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2007

Mois de Decembre

Les Echos du 06 Decembre

 

DECES DE YOUSSOUF DEMBELE SG SADI A NIONO

Oumar Mariko dénonce une justice corrompue

La mort du secrétaire général de la section de Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration (Sadi) de Niono, la fermeture de la Radio Kayira de la même ville et son désamour avec le directeur de publication du journal L’Indépendant ont été les points saillants d’une conférence de presse animée mercredi par le secrétaire général de Sadi, Dr. Oumar Mariko. Pour le SG, la mort de Youssouf Dembélé n’est rien d’autre qu’un assassinat politique. Il invite l’opinion publique à la mobilisation contre l’impunité .

Oumar Mariko, secrétaire général de Sadi et député à l’Assemblée nationale, n’a pas été tendre dans ses mots à l’endroit des pouvoirs publics administratifs et judiciaires de Niono dans ce qu’il appelle désormais « l’assassinat de Youssouf Dembélé », secrétaire général de la section Sadi de Niono. Ce paysan avait été, la veille de la proclamation des résultats des dernières législatives, retrouvé mort dans son champ. Pour l’heure, c’est le fils du défunt Ousmane Dembélé qui est incarcéré. Il est soupçonné d’être l’auteur de l’assassinat. Une thèse qui ne convainc guère Oumar Mariko et de nombreux des militants Sadi du cercle de Niono.

Selon Mariko, la thèse du parricide ne tient pas la route. « Youssouf Dembélé a été victime de ses opinions politiques ». M. Mariko soupçonne une mafia locale formée de hauts cadres de l’administration et des commerçants. Pour le responsable de Sadi, le slogan lutte contre la corruption et la délinquance financière chaque jour clamé par les plus hautes autorités est un vain slogan. Et de s’interroger sur la création d’un poste du Vérificateur général lorsque au bout du rouleau ses rapports de vérification, qui ont abouti à la révélation de centaine de milliards dilapidés, sont contestés, voire ignorés ou tout simplement classés sans suite. « On ne peut pas dire au moustique d’allumer le Mosquito pour tuer des moustiques », a commenté Mariko.

De la même manière que les dossiers qui fâchent le pouvoir sont étouffés, a souligné le conférencier, les autorités veulent classer sans suite l’affaire de l’assassinat de Yousouf Dembélé comme ils en ont fait dans l’affaire de l’étudiant Papou, des victimes politiques à Massigui et bien d’autres. Pour Oumar Mariko, il faudra que la lumière soit faite et lui et ses militants y veilleront.

« Saouti se trompe de combat »

A l’en croire pour que la vérité éclate à Niono, l’arrestation d’un nommé Abdoulaye Konaté est souhaitable de même que l’audition du présumé parricide. Ce dernier, jusqu’à présent, n’a pas été auditionné, a soutenu Mariko et la justice n’est pas décidée à franchir le pas de l’arrestation de Abdoulaye Konaté pour la simple raison, a révélé Mariko, que celui-là serait un protégé du procureur. Mariko a indiqué qu’il a demandé que le juge de Niono soit dessaisi du dossier parce qu’il n’est plus compétent pour l’instruire.

Mariko le soupçonne de partialité, voire de brouiller les pistes. Selon le secrétaire général de Sadi, son parti a reçu le soutien de toute la classe politique confondue dans cette affaire de Niono. Dioncounda et d’autres responsables de partis politiques sont venus au siège de Sadi présenter leurs condoléances et condamner l’assassinat tout en exhortant les autorités et la classe politique à aider à la manifestation de la vérité. Pour Mariko notre pays, si l’on n’y prend garde, va progressivement vers les assassinats politiques.

C’est d’ailleurs cette affaire de Niono qui est à la base du désamour entre Oumar Mariko et le directeur de publication du journal « L‘Indépendant » Saouti Haïdara. L’escalade verbale entre les deux hommes a atteint un point rarement atteint. Oumar Mariko, qui a fait écouter les « insanités proférées » à son encontre par le dirpub de L’Indépendant, a juré que « plus jamais son père et sa mère ne seront insultés ». A en croire Mariko ce désamour entre lui et Saouti est intervenu lorsque l’Indépendant dans une de ses parutions sous la plume du journaliste Zao a écrit que Oumar Mariko confirme que c’est le fils Ousmane Dembélé qui a tué son père.

