abd Rahman . Car un hadith du Prophète dit,  « les noms les plus aimés d'Allah sont : Abd Allah et Abd Rahman » (rapporté par Mouslim dans son Sahih, 1398). La seconde est l'ensemble des noms annexés à Allah tels Abd ar-Rahim, Abd al-Malik, Abd al-Ilah, Abd as-Salam et d'autres noms annexés à Allah, le Puissant, le Majestueux.

Les troisièmes sont les noms des prophètes et messagers (bénédiction et salut soient sur eux). Il n'y a aucun doute que le meilleur d'entre eux, le plus éminent est notre Prophète Muhammad qui s'appelle aussi Ahmad. Le suivent en ordre de mérite les messagers de la fermeté, à savoir Ibrahim (Abraham), Moussa (Moïse), Issa (Jésus) et Nouh (Noé), puis l'ensemble des prophètes et messagers.

La quatrième catégorie est constituée de noms de pieux serviteurs d'Allah, à la tête desquels se trouvent les compagnons du Prophète (PSL). La cinquième catégorie est « tout beau nom ayant un sens correct et bon » . Cependant, il existe certaines choses dont il faut se méfier au moment de choisir le nom. Par exemple, éviter de faire de la personne l'esclave d'un autre qu'Allah le Puissant, le Majestueux, qu'il s'agisse d'un Prophète messager ou d'un ange rapproché. Il n'est absolument pas permis de faire de quelqu'un l'esclave d'un autre qu'Allah.

Cela pose surtout la question des surnoms. Et selon de nombreux hadiths, il est aussi réprouvé de choisir « les noms licencieux tels que les chanteurs, les chanteuses, les acteurs, les actrices, etc. Mais s'ils portent de beaux noms, on peut prendre leurs noms pour leur beauté et pas pour les imiter » .

D'autres sources disent qu'il est autorisé de surnommer son enfant. Les surnoms couramment cités dans la sunna du messager d'Allah commencent par « Abou » pour les garçons (père de) et « Oum » pour les filles (mère de). Toutefois, « Abou » a plusieurs significations linguistiques qui sont, entre autres, le père de, le propriétaire de, celui qui a la qualité de, le meilleur ou le plus connu par. Mais, en suivant de plus près les surnoms donnés aux enfants dans les pays arabes, nous constatons que c'est plutôt le premier sens qui est le plus répondu : « le père d'un tel » ou « la mère d'un tel » .

Même si la personne surnommée n'a pas ou n'aura pas d'enfant qui porte ou portera le prénom désigné. C'est ainsi que Aïcha (la mère des croyants) a été surnommée : Oum Abdallâh et n'avait pas d'enfant. La fille de Khâlid Ibn Saïd lbn al-Ass a été surnommée « Oum Khâlid » et a été appelée ainsi par le Messager (PSL) alors qu'elle était encore célibataire. Abou Bakr le compagnon du prophète n'avait pas d'enfant appelé Bakr. De même Omar fils d'Al-kattâb : Abou Hafs n'avait pas d'enfant appelé Hafs. Bref, c'est dire que l'islam n'est pas cette religion figée comme certains veulent le faire croire, surtout en Occident.

Moussa Abou Ibrahim

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SOBRIQUETS ET SURNOMS

Islam et christianisme n'en connaissent pas

Les sobriquets ou surnoms sont des noms étrangers aux religions musulmane et chrétienne. L'islam recommande que le nom du nouveau-né lui soit attribué au 7e jour de sa naissance. Ce nom ne doit en aucun cas comporter une connotation insultante ou dégradante ou encore ironisante. Bref, le nom attribué à l'enfant doit être accepté par toute la société.

Aux dires de nombreux fidèles musulmans les surnoms ou sobriquets ne sont pas reconnus par la religion du Prophète Mohamed (PSL), mais ils sont tolérés d'une manière générale par la société.

Tout comme l'islam, le christianisme ne reconnaît pas non plus les sobriquets et surnoms. Ceux-ci, selon Gervais Koné, un des responsables de la communauté catholique de Yirimadio, relèvent de la fantaisie, de l'imagination des jeunes à donner un nom humoristique ou de taquinerie à leurs copains ou à des adultes selon leurs comportements socio- économiques et spirituels. Certains parents ont également attribué des sobriquets ou surnoms à leurs enfants. Pour M. Gervais, cette attitude relève beaucoup plus de la sympathie et de l'amour.

