Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois de Decembre

Les Echos du 13 Decembre

 

POUR VENTE ILLICITE DE GRAINES DE COTON

La DR CMDT de Bougouni au cœur d’un scandale

L’heure est grave à la direction régionale de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) de Bougouni, qui est éclaboussée par une affaire de vente de graines de coton. Le chef d’expédition, M. Daou et son commis en sont les premières victimes. Arrêtés en fin de semaine dernière, ils ont été déférés devant le parquet de Bougouni.

Le chef d’expédition de la CMDT de Bougouni et son commis croupissent depuis le week-end dernier à la Maison d’arrêt de Bougouni. Ils sont, en effet, inculpés pour vente frauduleuse de graines de coton en direction de l’étranger.

Ils avaient tenté de faire sortir deux camions remorques, remplis de graines au nom d’un certain Yaya Konaté. Alors qu’en réalité, précisent nos sources, ces chargements étaient destinés au Port de Dakar. Ils auraient été dénoncés par des agents du service commercial de la CMDT au directeur régional.

C’est ce dernier, sans autre forme de procès, qui aurait fait appel à la police pour les arrêter. Selon toujours nos sources, ces deux agents ne sont que des petits bonnets d’une affaire qui impliquerait de grosses pointures à Bougouni et à Bamako.

Autant dire que d’autres arrestations devront suivre dans les prochains jours. Car, la question des graines est devenue un sujet de préoccupation nationale depuis un certain temps, non seulement du côté des usines de production d’huile et d’aliment bétail, mais également de la CMDT. Les deux parties s’accusent mutuellement d’exporter en catimini les graines de coton destinées à la production locale.

A la direction générale de la CMDT, où nous nous sommes rendus hier, l’heure n’est pas aux commentaires, même si on parle d’« indiscipline dans la gestion des graines ». En tout cas, l’on se garde d’aborder le sujet de l’arrestation des deux agents de Bougouni. « L’affaire est entre les mains de la justice qui devra prouver leur culpabilité ou non. En attendant, nous ne pouvons pas faire de commentaires sur la question. Laissons la justice faire son travail comme il se doit », nous a-t-on dit.

De l’eau au moulin d’Huicoma

Ce qui est sûr, c’est que cette histoire, à l’image de celle de vente de coton malien au Burkina en 2001-2002, risque de coûter très cher à la Compagnie qui se débat depuis belle lurette dans des problèmes à n’en pas finir.

Déjà, informent nos sources, le chef d’expédition qui n’a pas digéré sa dénonciation et son incarcération, promet d’en faire de même, c’est-à-dire de dévoiler ses complices. La quantité de graines attendue par la CMDT est estimée à environ 100 000 tonnes cette année, 30 000 tonnes sont déjà achetées. Ils ne restent que 70 000 tonnes pour l’ensemble des industries demandeurs. Les besoins pour les seules usines de Tomota dépassent largement cette production. Malgré tout, des agents avaient pris le risque de vendre à l’extérieur ces maigres graines au détriment des entreprises nationales.

Voilà de quoi blanchir l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) d’Alou Tomota, toujours soupçonnée d’exporter les graines de ses usines. Une bonne nouvelle également pour les autres unités de production d’huile, à l’image de l’Huilerie Abou Woro de Sikasso, qui avaient fermé boutique en juin dernier, pour manque de matières premières.

A suivre

Sidiki Y. Dembélé

Acceuil


ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

Des religieux font faux-bond à ATT

L’abolition de la peine de mort reste d’actualité dans notre pays même si le président de la République a décidé d’y surseoir. Mais d’ores et déjà, le président ATT semble être victime de la volte-face de certains religieux qui lui avaient promis de l’aider dans cette entreprise.

La volonté du président de la République d’abolir la peine de mort a fait couler beaucoup d’encre et de salive, créant la polémique dans l’opinion nationale. A ce jour, les débats sur la question sont loin d’être clos parce qu’il y a certains qui sont pour et d’autres religieusement contre et le projet de loi peut toujours revenir.