Le démenti d’Oumar Mariko lui aurait valu toutes ces injures. Pour Mariko, « Saouti se trompe de combat ». « J’agirai selon ma raison », a déclaré Mariko, qui a ajouté que sa mère et son père ne seraient plus insultés. La Radio Kayira, qui avait été fermée pour ses commentaires sur l’affaire, a été réouverte.

Denis Koné

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NGOLONINA

Un dépôt de chanvre indien rasé

La section recherche de la brigade des enquêtes douanières vient de démanteler un dépôt de drogue au marché de N’golonina. A l’issue de l’opération elle a saisi 650 briques de chanvre indien estimées à 1,350 tonne.

Les agents de la brigade de recherche des enquêtes douanières étaient aux trousses d’individus qui se livraient à des activités malsaines. Ils étaient sur la piste de narcotrafiquants qui déclaraient des denrées alimentaires à la place de la drogue.

L’opération a abouti le mardi 5 décembre 2007, au marché de N’golonina, à la saisie de 650 briques de 2,5 kg chacune estimées à 1,350 tonne de chanvre indien. Le butin était dissimulé dans du tamarin contenu dans des sacs de 100 kg. Un stratagème visant à tromper la vigilance des douaniers aux frontières. Le pot aux roses n’allait être découvert sans l’apport des informateurs.

Mais, pour l’heure, seul un suspect a été appréhendé qui refuse de donner des informations sur sa filière d’importation qui aurait des ramifications dans des pays voisins. Les enquêtes suivent leur cours et pourraient déboucher à la découverte d’autres dépôts dans le district et qui sont le travail de véritables professionnels.

Il y a un mois, le 3 novembre 2007, la brigade des enquêtes douanières avait saisi 2 kg de cocaïne à Bamako. Il lui restait à mettre la main sur le principal dépôt et ses fournisseurs. Le bureau des douanes de Kourémalé à la frontière guinéenne a lui aussi mis le grappin sur des trafiquants qui avaient enfoui 37 kg de cocaïne dans les portières, les capots et coffre d’un véhicule banalisé.

De source policière, c’est la première fois qu’une quantité aussi importante de drogue est saisie par la douane malienne. Les prises n’avaient pas encore atteint les 100 kg.

Le Mali et la quasi-totalité de la sous-région sont devenus ces quelques années des passoires pour les narcotrafiquants en provenance des pays d’Amérique latine. Il est encore temps de renforcer le contrôle aux frontières et d’inviter les citoyens à dénoncer aux forces de sécurité et à la douane des commerçants ou tout citoyen aux comportements douteux.

Abdrahamane Dicko

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ACCUSEE DE TOUS LES NOMS D’OISEAUX

Oumou « Cafo » se défend, ses adversaires l’insultent

La secrétaire exécutive de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo), Mme Oumou Touré a, au cours d’une assemblée générale, apporté des éléments de réponse aux « accusations » dont elle est victime de la part de certaines femmes, membres du comité exécutif.

Le torchon brûle depuis des semaines entre la secrétaire exécutive de la Cafo, Oumou Touré et quelques membres de son bureau exécutif. Ces dernières, à travers une vaste campagne médiatique, des affiches et des tracts reprochent à la secrétaire exécutive « une gestion personnelle » de l’organisation et « son refus » d’organiser le congrès ordinaire en septembre dernier.

Face à ces accusations, la n°1 de la Cafo a rompu le silence, mercredi, en animant à la demande des présidentes des coordinations du district, une assemblée générale d’information. Un exercice démocratique pour rendre compte de certaines situations qui risqueraient, selon elle, de troubler l’ordre public.

D’abord, sur la gestion de la Cafo, Oumou a tenu à préciser que l’organisation est régie par des statuts et règlements qui définissent les missions et responsabilités de toutes les associations et ONG membres et sur la base desquels elle travaille. «  La Cafo n’est pas une association d’utilité publique qui reçoit des fonds de l’Etat pour ses activités. Elle travaille avec les cotisations de ses membres, les dons, legs et autres », a-t-elle dit.

