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2007

Mois d'avril

Les Echos du 11 avril 2007

MADIASSA MAGUIRAGA, CANDIDAT DU PPP

« Nous visons la 3e place à la présidentielle »

Dans un entretien qu'il nous a accordé, le candidat du Parti populaire pour le progrès (PPP/Jama Jigi) à la présidentielle du 29 avril 2007 appelle les citoyens à se mobiliser pour apporter au pays le changement dont il a besoin. Madiassa Maguiraga, c'est de lui qu'il s'agit, nous a aussi exposé son projet de société et dit viser la 3e place à l'issue du scrutin. Interview.

Les Echos : Quand est-ce que vous entrerez véritablement en campagne ?

Madiassa Maguiraga : Dans notre camp, nous pensons débuter ce mercredi. Nous allons d'abord rencontrer les militants vers le soir. Nous avons mis un programme qui ne concernera pas tout le Mali, mais les localités où nous avons des conseillers pour les inciter à voter. De toutes les façons, nous commencerons par Bamako, notamment les quartiers de Banconi, Hippodrome, Missira, Quinzambougou, etc. Et nous ferons au maximum deux sorties par nuit avant de nous rendre dans quelques villes de l'intérieur.

Les Echos : Quelles sont les dispositions prises pour le bon déroulement de votre campagne ?

M. M. : A Bamako, le balani sera soutenu par les T-shirts. Il y aura aussi des messages sur les ondes de la télévision nationale. A ce niveau, nous sommes les seuls à faire un message clair et simple. Vous savez qu'au Mali nos problèmes quotidiens sont nombreux. Mais, ils trouvent leurs solutions dès lors que nous acceptons de les traiter à la racine, avec franchise et patriotisme. Donc, la démocratie et le processus électoral en cours donnent à notre parti l'opportunité de proposer et de trouver des solutions à ces problèmes.

Les Echos : Quels sont, selon vous, ces problèmes ?

M. M. : Nous sommes dans un pays entouré de défis et avec peu de moyens. Ce sont des problèmes qui empoisonnent la vie des pauvres citoyens maliens comme les dettes non payées des cercles suite à la décentralisation, l'annulation des dettes et les prêts du Mali. Sans oublier les moustiques et les mouches qui détruisent notre qualité de vie. Force est de reconnaître que les causes principales de nos problèmes sont les niveaux bas des salaires, le manque d'emploi et la mauvaise utilisation des recettes minières.

Les Echos : Quelles sont donc les solutions que vous préconisez ?

M. M. : Pour le PPP, le droit de l'Homme le plus important est le droit à un salaire conséquent. Nous insisterons beaucoup sur cela car on exigera de payer les Maliens trois fois plus que ce qu'ils gagnent aujourd'hui. Le Premier ministre a parlé de la masse salariale. Mais, lui comme les autres qui ont fait le pouvoir, n'ont rien fait pour améliorer ces salaires. Les gens se tuent pour aller à l'extérieur alors qu'on peut créer beaucoup d'emplois ici. Il y a tellement de travail à faire pour rattraper notre retard que c'est un non-sens, voire une moquerie que de dire qu'on n'a pas de travail à fournir à la jeunesse. Nous avons eu par exemple des routes. Mais, est-ce que l'argent investi dans ces routes n'est pas allé au Sénégal, en Chine ou en France ? A-t-on donné les travaux de confection aux Maliens ? Ou tout au moins a-t-on exigé la participation en sous-traitance pour les entreprises maliennes ? Autant de questions sur lesquelles nous allons attirer l'attention des militants au cours de nos rencontres.

Si l'or ne nous sert à rien, pourquoi avoir déclaré un bénéfice qui est de l'ordre de 18 %. C'est pour cela le PPP propose que les anciens Premiers ministres et ministres des Finances ainsi que des Mines fassent des recommandations pour qu'on y voit clair avant que l'or nous échappe. Ces cadres auront pour tâche de réexaminer les contrats existants et recommander ce qu'il faut faire pour que le Mali tire de l'or le maximum possible. Ces trois points fondamentaux sont la base de notre plate-forme de campagne. Et leurs solutions nous mettrons sur la vraie voie du développement.