L’Union nationale pour le renouveau (UNPR), présidée par Modibo Sangaré, est le seul parti politique qui figure au rang des anti-abolitionnistes et qui s’est publiquement manifesté contre l’abolition. Ce parti avait organisé une marche qui fut interdite par les autorités. L’Association pour l’unité et le progrès de l’islam (Amupi) avait elle aussi manifesté sa désapprobation en invoquant les principes islamiques qui soutiennent la loi du Talion : « Œil pour œil, dent pour dent… »

La suite est connue. La pression des anti-abolitionnistes a pour le moment eu raison des théories développées par les abolitionnistes. Le président de la République a jugé utile de ranger dans les placards pour quelque temps la proposition de loi. Quelques semaines seulement après le retour en arrière du chef de l’Etat, des langues commencent à se délier sur les circonstances qui ont entouré la proposition du projet d’abolir la peine de mort.

Espèces sonnantes contre sensibilisation ?

Au cours d’une conférence de presse dimanche dernier au siège de l’UNPR, M. Sangaré n’a pas porté de gan pour dénoncer « la démagogie, l’immoralité » de certains responsables religieux. Par cette sortie, le président de l’UNPR s’est montré fermement opposé à l’abolition de la peine de mort et a laissé entendre que des leaders religieux auraient été soudoyés pour les besoins de sensibilisation de la population afin de faire passer la thèse abolitionniste.

De sources bien informées rapportent que le président de la République, avant d’évoquer l’abolition de la peine de mort dans son discours du 22 septembre 2007, avait eu des contacts avec des chefs religieux, des responsables du Haut conseil islamique. Ceux-ci ayant (voir Le Républicain du 12 décembre 2007) touché des espèces sonnantes avaient promis de s’engager auprès de la population à travers des campagnes de sensibilisation dans les mosquées pour faire passer le projet de loi d’abolition de la peine de mort.

Coup de théâtre : les mêmes sources indiquent que des leaders religieux après avoir empoché l’argent, ne se sont plus donnés la peine comme convenu de procéder aux campagnes de sensibilisation. Tout laisse croire qu’ils ont eu du mal à défendre le projet car ayant vite compris qu’ils n’auront pas l’adhésion de la population pour la simple raison que le Coran et la Bible sont clairs sur la question.

Après l’échec de cette tentative, le chef de l’Etat a décidé de surseoir momentanément au projet en attendant la session d’avril à l’Assemblée nationale. Mais que lui reste-t-il si l’argent ne peut même plus tout acheter dans ce Mali qu’on dit si vendable ? Wait and see !

Mohamed Daou et

Abdrahamane Dicko

 

[haut]

Acceuil


LA SANTE PUBLIQUE EN DANGER

Des médicaments périmés en circulation

La vente de médicaments périmés est en passe de devenir une pratique courante dans notre pays. Après la dénonciation des « médicaments par terre » par les autorités sanitaires, ce sont des officines qui se livrent à ce jeu dangereux pour la santé des personnes.

Que vaut une nation sans des citoyens en bonne santé ? Que peut-elle devenir avec des populations malades ? Rien à coup sûr, d’où la nécessité de mettre la santé au cœur de la politique. Que ce soit dans les discours que dans les faits. Les Maliens en ont sûrement assez de discours creux en matière de santé, ils ont besoin d’une politique de santé efficace et d’une application de cette même politique à tous les niveaux.

Aujourd’hui, en tant que citoyens soucieux de ce qui se passe, nous sommes en droit de nous demander où nous partons tant la vente des produits périmés devient une banalité. Ainsi, il n’est pas rare de voir des pharmaciens vendre des produits périmés au vu et au su de tous. Ce fait est motivé par l’appât du gain au détriment de la santé des populations et à l’absence de contrôle régulier.

« C’est Dieu Seul qui nous protège, sinon c’est directement vers la mort que nous nous dirigeons » , s’indigne un citoyen visiblement écœuré et désabusé. Pis, à un moment où des spots publicitaires passaient à la télévision et sur certaines radios de proximité pour condamner et sensibiliser les gens sur les risques liés à l’usage des médicaments par terre.