Selon notre interlocuteur, les sobriquets et les surnoms sont ignorés dans les lieux de cultes. Cependant, dans l'histoire chrétienne, certaines personnalités ont eu des surnoms qui, dit-il, étaient généralement destinés à les identifier de leurs homonymes. Ainsi, y a-t-il par exemple Marie de Magdala (celle qui est allée à la tombe embaumer le corps de Jésus mort) et Marie de Nazareth, qui est la vierge Marie et mère de Jésus. Aux dires de M. Gervais ces surnoms, qui ne le sont pas en réalité, sont destinés à mieux comprendre l'histoire, la vie et le ministère du Christ en un mot la Bible.

"La plupart des noms chrétiens sont ceux qui sont répertoriés dans le calendrier romain et que nous consultons de temps à autre lorsqu'il nous arrive de nous tromper de date ou de programmer une activité dans le future" , fait-il savoir. Là encore, souligne-t-il, certains noms font référence à une période de la vie du Christ.

Ainsi, par exemple Pascal ou Pascaline désignent la période de la fête de Pâques (résurrection de Jésus) et Noël ou Noëllie, la naissance de Jésus.

Denis Koné

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PETITS NOMS

Des Bamakois se prononcent

Amadou Sangaré (enseignant à Kalabancoura)  :

« Le Mali est un pays d'histoire et de culture très riches. Mais il y a aujourd'hui, une dégradation des valeurs sociétales. La fréquence des petits surnoms dans nos familles témoigne la contradiction dans notre identité culturelle. Papou, Fifi, Mamy, Joly, Bijou… voilà des petits noms dont personne ne peut expliquer la portée et le sens réel. Pourtant, ces noms ont tendance à faire disparaître nos noms. Pour ce qui me concerne, je crois que ces noms ne sont pas respectueux. On ne peut pas baptiser son enfant Amadou ou Mariam pour ensuite l'appeler Papi ou Mamy ».

Ousmane Kanté (griot à Hamdallaye)  :

« C'est généralement au nom d'une civilisation qu'on constate la généralisation des petits noms. Vous serez d'accord avec moi que c'est l'apanage des grandes villes et de l'influence extérieure. Par exemple je connais une fille il y a plus de six ans dans le quartier qui se fait appeler Nelly (une star de la musique américaine) et c'est récemment que j'ai appris que son vrai nom de baptême, c'est Oumou. Cette dernière aura du mal, à mon avis, de bénéficier de l'estime et du respect dans certains milieux religieux et professionnels ».

Nana Bocoum (employée de bureau) :

« Moi je ne vois pas de mal aux petits surnoms que les gens semblent beaucoup apprécier d'ailleurs. Ces petits noms sont la manifestation de l'affection d'amour et des rapports intimes qu'on entretient avec quelqu'un. Cette manifestation d'appellation intime n'existe pas forcément dans nos cultures voilà pourquoi à mon avis les gens préfèrent emprunter des surnoms dans d'autres « civilisations ». Donc il n'y a rien de mal à se faire appeler Kady, Joly, Papou, à partir du moment où sur vos documents officiels et dans votre vie professionnelle votre vrai nom reste valable ».

Propos recueillis par

Amadou Waïgalo

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EPILOGUE

Les petits noms

Au Mali comme dans plusieurs pays africains, certaines personnes portent, en plus du nom de baptême, un petit nom ou surnom qui est utilisé concomitamment avec le nom de naissance pour les identifier. Ce phénomène semble nous venir de loin jusqu'à des époques reculées de notre histoire, on le retrouve pratiqué par certains de nos souverains : Soundiata Kéita plus connu sous le nom de Kala Jata, Mamari Coulibaly qui se faisait appeler Biton, Da Monzon Diarra qui aimait qu'on l'appelle Jitigi et Matigi (propriétaire des eaux du Niger et des hommes de Ségou).

A l'examen, on se rend compte que ces surnoms ont plusieurs causes et qu'ils se singularisent par le fait de ne pas avoir d'existence légale, c'est-à-dire qu'ils ne figurent sur aucune pièce d'état-civil régulière. Dans certains cas, le surnom peut provenir d'un surplus d'affection que l'on porte à l'enfant ; dans d'autres, il peut être lié à une anecdote sulfureuse de la vie privée du porteur et dans d'autres encore il peut révéler soit son trait de caractère dominant, soit un détail de son physique particulièrement mis en relief comme la tête qui est grosse ou le fait d'être tout simplement gaucher. On remarquera que dans l'attribution des surnoms, rarement les malformations physiques sont mises à contribution.