Les Echos : Quels sont vos objectifs au terme de cette campagne ?

M. M. : Avoir suffisamment de voix. Nous ne sommes ni avec ATT ni avec IBK. Nous ne sommes pas dans une logique d'alliance qui n'aboutisse à rien. Nous avons vu le cas ici avec Espoir-2002. Nous ne sommes dans aucune union. Nous avons des idées pour le pays. Si les citoyens nous comprennent, ça marchera et nous pourrons créer la surprise. Sinon, en réalité, nous visons la 3e place. Notre objectif est le bien-être des Maliens et nous sommes convaincus que le Mali peut aller tout de suite au vrai développement.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

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A PROPOS DE L'ECOLE MALIENNE

Le Parena propose réforme et fonds national

Le candidat à l'élection présidentielle du 29 avril du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, exposait sa vision sur l'école, vendredi dernier. Aux acteurs de l'éducation, le candidat du parti du Bélier blanc a proposé une réforme du système éducatif et la création d'un fonds national pour l'école.

Malgré la signature de l'accord "pour une école apaisée et performante" , entre les acteurs de l'éducation, l'école malienne n'a pu retrouver ses lettres de noblesses. En témoignent : les crises violentes avec mort d'homme (décès de l'étudiant Papou) et les nombreuses grèves, tantôt des élèves, tantôt des enseignants pendant les cinq années écoulées.

L'école malienne représente un enjeu pour la survie même de la nation parce qu'elle prépare les générations futures appelées à conduire les destinés du pays. C'est sur ce sujet majeure que le candidat à l'élection présidentielle du 29 avril du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, s'est entretenu avec les acteurs du système éducatif vendredi dernier.

Outre des associations d'enseignants, des élèves, des parents d'élèves, des personnalités anonymes préoccupées par les problèmes de l'éducation, ont aussi fait le déplacement. Il s'agissait, pour le candidat du Parena, d'expliquer à ses interlocuteurs sa vision sur l'école malienne et surtout la politique scolaire qu'il mettrait en œuvre si le peuple venait à lui confier le pouvoir.

"Une autre école malienne est possible et même nécessaire" , souligne le candidat Tiébilé Dramé qui a développé les défis et les exigences de l'école malienne. Selon lui, le projet de société qu'il propose met l'enseignant au centre du système éducatif malien . "L'école doit revenir aux enseignants" , a-t-il tranché. Et d'ajouter : "qu'elle doit également s'adapter aux exigences d'aujourd'hui et du futur qui sont, entre autres, la mondialisation, la globalisation et la recherche de l'excellence" .

Dans la politique scolaire qu'il entend mettre en œuvre s'il était élu président de la République, Tiébilé Dramé propose une réforme éducative dans son ensemble. Concrètement, a-t-il souligné, M. Dramé veut rompre avec la spirale d'années académiques de 4 à 5 mois en plaçant les enseignants au cœur du système éducatif tout en reconnaissant et renforçant leur l'autorité dans l'espace scolaire. Le candidat du Parena a proposé en outre la création d'un Fonds national pour l'école, dont l'objectif final est la qualité des méthodes et des programmes d'enseignement.

Dans le but de rallumer la flamme patriotique et civique des apprenants, le candidat du Parena a annoncé que l'hymne national du Mali serait entonné tous les jours en début des cours par les élèves dans toutes les classes sur l'ensemble du territoire national.

Aux termes des échanges, tout en se reconnaissant dans le programme de M. Dramé pour l'école malienne, certains enseignants et élèves ont attiré l'attention du candidat sur la pléthore des étudiants, le manque d'infrastructures notamment les laboratoires et bibliothèques. Toutes choses que M. Dramé ne manquera certainement pas d'intégrer dans son projet de redressement de l'école malienne.

Denis Koné

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PRESIDENTIELLE DE 2007

Questions aux "futurs présidents du Mali"

J'ai le plaisir de vous adresser quelques questions pour les huit candidats à l'élection du président de la République du Mali. Je vous prie, ci cela n'est pas en contradiction avec vos intérêts d'organe de presse, de bien vouloir m'apporter votre concours en publiant ces questions pour nos "futurs présidents de la République du Mali".