De quelle condamnation de médicaments par terre peut-on parler si ce sont ces mêmes médicaments qui se retrouvent souvent dans les pharmacies ? Si rien n’est fait pour empêcher la vente des produits périmés dans les pharmacies c’est la vie des milliers de personnes qui est en jeu. « Avec la cherté de la vie, moi je ne paierai d’autres produits que les médicaments par terre. Surtout que ce sont les mêmes médicaments qui se retrouvent dans les pharmacies », jure un citoyen.

Victime de l’Erytromicine périmé

Le calvaire de cette citoyenne démontre le risque que nos compatriotes courent. Elle se rend d’abord dans un CHU de la place où le médecin lui prescrit une ordonnance après diagnostic. Elle est informée qu’une pharmacie existe dans la cour dudit hôpital où elle achète de l’Erytromicine. « En sortant, le médecin m’a dit qu’une pharmacie se trouvait dans la cour. J’y suis partie et j’ai payé de l’Erytromicine », nous confie-t-elle. Mais le début de la médication sera le début de son supplice.

« Le premier jour, j’ai pris le médicament le matin et suis partie au bureau. Je n’ai rien pu faire et suis revenue à la maison tout affectée, mais, j’avais pensé que ça allait passer » . Et d’ajouter, « le second jour, j’ai pris la même dose et ce fut plus grave. Je suis restée abattue dans mon bureau et je n’ai même pas pu boire le lait que j’avais acheté ».

La chance de la « pauvre femme » a été qu’une amie de sa fille, médecin, lui a rendu une visite de courtoisie dans son bureau. Suite aux questions de cette dernière, elle l’informe qu’elle est malade et lui montre la plaquette du fameux « Erytromicine ». Coup de théâtre, la visiteuse découvre que le produit est périmé. Aussitôt, elle instruit à la victime d’arrêter la prise. « Sali m’a dit d’arrêter de prendre le médicament et a promis d’appeler sans tarder la pharmacie dudit hôpital », a confessé la victime très affaiblie.

Pour vérifier l’information, nous nous sommes rendu à la pharmacie dudit CHU. Après des échanges, la pharmacienne a admis : « Oui c’est vrai, nous avons des cartons d’Erytromicine périmés que j’ai fait descendre à mon retour de congés. Je n’étais pas là et c’est mon assistante qui s’occupait de la vente. Elle n’en connaît pas beaucoup ».

« Dites à la victime de nous pardonner à cause de Dieu. C’est une erreur que nous avons corrigée aussitôt après la découverte » , a poursuivi la pharmacienne. Erreur ? Mais quelle erreur ? Une erreur capable de coûter la vie à d’innocents citoyens qui font pourtant confiance à leurs pharmaciens.

Les autorités sont fortement interpellées et doivent urgemment prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de juguler sur ce péril qui pend sur la tête de chaque citoyen.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


SOTELMA/MALITEL

Victime de pratiques peu catholiques

L’opérateur historique des télécoms au Mali, la Sotelma, fait face, depuis quelque temps, à une concurrence « mortelle ». Cette situation risque de sonner le glas prématuré de la Sotelma.

C’est en principe, au cours de l’année 2008, que la privatisation de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) doit entrer dans sa phase active. Mais déjà, des tentatives sont en cours de la part de certaines sociétés et entreprises internationales pour enfoncer davantage cette société dans le gouffre avant la date fatidique.

La méthode est simple : elles procèdent simplement à la résiliation de leurs lignes fixes et mobiles Sotelma/Malitel. Quoi de plus normal, me direz-vous ? A priori, rien d’anormal surtout que nous sommes dans un marché libéral, donc dans un environnement concurrentiel.

Mais là où les interrogations demeurent, c’est quand des sociétés à capital étranger établies au Mali décident presque simultanément de résilier leurs contrats avec la Sotelma. Les deux derniers actes en date sont ceux de l’ambassade de France et l’hôtel de l’Amitié, soit une vingtaine de lignes fixes au total. On se rappelle qu’au cours des dernières semaines, la représentation diplomatique française a communiqué à travers des journaux ses nouveaux numéros de contact au public.

Gouvernement complice ?

Et comme il n’y a jamais deux sans trois, le Groupe CFAO vient également de résilier ses lignes fixes Sotelma au profit d’autres sociétés.

