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2007

Mois de Decembre

Les Echos du 14 Decembre

 

METTANT TOUS LES PROGRES DU MALI AU COMPTE D’ATT

Le ministre des Finances s’attire les foudres des députés

Lors du vote du budget 2008 à l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministre des Finances a provoqué l’ire des députés dont l’ancien titulaire du perchoir, Ibrahim Boubacar Kéita. Abou-Bakar Traoré a commis la très lourde maladresse de lier l’essor du Mali au régime d’ATT. Suprême injure à l’intelligence du peuple malien, il a dit que le Mali a réalisé de 2002 à 2007 plus de progrès qu’en 42 ans d’indépendance alors que jamais auparavant le pays n’a autant régressé moralement et intellectuellement. Il s’est fait ramasser à la petite cuillère.

Quelle mouche a donc bien pu piquer le ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré pour déclarer devant des honorables députés parmi lesquels des témoins de la marche de notre pays vers le progrès que « ce qui a été fait de 2002 à maintenant ne l’a pas été de 1960 à 2002 » ? Peut-être que sa langue a dépassé sa pensée ou que dans le feu de l’action de la présentation du budget il a sciemment décidé de prendre la place laudateur du régime, laissée vacante par Ousmane Thiam, Choguel Kokalla Maïga et consorts, virés sans ménagement par Koulouba. Allah Akbar !

Mais quelle que soit la raison avancée, Abou-Bakar Traoré regrettera longtemps ce dérapage verbal. Il a de toute façon trouvé chaussure à son pied quand IBK lui a rappelé de fort belle manière l’histoire récente du Mali. Il a passé de mauvais moments car ses propos ont nécessité la réaction tout aussi courtoise mais ferme d’Assarid Ag Imbarcaoune, 2e vice-président de l’Assemblée nationale et membre du CE de Adéma, de Pr. Béridogo du Parena, entre autres.

Pour tous ses intervenants, il ne fait aucun doute que le ministre des Finances voulait falsifier l’histoire politique de notre pays. Mais le Mali, ont-ils continué, a bien commencé avant 2002 et ira au-delà de la présidence d’ATT. IBK qui dit assumer son rôle d’opposant a été le premier à cracher ses vérités crues au ministre qui veut peindre en noir tout ce qui a été fait avant 2002. « S’il a eu 2002, c’est parce des gens ont travaillé en amont depuis 1960 et bien après pour l’avènement de la démocratie, du multipartisme et le développement de notre pays », a témoigné IBK.

Ce dernier a ajouté que tout ce qui est en train d’être revendiqué par le régime en place comme le Programme sectoriel du transport ou l’institutionnalisation de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) ne datent pas de maintenant. IBK, qui fut président de l’Adéma-PASJ et Premier ministre de 1994 à 1999, sait bien que ce sont là des acquis parmi tant d’autres à mettre à l’actif du régime Adéma sans oublier que bien d’autres régimes ont également fait leur part dans le développement économique, social et culturel du Mali.

Assarid Ag Imbarcaoune et Pr. Béridogo ont successivement mis les pieds dans le plat. Tous les deux ont affirmé que « des citoyens anonymes et des régimes ont apporté leur pierre à l’édification de ce pays sans tambour ni trompette ». Ils ont rappelé le ministre à l’ordre en lui conseillant la modestie. Mais puisque la modestie n’est pas la chose la mieux partagée dans ce Mali du m’as-tu-vu d’ATT, ce conseil sera-t-il bien reçu par M. Traoré et le gouvernement tout entier ?

Abdrahamane Dicko

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APRES LE GOUVERNEMENT

Choguel retourne à la Sotelma

L’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce, Choguel Kokalla Maïga, président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), vient de regagner ses pénates à la Sotelma en qualité de chargé de mission auprès du PDG Lassana Ndiaye.

Ingénieur des télécommunications, le ministre Maïga qui n’a pas eu la chance d’être reconduit par ATT retrouve ses collègues et d’autres hauts cadres comme les anciens PDG Tiémoko Maïga et Samba Sow, également chargés de mission auprès du PDG.

Il n’est d’ailleurs pas le seul à regagner sa base. L’ancien ministre de la Communication et des Ntic et ancien DG de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Gaoussou Drabo, a repris sous sa signature, dans les semaines qui ont suivi son départ du gouvernement, sa chronique hebdomadaire « L’Avenir politique du Mali » dans le quotidien national l’Essor qu’il animait sous le sobriquet Kalifà.

Avant d’entrer dans le gouvernement, Choguel K. Maïga avait occupé plusieurs responsabilités à la Sotelma parmi lesquelles celles de chef de la cellule de réflexion stratégique et de directeur de l’Ecole nationale des postes et télécommunications de Djicoroni.

