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2007

Mois de Decembre

Les Echos du 12 Decembre

 

BONS IMPAYES AU TRESOR PUBLIC

La gourmandise des agents en cause

Notre article sur la crise d’argent à la paierie générale du Trésor a provoqué la colère d’autres victimes de ce service. Des langues commencent à se délier pour dénoncer des agents gloutons qui exigent de se faire rétribuer pour tout service, foulant aux pieds les règles élémentaires de l’administration au service des usagers.

Une administration moderne et performante veut qu’elle soit au service des usagers. Mais dans beaucoup de nos administrations, singulièrement au Trésor public, les choses semblent se dérouler selon le bon vouloir des agents. Ceux-ci se sont mus en de véritables sangsues pour les usagers au lieu d’en être les serviteurs.

Ceux qui partent au Trésor pour des règlements de factures sont obligés de se soumettre à la loi de l’Omerta. Tout accepter à son corps défendant pour un règlement diligent de son problème. Le phénomène des pourboires est l’une des premières conditionnalités de la loi du silence.

« Tout se paie au Trésor. De la secrétaire au planton en passant par le contrôleur et l’inspecteur. Tout au bout de la chaîne, on est tenu de payer de l’argent pour avoir satisfaction. Pour enregistrer un dossier, il faut débourser de l’argent. Arrivé au niveau de l’inspecteur qui procède au contrôle, il faut toujours payer. A l’établissement du chèque, il vous revient de mettre la main à la poche » , témoigne un usager.

Un autre témoin ajoute que ce qui fait le plus mal, c’est que des agents sont enclins à marchander les pourboires. Selon lui, « sur des montants de 1 à 2 millions de F CFA, certains t’exigeront de 100 000 à 200 000 F CFA comme commissions. C’est à prendre ou à laisser. De toutes les façons le règlement rapide de ta facture en dépendra », affirme-t-il.

Personne ne répond de rien

Ceux qui ne satisfont pas à ce système de corruption sont tournés en bourrique. Ils peuvent attendre d’un à deux ans le paiement de montants insignifiants. Des prétextes comme le manque de liquidité dans les caisses sont vite trouvés pour leur faire avaler la couleuvre. Ce qui est davantage écœurant, les victimes n’ont personne à qui se plaindre.

Dans cette jungle, personne ne répond de rien puisque tout le monde, du plus faible au plus fort, est mouillé. Aucun dossier relatif à cette corruption passive n’a aucune chance d’aboutir devant le procureur anti-corruption. Ce dernier qui a publiquement sabordé récemment, au cours d’un séminaire, les rapports du Végal pour « manque de consistance », ne prendrait jamais au sérieux un plaignant qui n’a aucune preuve de corruption contre un agent du Trésor.

Le Médiateur de la République, qui est de par ses statuts, le recours des usagers contre les abus de l’administration, est toujours limité dans son domaine. Il vous dira qu’il ne peut pas se substituer à la justice pour le règlement d’un tel problème.

Le Burkina Faso, notre voisin, a pourtant trouvé la solution à ce genre de lenteur administrative et de corruption. Selon des dispositions réglementaires, un agent du Trésor au Burkina n’a aucun droit de faire traîner une facture ou un dossier quelconque plus d’une semaine. Il a deux options : soit régler le dossier dans le délai requis, soit le faire retourner en prenant le soin de mentionner les motifs de renvoi.

Voilà un système qui a la vertu d’étouffer toute velléité de corruption active ou passive. Une bonne pratique dont notre pays pourrait bien s’inspirer comme il l’a fait avec l’institutionnalisation du Végal en copiant le modèle canadien. Sauf que pour ce dernier cas, les actions du Végal font l’objet de sabotages savamment orchestrés.

Abdrahamane Dicko

 

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NORD-MALI

Fixer les dunes, le combat du PEALCD

La lutte contre l’ensablement notamment l’invasion des sources d’eau par le sable dans les régions du Nord du Mali est la condition sine qua non du développement de cette partie de notre pays. Le Programme environnemental d’appui à la lutte contre la désertification (PEALCD) a fait sien ce combat à travers la stabilisation des dunes par la plantation d’arbres.