De l’avis de nombreux analystes, cette pratique d’asphyxie de l’opérateur national des télécoms n’est ni plus, ni moins, qu’une manœuvre diligentée par l’Etat français qui, au-delà de toutes ses bonnes intentions pour notre pays, vole au secours de ses sociétés pour qu’elles gagnent en Afrique ce qu’elles perdent dans le reste du monde. Car, rares sont les entreprises françaises qui font le poids devant les autres entreprises occidentales.

Alors, sommes-nous dans le système d’un Etat dans un Etat ? La question mérite une réponse d’autant plus que tout se passe comme si la France donne d’une main au Mali et repend de l’autre main ce qu’elle a donné.

Ce phénomène a débuté avec le rachat de EDM par Saur, un groupe à capital français. Nombreux sont les travailleurs de cette société qui sont toujours sous le traumatisme des pillages d’EDM au profit d’autres sociétés françaises. Des dizaines de voitures avaient été achetées au Groupe CFAO, des photocopieuses mises en service à EDM étaient louées auprès de Coprexim et facturées au prix fort.

Et pendant ce temps, les autorités maliennes restent bouche bée ou font la sourde oreille comme si de rien n’était, livrant des sociétés maliennes à la boucherie internationale.

S. Y. D.

 

[haut]

Acceuil


BUDGET D’ETAT

Plus 8 % en 2008

Les travaux pour le vote du budget national, communément appelé dans le jargon parlementaire Loi des finances, ont commencé mardi dans la salle de plénière. Cette loi, selon le règlement intérieur de l’Assemblée, est adoptée au plus tard le 31 décembre 2007.

L’analyse du projet de Budget d’Etat 2008 indique, au titre des prévisions une somme de 962,428 milliards de F CFA contre 879,648 milliards de F CFA en 2007, soit une augmentation de 8,71 %. Cette augmentation résulte de l’accroissement général que l’on peut s’attendre du budget général (8,82 %, nous y reviendrons en détail). Les dépenses sont estimées à 1085,774 milliards de F CFA contre 994,911 milliards de F CFA dans la Loi de finances précédente.

L’adoption de la Loi de finances par l’Assemblée nationale donne quitus au gouvernement de mettre en œuvre son programme gouvernemental que le Premier ministre, Modibo Sidibé va exposer devant les élus de la nation demain vendredi, dans sa déclaration de politique générale.

Mais les députés, ont dû interrompre l’exercice d’examen du budget en raison d’un incident survenu entre le député Mamadou Diarra et des policiers. Le député, qui était allé porter secours à des connaissances, victimes d’accident de circulation et évacuées sur le CHU Gabriel Touré, a été maladroitement brutalisé par des policiers.

Mercredi, cette atteinte flagrante à l’intégrité physique des personnes, de surcroît un élu national, était sur toutes les lèvres à l’hémicycle. Les députés entendent interpeller ce jeudi le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, général Sadio Gassama, sur ces atteintes à l’intégrité physique des personnes par les forces de sécurité.

Ce n’est pas la première fois qu’un député soit violemment pris à partie par des agents de sécurité et de maintien de l’ordre. Des députés réclament que toute la lumière soit faite sur cette bavure de nos forces de sécurité et que les auteurs soient punis conformément à la loi avant la poursuite des travaux sur l’examen et le vote du budget.

Denis Koné

[haut]

Acceuil


  CAMPAGNE INTEGREE DE VACCINATION

Mobilisation pour la santé maternelle et infantile

C’est devant un nombre impressionnant de journalistes maliens et étrangers que les premiers responsables de l’organisation de la campagne intégrée de vaccination, qui démarre ce jeudi 13 décembre 2007, ont lancé un appel à la mobilisation pour relever le défi de la santé maternelle et infantile.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de communication et de mobilisation pour soutenir la campagne intégrée de vaccination contre la rougeole, la poliomyélite, la carence en vitamine A, les effets des vers intestinaux et le paludisme, le Centre national d’information, d’éducation et de communication (Cniecs) a organisé le 11 décembre au CICB un point de presse avec les journalistes nationaux et étrangers.

Pour le président du comité de pilotage de cette campagne, Pr. Toumani Sidibé, la campagne intégrée, est l’un des événements les plus importants dans l’histoire du Mali en matière de santé. Selon lui, elle a pour but de promouvoir la santé des enfants et des mères à travers la lutte simultanée contre cinq maladies qui constituent dans nos pays un problème de santé publique.

