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2007

Mois d'août

Les Echos du 30 août

CENTRES MULTIMEDIA COMMUNAUTAIRES

Alphabétisation au moyen de la radio

En prélude à la conférence régionale panafricaine sur l'alphabétisation qui se tiendra du 10 au 12 septembre prochains à Bamako, l'Unesco organise depuis hier un atelier préparatoire. Intitulé « améliorer l'accès des communautés à l'éducation et à l'alphabétisation au moyen de la radio » , l'atelier national de deux jours regroupe les directeurs des radios CMC.

Il s'agira, pour les 23 directeurs de radios CMC et les partenaires, de voir comment les Centres multimédia communautaires (CMC) en général et les radios CMC en particulier peuvent contribuer à la vulgarisation de l'alphabétisation et à la prolongation des débats de la conférence régionale et du Forum Dakar+7, en émettant un plaidoyer puissant en vue de la création d'un mouvement avant-gardiste national durable de promotion de l'alphabétisation dans le monde.

L'atelier selon le directeur/représentant du bureau multi-pays Unesco pour le Mali, le Burkina, la Guinée et le Niger, le Pr. Juma Shabani , les journées sont de la plus haute importance pour le bureau de l'Unesco/Bamako surtout quand il s'agit d'atteindre les OMD et de remplir les engagements quant à l'EPT, la DNUA et la décennie pour le développement durable.

L'Unesco s'appuie sur la radio parce qu'elle est le médium de communication dont le ratio de couverture est le plus élevé en Afrique plus que le téléphone et l'Internet pour relever le défi de l'alphabétisation.

Le directeur général de l' Agetic , M. Haïdara , s'est félicité de la tenue de la rencontre qui sera, dira-t-il, d'une très grande importance pour les acteurs des radios CMC.

Le représentant du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mamadou Diallo a rappelé les bienfaits des CMC comme vecteur de connaissances pour les populations les plus reculées. Il a assuré de l'accompagnement de son département afin que les populations aient accès au minimum de connaissances.

Amadou Sidibé

 

Nous sommes des analphabètes

Aujourd'hui, selon les chiffres fournis par l'Unesco, 774 millions de personnes de plus de 15 ans sont analphabètes dans le monde et 98,4 % d'elles vivent dans les pays en développement. Selon l'organisme onusien, il y a une grande disparité entre les régions en matière d'alphabétisation dans le monde. Plus de 860 millions d'adultes sont analphabètes, soit une personne sur cinq âgée de 15 ans et plus, dont les deux tiers sont des femmes.

L'alphabétisation est donc un sujet de première importance en Afrique parce que sur les 35 pays prioritaires Life, 19 sont des pays d'Afrique avec un taux d'alphabétisation inférieur ou plus de 10 millions d'habitants privés de compétences de base. En avril 2000, le Forum mondial sur l'éducation, tenu à Dakar, a fixé comme objectif une augmentation de 50 % du taux d'alphabétisation des adultes d'ici à 2005.

A. S.

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EAU ET ELECTRICITE

CAD-Mali prône la nationalisation

La Coalition des alternatives africaines/Dette et développement (CAD-Mali) a initié, mardi au Complexe sportif de Sogoniko , une rencontre d'échanges et de concertations avec les organisations de la société civile sur la nationalisation de l'eau et de l'électricité.

A travers cette série de rencontres qui couvre les deux rives du district, CAD-Mali, aux dires de son secrétaire général, Dounantié Dao, veut interpeller les décideurs politiques sur la mauvaise gestion et répartition des services d'eau et d'électricité dans notre pays.

« Le constat est amer. Ce sont les familles riches qui disposent d'eau du robinet et d'électricité. Les familles pauvres demeurent toujours avec les lampes et les puits. L'eau et l'électricité ne doivent plus être un luxe. Elles sont nécessaires pour tous les citoyens » , a-t-il expliqué. Ce qui justifie la tenue de ces rencontres populaires aux termes desquelles des recommandations seront adressées aux autorités pour les amener à revoir la politique de distribution de l'eau et de l'électricité.

Une politique qui passe nécessairement, selon le conférencier Abdoul Wahab Diakité, par la relève d'un certain nombre d'enjeux et de défis. « L'eau est avant tout la source de vie irremplaçable, un droit humain et un bien commun pour l'humanité. L'électricité est la base de développement » , a-t-il affirmé. Se référant à une étude d'impact qu'il a réalisée sur l'accès à l'eau et à l'électricité en milieu urbain M. Diakité définit la nationalisation comme le transfert de la propriété (d'une entreprise privée) à l'Etat.