Dans beaucoup de sociétés urbaines, il est courant que des gens donnent les prénoms de leurs propres parents à leurs premiers enfants et, pour éviter de les appeler sur la tête comme on dit, préfèrent utiliser les termes affectifs de Papou et de Mamie. Dans les villages de brousse, pour les mêmes raisons, on ne se complique pas la vie et on se contente des termes généraux de Baba et de Mah pour désigner les enfants portant les prénoms des parents biologiques.

Souvent ces petits noms peuvent accompagner l'individu loin dans la vie ; dans d'autres cas les gens se lassent vite de les utiliser, surtout lorsque le grand parent n'a pas été respectable, et se tournent vers le nom de baptême. A côté de ces petits noms qui sont surtout une marque d'affection pour l'enfant, il y en a bien d'autres données dans des contextes divers : sport, art, littérature, etc.

Dans le domaine du sport et de l'art, beaucoup de garçons et de jeunes filles prennent les prénoms des vedettes et des stars du monde de la musique ou du ballon rond. Dans certains cas, ce surnom devient si puissant et si populaire qu'il arrive à éclipser partiellement le nom de baptême. Même aujourd'hui très peu de Maliens, excepté les journalistes sportifs, connaissent le nom de baptême du footballeur brésilien Pelé (nom il est vrai très compliqué et difficile à prononcer par qui n'est pas Portugais).

Au Mali ici pendant des années, le footballeur Salif Kéita se fit appeler Domingo par ses supporteurs, mais arrivé en France en 1966, les Français pas habitués aux surnoms le boudèrent, préférant l'appeler Salif Kéita comme écrit sur l'état-civil.

Dans les années 1960-1970, la jeunesse des villes maliennes avait le regard tourné exclusivement vers l'Europe et plus singulièrement vers la France ; durant des années, des jeunes filles, souvent des lycéennes, se firent Sheila, Dalida ou Sylvie.

C'est dire que le surnom peut aussi provenir de la mode, surtout dans les grandes villes où les jeunes ont les moyens de suivre ce qui se passe à l'extérieur. Il faut aussi signaler que dans l'enseignement (surtout dans le secondaire et le supérieur), il peut arriver que les élèves affublent certains enseignants de surnoms liés tantôt à leur érudition, tantôt à leur excessive sévérité, tantôt aussi pour relever tout simplement leur peu de maîtrise sur la discipline enseignée.

Mais la plupart des surnoms utilisés maintenant dans nos villes nous viennent de l'extérieur. La vogue américaine qui a déferlé sur l'Afrique à partir de 1989 a fait beaucoup d'adeptes chez nous, de même que le mouvement rasta venu des Antilles britanniques. De ce fait, beaucoup de nos jeunes ont pris des prénoms d'acteurs, de chanteurs américains ainsi que des vedettes de la Jamaïque comme Bob Marley, Jimmy Cliff, U Roy ou Peter Tosh pour ne parler que des plus célèbres.

Mais en brousse, le surnom se présente surtout comme une construction locale résultant soit de l'ardeur au travail du jeune homme, soit de sa capacité de séduction des jeunes filles. Généralement lié à un exploit, il n'est pas donné n'importe comment à n'importe qui. Venant d'un contexte sérieux que celui de la ville, il n'est utilisé que par un nombre restreint de personnes, des intimes et dans certains cas, il faut payer le droit (symbolique) de l'employer aux anciens utilisateurs qui sont en fait les membres du groupe d'âge auquel appartient le porteur.

Dans beaucoup de cas, alors qu'en ville le surnom est octroyé sur la base de l'affection ou de la mode, à la campagne il l'est sur la base du physique, du charme, du caractère et parfois de l'exploit personnel. Aussi, à la différence de la ville où le surnom suit l'individu tout au long de sa vie, en brousse, généralement, sauf exception, il ne survit pas au mariage et a tendance à disparaître au fur et à mesure que le porteur prend de l'âge et devient un responsable dans la société.

Facoh Donki Diarra

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