Les avantages de la campagne, qui vise à protéger plus de 2,8 millions d’enfants, sont multiples. Le conseiller du gouvernement américain pour la lutte contre le paludisme, venu spécialement pour transmettre le message de soutien du président des Etats-unis Georges W. Bush, a indiqué que, pour les familles, les interventions intégrées vont non seulement améliorer la santé des enfants, mais permettront aussi aux parents de gagner en temps et en argent. « Surtout lorsqu’on sait que les points de vaccinations sont souvent distants de plus de 10 km et que les mères doivent s’absenter des occupations journalières ».

Le ministère de la Santé et ses partenaires techniques et financiers soutiennent que l’intégration des activités permet d’atteindre la majorité des mères et des enfants du Mali, avec un paquet des interventions à grand impact sur la santé des enfants. Il y aura aussi une réduction des coûts par rapport à chaque intervention à cause des coûts partagés pour la mise en œuvre des interventions (la supervision, la logistique des intrants, la formation, la mobilisation sociale…)

En plus, les autorités sanitaires et leurs partenaires estiment qu’avec la campagne il y aura un renforcement de l’utilisation des services de santé de routine dans les messages de mobilisation, sans compter les relations entre le ministère de la Santé et la vingtaine de partenaires impliqués dans la campagne qui vont se renforcer grâce à cette action conjointe.

Mercredi 12 décembre, un atelier a regroupé les leaders religieux américains et maliens qui ont, ensemble, réfléchi sur les messages de mobilisation basés sur le Coran et la Bible. Cette rencontre a permis aux délégations, déjà fortement engagées dans la mobilisation communautaire autour des problèmes liés à la santé maternelle et infantile et le VIH/Sida, d’échanger sur les stratégies de mobilisation communautaires.

Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


  LES AIGLES POUR GHANA-2008

Les locaux écartés à la présélection

Avant le 10 janvier 2008, date butoir pour les sélectionneurs pour fournir la liste définitive des 23 joueurs devant prendre part à la Coupe d’Afrique des nations (Can), les techniciens des équipes nationales sont en train de publier la liste des joueurs susceptibles d’être convoqués pour le rendez-vous du football africain. L’entraîneur national Jean-François Jodar a donné le 11 décembre 2007 la liste de 28 Aigles parmi lesquels il devra choisir 23 pour la Can. Mais d’ores et déjà, l’on notera qu’aucun joueur du championnat localn’accompagnera les Aigles.

Deux gardiens de but, 10 défenseurs, 9 milieux de terrain, 7 attaquants, soit au total 28 joueurs… tel a été le schéma choisi par le sélectionneur national Jean-François Jodar qui a publié mardi la liste des 28 Aigles présélectionnés pour la Can-2008 du 20 janvier au 10 février au Ghana.

Comme le coach français l’avait laissé entendre, il n’y a pas eu de grand bouleversement sur cette liste, la plupart des joueurs ayant joué les éliminatoires sont présents, à l’exception des locaux. En effet, la grande surprise est venue du côté de ceux-ci dont aucun ne figure sur cette liste. Surtout que Jodar avait promis d’étoffer son effectif avec certains joueurs des Aigles B (sélection locale) ayant remporté la Coupe Amilcar Cabral et participé à la première édition de la coupe de l’Uémoa. Ils devaient servir de doublure dans certains secteurs de l’équipe.

Nous pouvons notamment citer les cas des gardiens Soumbeyla Diakité (Stade malien de Bamako) et Cheick Oumar Bathily (DAC), Souleymane Dembélé (DAC) et le transfuge du COB au Djoliba, Amadou Sidibé. Une première Can donc pour le Mali sans joueur local dans ses rangs.

Le technicien français aurait peut-être pensé que les joueurs évoluant dans le championnat national ne seront pas suffisamment en jambe, du moins physiquement pour cette compétition de haut niveau, raison d’autant plus juste que le championnat national ne démarre que demain.

