Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois d'avril

Les Echos du 23 avril 2007

Il faut le dire

La fête, non la guerre

Nous en connaissons un qui allait, à l'occasion des élections générales de 2007, convier les Maliens à la fête électorale. Cette démarche aurait eu la vertu d'apaiser les esprits : en exorcisant les démons de la violence. Le Mali, terre d'accueil, de jatigiya et aussi de sinankouya , peut bel et bien traverser des épreuves plus graves que les élections. Alors pourquoi se crêper les chignons à ce point ? Parce que quelque part, entendons-nous, quelqu'un n'a pas joué son rôle « d'aîné sans être le plus âgé » . Or, gouverner, c'est prévoir. Hélas !

Aujourd'hui, au nom du soutien à tel ou tel autre, nous assistons à toutes sortes de tensions et d'agressions sinon suscitées, du moins entretenues : des affiches de campagne sont déchirées, des partisans en arrivent aux mains dans les transports en commun, un enfant passe la nuit dans un poste de police pour avoir « vandalisé » un portrait de campagne, des véhicules de campagne subissent des jets de pierre à l'intérieur… alors que des partis révèlent la fraude sans que cela n'émeuve outre mesure. Ni l'Etat ni ceux aux noms desquels ces pratiques font irruption sur la scène politique ne lèvent le petit doigt.

Au sujet des affiches déchirées, une de mes connaissances jure la main sur le cœur que celles-ci ne vont pas voter dimanche. Certes ! Mais où est donc le fair-play ? Parce qu'il ne nous semble pas juste de demander au public sportif d'accepter la défaite dans la dignité et se comporter autrement sur un autre terrain. Simple question d'équité. Qui peut d'ailleurs soutenir que les élections ne sont pas une compétition aussi rude qu'une phase finale de Coupe d'Afrique des nations ?

L'idéal, la maturité politique et l'esprit de démocrate sincère veulent que le vaincu félicite le vainqueur au soir du scrutin. Cependant, cela se prépare et s'entretient. En d'autres termes, dès le départ, les uns et les autres doivent être non seulement sur un même pied, mais ils doivent aussi tenir au code de bonne conduite pour des élections apaisées et transparentes comme à la prunelle de leurs yeux. Ce qui, apparemment, n'est pas encore le cas. Que Dieu assiste le Mali !

A•  M. T

Acceuil


FRAUDE ANTICIPEE A LA PRESIDENTIELLE

Le camp d'ATT use de bulletins parallèles

Tous les moyens, même les plus illégaux, sont mis en œuvre pour assurer la réélection d'ATT au scrutin de dimanche prochain. La confection de bulletins de votes parallèles envoyés dans des circonscriptions électorales est l'exercice auquel se livrent des partisans d'ATT.

Au déjeuner de presse du vendredi 20 avril 2007 à son domicile, à Sébénikoro , Ibrahim Boubacar Kéita, le président du RPM et candidat à la présidentielle du 29 avril dernier a levé le lièvre. Il s'est offusqué de la confection de bulletins de votes parallèles par un opérateur économique de la place, qui n'a jamais caché son soutien indéfectible à ATT.

Ces propos d'IBK sont loin d'être des critiques infondées. De vrais faux bulletins de votes circulent déjà dans des circonscriptions électorales à Bamako et à l'intérieur du pays. La preuve vient d'être administrée par notre confrère du journal L'Indépendant , Chahana Takiou . Ce dernier, en mission à Fourou et à Kadiolo la semaine dernière a mis la main sur un bulletin de vote.

La découverte de ce bulletin est loin d'être un fait banal. Elle constitue l'élément matériel de la fraude à grande échelle, que le régime en place et ses partisans ont mis en branle pour assurer le «  takokélen  » à ATT. Un constat d'huissier en a été fait par le RPM qui va certainement en tirer toutes les conséquences.