Pour ce qui est du véhicule offert à la Cafo par Oxfam Novibe et que les dissidentes accusent la secrétaire exécutive d’avoir détourné, Oumou a été, on ne peut plus claire. « Le véhicule est là pour toutes les femmes de la Cafo. Celles qui veulent aller en mission disposent de la clé ».

Elle est revenue sur l’épineuse question du report du congrès, un autre point de discorde. A l’en croire, le report du congrès, qui devait se tenir en septembre, a été demandé par les cellules de base qui n’avaient pas encore procédé au renouvellement de leurs bureaux. En outre, le secrétariat exécutif ne disposait pas des fonds nécessaires à l’organisation du congrès.

Au ras des pâquerettes

C’est pourquoi, a expliqué Diabaté Nana Sy, « nous avons décidé de dépêcher des missions d’information auprès des coordinations régionales. Nous avons déjà fait deux régions, Sikasso et Koulikoro. Avec le véhicule que nous a offert Oxfam, nous comptions parcourir les autres régions pour inviter les femmes à renouveler leurs bureaux et à payer leurs cotisations pour la tenue du congrès ». Et Oumou d’ajouter : « même si demain, nous réunissons les fonds, nous allons tenir le congrès ».

Ces réponses n’ont pas été du goût de certaines dissidentes, notamment leur chef de fil, Mme Dembélé Ouleymatou Sow. Prenant la parole, elle a dit être restée sur sa faim avant de mettre les pieds dans les plats. « Le bureau actuel est illégal… Oumou fait comme si la Cafo est venue dans son trousseau de mariage ».

Protestations et indignations au sein de l’assemblée, chacune grognant de son côté. Les interventions de deux autres dissidentes Djénéba Sow et Nana Coulibaly qui reprochent à la secrétaire exécutive des « on dit » vont enflammer davantage l’assistance.

Heureusement que des éléments de la police nationale, des représentants des communicateurs traditionnels, du ministère de la Promotion féminine, du maire de la Commune III, des chasseurs, de l’Union nationale des femmes musulmanes, des chefs de quartier étaient là pour appeler les unes et les autres à la retenue, au bon sens et à l’union sacrée. L’assemblée a pris fin par un appel d’Oumou Touré à une autre rencontre, entre membres du bureau exécutif, en vue de laver le linge sale en famille.

Créée le 20 octobre 1991 par quatre associations féminines, la Cafo est une structure non gouvernementale qui a pour vocation de promouvoir le bien-être de la femme, de l’enfant et de la famille. Représentée dans toutes les régions, elle compte plus de 2200 associations et ONG membres.

Un bel exemple d’union qui attire beaucoup de pays de la sous-région, mais qui se dévalorise à cause de la défense d’intérêts sordides de certaines de ses membres.

Sidiki Y. Dembélé

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39es ASSISES DE LA PRESSE FRANCOPHONE

« Un journaliste neutre est indolore », selon Gbagbo  

« Médias, démocratie, paix » : tel est le thème des 39es assises de l’Union de la presse francophone (UPF) qui ont ouvert leurs travaux le lundi dernier à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

  Mieux comprendre et mieux intégrer les préoccupations du pays et de la région d’accueil ; donner l’occasion aux professionnels et aux institutions de re-visiter leurs carnets d’adresses ; actualiser et redéfinir les besoins de stages, les échanges entre rédactions ; maintenir l’espace d’échanges entre professionnels de l’information et de la communication et renforcer la tribune de libre expression réservée aussi bien aux médias qu’aux partenaires de la presse et faiseurs de l’actualité… sont les objectifs de ces assises qui regroupent plus de 200 journalistes de 130 pays. Les assises réunissent les journalistes et patrons de presse, les partenaires des médias et opérateurs économiques, les animateurs de la société civile et de la classe politique, le corps diplomatique et les missions de coopération. La cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu à Abidjan, était placée sous le haut patronage du chef de l’Etat ivoirien. « Moi, je ne demande même pas aux journalistes d’être neutres. S’ils sont neutres, ils seront inodores et incolores, et leur travail n’aura aucun goût ; ce n’est pas ce que nous attendons d’eux. J’attends des journalistes, ce que j’attends de l’historien. Qu’ils puissent produire des preuves de ce qu’ils avancent », a déclaré le président Laurent Gbagbo. Auparavant, les participants ont passé la journée de dimanche à Grand Bassam, première capitale de la Côte d’Ivoire et véritable musée de l’ère coloniale. Les travaux se poursuivent à Yamoussoukro, la capitale politique, où ils s’achèveront samedi. Les 40es assises de l’UPF sont prévues au Canada (après celles de 1999, 1955 et 1978) en marge du Sommet de la Francophonie attendu dans ce pays en 2008.