Recettes d'une nationalisation

« Elle vise historiquement à permettre le développement des secteurs jugés trop importants ou onéreux en termes d'investissement pour en laisser la propriété et la responsabilité aux intérêts privés. Ces secteurs sont également la chasse gardée des multinationales parce que très porteurs » , a-t-il expliqué. C'est pourquoi, ajoutera-t-il, le combat de la nationalisation exige l'existence d'un noyau de patriotes prêts pour le sacrifice ultime pour le pays.

Ainsi, soulignera le conférencier, les enjeux de la nationalisation se résument à la responsabilité, l'implication effective de tous les acteurs, l'élaboration des indicateurs précis et vérifiables, l'identification des potentialités du pays.

Des débats, il est ressorti que ce sont, en général, la mauvaise gestion qui conduit à la privatisation. A ce titre, les critères pour réussir une nationalisation sont nombreux : la confiance, la démocratisation de toute politique initiée dans le secteur, l'efficacité du contrôle collectif, la mobilisation des ressources, etc.

Ces enjeux et critères doivent acquérir l'adhésion des forces de la nation. Car, chaque acteur, a relevé le conférencier, a un rôle très important à jouer. L'Etat doit utiliser toutes les potentialités du pays (électricité, énergie solaire, éolienne), investir pour assurer un approvisionnement en eau potable des populations y compris les plus démunies. La société civile doit veiller à ce que l'eau ne devienne pas une marchandise et que l'électricité ne demeure pas un luxe pour le citoyen malien et soit accessible à tous.

Sidiki Y. Dembélé

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AVANT LA RENTREE PARLEMENTAIRE

Des confidences de nouvelles députées

« Dure », « serrée », « pas du tout facile » : les qualificatifs, pour les nouvelles honorables, ne manquent pas pour décrire la campagne électorale des législatives de juillet dernier. Dix d'entre elles, ont livré leurs premières impressions, hier, au cours d'une journée de prise de contact organisée par la Cafo , le GP/DCF et le NDI, sur financement de l'ambassade royale du Danemark au Mali.

A cinq jours de la rentrée parlementaire, les femmes élues à l'Assemblée nationale ont fait, hier, une première prise de contact pour se côtoyer, échanger entre elles et peaufiner les stratégies à mettre en œuvre pour bien défendre les causes de leurs sœurs au cours de la prochaine législature. C'était à la faveur d'une rencontre initiée par la Coordination des associations et ONG féminines ( Cafo ), le Groupe pivot/Droit et citoyenneté des femmes (GP/DCF) avec l'appui technique du National Democratic Institute (NDI).

L'objectif principal de cette journée, présidée par Mme Kadidia Diarra, représentante du ministre de la Promotion de la femme, était d'informer ces nouvelles honorables sur des questions pratiques comme la composition du bureau de l'Assemblée nationale, le mode de désignation de ses membres, la composition et le rôle des commissions, le règlement intérieur, les conditions de formation, l'organisation et les rôles des groupes parlementaires.

« Votre élection est loin d'être un fait banal car vous constituez une force spéciale sur les 147 élus à l'AN. Vous avez un rôle et une responsabilité énormes car vous devez porter à l'hémicycle les préoccupations des femmes » , s'est adressée le premier conseiller de l'ambassade du Danemark Tine Anbok aux élues.

Abondant dans le même sens, Mme Oumou Touré de la Cafo les a exhortées à s'unir pour une solidarité agissante. « Amazones aux mains nues, espoir des 51 % de la population du Mali, vous devez vous battre pour la défense de vos droits » , a-t-elle lancé. Et d'ajouter que cet exercice est le début d'un long processus devant aboutir à une réelle promotion féminine et à la « féminisation » du visage de notre démocratie.

Paroles d'honorables

Tour à tour, les élues présentes, 10 sur 15, ont livré leurs premières impressions sur le déroulement de la campagne et sur les perspectives. Beaucoup d'elles ne sont prêtes, en tout cas, à oublier les longues nuits blanches de campagne électorale. « Ça n'a pas été du tout facile. Nous avons eu une lutte acharnée avec les hommes. Ils n'ont surtout pas été indulgents avec les femmes » , a déclaré Dicko Fatoumata Dicko , agent comptable de EDM, élue à Douentza .

