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2007

Mois d'avril

Les Echos du 04 avril 2007

ELECTIONS GENERALES DE 2007

Cour constitutionnelle, l'antre du 3e tour

A quelques encablures de l'élection présidentielle, les Maliens ont des raisons de douter que leurs bulletins vont compter dans le choix du futur président. Face à l'omnipotence de la Cour constitutionnelle et son inféodation au pouvoir en place, qui des citoyens ou des « neuf sages » déterminera en réalité l'élection du président de la République ?

La Constitution de 1992 a fait de la Cour constitutionnelle du Mali une institution à part entière. Elle n'intègre pas l'appareil judiciaire classique, qui relève de l'autorité du pouvoir judiciaire. En Afrique, les élections sont généralement sources de tensions et de contestations. Beaucoup de remous sociaux, de rébellions, de guerres civiles tirent leurs origines des élections mal organisées dont sont issus des pouvoirs peu légitimes.

Au Mali, les neuf sages de la Cour ont pris dans un passé récent (2002) la lourde responsabilité historique d'annuler plus de 500 000 voix sans décider de reprendre tout le scrutin. Ils furent accusés en son temps par des leaders et analystes politiques de vouloir faire un troisième tour. En effet, la Cour constitutionnelle, aux termes des deux tours de la présidentielle de 2002, était amenée, par la force des choses, à remplacer les décisions dont elle avait été saisie par ses propres décisions qui se substituaient ainsi à celles qui étaient contestées.

Le juge constitutionnel a fait plus qu'annuler l'acte qui lui est déféré, il s'est substitué aux électeurs, en inversant les résultats. Quand le juge classique annule un refus de permis de construire, l'annulation n'entraîne pas l'octroi du permis, l'administration devant seulement réexaminer la demande. Ce qui est tout le contraire du contentieux électoral où le juge constitutionnel viole la liberté de vote.

Le credo de la Cour doit être la rigueur dans le travail, l'honneur et l'intérêt supérieur de la nation. A cet égard, les violeurs du code électoral par des campagnes avant terme, les saboteurs ne doivent pas échapper à la sanction traditionnelle sans appel de l'institution. Quand elle accepte de garantir la crédibilité et la transparence des élections, elle doit minimiser les violations en amont. Depuis le 20 mars à minuit, elle a réceptionné toutes les candidatures à la présidentielle, mais elle a surtout suivi le comportement des uns et des autres au regard de notre Constitution.

Le président de la Cour constitutionnelle, lors de son adresse au chef de l'Etat, premier magistrat, le 8 juin dernier, avait insisté sur des campagnes civilisées qui respectent l'homme malien dans sa dignité et dans sa fierté. Aujourd'hui, des expressions provocatrices ont fait leur apparition dans le vocabulaire politique ; des expressions qui illustrent l'état d'esprit avant l'entame des choses sérieuses. La Cour constitutionnelle est fortement interpellée.

En tout cas, la pratique a révélé la nécessité d'un certain recentrage de ses missions en matière électorale pour assurer un traitement plus transparent des litiges électoraux. C'est pourquoi, la crédibilité et l'acceptation des résultats des élections reposent fondamentalement sur la qualité du dispositif institutionnel de gestion du processus électoral.

A ce niveau, on note l'implication de plusieurs institutions dont les rôles et responsabilités sont déterminés par les lois et règlements de la République. Cependant, l'interprétation des textes laisse toujours des marges de manœuvres exploitables de façon intelligente par tel ou tel autre acteur.

Défections

La gestion du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle en 2002 exige que l'on tire des enseignements de la pratique en adaptant davantage les textes afin de limiter les frustrations qui surgissent au lendemain de proclamations des résultats et qui sont sources de conflits et de démotivation de l'électorat. La baisse progressive du taux de participation aux élections en est une illustration éloquente. Certaines décisions de la Cour entraînent ipso facto la rupture entre acteurs politiques et juge constitutionnel.