Alexis Kalambry

(envoyé spécial)  

 

Les deux Côte d’Ivoire

Accompagner la Côte d’Ivoire et la communauté internationale dans le processus de sortie de crise, témoigner des efforts de réconciliation entre Ivoiriens et de la reconstruction en cours étaient, entre autres, des objectifs d’une visite que les participants aux assises de l’UPF ont effectuée à Bouaké, en zone rebelle. Sur place, ils ont été reçus par Sidiki Konaté, le ministre du Tourisme, membre des Forces nouvelles, en l’absence de Guillaume Kigbafori Soro. Cependant, ce qui frappe, c’est la disparité entre « zone libérée » et le reste du pays. A la sortie de Yamoussoukro, les policiers qui ont escorté la délégation tout le long du trajet s’arrêtent : ils n’ont pas le droit d’aller en zone rebelle. Là-bas, aux côtés des forces tampons, les casques bleus que l’on croise partout, il y a les Forces nouvelles, ces militaires rebelles qui ont pris possession de la zone.

A. K.

 

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COMMERCE ENTRE L’AFRIQUE ET L’UE

Les Etats de la Cédéao divisés sur l’APE

Compte tenu des contraintes internes liées à la faiblesse des capacités des commissions de la Cédéao et de l’Uémoa, des Etats membres et faute de volonté politique affichée et d’une politique harmonisée, la Cédéao ira en rangs dispersés à la signature de l’Accord de partenariat économique (APE). Périls sur l’intégration ouest-africaine.

A quelques semaines de la date butoir de la signature de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE et les ACP, les anti-APE haussent le ton et les protestations s’accentuent dans différents pays. Déjà certains Etats de l’Afrique occidentale ont affiché clairement leur volonté de ne pas signer l’APE au 31 décembre. Mais qu’est-ce qui au juste divise les Etats membres de la Cédéao ? Les raisons sont multiples.

Selon de nombreux observateurs, la région Afrique de l’Ouest en général et l’espace Cédéao en particulier ne constitue pas encore une union douanière et un marché commun dans la mesure où les plans de convergence tarifaire dans le cadre du Tarif extérieur commun (Tec) ne sont pas encore déterminés, encore moins mis en œuvre par tous les Etats.

La libre circulation des personnes et des biens est loin d’être une réalité eu égard au non-respect par les Etats membres du schéma de libéralisation des échanges dans l’espace Cédéao. La Cédéao constate qu’en son sein, il n’existe pas de cadre harmonisé de concurrence et d’investissement pour l’ensemble des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

La deuxième zone monétaire, première étape pour l’adoption d’une monnaie unique au niveau de la Cédéao, enregistre beaucoup de retards dans sa mise en place. Les conflits internes aux Etats constituent des obstacles sérieux à l’intégration et sont à l’origine de l’instabilité politique dans la région.

Selon un haut cadre du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, chargé des questions d’APE, en perspective de la mise en œuvre de l’APE, l’Afrique de l’Ouest doit disposer des secteurs de production à même de faire face, d’une part, à la concurrence européenne, et d’autre part, de saisir les opportunités offertes par la mise en place de la zone de libre-échange.

La principale discorde entre la Cédéao et l’UE réside dans la mise en place de ressources additionnelles pour le financement des coûts d’ajustement découlant de la mise en œuvre de l’APE. Les Etats de l’Afrique de l’Ouest pensent à juste raison, sur la base des résultats d’études d’impact, que sans le financement des coûts d’ajustement, l’APE n’aura pas résolu la problématique du lien commerce/développement. Pour ce haut responsable, force est de reconnaître que les progrès se limitent à des déclarations de bonnes intentions qui sont loin d’être traduites dans les faits.