Il y a plus de deux décennies que le Septentrion malien est frappé par la sécheresse. Les espaces verts et les sources d’eau ont été considérablement atteints, voire anéantis par le fléau. Une intervention énergique des autorités s’est alors imposée pour contrecarrer l’avancée du désert. C’est dans ce contexte que le Mali a signé en 2001 avec la Communauté européenne la convention de financement du PEALCD. Le montant alloué est de 15 millions d’euros pour une période de 5 ans. Le projet vise non seulement à protéger l’environnement, mais aussi à lutter contre la pauvreté.

« Si le PEALCD n’avait pas existé, on aurait dû l’inventer » . Ces propos du directeur de la Conservation de la nature de Tombouctou, commandant Abdoulaye Tamboura, illustrent à merveille l’utilité des travaux entrepris par le Projet. En plus de la plantation des arbres sur d’autres sites dans le cadre du reboisement des espaces dégradés ou ensablés, le PEALCD œuvre surtout dans la protection des berges du fleuve contre l’ensablement en fixant les dunes.

Financé par le 8e Fonds européen de développement (Fed), le projet de fixation a concerné plusieurs sites dans la région de Tombouctou. Au nombre de ceux-ci, nous pouvons citer les sites de Toya et de Djéguelia dans la Commune d’Alafia, qui menaçaient tous les deux le fleuve Niger. Pour cette fixation, deux approches différentes ont été utilisées, à savoir le cas de la plantation arrosée dont un hectare de fixation coûte 850 000 F CFA et celui de la bouture d’éphore avec 750 000 F CFA l’hectare. Toutes les deux passent par deux phases, qui sont la fixation mécanique et la fixation biologique. Le premier consiste à piéger le sable par un quadrillage et le second concerne la plantation d’arbres à arroser.

« Avant la fixation, le sable avait envahi des villages causant leur déplacement vers d’autres lieux et le fleuve était sur le point d’être affecté. Des périmètres irrigués ont péri. Maintenant, la dune se stabilise et nous souhaitons que les efforts soient renforcés dans cette voie » , a affirmé le chef de village de Toya, Yacoubou Mahamane Touré.

Un ennemi juré

En effet, avec la poussée d’arbres, la dune du site de Toya a diminué de 5 mètres et la localité n’est plus menacée par le sable. Le résultat est que les habitants peuvent pratiquer le maraîchage en profitant de l’eau du fleuve. Quant au site de Djéguelia, la dune a été complètement fixée. La localité a même été restituée aux responsables locaux. « C’est une réussite. On peut voir que la terre devient de plus en plus compacte », s’est réjoui Soumana Fofana, responsable technique du PEALCD.

En vue de pérenniser ces acquis, le Projet a signé un protocole avec toutes les couches concernées par les lieux (responsables municipaux, populations…) La signature de ce protocole est bien justifiée quand on sait que les menaces ne manquent pas.

Tout au long du périple, c’est le problème de la divagation des animaux qui a été évoqué comme difficulté majeure par les responsables techniques que ce soit du PEALCD ou d’autres. Cette divagation est imputable au fait que le Nord est une zone où l’élevage constitue l’une des principales activités. « Nous devons organiser une journée de concertation sur le problème », a déclaré le préfet de Niafunké, Bania Mahamoudou Guitteye.

Si la concertation se présente comme une nécessité impérieuse, c’est la compréhension des populations qui fait le plus peur, d’où la complexité de la question, a continué le préfet. A l’en croire, une issue favorable acceptable par tous les habitants doit être trouvée pour que les résolutions n’entraînent pas, dans leur sillage, d’autres problèmes sociaux.