Du côté des expatriés, on note la sélection d’Oumar Sissoko, le jeune keeper du FC Metz (L1, France) qui avait fait ses preuves avec les Aigles espoirs lors des éliminatoires des Jeux olympiques de Pékin-2008. La défense enregistre les retours de Sékou Berthé (Panionios/Grèce), Fousseiny Diawara (Saint Etienne, L1 France), d’Eric Chelles (Valenciennes, L1 France) et de Sammy Traoré (Auxerre, L1 France). Si la présélection des deux premiers est surprenante, celle des deux autres ne l’est guère dans la mesure où ils contribuent largement au rayonnement de leurs clubs respectifs dans le championnat français.

Il faut signaler l’absence du champion d’Europe-2005 avec Liverpool et actuel sociétaire de Portsmouth Djimi Traoré. Absent depuis le match nul concédé à domicile face aux Ecureuils du Bénin, l’ancien capitaine des Aigles Soumaïla Coulibaly (Borussia Moenchengladbach/Allemagne) signe son retour dans le secteur médian aux côtés du jeune talentueux niçois El hadj Mahamane Traoré. Inattendue, paraît leur présélection quand on sait qu’ils n’avaient même pas été convoqués pour les « matches d’essai » du dernier stage parisien.

L’attaque de la présélection est composée des ténors comme Frédéric Oumar Kanouté (FC Séville), Mamadou Diallo (Qatar SC, Qatar), Mamadi Sidibé (Stoke City/Angleterre) et Dramane Traoré (Lokomotiv Moscou/Russie). Ils sont associés à Modibo Maïga (Le Mans/France), Bakaye Traoré (Amiens/France), Mahamadou Dissa (Roeselare/Belgique).

Lors du dernier regroupement des Aigles, le Soulier d’argent de la Coupe du monde junior de Nigeria-1999, qui fait les beaux jours de son club, a fait une prestation bien appréciée par Jodar. Il convient aussi de signaler l’absence sur cette liste du Nantais Mamadou Bagayoko. Selon certaines sources, le sélectionneur national n’aurait pas réussi à convaincre « l’enfant de Kéla », dont la dernière apparition avec les Aigles remonte à Mali-Togo du 27 mars 2005, pour qu’il endosse de nouveau le maillot national.

De toute façon, ce n’est qu’une liste de présélection à partir de laquelle le sélectionneur national tirera ses 23 guerriers qui iront à la conquête d’un premier titre continental tant désiré par le peuple malien. Au finish, les joueurs qui ont disputé les éliminatoires de la Can ont de très fortes chances d’être retenus sur la liste définitive du technicien français.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

Liste des joueurs présélectionnés

Gardiens : Mahamadou Sidibé (Pasgiannina/Grèce), Oumar Sissoko (Metz/France)

Défenseurs : Sékou Berthé (Panionios/Grèce), Adama Coulibaly (Lens/France), Moussa Coulibaly (Mouloudia Alger/Algérie)), Souleymane Diamouténé (Lecce/Italie), Fousseiny Diawara (St Etienne/France), Cédric Kanté (Nice/France), Boubacar Sidiki Koné (Maghreb Fès/Maroc), Eric Sékou Chelle (Valenciennes/France), Adama Tamboura (Helsingborg/Suède), Sammy Traoré (Auxerre/France)

Milieux de terrain : Soumaïla Coulibaly (Borussia Moenchengladbach/Allemagne), Drissa Diakité (Nice/France), Mahamadou Diarra (Real Madrid/Espagne), Alphousseini Kéita (Le Mans/France), Seydou Kéita (FC Séville/Espagne), Djibril Sidibé (Châteauroux/France), Mohamed Lamine Sissoko (Liverpool/Angleterre), Bassala Touré (Levadiakos/Grèce), Mahamane Traoré (Nice/France)

Attaquants : Mamadou Diallo (Qatar SC/Qatar), Mahamadou Dissa (Roeselare/Belgique), Frédéric Kanouté (FC Séville/Espagne), Modibo Maïga (Le Mans/France), Mamady Sidibé (Stoke City/Angleterre), Bakaye Traoré (Amiens/France), Dramane Traoré (Lokomotiv Moscou/Russie)

Entraîneur : Jean-François Jodar

Adjoint : Amadou Pathé Diallo

 

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org