1. Le Mali a initié des actions d'habitats sociaux depuis la Première République. Le président Alpha Oumar Konaré a, en son temps, fait les 300-Logements de Bamako. Quant au président ATT, il a fait des logements sociaux, un des axes prioritaires de sa politique de développement du Mali. Il apparaît de toutes les actions entreprises par les autorités maliennes en la matière, seules les populations des centres urbains sont visées, alors que la majorité des Maliens vit en milieu rural. A quand des opérations de logements sociaux pour le monde rural ?

2. Les logements sociaux réalisés dans les centres urbains sont à coût de dizaines de millions de F CFA tandis qu'en milieu rural avec quelques millions (entre 2,5 et 7,5 millions) par ménage ou même par "famille", l'Etat malien peut considérablement contribuer à améliorer le cadre de vie de millions de nos compatriotes ruraux à faible coût. Si une action devrait être entreprise en faveur du monde rural en matière de logements sociaux, quelle stratégie envisager madame et messieurs les candidats ? Quel taux de subvention pensez-vous acceptable pour ces braves populations vivant presque toutes dans la précarité ? Quelle comparaison avec les taux de subvention de l'Etat accordés aux actuels acquéreurs des logements sociaux ?

3. Le Mali, depuis son indépendance, a décrété une éducation gratuite pour tous. Depuis quelques années, le monde rural, dans de nombreuses contrées du pays, fait face aux charges de fonctionnement d'écoles communautaires (Ecom) suite à l'engouement pour la large et grande scolarisation des enfants. En ces moments difficiles, de nombreuses Ecom sont au bord de la faillite car les populations n'arrivent pas à réunir les quelques milliers de F CFA nécessaires pour leur fonctionnement. A quand une école réellement gratuite pour un monde rural de plus en plus pauvre ? Quelles stratégies de prise en charge envisagez-vous pour les Ecom rurales actuelles ?

4. La politique d'électrification rurale mise en œuvre par le Mali à travers l'Amader est très louable et mérite d'être soutenue et renforcée. Toutefois, le monde rural visé par cette approche est en majorité plus pauvre que la majorité des habitants des centres urbains alors que le prix de l'électricité est partout plus élevé qu'en milieu urbain. Qu'envisagez-vous pour plus de justice à l'endroit de nos compatriotes des centres ruraux quand on sait que les prix de l'eau et de l'électricité sont subventionnés pour les bénéficiaires du réseau interconnecté et des centres isolés de la société EDM-SA ?

5. Le monde est au siècle de la vitesse, de l'informatique et des Ntic, alors que nos écoles supérieures et secondaires tardent à développer la formation des futurs citoyens en informatique et aux Ntic. A quand l'introduction systématique de l'informatique et des Ntic dans nos écoles fondamentales ? Les cas du supérieur et du secondaire étant impératifs.

6. Aucun pays ne peut se développer sur la base du seul commerce, à moins qu'il ne soit une petite portion de terre. Nous savons tous que le Mali a plus d'un million de km2 de superficie. A quand une réelle politique d'industrialisation du Mali basée sur la valorisation des produits locaux et la satisfaction des besoins locaux et sous-régionaux ? Vous n'êtes pas sans savoir que nous exportons des produits bruts pour ensuite importer des produits finis faits à partir de ce que nous exportons. Ainsi, ces produits finis nous reviennent plus chers. Ainsi, le processus de pauvreté et de paupérisation du pays s'accentue énormément et éternellement. A quand la rupture de cette chaîne maudite de "dé-développement" ou d'enfoncement du pays dans la misère éternelle ?