Même son de cloche chez le directeur de la conservation de la nature de Tombouctou. « Il faut que la divagation prenne fin et cela ne peut pas se faire sans l’adhésion des populations aux solutions qui seront proposées. Tant que cela ne sera pas fait, notre travail ne sera pas à l’abri d’éventuels périls », a laissé entendre le commandant A. Tamboura. Comme pour dire « aux problèmes locaux des solutions locales ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire, envoyé spécial)

 

Un fruit du PEALCD

Mohamed Ben Nazim Ben Barka, propriétaire d’un verger à Tombouctou, a bénéficié de l’aide du PEALCD. D’une superficie de 3 hectares, son verger a prospéré grâce à l’appui technique et logistique du projet. « Le PEALCD est un bon partenaire à qui je dois beaucoup. J’invite mes frères à travailler car nous avons la terre et l’eau ». Même s’il regrette le manque de produits pour traiter les arbres et la divagation des animaux, M. Nazim Ben Barka se félicite d’avoir approvisionné la Commune urbaine de Tombouctou en citron pendant le mois de Ramadan.

O. O.

 

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SOINS CONTRE LE SIDA

Le Mali sur la bonne voie de l’accès universel

Avec la gratuité des antirétroviraux, la multiplication des centres de dépistage volontaire et des moyens importants consentis pour briser la chaîne de transmission mère-enfant, le Mali a fait un grand pas vers l’accès universel au traitement du Sida et à la prise en charge des personnes infectées ou affectées par la pandémie.

L’engagement politique des dirigeants du monde à garantir l’accès universel à la prévention, aux soins et au traitement des personnes vivant avec le VIH d’ici à 2010 est certes un défi à relever, mais possible car la volonté d’aboutir existe. Et le Mali est déjà sur la bonne voie. Et la baisse du taux de la séroprévalence est une motivation suffisante pour persuader les autorités maliennes à persévérer et aussi à redoubler d’effort pour remporter ce challenge au moins en 2015.

En effet, selon la 4e Enquête démographique et de santé (EDS-IV), le taux de prévalence du VIH est passé de 1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. Ce résultat est sans doute le fruit de l’efficacité de la synergie d’actions des acteurs de la société civile, du secteur public, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Une synergie dont la consolidation doit être aujourd’hui la préoccupation de tous les acteurs.

Les progrès notables du Mali dans l’accès universel aux soins, à la prise en charge… repose essentiellement sur l’accès gratuit aux soins et aux antirétroviraux (ARV). Mieux, les autorités maliennes ont rapidement trouvé la meilleure approche en apportant les médicaments aux malades au lieu de l’inverse.

Qui plus est, la décentralisation des sites de prise en charge se poursuit à un rythme accéléré. C’est ainsi que, de 31 sites de traitement en 2006 nous sommes passés à 45 sites en 2007. Le nombre de patients sous traitement antirétroviral est passé de 10 543 en 2006 à 14 844 en fin septembre 2007 contre une prévision de 15 000 patients, y compris les enfants infectés, soit un taux de réalisation de 99 %.

Dans le domaine de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, d’énormes progrès ont été aussi réalisés au sein des structures socio-sanitaires ainsi qu’au niveau des mentalités des populations. Les services de prévention de la transmission mère/enfant sont offerts actuellement dans 103 sites contre 78 en 2006.

Une porte de contagion à grande échelle

Le renforcement de la prévention s’effectue également par la multiplication des centres de conseil/dépistage volontaire passés de 40 en 2006 à 46 en 2007 dans tout le pays.

Malgré ces avancées rassurantes, le Mali doit encore faire face à d’autres défis non moins inquiétants. En effet, si le taux de prévalence du VIH est de 1,3 % au sein de la population générale, les résultats de l’enquête réalisée auprès des groupes à risque par la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida du ministère de la Santé et l’antenne de CDC Atlanta au Mali, donnent une séroprévalence de 5,9 % chez les vendeuses ambulantes et 35,3 % chez les professionnelles du sexe.

C’est dire que la pandémie reste suspendue comme une épée de Damoclès sur le pays. Cette menace est d’autant réelle que les vendeuses ambulantes, par exemple, sont des jeunes filles rurales qui se retrouvent dans les centres urbains en faveur de l’exode rural. Les chances de dépistage réelles étant presque nulles dans ce milieu, ces vendeuses ouvrent ainsi les portes d’une contagion à grande échelle. Surtout que leurs nombreux et occasionnels partenaires sexuels figurent généralement dans la couche la moins réceptive aux messages de sensibilisation sur le port des préservatifs.