Le bulletin de vote, selon les dispositions de la loi électorale, ne doit être accessible que le jour des élections, dans le bureau de vote. Par contre, le spécimen, est confectionné plusieurs jours en amont et participe à la sensibilisation des électeurs pour la bonne pratique du vote.

La loi n°06-04 du 4 septembre 2006 portant loi électorale au Mali dispose en son chapitre IX, article 79, alinéa 2 : «  … Ce bulletin est déposé dans le bureau de vote à la diligence du représentant de l'Etat dans la commune ou le district de Bamako, de l'ambassadeur ou du consul » .

Tout porte à croire que la saisie de bulletins parallèles sur un particulier, quelques jours avant les élections, est une entrave grave à la loi électorale. Kadiolo est la commune d'origine de deux ministres du gouvernement et non des moindres : le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, et Djibril Tangara, le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, par ailleurs président du Mouvement citoyen d'ATT.

Lever les obstacles à la réélection d'ATT

Les cartes d'électeurs ont été imprimées en France, il y a quelques mois de cela. Par contre l'impression des bulletins uniques a été confiée sur des bases douteuses au Groupement des imprimeurs du Mali par le général Kafougouna Koné. Le fameux Groupement, présidé par Jeamille Bittar, président contesté de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), a morcelé le marché entre 11 imprimeries membres du Groupement dont la sienne du nom de « Bittar Impression ». De grosses pointures de l'imprimerie comme Imprim Color , Graphique Industrie, etc. n'en font pas partie.

En confiant le marché à un tel groupement dirigé par Jeamille Bittar, le ministre Kafougouna Koné, qui aurait vraisemblablement agi sous ordre, l'a fait en toute connaissance de cause. L'objectif est de lever tous les obstacles à la réélection d'ATT. Il faut un homme comme Bittar connu comme étant le champion de la fraude pour réussir le coup en un tour de main.

Aux élections consulaires de la CCIM le 1er octobre 2006, Bittar a mis son imprimerie à contribution pour confectionner des bulletins parallèles. Il a en outre fabriqué plusieurs milliers de procurations jusqu'à se faire réélire par plus de procurations que de votes physiques. Le président controversé de la CCIM bénéficiant de la couverture de la première Dame, Mme Touré Lobbo Traoré, a eu raison d'adversaires plus méritants. Ceux-ci ont beau démontrer la fraude preuve à l'appui, ils n'ont jamais eu gain de cause.

Le Tribunal administratif sans entrer dans le fond du contentieux a confirmé la victoire par procuration du président sortant de la CCIM. Cette stratégie de fraude ayant fait recette, Bittar la met au service d'ATT qui doit à son tour lui garantir l'impunité une fois réélu. Il faut rappeler que Bittar est épinglé par le dernier rapport de la Casca pour détournement abusif des fonds de la CCIM.

Pour les partisans d'ATT, un second tour au scrutin du 29 avril 2007 équivaut à un échec. Le président sortant, ATT, les prépare à cela. Dans une interview sur RFI il y a quelques jours, à la question du journaliste : « En cas de 2e tour qu'allez-vous faire ? » , ATT a répondu : « J'en tirerais toutes les conséquences… » . Ce qui sous-entend une idée de démission comme l'a fait le général de Gaulle, qui s'est démis de ses fonctions de président de la République française pour la simple raison qu'il avait misé sur un taux qu'il n'a pu atteindre à un référendum.

Lui a agi en grand…

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


CAMPAGNE ELECTORALE

Le candidat ATT viole le code de conduite

Dans le souci de réussir la bonne organisation des élections de 2007, les partis politiques avaient signé un code de bonne conduite fin 2006. Les signataires du code s'étaient engagés à ne pas utiliser les avantages, pouvoirs et moyens provenant de l'Etat, de ses démembrements ou de toute autre structure publique ou parapublique pendant la période officielle de la campagne. Ils s'étaient aussi interdit de confectionner et de distribuer de pagnes et de T-shirts et de ne pas acheter le suffrage des électeurs.