7. Certes l'enseignement supérieur est un maillon important dans le développement de tout pays. Aussi, les agents intermédiaires sont très importants dans le processus de production national (cadres B1, B2 et C). On assiste à une prolifération de lycées à travers le pays au détriment d'écoles du type "Ecica" de Bamako. De plus, lorsque des écoles de ce genre sont créées, on ne trouve que des filières tertiaires au détriment de celles techniques et industrielles (maçonnerie, TP, bâtiment, climatisation/froid, mécanique, électricité, électronique, maintenance industrielle, maintenance informatique, etc.) A quand une amélioration de cette situation, notamment par la création de vraies "Ecica" au niveau de chaque région du pays ?

Espérant sur votre bonne coopération, je souhaite une bonne réception et une bonne lecture.

Youssouf Sanogo

( ingénieur électromécanicien)

Tél.: (223) 224 36 70

Cell.: (223) 673 38 70

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LES MURMURES DE BAMAKO

Les camps militaires obligés de voter ATT

Notre Constitution interdit à l'armée et aux forces de sécurité d'intervenir dans le champ politique. Mais chaque jour que Dieu fait, cette disposition constitutionnelle est foulée au pied. De hauts gradés de notre armée nationale battent campagne pour le général président ATT. Longtemps décrié, le directeur du service social des armées s'illustre une fois de plus par une descente la semaine dernière dans un camp militaire. Il s'est rendu à la Base aérienne 101 de Sénou pour donner le fameux « diguel » (la consigne de vote chez les Sénégalais) aux habitants de ce camp. Comme s'il était venu en mission commandée, l'officier supérieur a réuni femmes et enfants en leur demandant d'aller retirer leurs cartes électorales et de voter massivement le 29 avril prochain. « Vous devez voter pour ATT, notre candidat » , a lancé le missionnaire. Le directeur du service social des armées, qui sait de quoi il parle, a promis aux familles du camp des postes dans les différents corps à la faveur des recrutements prévus d'ici le mois de juin et des places dans la fonction publique pour des diplômés.

Des véhicules militaires dans la campagne

Le samedi 8 avril 2007, jour de lancement de la campagne électorale d'ATT, des véhicules militaires ont été aperçus au CICB avec des photos de campagne du candidat ATT. Ces véhicules ont surtout servi à transporter les épouses et enfants de militaires des camps, électeurs potentiels du général. Ce qui n'est guère une surprise quand on sait que des associations ont été créées dans les camps pour soutenir la réélection d'ATT. Paradoxalement, le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga répondant à un confrère à l'occasion de la cérémonie de présentation du bilan du gouvernement de 2002 à 2007, a déclaré qu'il n'est pas au courant de l'immixtion de l'armée et de l'administration dans la politique. La question du journaliste était relative au déplacement sur Ségou de deux cars du ministère de la Justice, transportant des femmes du Mouvement citoyen, proche d'ATT et à ces officiers supérieurs de l'armée qui battent campagne pour ATT.

Un rapport sulfureux du Végal en attente

Le Vérificateur général est tenu de présenter un rapport semestriel dont la primeur est donnée au chef de l'Etat. Son dernier rapport de vérification devait tomber au mois de février 2007. Lorsqu'il est parti voir le président ATT pour le lui signifier, ce dernier lui a ordonné d'y surseoir pour le moment. Au mois de mars dernier, le Végal est revenu à la charge pour demander la publication dudit rapport. ATT a très mal pris la persistance avec laquelle le Végal demande à rendre publics les résultats de son travail, pour lequel il a prêté serment et est payé. Ce fameux rapport tombe à un très mauvais moment pour le général ATT, qui pense d'abord à sa réélection mais dont l'entourage immédiat est épinglé. Le ministère de l'Education nationale est mouillé dans une affaire de marchés douteux de livres scolaires d'un coût de 7 milliards de F CFA. L'argent de l'Etat et des partenaires est sorti à la pelle. Un seul marché dans ce ministère a fait par exemple l'objet de plusieurs paiements au bénéfice des vrais faux fournisseurs.

