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2007

Mois d'avril

Les Echos du 13 avril 2007

SYNDICATS DE L'EDUCATION NATIONALE

Le Snec annonce une grève de 48 h

Pour manifester son ras-le-bol après l'échec de ses négociations avec l'Etat, le Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec) a déposé un préavis de grève de protestation de 48 h à compter du 25 avril prochain sur la table du gouvernement.

Le Snec observera une grève de protestation de 48 h du mercredi 25 avril au jeudi 26 avril 2007 si ses revendications ne sont pas satisfaites. L'information a été donnée hier, à la Bourse du travail par le secrétaire général du Syndicat, Tibou Telly.

« Nous avons fait preuve d'un esprit de conciliation à tous égards. Mais quand le dialogue échoue, on est obligé de recourir à une autre forme de lutte. Nous sommes suffisamment fondés à dire que nous sommes en situation de légitime défense » , a-t-il dit.

Le Snec a 37 points de revendication, mais dans sa plate-forme revendicative, il s'est borné à 15 points, dont : l'octroi de prime de risques aux agents de l'éducation préscolaire et spéciale et aux professeurs de l'enseignement technique et professionnel, l'octroi de primes de logement à tous les enseignants, au personnel de la jeunesse, des sports, des arts, de la culture, de l'artisanat et du tourisme… le relèvement des taux de surveillance et de correction des examens scolaires alloués aux personnels enseignants, etc.

C'est ce point qui constitue la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Selon le secrétaire général du Snec, pour la correction du CEP qui fait 200 F CFA par copie, le Syndicat a proposé de doubler ce montant (400 F CFA). Contre toute attente, à ses dires, le gouvernement a proposé 260 F CFA. Pour le DEF dont la correction fait 300 F CFA par copie, le Syndicat a également demandé le double tandis que le gouvernement a proposé 360 F CFA. S'agissant du bac le Snec a demandé 800 F CFA par copie corrigée alors que le gouvernement a tablé sur 460 F CFA.

A entendre M. Telly, le gouvernement a voulu se jouer d'eux. « Toutes les commissions siégeant au niveau du ministère de l'Education ont été contournées. Des négociations ont été organisées secrètement et discrètement avec un seul acteur » , a-t-il dénoncé. Pour lui, le vin est tiré et il faut le boire jusqu'à la lie.

« Nous pensons que ce qui s'est produit est extrêmement grave de conséquence. Nous nous battons pour la moralisation des examens, une revalorisation de la fonction enseignante. Il n'aurait rien coûté au gouvernement et aux différents ministères concernés d'examiner nos revendications. En nous traitant de cette manière, le gouvernement nous a éloquemment prouvé que nous ne comptons pas » , s'est insurgé le conférencier.

Et à M. Telly d'ajouter qu'il n'y a pas de corrélation entre cette grève et l'appel de Tiébilé Dramé aux enseignants à le voter lors de la présidentielle . « Je ne milite dans aucun parti politique. Notre charte nous interdit de cumuler le mandat politique et syndical. Tiébilé en rencontrant les enseignants les a rencontrés en tant que militants, citoyens mais qui ne pourrait jamais engagé le syndicat » .

Cependant, le fait que le mot d'ordre coïncide avec le scrutin du 29 avril ne gène nullement le Snec. « Nous ne versons dans aucune politique politicienne. Tout ce que nous faisons s'inscrit en droite ligne de nos intérêts. Nous ne cherchons pas à prendre la nation en otage. Mais chacun doit veiller pour une école performante et apaisée : en respectant ses engagements » , a-t-il tranché.

Mohamed Daou

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MENINGITE AU MALI

Les autorités nient la thèse de l'épidémie

Pour apaiser les esprits sur la présence d'une épidémie de méningite au Mali, le directeur national de la santé a rencontré les journalistes. Ce point de presse a eu lieu hier à la direction nationale de la santé.

Informer l'opinion nationale sur la situation de la méningite au Mali, sur ce qui est en train d'être fait et ce qui sera fait contre la maladie : tel était l'objectif de Dr. Toumani Sidibé, directeur national de la santé, à travers le point de presse qu'il a animé hier. La méningite, une maladie qui existe durant toute l'année, est présente au Mali à travers surtout le méningo A (méningite cérébro-spirale ) et le méningo C. Par définition, la première peut entraîner une épidémie.

Pour le conférencier, il n'y a pas d'épidémie de méningite au Mali malgré la présence de la maladie. Il a souligné que la situation est sous contrôle de l'Etat. Actuellement, 391 cas de méningite ont été détectés dans la région de Sikasso, dont 26 décès. On parle d'épidémie lorsqu'il y a 10 cas sur une population de 100 000 ou lorsqu'il y a un doublement de cas durant une période bien déterminée. Par conséquent, « notre pays est loin de connaître une autre épidémie de méningite après celle de 1997 » , a déclaré Dr. Sidibé.

Les détections faites ont été possibles grâce au système permanent de surveillance mis en place au Mali. Ainsi, tous les lundis, la direction nationale de la santé recense tous les cas de maladie pour le conseil de cabinet qui les prépare à son tour pour le conseil des ministres. En plus de ce système permanent de surveillance, la direction nationale prédispose des vaccins au niveau de chaque centre de santé aussi bien à l'intérieur du pays qu'à Bamako.

Elle a aussi entrepris des actions contre la méningite, dont le renforcement du système de surveillance épidémiologique, la dotation en vaccin de tous les centres de santé, la sensibilisation de la population, la vaccination de l'aire de santé et des populations des régions maliennes frontalières avec le Burkina Faso, un pays qui connaît une épidémie de méningites (3625 cas pendant la période janvier-février ).