Par ses décisions à l'emporte-pièce relatives à la validation ou à l'annulation des bulletins de vote, notre Cour constitutionnelle s'est discréditée. Force est de constater la manifestation accrue d'un décalage entre l'esprit de la lettre instituant la Cour dans notre pays et la réalité à laquelle elle ne cesse de se confronter. La politique, telle qu'elle s'exerce au quotidien par les gouvernants, est en train de la transformer en un "machin politique et juridique". Ce qui rend pessimiste le plus piètre des observateurs des faits socio-politiques. A tel point que l'on serait tenté de s'interroger sur la place et le rôle d'une institution juridictionnelle de cette envergure, tels que consacrés par notre Loi fondamentale, dans la consolidation des acquis démocratiques et la protection efficace des droits humains et de la citoyenneté.

Après la mal gouvernance, les atteintes répétées aux droits de l'Homme, la participation active à la criminalisation de l'Etat, la mise à mal de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale, le bradage de l'indépendance nationale par la mise sous tutelle de tous nos attributs, le contrôle anticonstitutionnel de l'Assemblée nationale, la confiscation du pouvoir et des aspirations démocratiques et citoyennes, le chef de l'Etat sortant et sa clique sont en train de maintenir le pays dans une instabilité qui ne peut que leur profiter. Mais jusqu'à quand ?

Selon un professeur de droit à l'Université de Dakar interrogé sur les antennes de RFI le 1er mars dernier, « les irrégularités liées aux règles du financement électoral peuvent entraîner des sanctions extrêmement lourdes pour un candidat, allant jusqu'à la remise en cause de son score au sortir des urnes » .

Dans le cas du président sénégalais Abdoulaye Wade, il semblerait que certaines confréries musulmanes aient été mises à contribution en bénéficiant du candidat sortant des dons et soutiens financiers importants. Toutes choses qui auraient entraîné l'écart constaté dans les résultats. Depuis un certain temps, les Maliens assistent à la violation de leur conscience.

Les moyens de l'Etat, sont utilisés abusivement au profit d'un seul candidat, fut-il un président en fonction, pour battre campagne. L'administration d'Etat est mise à contribution pour le plébiscite d'un homme. Les Maliens sont abusés, à travers les images de la télévision nationale et les déplacements intempestifs d'un président/candidat pour soutenir un seul candidat comme s'il n'y avait pas de choix. Voilà des actes qui mettent à mal notre jeune démocratie avec la manie aux élans dictatoriaux d'un président à tout régenter.

Alors que prévoient les sages pour arrêter de telles dérives ?

Monzon

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ACCES A L'EAU POTABLE AU MALI

Un défi qui nargue le discours politique

Sur une population de plus de 12 millions d'habitants, près de 5,5 millions de Maliens sont encore privés d'eau. Un paradoxe vu les « moyens » investis par le gouvernement ces dernières années.

Ce samedi soir, il est zéro heure dans une famille de Kalabancoura/ACI. Une bonne partie de la smalah est rassemblée dans le salon pour suivre un film hollywoodien. Et soudain, un jeune s'écrie : « le robinet coule à nouveau ! » La situation n'a rien d'insolite dans ce nouveau quartier . « Cela fait près de 48 h que nous n'avons pas eu une goutte d'eau au robinet. C'est avec la voiture que les enfants nous ravitaillent en eau à partir de la partie du quartier qui ne connaît pas encore la pénurie » , témoigne la mère de famille.

Mais, le bonheur est de courte durée. Moins, deux heures après, l'eau ne coule qu'au compte-gouttes. « Nous avons au moins réussi à remplir une barrique. Cela peut suffire pour les besoins urgents de la journée de demain. Mais, je vais veiller parce qu'il est possible que l'eau coule à nouveau » , souligne un jeune de la famille. Dans le quartier, ceux qui ont un puits sont aujourd'hui des bienheureux.