La presse harcelée par la Sécurité d'Etat

La contradiction n'est pas du tout tolérée chez ATT et ses sbires. La presse qu'il qualifiait au temps du consensus ambiant comme étant « son opposition » l'apprend à ses dépens. La Sécurité d'Etat qui avait comme méthode de bastonner les journalistes trop critiques vis-à-vis du régime (le cas de Hamidou Diarra dit Dragon de Radio Klédu, Sory Haïdara du Challenger et Oumar Sidibé du Zénith Ballé) a changé de tactique. Elle fait désormais dans l'intimidation téléphonique des journalistes dont elle juge la plume acerbe contre le régime. Dur dur pour la presse de ne s'inféoder aux princes du jour.

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EPIDEMIES

La méningite fait 19 morts à Sikasso

Alors que la méningite fait des ravages à Sikasso où 196 cas, dont 19 décès sont enregistrés, c'est le silence radio du côté des autorités qui ont la propension de tout peindre en rose. Il y a urgence.

La méningite, processus inflammatoire d'origine généralement infectieuse atteignant les méninges, c'est-à-dire l'ensemble des formations recouvrant l'encéphale et la moelle épinière, sévit depuis janvier dans notre pays. Elle a déjà causé la mort de 22 personnes sur un total de 345 cas enregistrés sur le territoire national. C'est la région de Sikasso qui est la plus touchée par cette maladie d'origine virale, propice en période de chaleur. L'on y a détecté 196 cas dont 19 décès.

Le hic est que, jusque-là, les autorités sanitaires ne semblent pas en faire une préoccupation majeure. Faudrait-il une hécatombe, à l'image de celle qui s'est passée au Burkina Faso (plus de 400 victimes de méningite entre janvier et février 2007) pour prendre des précautions.

Au Mali, les premiers cas ont été enregistrés depuis janvier 2007, mais aucune disposition n'est prise pour combattre la maladie qui ne cesse de se propager. Pas même des messages de sensibilisation à l'endroit des populations à la télévision nationale et sur les ondes des radios locales.

Black-out

Le directeur national de la santé, « soldat de terrain » , ne veut apparemment pas troubler la campagne électorale avec de si mauvaise nouvelle. Et surtout, dans un contexte, où tout est peint en rose. Pour ne pas en parler, il prétexte de réunions à n'en pas finir pendant que de pauvres citoyens victimes de méningite attendent avec impatience des vaccins et des médicaments à l'intérieur du pays.

Les signes cliniques sont les mêmes que pour les méningites bactériennes (fièvre, céphalées, vomissements, raideur de la nuque) mais avec un état général peu altéré. Une fièvre associée à des céphalées, des vomissements, une photophobie sont le plus souvent retrouvés à l'interrogatoire du grand enfant atteint de méningite bactérienne. L'examen clinique permet de retrouver une raideur plus ou moins importante à la flexion de la nuque et éventuellement un signe de Kernig positif. Par contre, chez le nourrisson, une raideur de la nuque est très rarement présente.

Mis à part les méningo-encéphalites herpétiques et néoplasiques, les méningites virales guérissent spontanément en 3 à 8 jours, ne nécessitant pas de traitement particulier. Des patients immunodéprimés peuvent éventuellement bénéficier d'un traitement antiviral.

Il urge, pour les autorités, de prendre toutes les dispositions pour arrêter les ravages de cette maladie.

Sidiki Y. Dembélé

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RESTRUCTURATION/PRIVATISATION DE LA CMDT

Bakary Togola le mouton noir du monde paysan

Par ses prises de position opportunistes et inopportunes, Bakary Togola, président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali, s'est aliéné la sympathie de nombreux acteurs du monde rural. La récente mise à l'écart de certains d'entre eux dans la perspective de la restructuration/privatisation de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a fini de faire de lui le mal aimé des paysans.

Dans le cadre de la restructuration en vue de la privatisation en 2008 de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), le gouvernement a demandé aux paysans de s'organiser en coopératives de producteurs de coton (CPC). Ecartés, certains entendent s'organiser, ce que le président de l'Apcam ne veut pas entendre. D'où la grogne des cotonculteurs.

C'est pour dénoncer l'attitude tendancieuse et opportuniste du président de l'Apcam, Bakary Togola, que la Fédération des unions des coopératives de producteurs de coton du Mali a organisé un point de pesse le jeudi 5 avril 2007 à la Maison des jeunes de Bamako.