A une semaine de la fin de la campagne électorale pour le 1er tour de la présidentielle, le moins qu'on puisse dire est que le code de conduite signé par les partis politiques s'apparente plus à du simple papier bon à jeter à la poubelle qu'à un document qui engage le candidat Amadou Toumani Touré à respecter les dispositions qui y sont édictées. Ce code, faut-il le rappeler, a été adopté pour régir les rapports entre les partis politiques pour un bon comportement des responsables, des cadres et des militants à toutes les phases du processus électoral (périodes préélectorale, électorale et post-électorale).

Les dispositions sont allégrement violées par le candidat ATT. Est ce à cause de son statut de candidat indépendant ? Toujours est-il que les T-shirts et pagnes comme support de campagne du candidat ATT sont distribués un peu partout ou encore cédés au prix de 1000 F CFA. Dans un quartier périphérique de la Commune VI, ces pagnes frappés de la photo du candidat sortant sont proposés à de groupes de femmes gratuitement en échange d'un vote positif.

En campagne à l'intérieur du pays, le candidat du Rassemblement pour le Mali, IBK, n'a pas manqué de dénoncer, entre autres, de telles pratiques de nature à fausser les règles des élections.

IBK a dénoncé la campagne prématurée de son adversaire, soutenu par le Mouvement citoyen et l'ADP (Alliance pour la démocratie et le progrès, mouvance présidentielle). Le candidat du RPM a accusé l'indépendant Amadou Toumani Touré d'avoir en plus utilisé les moyens de l'Etat pour battre campagne. En effet, la presse a révélé que des véhicules de l'armée étaient utilisés pour transporter des citoyens ou militants de partis politiques de l'ADP. « Si vous trouviez une seule voiture dans ma délégation, qui appartiendrait à l'Etat, je renoncerais à ma candidature » , disait IBK au cours de ses meetings. « Je n'ai ni T-shirt ni pagne à vous donner » , ajoutait-il, sous les applaudissements de ses sympathisants.

Denis Koné

[haut]

Acceuil


PRESIDENTIELLE 2007

IBK prêt à tout contre la fraude

A peine rentré d'une tournée en 1re région où une marée humaine lui a réservé un accueil digne d'un candidat à une élection, IBK a fait part de ses sentiments sur le déroulement de la campagne de façon générale. L'occasion était également bonne pour lui de mettre en garde les apprentis sorciers qui se hasarderaient à truquer les résultats de l'élection du 29 avril 2009. « 2007 n'est pas 2002 », a-t-il averti.

Profitant d'un dîner de presse offert par l'équipe de campagne du Rassemblement pour le Mali (RPM) Ibrahim Boubacar Kéita, candidat à l'élection présidentielle du 29 avril, a fermement mis en garde les apprentis sorciers qui se livreraient à tronquer les résultats de l'élection. Selon lui, le peuple devra élire en toute liberté avec la manière la plus correcte le nouveau locataire de Koulouba. Menace ou intimidation ? On ne saurait le dire. Ce qui est par contre sûr, c'est que IBK n'a pas mâché ses mots. Pour le candidat du parti du Tisserand, quiconque se hasardera à truquer les résultats des élections, en payera le prix fort. « Un peuple spolié de ses droits, est un peuple capable de tout » , a-t-il averti.

Au cours de la rencontre avec la presse, il a été aussi question du fichier électoral et de son audit. Le fichier, aux dires d'IBK, n'est pas fiable. C'est la raison pour laquelle, poursuivra-t-il, son audit a été demandé par le regroupement de partis politiques. Selon IBK, les propos tenus par le candidat ATT sur une chaîne étrangère ne rassurent guère et démontrent à suffisance qu'aucun travail sérieux n'a été entrepris depuis son départ en 2000 à la tête du gouvernement. Sur RFI, le candidat ATT a déclaré que le fichier électoral que conteste IBK a été fait lorsqu'il était Premier ministre.