Comme l’a souhaité le ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, « nous devons donc intensifier les efforts en affirmant notre leadership à tous les niveaux aussi bien individuel que communautaire ».

Aujourd’hui, le ministère de la Jeunesse et des Sports est déterminé à amener les jeunes à assumer de façon responsable leur part de leadership.

Alphaly

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5e CONGRES DE L’AOMF

Bamako, capitale des Ombudsmans et Médiateurs

Outre le renouvellement des instances, la cinquantaine de Médiateurs et d’Ombudsmans, vont, au cours de leur 5e congrès ouvert hier à Bamako, évaluer les actions effectuées et définir les nouvelles priorités

Ils sont environ 150 participants dont une cinquantaine de Médiateurs et d’Ombudsmans présents dans notre capitale dans le cadre du 5e congrès de l’Association des ombudsmans et médiateurs des pays membres de la Francophonie (AOMF). Placé sous le thème « Le Médiateur, garant de l’équilibre entre droits collectifs et droits individuels », le congrès s’est ouvert hier à Sofitel Hôtel sous la présidence du Premier ministre Modibo Sidibé.

Trois jours durant, les participants vont évaluer les actions effectuées sous la présidence du Médiateur du Mali, Mme Diakité Fatoumata Ndiaye, présidente en exercice de l’Association, définir les nouvelles priorités avant de procéder au renouvellement des instances.

Ce congrès, a indiqué Mme Diakité, sera également un moment de réflexion sur le Médiateur en général, ses missions et les difficultés. Tout en saluant la mémoire des Médiateurs du Faso, du Tchad et de la France disparus au cours des deux dernières années, la présidente de l’Association a appelé les pays qui ne disposent pas encore de bureau de Médiateur de le créer.

Une nécessité, selon le Premier ministre Modibo Sidibé pour qui, « les Ombudsmans et Médiateurs apportent une contribution significative à la défense des droits et libertés du citoyen, au renforcement de la démocratie et à l’édification ou la revitalisation de l’Etat de droit ».

A l’en croire, le triomphe des valeurs qui fondent l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie est une préoccupation que partagent les autorités des Etats et des collectivités publiques qui, par la création de ces institutions, attachent du prix à l’exercice de la liberté, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Satisfecit

Le thème principal du congrès, a-t-il poursuivi, est révélateur de la complexité du rôle qui est dévolu à ces institutions de médiation. « Il indique a priori que les droits du citoyen, de par leur nature et leur objet, peuvent s’opposer les uns aux autres. Ils peuvent de surcroît affronter les intérêts de la collectivité », dira-t-il avant d’inviter les congressistes à proposer des solutions qui s’offrent aux organismes de médiation pour assurer la conciliation de ces catégories de droits.

M. Sidibé leur a aussi demandé d’examiner la possibilité d’instituer, à l’instar des juridictions communautaires, des Médiateurs régionaux ou sous-régionaux. Une proposition qui sera prise en compte dans les débats, a assuré le secrétaire général de l’AOMF, Jean-Paul Delevoye. Pour lui, « l’homme doit avoir sa liberté défendue et vivre dans la paix… ». Et citant Amadou Hampâté Bâ, il ajoutera que « chacun est un frère pour l’autre et nous devons toujours concéder une partie de vérité à l’autre au lieu de dire que toute la vérité est à moi… ».

M. Delevoye ainsi que le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie, Hugo Sada, ont loué les efforts de Mme Diakité durant ses deux ans à la tête de l’Association, qui ont permis d’élargir et de tisser des liens durables entre les institutions de médiation.