Des négligences coupables

A ses dires, l’Union douanière qui était censée démarrer en janvier 2006 avec l’application du Tec par tous les Etats membres n’est pas effective. Il en est de même pour l’application du schéma de libéralisation. Les plans de convergence des structures tarifaires des Etats membres accusent un grand retard, car ils étaient prévus pour être élaborés et validés en 2004 à temps pour les négociations sur l’accès au marché avec l’UE. Les dernières indications prévoyaient une validation en juin 2007. Ce retard est imputable au mauvais fonctionnement de certains organes de la structure de négociation mise en place.

Si le comité ministériel de suivi se réunit régulièrement, on déplore cependant l’absence chronique et répétée des ministres des Finances, pourtant membres du comité. Au plan institutionnel, il faut noter le mauvais fonctionnement de certains organes de la structure de négociation mise en place. En effet, le comité technique ne se réunissait pas à hauteur de souhait. Par ailleurs, a affirmé notre source, le mauvais travail du comité technique d’appui à des répercussions sur le fonctionnement et la composition du Comité régional de négociation. « On ne sait plus quel appui apporte-t-il au comité régional de négociation ».

Il existe un déficit de communication entre la structure et les Etats membres qui disposent de peu d’informations sur les activités menées. « Ses réunions sont peu moins fréquentes ». Notre interlocuteur fustige le comportement des décideurs. « La plupart des recommandations issues des rencontres antérieures n’ont pas connu de début de mise en œuvre. Au regard du calendrier des négociations et des retards accusés, les négociations ne peuvent être conclues en temps voulu, c'est-à-dire le 31 décembre 2007 », a-t-il dit.

Toutefois, des Etats comme la Côte d’Ivoire et le Ghana se disent prêts à signer l’APE, ce qui porte un coup à l’unité d’action de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et au processus d’intégration.

Amadou Sidibé

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   NOMMES AMBASSADEURS PAR WATER-AID/MALI

Salif, Amadou et Mariam s’engagent pour l’eau

Water-Aid/Mali a désigné le 19 novembre 2007 Salif Kéita et le couple non-voyant Amadou et Mariam Bagayogo ambassadeurs afin que le maximum de personnes vulnérables aient accès à l’eau potable et à un système d’assainissement adéquat.

La nomination du rossignol du Mandé Salif Kéita affectueusement appelé « le Domingo » de la musique malienne et le célèbre couple non-voyant du Mali (Amadou et Mariam) en qualité d’ambassadeurs est une innovation dans le secteur de l’eau et l’assainissement et représente une opportunité pour Water-Aid/Mali d’attirer l’attention des décideurs sur la problématique de l’eau et de l’assainissement au Mali et dans le monde.

Selon les responsables de WAM, les trois ambassadeurs désignés sont des vedettes internationalement reconnues et donc bien indiqués pour attirer le regard du monde entier sur les besoins en eau potable et en assainissement au Mali et en dehors du Mali.

« Ils pourront se produire directement devant ceux qui ont la possibilité d’apporter un changement et appuyer Water-Aid dans sa mission de combattre la pauvreté par l’accès des populations vulnérables aux services d’eau, d’assainissement et d’éducation à l’hygiène » .

Justifiant le choix des trois célébrités, le président du comité d’organisation a laissé entendre que les ambassadeurs ainsi désignés ont chacun l’expérience d’une frustration sociale et d’un sentiment d’exclusion, donc sensibles à toutes sortes d’exclusions.

« Nous pensons qu’il y a un besoin que les gens se mettent ensemble pour lutter en faveur des populations pauvres qui sont exclues de l’accès aux services de base comme l’eau et l’assainissement qui font, du reste, partie des droits humains fondamentaux » , ont scandé le trio incontournable de la musique malienne.

L’engagement personnel de Salif Kéita, d’Amadou et Mariam et leur popularité seront un tournant dans la lutte contre la pauvreté au Mali. Aussi Water-Aid/Mali espère-t-il que les ambassadeurs choisis joueront pleinement leur rôle et que leur détermination inspirera d’autres célébrités à s’engager pour l’amélioration du secteur de l’eau et de l’assainissement.

La cérémonie, qui était placée sous la présidence du ministre de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, assurant l’intérim de son homologue de l’Environnement et de l’Assainissement, a enregistré la présence de la directrice internationale de Water-Aid internationale et du directeur régional de Water-Aid pour l’Afrique de l’Ouest.

Idrissa Sako

 

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