« Je me demande quel travail a été fait depuis 2000 » , s'est-il interrogé avant d'ajouter que l'attitude d'ATT est assez parlante sur la qualité de la gouvernance actuelle au Mali. « Nous laissons le soin à l'opinion nationale et internationale d'en juger » . Toutefois, IBK a exclu toute idée de boycott de l'élection. « Nous n'appliquerons jamais la politique de la chaise vide » . Selon lui, beaucoup de combines sont en route. « Ceux-ci ne nous inquiètent nullement ».

Quant à l'instrumentalisation des forces armées par un certain candidat, IBK a affirmé que cette couche très sensible doit être à l'écart de toute activité politique. L'armée, à l'en croire doit être une armée républicaine. « Quiconque va s'amuser à l'instrumentaliser provoquera un risque incalculable » , a-t-il souligné avant d'ajouter que : « Nous avons tous des parents dans l'armée. Ceux-ci sentent aujourd'hui une humiliation par rapport à ce qui se passe aujourd'hui. Nous n'avons peur de quelque menace que ce soit. J'ai été menacé » .

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


TIEBILE DRAME EN CAMPAGNE A KITA

« ATT a atteint ses limites »

En campagne dans la Capitale de l'Arachide, Tiébilé Dramé a vivement dénoncé les dérives du régime actuel et les souffrances que les Maliens ont connues ces cinq dernières années. C'est pourquoi, il a invité les citoyens de Kita à se mobiliser pour faire du changement une réalité.

Après Nioro du Sahel et Siby , le candidat du Parti pour la renaissance nationale ( Parena ) à l'élection présidentielle du 29 avril, Tiébilé Dramé, était samedi dernier dans la Capitale de l'Arachide.

A la tête d'une délégation de son parti, Tiébilé Dramé a été accueilli dans la ferveur par des militants heureux de revoir leur président. Il a pris son bain de foule dans une marée humaine à l'entrée de la ville de Kita, d'où le cortège s'est ébranlé vers la place de l'indépendance, au centre ville. Là-bas aussi, une foule nombreuse l'attendait, avec à sa tête Me Amidou Diabaté, natif de Kita et directeur de campagne du candidat.

Dans une allocution en bambara, le candidat du parti du Bélier blanc a affirmé que le changement tant aspiré est très proche avant d'adresser ses salutations et reconnaissances à Me Diabaté et ses frères de Kita, dont il était venu solliciter l'aide pour son accession à Koulouba.

Invitant les populations de Kita à voter massivement pour le Parena le 29 avril prochain, Tiébilé Dramé a déclaré que « ATT a fait de son mieux. Qu'il s'en aille car il a atteint ses limites » . L'ancien ministre des Affaires étrangères et des Maliens de l'extérieur ; des Zones arides et Semi-arides s'est demandé ce qui a été fait par le pouvoir en place face à la crise de l'école, le chômage, la situation des cotonculteurs, etc. Sur ce dernier point, le candidat Tiébilé Dramé a promis que : « nous augmenterons le prix du coton si nous sommes élus » .

Tiébilé a aussi vivement critiqué la discrimination qui, selon lui, sévit sous le régime actuel à travers la réservation d'un quota au Mouvement citoyen lors des recrutements, de l'attribution des logements sociaux, l'accord d'exonération à seulement quelques commerçants. C'est pourquoi, il s'est engagé à bâtir un autre Mali équitable et à « rétablir l'égalité de tous les commerçants devant le cordon douanier » s'il est élu.

Les Maliens de la diaspora n'ont pas été en reste des promesses faites par le natif de Nioro du Sahel. Si les Maliens jettent leur dévolu sur lui, Tiébilé « fera en sorte que les Maliens de l'extérieur soient au cœur de l'action de notre pays » .

Hamadoun Touré, secrétaire général de la section Parena de Kita a remercié les sympathisants du Parena pour l'accueil réservé à Tiébilé Dramé et a indiqué que le parti se porte bien à Kita.