Plus heureux que ceux des 1008-Logements de Yirimadio où la situation est quasi-dramatique. « Cela fait 48 h que mon employé de maison veille en guettant l'eau au robinet. Hélas, rien ! Nous sommes obligés de nous approvisionner avec des bidons transportés à moto à partir de Faladiè ou Sogoniko » , indique une amie qui vient d'y emménager. De nombreux quartiers de Bamako vivent aujourd'hui le calvaire de la pénurie d'eau. Ne parlons pas des zones périphériques.

Cette pénurie contraste avec les données fièrement communiquées vendredi dernier (31 mars 2007) par le Premier ministre dans la synthèse des « Réalisations du gouvernement » du 8 juin 2002 au 31 mars 2007. Au point 4 des infrastructures, on nous rappelle que « des efforts importants ont été effectués afin d'améliorer la distribution d'eau à Bamako » .

Nous vous faisons l'économie des chiffres en rapport avec la réalisation ou la réhabilitation des forages. Mais, sur la période indiquée, le gouvernement a investi environ 30 milliards de F CFA pour faciliter l'accès à l'eau potable dont près de 7,5 milliards pour la seule ville de Bamako.

Qu'est-ce que cela a changé ? Posez plutôt la question aux habitants des 1008-Logements de Yirimadio, de Kalabancoura, de Niamakoro… Le département chargé de la question est très habile quand il s'agit de manier les chiffres pour cacher le fait que sa vraie priorité aujourd'hui est l'or et la recherche pétrolière plus prometteurs en termes de retombées financières.

Difficile de nier les investissements du gouvernement en la matière. Mais, on peut douter que les sommes en question aient été judicieusement investies. Sinon comment expliquer que notre capitale n'ait encore que peu de stations d'épuration d'eau après 46 années d'indépendance ? Une station réalisée alors que la ville ne comptait que seulement quelques milliers de personnes contre près de 2 millions d'habitants aujourd'hui.

A Bamako, ce ne sont pas pourtant les sources d'eau qui manquent. Le Djoliba est un atout essentiel qui aurait dû mettre Bamako à l'abri de la pénurie d'eau même s'il est de plus en plus pollué par l'activité humaine. La nappe phréatique est l'une des plus abondantes du monde. Il est incompréhensible alors que la corvée d'eau prive encore des Bamakois de sommeil. A Ouagadougou (Burkina Faso), qui n'est traversé par aucun cours d'eau, la révolution a permis de réaliser un lac artificiel pour mettre fin au calvaire des citoyens. C'est ce qu'on appelle la concrétisation de la volonté politique.

Moussa Bolly

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SECTEUR ELECTRIQUE OUEST-AFRICAIN

Vers une régulation sous-régionale

Organisée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le Comité de régulation de l'électricité et de l'eau, la première réunion des experts du comité de suivi du projet de régulation régionale du secteur électrique ouest-africain (du 3 au 6 avril 2007) a ouvert ses travaux hier à Bamako.

Le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau, Hamed Diané Séméga, a présidé la cérémonie d'ouverture en présence de son collègue de la Promotion des investissements et des Petites et moyennes entreprises, Ousmane Thiam.

Le ministre Séméga a exprimé toute la reconnaissance de notre pays à la Commission de la Cédéao pour le choix de Bamako pour abriter cette importante réunion. Il a ensuite déclaré que malgré la complexité du problème de l'énergie, ce projet stimulera les échanges économiques entre les pays membres de la sous-région pour le grand bonheur de leurs populations respectives. C'est précisément pour cette raison qu'il a invité les acteurs à participer aux débats avant de souhaiter pleins succès aux travaux.

Le représentant de la Cédéao a d'abord exprimé toute sa gratitude aux autorités pour l'accueil chaleureux avant d'ajouter que le rapport de cette réunion sera présenté aux ministres de l'Energie des pays membres de la Cédéao en septembre 2007 et aux chefs d'Etat en décembre de cette année.

Quant à Moctar Touré, président du CREE du Mali, il a précisé que cette réunion de Bamako constitue une étape importante dans la mise en place d'un organe de régulation ouest-africain.

