La Cotecna ne parvient pas du tout à digérer l'attribution à Bivac du marché relatif au Programme de vérification des importations (PVI). Au lieu de transmettre les dossiers d'inspection à son remplaçant, Cotecna les a gardés par dévers elle pour créer un chaos économique dans notre pays. Bivac ayant compris le jeu a pris des mesures conservatoires.
En matière de vérification des importations, la société en fin de contrat est tenue de remettre les documents en instance comme les intentions d'importation et les attestations de vérification (AV) à son successeur. Il y va de la continuité du travail relatif au PVI et surtout de la dotation correcte du pays en produits de consommation. Il ne s'agit pas d'une règle écrite, mais d'une règle de bonne conduite et surtout de « confraternité » .
Le marché du PVI a été attribué à Bivac par le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) avec l'accord du gouvernement malien. Les documents relatifs au contrat de la nouvelle société d'inspection ont été signés le 12 janvier 2007.
A sa prise de service le 15 janvier 2007, Bivac s'attendait à la transmission de la part de son prédécesseur, des dossiers d'inspection des marchandises en souffrance dans les différents ports. Au 31 décembre 2006, marquant la fin de son contrat, Cotecna a mis un terme à son travail et a refusé de continuer les inspections en cours. Les commerçants à bout de patience ont été obligés de procéder à de nouvelles inspections à Bivac. De gros importateurs de biens et d'équipements, comme Malitel, Batim-SA ont vu leurs approvisionnements perturbés.
Pour éviter le blocage économique entretenu par Cotecna, Bivac a mis en place des mesures d'urgence en faisant venir des inspecteurs de Lomé, Cotonou, Abidjan et Paris. Les inspections ont été ainsi diligentées avec plus de 1500 dossiers traités en l'espace de 15 jours.
Continuant à jouer les prolongations devant les tribunaux, Cotecna n'a pas eu gain de cause dans sa requête en annulation du contrat de Bivac signé par le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et les ministres en charge du Commerce et de l'Industrie, de l'Economie et des Finances. Le 26 janvier dernier, le juge des référés du Tribunal administratif de Bamako, s'est déclaré incompétent en la matière.
Contrairement à l'idée véhiculée par Cotecna, les décisions rendues en sa faveur le 29 décembre 2006 relatives à l'annulation de l'appel d'offres international ouvert le 30 août 2006 est non exécutoire et donc ne s'applique pas.
En d'autres termes, le jugement rendu n'a aucune formule exécutoire. Il relève du principe fondamental selon lequel, « les recours devant les juridictions administratives ne sont pas suspensifs de l'exécution des décisions administratives critiquées » .
Un comportement d'autant plus incompréhensible que Cotecna elle-même n'a pas été victime de cela de la part de la SGS qu'elle a remplacée en 2003. Bivac auquel elle était opposée n'a jamais intenté de procès contre qui que ce soit malgré les conditions de son élimination jugées obscures.
Le CNPM et l'Etat se sont vus dans leur bon droit d'attribuer le contrat PVI à Bivac pour une période de trois ans sur la base du PV d'adjudication et les décisions prises à l'unanimité des membres de la commission de dépouillement.
Notre pays sans PVI équivaudrait à l'insécurité des recettes douanières et fiscales. Il revenait au gouvernement de faire le choix entre la péripétie judiciaire entamée par Cotecna ouvrant ainsi la voie du chaos économique et la signature d'un contrat en bonne et due forme avec la société élue par appel d'offre. Ce dernier choix a été vite fait.
CENTRE DES IMPOTS DE BOUGOUNI
Un bâtiment neuf qui tombe en ruines
En route pour Sikasso, pour le conseil de la direction générale des impôts (DGI), dont les travaux ont démarré hier sous sa présidence, le ministre de l'Economie et des Finances Abou-Bakar Traoré a effectué un bref « escale » à Bougouni.
Là-bas, il a visité le centre des impôts du cercle de Bougouni, un bâtiment construit il y a plus de six ans, mais abandonné. Motif : le bâtiment n'est pas encore réceptionné, d'où l'amertume du ministre, qui a constaté avec sa délégation que le bâtiment, squatté, se dégrade au vu et au su de tous. « C'est inadmissible et c'est surtout une perte pour l'Etat. Il faut immédiatement trouver une solution à cette situation » , s'est-il indigné.
Le ministre a instruit à la direction générale des impôts de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la réhabilitation du bâtiment qui est sans eau ni électricité, une faute imputable à l'Agetipe-Mali, maître d'œuvre.
Le centre des impôts de Bougouni qui est en bail depuis 1989, dans un local qui ne répond à aucune commodité et confort, a aussi été visité par le ministre. Cela en a rajouté à la colère du locataire de l'Hôtel des finances qui a promis de s'investir afin de mettre le personnel du centre dans de meilleures conditions de travail.
Le chef du centre des impôts de Bougouni, Sidi Mohamed Touré, s'est félicité de la visite du patron de l'Economie et des Finances, qui constitue, selon lui, une note d'espoir pour la résolution des problèmes que connaît son service.