Selon les organisateurs de la conférence de presse, en cette veille électorale, la vigilance recommande une clarification permanente de position « pour dissuader toute velléité d'interprétation tendancieuse susceptible d'être alimentée de travers par des intentions malveillantes » .

Le secrétaire général du Syndicat pour la valorisation des cultures vivrières et cotonnière (Syvac), Tahirou Bamba, et ses camarades syndicalistes venus de Bougouni et Fana, ont accusé le président de l'Apcam de politiser les associations et organisations paysannes. « Bakary divise les paysans. Toute personne qui s'oppose à lui est vue comme un ennemi d'ATT. Or, nous n'avons pas vocation à faire la politique. Chacun est libre de soutenir qui il veut » , a dénoncé M. Bamba.

A en croire le secrétaire général du Syvac, à Bougouni sur quinze unions communales six ont été écartées. A Fana et à Sikasso, huit unions ont été écartées. En zone Office de la haute vallée du Niger (OHVN), des cotonculteurs ont subi, la même dérive.

Ainsi, les paysans frustrés, conformément aux textes, entendent dans les prochains jours, malgré l'opposition du président de l'Apcam, mettre en place la Fédération des unions des coopératives. « Le président de l'Apcam n'est pas ATT, on ne peut pas mettre de force les paysans dans un carcan » , a indiqué le chef de l'Apcam.

Amadou Waïgalo

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FILAMANA

La forêt classée se meurt

A cause des assauts répétés des tronçonneuses et des chasseurs, la forêt classée de Filamana (cercle de Yanfolila) est en train de disparaître.

Située à 350 km au sud de Bamako, la Commune rurale de Filamana dans la région de Sikasso et distante de 95 km de Yanfolila, chef-lieu de cercle, dispose de l'une des plus grandes forêts classées de l'Afrique de l'Ouest de part les arbres et les gibiers qui s'y trouvent.

Seulement voilà : cette forêt classée de 557 000 hectares, qui a fait la fierté des Maliens en général et des populations de la Commune de Koussan en particulier, est plus que jamais menacée dans son existence du fait de l'action des tronçonneuses et des chasseurs qui font aujourd'hui la loi au vu et au su de tout le monde.

En visitant aujourd'hui le couvert végétal, l'on ne peut avoir qu'un pincement au cœur. Les arbres centenaires sont abattus. Pis, plusieurs espèces animales ont disparu comme les gazelles, les kobs, les antilopes, les singes, les cynocéphales et même les sangliers.

A cette liste se greffent les feux de brousse. Qu'il s'agisse des coupeurs de bois ou des chasseurs, ils sont tous munis des permis de chasse ou de coupe de bois dûment signés à Bamako, Sikasso et ailleurs pour venir décimer la forêt classée de Filamana avec des machines et des fusils de portée d'un kilomètre. Le hic, c'est que la Commune ne tire aucun profit.

Mais, mieux vaut tard que jamais, dit-on. Les représentants des 16 villages qui forment la Commune rurale de Filamana, les représentants de l'Association pour le développement de la Commune de Koussan (ADC-Koussan) à Bamako, Sikasso et à Yanfolila se sont fixés rendez-vous le 8 avril dernier à Filamana pour parler de la protection de l'environnement et de l'éducation.

Un vivier à préserver

A en croire Yaya Sangaré, personne ressource de l'ADC, « la rencontre visait à tirer la sonnette d'alarme pour mettre le holà sur ce qui se passe. Mais aussi amener les populations de Filamana à prendre conscience du danger qui plane sur la faune et la flore de la localité afin que chacun puisse jouer sa partition pour la sauvegarde de la forêt classée » .

Nul n'ignore que le désert a fini de consumer près des 3/4 du territoire national et si l'on ne prend garde, la porte du désert s'ouvrira bientôt à Filamana. « Nous avons hérité ce paradis terrestre de nos ancêtres. Et nous voulons le léguer à notre postérité. Il est inconcevable que la forêt classée de Filamana soit bradée par des gens sans morale, ni foi » , s'est indigné Souleymane Sidibé du Projet des plantes aquatiques.