Après le meeting, le candidat Dramé a rendu des visites de courtoisie, entre autres, aux représentants des Soninkés de Kita, aux familles fondatrices de Kita (Camara et Tounkara), à la famille des marabouts et à celle des griots de Kita. Tous ont fait des bénédictions pour leur hôte et l'ont assuré de leur soutien indéfectible à la présidentielle.

Sur le chemin de retour à Bamako, Tiébilé et sa délégation ont fait escale à Badinko et à Sébékoro , localités dans lesquelles la joie était au comble. Tout en leur promettant d'améliorer leurs conditions de vie en cas d'élection, le président du Parena a invité les populations à voter pour réaliser le changement.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

[haut]

Acceuil


ECHOS DE CAMPAGNE

Kita en campagne pour Ségolène Royal ?

Pendant que les gens acclamaient Tiébilé Dramé, deux individus brandissaient séparément des photos de la candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal. Le Parena représente-t-il le Parti socialiste français au Mali ? Tiébilé Dramé entretient-il des liens d'amitié avec les dirigeants du PS français ? Ou Ségolène Royal a-t-elle des émissaires au Mali ? Questions qui méritent d'être posées étant donné qu'on assistait au meeting d'un parti politique dans un environnement très différent des réalités de la France et surtout que tout le reste du public n'avait pour cible que Tiébilé Dramé.

Une femme habillée en pagne ATT devant Tiébilé

Pendant que Tiébilé Dramé poursuivait sa visite de courtoisie chez les Camara et Tounkara, familles fondatrices de Kita, une femme habillée en pagne ATT est venue s'arrêter devant les quelques personnes qui fixaient Tiébilé dans les yeux. Elle s'est même mise à faire les louanges de Tiébilé parmi les siennes. La femme en question a soudainement quitté les lieux quand une de ses connaissances lui a rappelé qu'elle était mal habillée. Politiquement parlant.

Meeting de Mariko reporté pour faute d'argent ?

Prévu pour hier dimanche au Palais de la culture, le grand meeting de démonstration d'Oumar Mariko de Sadi a été annulé. Motif : le directoire de campagne aurait opté pour une campagne de proximité. Chacune des six communes de Bamako doit organiser son meeting local. C'est la Commune I qui a donné le coup d'envoi de ces rencontres avec Mme Mariko Korotoumou Théra devant le siège de la Radio Kayira I hier à Djélibougou . Selon des indiscrétions, l'annulation du meeting d'hier s'explique tout simplement par le manque d'argent. La caisse du parti connaîtrait une saignée et le candidat du parti ne s'en cache pas. "Nous n'avons pas d'argent" , ne cesse-t-il de clamer. Mariko, qui était hier dans la région de Kayes, doit regagner Bamako tôt ce matin pour l'enregistrement de son message de campagne.

Soutien des artisans à ATT : un ordre du jour falsifié

Au moment où les uns et les autres s'activent pour l'enlèvement des cartes d'électeurs, des artisans étaient réunis hier au CICB pour manifester leur soutien au président sortant. Une manifestation qui a été financée, selon nos sources, à coup de millions par le patron du Mouvement citoyen, Djibril Tangara. L'initiative n'a pas été suivie par bon nombre d'artisans qui tempêtaient dehors sur le parking du CICB. Selon l'un d'entre eux, qui s'est dit déçu, l'ordre du jour initial de la rencontre était de recenser les préoccupations des artisans et les présenter à chacun des huit candidats. Et les artisans allaient accorder leur suffrage à celui qui s'engagerait à les résoudre. Mais pas un soutien à ATT, a-t-il précisé.

Choguel et l'ADP : où sont passés les 300 millions de F CFA ?