Sidiki Y. Dembélé

 

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CLUB DE PRESSE DE KLEDU A L’ASSEMBLEE NATIONALE

Les missions et fonctionnement de l’A. N. disséqués

Le Club de presse de Radio Klédu samedi dernier sur l’Assemblée nationale, ses missions et fonctionnement a été l’occasion d’échanger sur le Parlement, les relations opposition et majorité mais aussi de faire un état critique du processus démocratique en cours dans notre pays.

L’état de la démocratie malienne peut aussi être jugé à l’aune du fonctionnement de l’Assemblée nationale et des missions qu’elle doit remplir. « Le fonctionnement et les missions de l’Assemblée nationale » a été le thème de ce débat samedi dans la salle Aoua Kéita entre Assarid Ag Imbarcawae, 2e vice-président de l’Assemblée nationale, Oumar Mariko, et les Dr. Zeini Moulaye et Amadou Kéita, auteurs du livre « l’Assemblée nationale du Mali sous la IIIe République ». Le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré (modérateur), et Ali Nouhoun Diallo ont également participé au débat.

L’objectif du débat était d’instaurer un échange entre opposition, majorité et la presse sur le fonctionnement et les missions de l’Assemblée nationale, ses imperfections, le rôle de l’opposition et de la majorité… Si tous ont été unanimes que l’hémicycle pour cette 4e législature de la IIIe République dispose de ressources humaines de qualité, les avis ont surtout divergé quant aux missions et au fonctionnement de l’Assemblée. Le débat a ainsi permis de faire le point sur certaines difficultés que rencontre l’Assemblée nationale. Il s’agit, entre autres, du contrôle réel de l’exécutif par l’Assemblée, de la mise en place de la Haute cour de justice, du nomadisme des élus…

Il appartient à l’Assemblée nationale de nommer les députés membres de la Haute cour de justice. Mais, cette institution tarde à voir le jour. Selon le président Dioncounda Traoré, le Parlement réfléchit sur le local où serait logée cette institution. Ne pouvant pas être juge et partie, l’Assemblée nationale ne peut abriter la Haute cour de justice.

Le Pr. Ali Nouhoun Diallo, apportant sa contribution sur ce sujet, a avoué n’avoir pas mis en place cette institution en raison de l’atmosphère très tendue pendant sa présidence à l’AN, le coût très élevé de son installation et aussi de la qualité de ses membres.

Investit d’un mandat du peuple comment déchoir le député juge de la Haute cour de son mandat de député ? Or dans les règles générales c’est ce qu’il faudrait si l’on veut que cette Cour demeure une institution et permanente. L’idée d’ôter le caractère institutionnel à cette cour ou transformer le Haut conseil des collectivités territoriales en Sénat a été ébauchée. En terme plus clair, les membres de la Haute cour de justice devraient rester dans les locaux de l’Assemblée et se transporteront dans leurs locaux au cas où ils auraient une affaire à juger.

Comme on pouvait s’y attendre, les dernières élections législatives ont occupé une place de choix dans le débat. Si Ag Imbarcawane trouve qu’elles se sont déroulées d’une façon satisfaisante, son collègue, Oumar Mariko pense tout le contraire surtout que la Cour constitutionnelle qui était censée mettre le holà a semblé, par son arrêt, légaliser la fraude.

L’ex-président de l’Assemblée nationale se demande pourquoi ne peut-on pas annuler une élection lorsque les voix annulées sont supérieures au nombre de voix obtenues par le candidat élu.

Aux termes des échanges, les débatteurs ont estimé nécessaire la relecture de nos textes en particulier la loi fondamentale qu’est la Constitution.

Denis Koné

 

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  EMPLOI DES JEUNES ET REDUCTION DU CHÔMGE

Les jeunes en conclave pour ébaucher des solutions

« Définir les stratégies appropriées permettant d’entreprendre des actions concrètes allant dans le sens de la promotion de la formation professionnelle et en faveur des jeunes » : telle est la finalité de l’atelier de réflexion organisé mardi par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima Ndiaye, qui a présidé l’ouverture des travaux de cet important atelier réunissant des responsables d’organisations et d’associations de jeunes de Bamako et de l’intérieur et du CNJ, a fait comprendre aux nombreux jeunes qu’ils ne devraient pas prendre la pauvreté comme prétexte au manque d’emploi.