Il est établi qu'au Mali, la seule localité qui puisse organiser l'éco-tourisme demeure la Commune de Filamana qui attire présentement bon nombre de touristes. Ce qui aurait des retombées positives sur la Commune. Ce qui fera dire à Issa Camara, directeur régional de l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie (Omatho) de Koulikoro que « si l'on mettait en valeur la forêt classée de Filamana, elle pourrait mobiliser 100 000 visiteurs et générer 120 emplois permanents » .

A la fin des travaux, d'importantes recommandations ont été adoptées. Il s'agit de la construction de 10 campements dans la forêt classée, de 100 miradors, le surcreusement de 200 mares, la réalisation dans la Commune par le ministère de l'Artisanat et du Tourisme de 500 km de piste touristique.

De plus, les participants ont recommandé la vérification systématique de tous les permis de coupe et de chasse, l'implication de la population dans la gestion de la forêt, la multiplication du nombre des agents des eaux et forêts, la délimitation et la clôture de la forêt par les autorités compétentes.

Mohamed Daou

( envoyé spécial)

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ATHLETISME

Bientôt le Panafrican Meeting

La Fédération malienne d'athlétisme en collaboration, la CAA et l'IAAF organisent le 20 avril prochain la compétition-phare de l'année. Il s'agit de la Panafrican Meeting. La fête aura lieu au Stade Modibo Kéita avec la participation attendue des athlètes de renom tels Naman Kéita et Ami Mbacké Thiam.

«   Ce sera une compétition calquée sur le championnat du monde avec de grands athlètes et le nombre varie selon le plateau. Soixante-cinq athlètes dont les dix champions d'Afrique risquent de se retrouver en plus d'environ 75 responsables qui sont attendus   » , indique Kissima Sylla, membre du bureau fédéral. Une occasion pour tous les athlètes de battre un record ou d'enlever une médaille.

Le porte-parole de la commission d'organisation, se dit très heureux d'avoir enregistré un bon nombre de participation. L'édition 2007 de la compétition, selon les organisateurs, enregistrera près de 65 participants. Ce nombre doit accroître jusqu'aux termes des inscriptions. Il entend voir également des personnalités politiques et sportives du pays s'associer à lui comme ce fut le cas dans d'autres pays. « Je voudrais que les mairies des villes d'accueil s'approprient l'événement » , déclare de son côté notre confrère Idrissa Diakité, président de la commission média de la Fédération malienne d'athlétisme amateur.

A en croire ce dernier, la mairie de Dakar contribue à hauteur de plus de 50 millions de F CFA dans son meeting. « La mairie de Bamako est déjà avec nous, mais nous voudrions qu'elle s'implique davantage   » , explique-t-il. Aux dires de notre confrère, cette compétition a connu par le passé l'adhésion des mairies de certaines villes qui ont déjà accueilli l'événement en l'occurrence Dakar et Rabat. Mais, selon Oumou Diarra, une athlète, « l'organisation doit travailler davantage et doit mieux planifier la compétition   » .

Le Panafrican Meeting de Bamako aura essentiellement pour site le Stade Modibo Kéita. Il sera placé sous le haut patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, Natié Pleah, et sous le parrainage du maire du district de Bamako, Moussa Badoulaye Traoré.

Après une saison exceptionnelle, Idrissa Bah, le président de la FMAA, qui est en même temps le directeur du meeting et son équipe ont décidé de rendre la fête belle. Et pour l'occasion, l'instance dirigeante de la mère des disciplines sportives maliennes s'est penchée sur d'importants dossiers. Notamment celui du sponsoring, c'est d'ailleurs dans cette optique que pour la première fois, la FMAA a concédé pour une durée indéterminée des droits exclusifs de commercialisation, de diffusion et d'enregistrement des compétitions du « Panafrican Meeting » à Mediaspassport.

Gageons que le Panafrican Meeting de Bamako permettra à la FMAA de tendre vers son objectif primordial celui d'assurer la promotion de l'athlétisme.

Boubacar Diakité Sarr

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