Amadou Waïgalo
[haut]
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OFFICE DU NIGER
Le Sexagon divisé
Le Syndicat des exploitants agricoles de l'Office du Niger (Sexagon) traverse une crise due à des problèmes de renouvellement. Selon un communiqué déposé à notre rédaction, le secrétaire général du bureau exécutif central sortant, Faliry Bolly, a perdu son mandat à la base lors des renouvellements du comité syndical villageois.
Toujours d'après le communiqué, signé d'Amadou Mariko du bureau Sexagon de Molodo-Centre, non content de devoir céder son fauteuil, M. Bolly aurait battu le rappel de tous les frustrés pour « prendre en otage le Syndicat, en tentant de se faire élire dans le village de M5 Kérouané » .
Affaire à suivre.
A. K.
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INVESTISSEMENT
La MIGA juge les perspectives bonnes pour le Mali
Selon un nouveau rapport intitulé Snapshot Africa, publié par l'Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), une institution du Groupe de la Banque mondiale chargée de promouvoir le secteur privé, l'Afrique subsaharienne est en passe de devenir, pour les investisseurs, une destination plus intéressante et plus accueillante.
Ce rapport est un extrait d'une étude réalisée par la Miga qui compare les coûts d'exploitation et les conditions offertes aux investisseurs dans six secteurs de neuf pays d'Afrique subsaharienne : Ghana, Kenya, Lesotho, Madagascar, Mali, Mozambique, Ouganda, Sénégal et Tanzanie.
L'étude est la cinquième d'une série d'analyses sectorielles entreprises dans le cadre du programme Global Entreprising Benchmarking de la Miga. Elle vise à aider les intermédiaires chargés de la promotion des investissements dans les pays en développement à attirer des investissements étrangers directs (IED).
Au total, près de 300 investisseurs étrangers et nationaux ont été interrogés dans le cadre de cette étude. Snapshot Africa examine, du point de vue des investisseurs, le caractère attractif des six secteurs d'activités suivants : les textiles, la confection de vêtements, l'industrie alimentaire et les boissons, l'horticulture, le tourisme et les centres d'appels téléphoniques .
Alexis Kalambry
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ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE ACP-UE
L'Uémoa harmonise ses vues
« Le traitement des produits sensibles dans la libéralisation du commerce : enjeux, approches et outils méthodologiques » était au centre des négociations d'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et la région Afrique de l'Ouest du 29 janvier au 2 février 2007 à Ouagadougou.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord de Cotonou, la région Afrique de l'Ouest est engagée activement, sous l'égide de la Cédéao et de l'Uémoa, dans la préparation d'un nouvel accord commercial avec l'Union européenne.
De l'avis de plusieurs experts et au regard des expériences d'accord de libre échange dans le monde, la question de la détermination des produits sensibles est d'une importance capitale dans le processus de négociation de l'APE. Les réflexions permettront, entre autres, de déterminer les produits et les secteurs dits sensibles, le niveau et les dispositifs de protection nécessaires, le rythme et l'ampleur de la libéralisation.
Le séminaire est directement destiné à alimenter la négociation sur le schéma de libéralisation du commerce des marchandises ainsi que les négociations sur l'accès aux marchés. Ces négociations ne sont pas encore engagées, mais vont l'être dans les prochaines semaines.
L'analyse des produits sensibles à la libéralisation permet de déterminer le rythme et l'ampleur de la libéralisation, les produits éventuellement exclus du processus d'ouverture commerciale. Elle conduit à identifier le traitement qu'il convient d'appliquer à ces produits stratégiques pour l'Afrique de l'Ouest. Enfin, l'approche « produits sensibles » permet de déterminer les priorités de la région en matière de structures de production et d'identifier le contenu des programmes de mise à niveau permettant aux secteurs productifs de s'adapter à l'évolution de l'environnement commercial.
La rencontre de Ouagadougou a permis d'élargir la concertation et l'implication des pays, des différents départements ministériels concernés (en particulier Economie et Finances, Commerce, Industrie et Artisanat, Agriculture) ainsi que des acteurs régionaux (organisations de producteurs agricoles, opérateurs économiques, organisations patronales, organisations de la société civile) dans l'élaboration de la position régionale dans la négociation de l'APE sur les produits sensibles et leur prise en considération dans le nouveau régime commercial.
Alexis Kalambry
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GUINEE-CONAKRY
Tuer pour régner
Les événements récents en Guinée sont une illustration de plus de la déchéance morale de certains hommes qui dirigent l'Afrique…
Pour se maintenir au pouvoir, le général Lansana Conté a donné l'ordre à sa milice tribale appelée « armée » de tirer pour tuer. De tuer des Guinéens qui ne réclamaient qu'une meilleure gestion de leur pays. Sur le pavé, 59 morts ; 59 citoyens tués à bout portant. Pour rien. Ou , du moins, pour garder le pouvoir, pour continuer à détruire le pays le plus riche d'Afrique de l'Ouest en ressources minières et hydrauliques, pour assurer la pérennité de sa mafia de voleurs, d'incompétents et de corrompus.