Ce phénomène, a-t-il indiqué, est commun à tous les pays qu’ils soient sous-développés ou industrialisés. Selon le ministre, la problématique de l’emploi, surtout celui des jeunes réside dans le changement de leurs attitude et comportement car notre pays regorge de beaucoup de créneaux porteurs d’emplois, notamment l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Au cours de cet atelier, il s’agira, pour la centaine de participants, de définir les stratégies concrètes pour promouvoir l’emploi des jeunes dans les secteurs que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc. En plus il s’agira, pour les participants, de s’approprier du Programme emploi-jeune (Pej) dans toutes ses composantes et de décliner le profil de partenariat qui va s’installer entre le département et les jeunes dans les domaines de l’emploi et de la formation.

Cet atelier intervient une semaine après la rencontre du ministre Ndiaye avec les structures de son département qui visait à dégager une véritable synergie d’actions dans la mise en œuvre de la politique du département dans les domaines de la formation professionnelle et de l’emploi.

Denis Koné

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 COUPE AMILCAR CABRAL

Le Mali s’offre un troisième trophée

Annoncés comme les favoris de la 19e édition du tournoi Amilcar Cabral que la Guinée-Bissau vient d’accueillir, les Aigles du Mali (A’) ont tenu leur rang. En effet, Soumbeyla Diakité et ses coéquipiers ont réussi à se hisser sur la plus haute marche du podium en battant le Cap-Vert (2-1) en finale. Le Mali remporte ainsi son 3e trophée de la compétition après ses sacres de 1989 et 1997.

Les Capverdiens avaient pourtant toutes les raisons d’entamer cette finale en toute confiance. En effet, ils avaient non seulement battu le Mali en match de poule (1-0), mais ils avaient également battu le pays organisateur, la Guinée-Bissau en demi-finale. Mais, contrairement à la finale avortée suite à une panne de projecteurs, les Aigles ont bien entamé le match de lundi dernier en ouvrant le score dès la 3e minute par l’intenable Bakary Coulibaly dit Bako.

Une avance de courte durée puisque les Capverdiens ont vite rétabli la parité à la 9e minute. Toutefois, les protégés de Cheick Oumar Koné vont reprendre leur avance avant la demi-heure de jeu par Souleymane Dembélé (24e minute). Ce score (2-1) ne changera plus jusqu’à la fin de la rencontre. Et pourtant, les Aigles ont dominé la seconde mi-temps. Ils se sont même permis le luxe de gaspiller des occasions nettes de se mettre définitivement à l’abri d’une égalisation capverdienne.

Heureusement, la solidité défensive et surtout la forte présence de Soumbeyla Diakité dans sa cage ont permis aux nôtres de conserver leur avance et de remporter cette 19e édition du tournoi Amilcar Cabral en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang.

Le Mali s’offre ainsi le 3e trophée du genre après ceux de 1989 à Bamako (avec la génération des Abdoulaye Kaloga, Gaoussou Samaké, Amadou Pathé Diallo, Bakary Diakité, Yaba…) et 1997 à Banjul (Gambie) avec les Drissa Fomba (paix à son âme), les frères Dissa, Soumaïla Coulibaly, Nientao, Becken…

Comme eux, les Soumbeyla Diakité, Drissa Coulibaly, Boucader Diallo, Amadou Sidibé, Boubacar Koné, Aboubacar Tambadou, Adama Sidibé, Oumar Séga Mady Kanté, Lassana Fané, Bakary Coulibaly, Souleymane Dembélé, Amadou Diamouténé... sont aussi entrés dans l’histoire du Cabral.

Le Premier ministre Modibo Sidibé n’a pas manqué de leur rendre un hommage mérité dans son discours de clôture de la 12e édition de l’Espace d’interpellation (EID). Tout comme le président Amadou Toumani Touré présentement à New York pour le sommet des Nations unies sur les enfants.

Alphaly

 

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