Mais, selon des indiscrétions, le ministre Choguel Maïga n’a pas laissé que de bons souvenirs à ses différents collaborateurs. Ceux-ci n’apprécieraient pas trop son manque de considération à leur égard quand il était aux affaires. Après la pluie, le beau temps.

Abdrahamane Dicko

 

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PARTENARIATS AVEC L'AFRIQUE

Konaré dénonce les manœuvres de déstabilisation

Le président de la Commission de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, a dénoncé samedi 8 décembre 2007 à Lisbonne, dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet UE/Afrique, les manœuvres qui cherchent à « opposer les pays africains les uns contre les autres ».

M. Konaré avait sans doute en tête les paroles de son homologue de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, qui venait de se féliciter des résultats obtenus dans la négociation des Accords de partenariat économique, disant même que « certains de ces APE sont en train de se conclure à Lisbonne ».

Le président Konaré a tenu à faire remarquer que , « riche ou pauvre, le destin des pays africains est lié. Aucun pays africain ne peut s'en sortir sans les autres, ne peut détacher son sort de celui des autres, car, au bout de ce forcing, il sera perdant ».

Ces remarques venaient en écho à l'information selon laquelle la Commission européenne avait fini par convaincre la Côte d'Ivoire pour qu'elle signe « un accord d'étape », menaçant la solidarité régionale.

Alpha Oumar Konaré a voulu faire comprendre à tous les dirigeants réunis à Lisbonne dans le cadre du 2e Sommet Europe-Union africaine, que l'Afrique, si sollicitée qu'elle soit par les différents partenaires, ne pouvait être la chasse gardée de personne, ni un nouveau territoire à conquérir.

(Flamme d’Afrique)

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MIGRATIONS

Pas de partenariats à « portes fermées »

« Nous sommes là pour dénoncer l'hypocrisie des chefs d'Etat africains et européens. Demain, ils diront encore qu'ils parlent en notre nom alors qu'ils ont toujours mené des politiques qui vont à l'encontre des peuples qu'ils représentent » , a martelé Timoteo Marcelos, membre de l'ONG Solidariedade Imigrante, lors de conférence de presse donnée vendredi par la société civile qui tenait un contre-sommet, en marge de la réunion Union européenne-Afrique.

Pour lui, le sommet UE-Afrique n'est rien d'autre qu'une nouvelle balade pour les décideurs africains et européens, sans aucun apport en termes de solutions concrètes pour les problèmes du continent africain.

« On ne saurait parler de coopération euro-africaine en fermant les portes de l'Europe à des centaines de jeunes Africains qui choissent la voie difficile de l'immigration clandestine. Le droit de s'installer dans un pays est un droit fondamental. Vous ne pouvez vouloir coopérer avec un pays lorsque vous compliquez la vie à ses ressortissants qui désirent s'installer chez vous » , dénonce Timoteo Marcelo.

(Flamme d’Afrique)

 

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INFOS-FLASH

Sotelma-Malitel : victime des entreprises maliennes

Dans un de nos articles hier, nous dénoncions certaines pratiques de sociétés à capital français visant à asphyxier la Sotelma. Un de nos lecteurs a réagi tout en dénonçant également la même pratique opérée par des sociétés maliennes. Il a cité notamment le cas des Aéroports du Mali qui ont résilié leur contrat avec la Sotelma au profit d'une société étrangère. Pis, la nouvelle ligne de renseignement coûterait aux clients les yeux de la tête. "Avec la ligne de renseignement 220 27 01 de la Sotelma, tant que le combiné n'était pas décroché, on ne facturait rien au client. Avec le nouveau numéro de renseignement 600 70 71, on peut dépenser plus de 200 F CFA rien qu'en écoutant les salamalecs du genre : bienvenue au service des renseignements de l'Aéroport de Bamako. On va bientôt vous répondre…", fustige-t-il. Avec la centaine de personnes qui appellent ce numéro par jour, il faut dire que la société réalise des bénéfices colossaux sur le dos de nos concitoyens usagers des ADM.

Cnam : des journées scientifiques à partir de ce lundi

Le Centre national d'appui à la lutte contre la maladie (Cnam) organise du 17 au 18 décembre 2007 au CICB ses premières journées scientifiques. Ce sera sous la présidence du ministre de la Santé Oumar Ibrahim Touré. Au cours de ces journées, les participants vont se familiariser avec le Cnam, ses missions et ses projets. Il y aura également des communications orales sur des sujets comme la prise en charge des maladies de la peau, la chirurgie dermatologique, la gestion des vaccins, les diarrhées, la rechute lépreuse, les complications rénales, le VIH/Sida et le traitement par les ARV, l'érysipèle, etc. Les journées seront clôturées par la remise des attestations aux participants, des cadeaux aux invités et un dîner gala sur l'esplanade du CICB le 18 décembre.