Le ministre de l'Industrie et du Commerce, héritier du général Moussa Traoré qui ne jure désormais que par le nom d'ATT, aurait promis 300 millions de F CFA aux partis politiques membres de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP). Cette enveloppe, contribution personnelle du patron du MPR, devait servir à la mobilisation des troupes en cette période de campagne derrière ATT. A cinq jours de la fin de la campagne, l'argent du ministre tant attendu tarde toujours à tomber. D'où la colère de certains responsables de l'ADP qui avaient certainement déjà planifié la destination de ces sous.

Des bulletins de vote comme des cacahuètes

Oumar Mariko, le candidat de Sadi le disait haut et fort la semaine dernière au cours de son point de presse, "ces élections ne seront ni transparentes, ni sincères encore moins crédibles" . Pour lui, le clan ATT met tout en œuvre pour "frauder" ce dimanche. L'opinion publique donne raison à Mariko aujourd'hui. Car, ce sont des centaines de bulletins de vote, de vrais, qui circulent aujourd'hui comme des cacahuètes dans les rues de Bamako. En la matière les textes sont clairs : les bulletins de vote ne doivent sortir que le jour du scrutin. Donc, c'est de la fraude planifiée. Un motif de report ou d'annulation des élections et de poursuites de ceux qui sont à la base de cette magouille.

[haut]

Acceuil


ARTS MARTIAUX AU MALI

Le kung-fu bénéficie de l'appui technique de l' Ufoaw

« Mieux uniformiser la pratique du kung-fu wushu en Afrique et dans le monde entier »  : tel était le thème d'un stage technique qui s'est déroulé du 7 au 10 avril à Bamako. Cette formation était dirigée par des entraîneurs de l'Union des fédérations ouest-africaines de wushu ( Ufoaw ) Me Patrice Komerna et Mme Romba Issa, respectivement ceinture noire 5e dan et ceinture noire 4e dan.

La visite des membres de l' Ufoaw au Mali rentrait dans le cadre d'un regroupement des Africains. « Cela a été rendu possible grâce à l'implication personnelle de notre président d'honneur Cheick Amadou Kanté dit Bany , qui n'a ménagé aucun effort pour la promotion de cette discipline au Mali » , indique un membre de la Fédération malienne du kung-fu wushu (FMKFW).

Selon le président du bureau fédéral, Me Cheick Coulibaly, ceinture noire 5e dan, cet appui est précieux car il permet aux combattants de se mettre en verve pour les prochaines joutes continentales. Ce qui permet aux responsables de cet art martial de se fixer des objectifs à court et long termes à commencer par le tournoi de Ouagadougou prévu dans trois mois.

Le président ne cache pas non plus ses ambitions pour les prochains Jeux olympiques de Pékin-2008 (Chine). « Nous n'irons pas pour faire une simple figuration, mais avoir des résultats honorables pour le Mali » , dit-il.

Quant au président d'honneur de la FMKFW, Me Cheick Amadou Kanté dit Bany , joint au téléphone, il s'est d'abord félicité de l'aubaine offerte aux combattants avant d'assurer qu'il mettra toute sa force du côté de ses troupes pour la réussite de toutes les opérations. « Ils peuvent toujours compter sur moi » , affirme-t-il.

Pour atteindre ses objectifs, le bureau fédéral mise sur le soutien financier des sponsors qu'il invite à venir en aide aux arts martiaux. « Il est temps que les entreprises se tournent un peu vers les arts martiaux, particulièrement vers le kung-fu wushu  » , souhaite Me Coulibaly. A en croire le président de la FMKFW, le kung-fu wushu sera bientôt une discipline olympique. Ce qui va offrir au Mali des chances de gagner des médailles pour rehausser le prestige du pays.

La pratique traditionnelle du wushu disparaît au profit d'une forme moderne qui doit représenter la discipline aux Jeux olympiques « Pékin-2008 » . Il faut rappeler que la Chine est le pays d'origine de cette discipline. Et le kung-fu wushu est membre actif de l'International Wushu Federation (IWUF) basé à Beijing.

Boubacar Diakité Sarr

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Faantankin la cité des pauvres

Prix:3000f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Pour un Mali meilleur

Prix:3000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org