Cependant, Dr Toumani Sidibé préconise la vigilance non seulement du côté des agents de santé, mais aussi du côté des populations.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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PERFORMANCE DES ECOLES DE FOOT AU MALI

Appui technique du Comité olympique

« S'investir dans l'organisation et l'encadrement des centres de football du pays »  : c'est ce qu'attend le Comité national olympique et sportif du Mali ( Cnosm ) de l'expert international qu'il vient de faire venir d'Allemagne.

Du nom de Joachim Fickert , ce technicien est dans nos murs depuis le samedi 7 avril 2007 et y restera jusqu'au 30 janvier 2008 avec possibilité de reconduction jusqu'en 2010. Sa venue a été rendue possible grâce au soutien de la Coopération allemande au Mali qui prend en charge ses frais de séjour. Seul le transport local est à la charge du Cnosm qui a négocié cet appui technique et administratif aux écoles de football du pays avec les Allemands.

« Cela a été rendu possible grâce à l'implication personnelle du président Habib Sissoko qui n'a ménagé aucun effort pour mettre cette expertise au service des centres de football » , indique Oumarou Tamboura, secrétaire exécutif du Cnosm . Pour lui, cet appui est d'autant nécessaire que « les écoles de football sont nombreuses dans notre pays, mais il n'y a aucune harmonisation dans les méthodes de formation. Pour qu'elles puissent apporter quelque chose à cette discipline au niveau de l'élite, il faut améliorer leur gestion administrative et technique. Et c'est ce que le Comité olympique veut aider Acefoot (Association des écoles et centres de football, Ndlr )  à faire » .

La tâche de M. Fickert sera donc de conseiller les centres dans le sens de la gestion, de l'encadrement. La formation des techniciens n'est pas exclue dans sa mission. A travers cet appui, le Cnosm veut améliorer et harmoniser les méthodes de gestion des écoles de foot et surtout protéger les jeunes pratiquants à l'abri des prédateurs qui ne leur donnent plus le temps d'achever leur apprentissage. L'intérêt, à ce niveau, c'est de créer les conditions permettant aux talents en herbe de faire leur preuve, de mûrir sereinement dans le pays avant toute expérience professionnelle à l'extérieur.

Il s'agit aussi de réaliser une passerelle entre ces écoles de football et la Fédération malienne de football ( Malifoot ), de mieux les équiper et de leur donner les moyens de leurs ambitions. Déjà, le Cnosm a des promesses d'équipement de ces partenaires allemands. Ce qui annonce d'autres appuis du Cnosm à l' Acefoot . Il faut souligner que, présentement, le Mali compte près de 160 écoles et centres de foot, dont près de 135 affiliés à Acefoot .

Moussa Bolly

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ATHLETISME

Bientôt le Panafrican Meeting

La Fédération malienne d'athlétisme en collaboration, la CAA et l'IAAF organisent le 20 avril prochain la compétition-phare de l'année. Il s'agit de la Panafrican Meeting. La fête aura lieu au Stade Modibo Kéita avec la participation attendue des athlètes de renom tels Naman Kéita et Ami Mbacké Thiam .

«   Ce sera une compétition calquée sur le championnat du monde avec de grands athlètes et le nombre varie selon le plateau. Soixante-cinq athlètes dont les dix champions d'Afrique risquent de se retrouver en plus d'environ 75 responsables qui sont attendus   » , indique Kissima Sylla, membre du bureau fédéral. Une occasion pour tous les athlètes de battre un record ou d'enlever une médaille.

Le porte-parole de la commission d'organisation, se dit très heureux d'avoir enregistré un bon nombre de participation. L'édition 2007 de la compétition, selon les organisateurs, enregistrera près de 65 participants. Ce nombre doit accroître jusqu'aux termes des inscriptions. Il entend voir également des personnalités politiques et sportives du pays s'associer à lui comme ce fut le cas dans d'autres pays. « Je voudrais que les mairies des villes d'accueil s'approprient l'événement » , déclare de son côté notre confrère Idrissa Diakité, président de la commission média de la Fédération malienne d'athlétisme amateur.

A en croire ce dernier, la mairie de Dakar contribue à hauteur de plus de 50 millions de F CFA dans son meeting. « La mairie de Bamako est déjà avec nous, mais nous voudrions qu'elle s'implique davantage   » , explique-t-il . Aux dires de notre confrère, cette compétition a connu par le passé, l'adhésion des mairies de certaines villes qui ont déjà accueilli l'événement en l'occurrence Dakar et Rabat. Mais, selon Oumou Diarra, une athlète, « l'organisation doit travailler davantage et doit mieux planifier la compétition   » .

Le Panafrican Meeting de Bamako aura essentiellement pour site le Stade Modibo Kéita. Il sera placé sous le haut patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, Natié Pleah , et sous le parrainage du maire du district de Bamako, Moussa Badoulaye Traoré.

Après une saison exceptionnelle, Idrissa Bah, le président de la FMAA, qui est en même temps le directeur du meeting et son équipe ont décidé de rendre la fête belle. Et pour l'occasion, l'instance dirigeante de la mère des disciplines sportives maliennes s'est penchée sur d'importants dossiers. Notamment celui du sponsoring, c'est d'ailleurs dans cette optique que pour la première fois, la FMAA a concédé pour une durée indéterminée des droits exclusifs de commercialisation, de diffusion et d'enregistrement des compétitions du «  Panafrican Meeting » à Mediaspassport .

Gageons que le Panafrican Meeting de Bamako permettra à la FMAA de tendre vers son objectif primordial celui d'assurer la promotion de l'athlétisme.

Boubacar Diakité Sarr

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