Le vieux général de Moussaya ou Dubréka (au fait, où est-il né ?) grabataire, impotent et incontinent, continue à narguer son peuple, superbe et méprisant envers les travailleurs, infatué de cet orgueil puéril qui fait la fierté des tyrans. Rongé par la maladie, maintenu en vie par des soins qui coûtent des millions de dollars, réduit à l'état de loque humaine, l'ex-aide de camp de Sékou Touré refuse de se retirer dans la dignité.
Il veut garder le contrôle de ce palais présidentiel cyniquement baptisé Sékoutoureya, un choix révélateur de l'estime qu'il porte à son sinistre prédécesseur. Lansana Conté n'a sa place qu'au gagatorium . Il est devenu une malédiction pour ce peuple qui, décidément, ne connaîtra jamais la paix et la sérénité tant les deux présidents qu'il a connus n'ont leur adresse qu'au musée des horreurs humaines.
Lansana Conté est, hélas, juste une continuation des malheurs de notre continent. Comme Bokassa ou Idi Amin Dada, il est le prototype de ces tirailleurs illettrés formés par l'armée coloniale, ces marmitons incultes et sauvages qui ont profité de la veulerie de certains de leurs compatriotes pour se hisser à la fonction suprême.
Se targuant d'un nationalisme ombrageux qui n'est que pur artifice, ils n'ont de conception des relations humaines que la cruauté et le meurtre. L'animalité caractérielle de ce genre d'individus les conduit à tuer systématiquement tous ceux qu'ils considèrent comme des ennemis, souvent dans l'indifférence générale.
N'est-il pas été évident que la boucherie de Conakry, à part les cercles africains, est restée quasiment confinée à la rubrique des chiens écrasés en Occident ? Peut-être qu'à 59 nègres tués à Conakry, le bilan n'était pas assez dramatique pour provoquer une poussée d'urticaire chez les défenseurs des droits de l'Homme et autres ONG vampires qui vivent des drames de l'Afrique. A 59 morts, pas de quoi déranger la ménagère de Toulouse ou le fermier du Dakota. Les Africains ne deviennent intéressants qu'à partir de mille morts. Et de préférence, quand une vedette de cinéma porno ou un producteur de navet en fait une croisade personnelle.
Qui arrivera à débarrasser les Guinéens de ce régime ? Y aura-t-il un jour des militaires assez courageux et patriotes au camp Samory ou Alpha Yaya pour porter l'estocade finale à ce régime démoniaque qui, tel un cancer avec métastases, détruit la grande Guinée ? Jusqu'à quand laissera-t-on une clique de criminels endurcis terroriser tout un peuple au nom de la sauvegarde d'un pouvoir confisqué par coup d'Etat ?
Aucun Africain honnête ne peut rester indifférent à cette descente aux enfers. C'est le moment ou jamais d'aider la Guinée à renaître. Car, quoi que l'on dise, une guerre civile dans ce pays n'épargnera aucun autre de la sous-région. Il est temps que les Guinéens s'unissent pour mettre fin à la dictature sauvage de Lansana Conté.
Ousmane Sow
( journaliste , Montréal)
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CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOTBALL
La quatrième journée fatale aux Rouges
La 4e journée du championnat national a pris fin dimanche dernier. Elle a été marquée par la chute du Djoliba, battu (3-1) par le Centre Salif Kéita. Cette première défaite de la compétition coûte aux Rouges le fauteuil de co-leader. Pis, ils se font rejoindre au classement par leurs adversaires du jour, qui ont aussi 9 points. La bonne opération est à l'actif du Stade malien de Bamako vainqueur de l'AS Réal (2-1).
Avec un parcours sans faute, 4 victoires en autant de matches, les Blancs prennent une mince mais réconfortante avance sur leurs poursuivants. Quant aux Scorpions, ils sont passés à côte du cadeau d'adieu qu'ils voulaient offrir à leur désormais ancien coach, Cheick Oumar Koné, en stage en France depuis dimanche dernier. Espérons que son successeur saura remettre les Noir-Blanc sur les rails de la performance.
Qui va arrêter l'Association sportive de Korofina (Asko) ? C'est la question que l'on pose aujourd'hui après sa victoire sur l'Usfas (1-0). Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette jeune équipe pointe à la seconde place du classement avec 10 points. Les néo-promus de Korofina pourront-ils maintenir cette cadence ? Difficile de se prononcer à ce stade de la compétition.
Le duel entre l'ASB et le COB a tourné à l'avantage de la première équipe. Le Sigui s'est refait une santé à Sikasso en battant le Stade local (1-0). Quant au CS Duguwolonfila, il a remporté le duel du Meguetan face au Nianan, battu par 2-1. C'est dire que les néophytes de la Ligue 1 parviennent encore à tirer leur épingle du jeu.
Moussa Bolly
[haut]