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  BUDGET 2008

L’opposition vote non

Le budget d’Etat 2008, qui s’élève au titre des prévisions à 962,428 milliards de F CFA contre 879,648 F CFA en 2007, a été voté tard dans la nuit de mercredi à jeudi 13 décembre 2007. Ce budget, qui a valeur de loi des finances au titre de l’année nouvelle, a été adopté par la majorité des députés présents, soit 119 voix pour et 22 contre.

Les 22 députés de l’opposition parlementaire représentée par le RPM, le Parena et Sadi ont voté contre. Après un débat houleux et l’épreuve des questions orales au ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, l’opposition a jugé le projet de budget 2008 « non fidèle et non transparent ».

L’honorable Konimba Sidibé du Parena, élu à Dioila, a estimé que les rubriques des poches de dépenses ne sont pas bien détaillées. Le ministre soutenait qu’il s’agit d’une simple prévision et non une dépense.

Le député Oumar Mariko de Sadi, élu à Kolondiéba, a pour sa part trouvé surévalué les 300 millions de F CFA prévus au titre des frais de facture téléphonique du président de la République. Ce montant, selon lui, serait utilisé à d’autres fins.

Décidément fervent défenseur des causes d’ATT, Abou-Bakar Traoré a balayé d’un revers de la main les critiques de Mariko. D’ailleurs le ministre désormais encenseur du régime en place devant l’Eternel trouve que les 300 millions de F CFA sont même dérisoires pour qu’on puisse faire un tel jugement.

L’opposition a beau jouer son rôle en votant non, le budget 2008 est finalement passé comme lettre à la poste.

A. D.

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 SUPER COUPE 2007

Les Blancs s’adjugent le trophée

La saison officielle de football 2007-2008 s’est ouverte mercredi dernier par la finale de la Super Coupe Ben Oumar Sy. Face à face le champion en titre, le Stade malien de Bamako et le détenteur de la Coupe du Mali, le Djoliba AC, ont livré une rencontre disputée de bout en bout. Au finish, les Blancs ont enlevé le trophée par le score de 1 but à 0.

Cette énième confrontation entre le Stade malien de Bamako et le Djoliba AC était plus qu’importante non seulement à cause de la rivalité entre les deux clubs mais aussi de la détermination des équipes à faire une bonne entrée en matière de saison. Remporter la coupe serait aussi gage de sérénité pour l’une et l’autre équipe avant le démarrage ce week-end du championnat national. Surtout quand on sait qu’au sein de ces équipes, les pressions ne manquent pas du tout.

La rencontre a enregistré la participation de certains héros de la récente Coupe Amilcar Cabral, particulièrement du côté du Stade avec la titularisation par le coach Cheick Diallo du keeper Soumbeyla Diakité, d’Aboubacar Tambadou et du goléador Bakary Coulibaly. Du côté des Rouges de Bamako, le nouvel entraîneur Aliou Badra Diallo alias Conti s’est basé sur l’effectif dont il dispose depuis sa prise de fonction.

L’entame de la rencontre a été marquée par un round d’observation, les deux équipes voulant jouer la prudence. Après la demi-heure de jeu, les occasions de but se sont succédé de part et d’autre, mais sans succès avec des attaquants maladroits. Le Stade a poussé pendant les minutes initiales de la reprise avant de céder la domination à l’adversaire. Mais, c’est contre le cours du jeu et précisément à la 86e minute qu’Abdoulaye Samaké, l’ancien joueur de l’ASB, a mis fin aux espoirs des Rouges et de leurs nombreux supporters en signant l’unique réalisation de la rencontre. La fiesta a alors commencé dans la famille du club de Sotuba.

La rencontre aura révélé que les équipes ne sont pas réellement en jambe, car elles ont de nombreux déchets dans leur jeu. Le Stade, qui a eu le mérite d’être concret, s’est ainsi offert le premier trophée officiel de la saison sportive 2007-2008.

Les supporters du Djoliba devront attendre peut-être la Coupe du Mali et le championnat national avec toute leur armada de recrues qui ont coûté au club 88 millions de F CFA, selon le président Karounga Kéita « Kéké ». Pour cela, il va falloir qu’ils soient patients et qu’ils permettent au tout nouveau coach « Conti » de travailler dans les conditions idéales, notamment avec moins de pression.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

 

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