La représentante de l'Agence française de développement (AFD) a, pour sa part, affirmé que sa structure a l'honneur de participer à cette édition avant d'indiquer que l'AFD ne ménagera aucun effort pour accompagner ce projet.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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REDUCTION DU CHOMAGE ET LA PAUVRETE

Le Paperp lancé

En partenariat avec le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle et la République française, le Bureau sous-régional de l'Organisation internationale du travail (OIT) pour le Sahel a procédé mardi, dans un hôtel de la place, au lancement du Projet d'appui à la promotion de l'emploi et la réduction de la pauvreté (Paperp). Financé par la France ce projet aura une durée de trois ans.

Le Projet d'appui à la promotion de l'emploi et la réduction de la pauvreté, lancé hier par le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, a pour justification l'extrême pauvreté des populations africaines. Son objectif principal est d'améliorer les conditions de vie des populations des pays concernés par la mise en œuvre de la nouvelle stratégie d'intervention du BIT.

Il s'agit de favoriser le développement des politiques de l'emploi en les rendant plus efficaces et d'intégrer le critère de l'impact sur l'emploi lors de la conception et de l'évaluation des politiques et projets d'investissement publics. Selon le Premier ministre, ce projet permettra au gouvernement d'aller de l'avant dans la recherche de solution pérenne au problème de l'emploi.

A l'issue du lancement du projet, l'équipe BIT, en compagnie de la ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, a animé une conférence de presse.

A en croire Dramane Haïdara, directeur sous-régional par intérim de l'OIT pour le Sahel, le principal conférencier, en 2004 au Mali, 76,7 % des chômeurs étaient des jeunes de 15 à 40 ans, tandis que le sous-emploi touchait 28 % de la main-d'œuvre malienne.

« Pour absorber ce nombre de demandeurs d'emplois qui augmente rapidement, il est impérieux de créer 8 millions d'emplois par an d'ici 2015 en Afrique subsaharienne. Pour ce fait, le taux de croissance du PIB des pays concernés doit impérativement tripler et les politiques en création d'emplois doivent être mises sur pied » , a-t-il ajouté.

La ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bah Awa Kéita a pour sa part affirmé que le problème de l'emploi est maintenent dans les bras de la Jeunesse.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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PLAY-OFF DE BASKET

Une chasse gardée de Bamako

Malgré la montée en puissance des équipes régionales, le play-off du championnat national de basket reste une affaire entre Bamakois. Cette année, on assistera à une opposition Djoliba/AS Commune III chez les dames alors que le Stade malien va une fois de plus affronter l'AS Réal en messieurs.

Les titres 2007 du championnat national de basket se jouent entre le Djoliba AC et l'AS Commune III en dames et entre le Stade malien et l'AS Réal en messieurs. C'est le verdict du Top 8 joué du 25 au 31 mars derniers dans le Pavillon des sports du Stade Modibo Kéita de Bamako. Comme d'habitude, Bamako a réaffirmé sa suprématie.

En battant le Stade malien de Bamako, l'Union sportive du Miniankala (Koutiala), l'AS Commune III dames réalise un exploit et s'invite pour la première fois dans cette phase ultime du championnat. Du coup, le Djoliba est averti pour le play off. A ce niveau de la compétition, le titre se joue sur cinq matches et la première équipe à réaliser trois victoires est sacrée championne nationale. Du beau spectacle en perspective pour les chocs Djoliba-Commune III en dames. Même si chez les messieurs le Stade part largement favori devant le Réal qu'il avait battu lors du Top 8, le titre n'est pas joué d'avance.

En revenant sur le Top 8, on retiendra que l'AS Biton dames, l'Union sportive de Miniankala ont été les équipes révélation qui ont séduit et émerveillé par leur enthousiasme et leur volonté de ne pas se laisser écraser par les équipes de la capitale. Les grandes déceptions sont le Stade et le Centre Alkaya Touré chez les dames et le Djoliba au niveau de la compétition masculine. Il y a enfin des équipes qui pouvaient mieux faire comme les messieurs de la Commune I, le Géant Hippo de Koulikoro et le Sigui de Kayes ainsi que les dames du Sigui de Kayes.

Pour le président de la Fédération malienne de basket-ball, Hamane Niang, le bilan du Top 8 est assez intéressant. « Des équipes comme le Sigui de Kayes, en dames et messieurs, ont rempli leur devoir. Tout comme les messieurs de la Commune I qui ont tapé à la porte de la cour des grands. Sans oublier les dames de la Commune III qui ont réalisé un parcours glorieux » , analyse-t-il.

A son avis, « les équipes régionales s'améliorent d'année en année » . Ce qui est de bon augure pour le développement de la balle au panier au Mali. Tout comme d'ailleurs le bon comportement des arbitres marqué par le couronnement de Moussa Ismaïla Touré sur la scène internationale.

Boubacar Diakité Sarr

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THEATRE

Dieu est Universel

« Nathan le sage »  : c'est le titre d'une création théâtrale présentée au public vendredi dernier au Conservatoire des arts et métiers multimédia (CAMM) Balla Fasséké de Bamako. Elle est l'œuvre de la compagnie Golem-Théâtre et met en exergue la cohabitation entre les religions.

« Nathan le sage »  est inspirée d'une œuvre du dramaturge allemand Gotthold Ephrahim Lessing, datant de 1779, qui dénonce les conflits religieux, invite à la tolérance interreligieuse. Mais, ce texte est toujours d'une brûlante actualité. Le mérite du principal créateur, Momo Ekissi (il joue également le rôle de Nathan dans la pièce) c'est d'avoir réussi à mettre en scène ce texte historique en le mêlant aux contes, chants et danses des marionnettes du terroir. Ce qui en fait un spectacle complet et magnifique qui conjugue éloquemment distraction et culture de la paix, de la tolérance religieuse.

Le principal enseignement que l'on retient de cette création, c'est qu'on est d'abord humain avant d'être musulman, chrétien, juif ou animiste. Chacun doit alors pratiquer sa religion avec ferveur et amour, mais avec aussi raison et discernement parce que nous sommes tous des frères qui ne se connaissent pas peut-être.

Ce projet de création théâtrale a été réalisé par le CCF de Bamako en partenariat avec l'ambassade d'Allemagne au Mali. Il a réuni autour de Momo Ekissi des jeunes comédiens comme Maïmouna Samaké, Balkissa Maïga, Koudéija Fall Koné, Oumar Traoré, Daouda Coulibaly, Mama Koné, Salif Berthé, Moussa Fomba et Abdoulaye Sidibé.

Dramaturge, conteur, comédien, danseur et metteur en scène, Moumon Ekissi Eugène dit Momo est un artiste atypique et doué. Il n'est pas à sa première expérience de fusion dans la création. En effet, il a déjà contribué à la réalisation de plusieurs projets de création artistiques en Afrique et en Europe.

Né en 1961 à Tiassalé (Côte d'Ivoire), l'ex-meilleur acteur du Théâtre scolaire et universitaire de Côte d'ivoire a à son actif plus d'une vingtaine de distributions majeures dans diverses créations au sein de diverses compagnies tant universitaires que civiles, troupes scolaires. Il s'agit, entre autres, de Compagnie nationale d'art dramatique de Côte d'Ivoire, Troupes scolaires, compagnies dramatiques de l'Université d'Abidjan, Bin Kadi So, Gala Théâtre, Centre ivoirien du théâtre expérimental, etc.

Plusieurs prix ont récompensé ce parcours exceptionnel avec divers projets de spectacles à thèmes avec des mises en scène sur la scolarisation des jeunes filles, les mutilations génitales féminines, la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, la lutte contre la pauvreté, Sida et IST en milieu jeune…

Et depuis quelques années, Momo est directeur d'animation du Golem-Théâtre constitué d'artistes maliens, togolais, ivoiriens et nigériens. Un groupe multinational bien intégré qui ne manquera pas de nous surprendre avec la sagesse et le talent de Momo.

Moussa Bolly

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