Même cri de cœur pour les doyennes Sissoko Fanta Mantjini Diarra et Coulibaly Kadiatou Samaké qui vont entamer leur deuxième mandat en Commune V. « La lutte a été très dure. Notre liste était confrontée à celle d'un opérateur économique riche. Mais, c'est l'expérience et le savoir-faire qui nous ont différenciés » , a souligné la vice-présidente de l'URD Kadiatou Samaké pour qui, « on ne se lève pas à la dernière minute pour être candidat. Il faut apprendre à fréquenter tes concitoyens et à connaître ta circonscription » .

Pour sa colistière, du Cnid , Fanta Mantjini , « n'eut été les stratégies dégagées, on n'allait pas passer. C'était un véritable combat. Ce qui m'a marqué, ce sont les femmes qui ont défilé à côté de l'argent pour voter pour nous » .

Les honorables Saran Sinaté (URD, Sikasso), Diakité Djénebou Maguiraga , ( Adéma /PASJ) qui se définit comme la paysanne de la CMDT, élue à San , Djiré Penda Traoré de Ségou, Diakité Minata Sidibé de Dioïla , Dembélé Mariam Diassana de Tominian, Touré Kadiatou Maïga de Kati soutiennent qu'elles doivent leur élection, surtout, aux femmes rurales. Ce qui n'a pas été le cas pour Camara Saoudatou Dembélé, élue MPR en Commune VI pour qui, « les femmes n'ont pas soutenu les candidatures féminines » .

Une certitude cependant : toutes sont animées d'une seule volonté, c'est-à-dire faire un bloc malgré leur minorité pour tenir tête aux hommes et défendre les causes de la gent féminine.

Sidiki Y. Dembélé

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MURMURES DE BAMAKO

Le CESC en session pour remembrer son bureau

Le Conseil économique, social et culturel (CESC) est convoqué en session extraordinaire le 11 septembre 2007. Cette session a principalement à son ordre du jour le renouvellement du bureau qui intervient à la fin de chaque mandature. Les postes concernés sont les postes de secrétaires de bureau et de président de commission de travail. Le président et le vice-président sont élus pour la durée du mandat du CESC (5 ans). Cette session de renouvellement sera aussi l'occasion de remembrer le bureau dont des membres ont été élus récemment conseillers nationaux et députés.

Bahanga soulage des militaires de leur solde d'août

L'attaque de lundi perpétrée par les troupes de Bahanga contre un convoi militaire de notre armée nationale vers Abeïbara s'est soldée par 23 disparus, trois véhicules et un camion de vivres et de munitions enlevés. Le convoi aurait été également détroussé de la solde du mois d'août des militaires de la région de Kidal, selon certaines sources.

Halte à la dérive identitaire

La scène s'est déroulée le lundi 27 septembre le jour même où RFI annonçait une deuxième attaque au nord après celle de samedi. Des bambins dont l'âge maximum est de 8 ans, s'amusaient devant leur concession familiale. Leur attention a été soudainement attirée par le passage en trombe d'un pick-up de couleur kaki transportant des hommes de teint clair ressortissants du Nord de notre pays. Les enfants ont aussitôt crié « rebelles ». Les occupants du pick-up choqués par cette clameur ont rebroussé chemin. Tous ceux qu'ils ont pu appréhender ont reçu des fessées. Ils ont en plus affirmé à ces créatures innocentes, qu'ils ne sont pas des rebelles. Ces enfants qui n'ont aucune faculté de discernement ont réagi de façon instinctive en répétant ce qu'ils entendent souvent des grandes personnes. Mais, il convient de faire la part des choses car toutes les peaux blanches du Nord ne sont pas des rebelles et tous les rebelles ne sont pas de peau blanche.

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COUR D' ASSISES

Le voleur qualifié

En quittant Sikasso pour Bamako, Koumbé Ibrahim Banou voulait travailler pour nourrir sa famille. Mais, suite à son licenciement, il est tombé dans l' oisivité qui conduit à tout. C'est ainsi que Koumbé Ibrahim Sanou en compagnie d'un certain Abdoulaye Djiguiba se sont introduits nuitamment courant mai 2006, à Banankabougou , dans le domicile de son ex-employeur, Mariam Macalou .

Armé d'un pistolet artisanal et d'un couteau, la tentative de M. Sanou a échoué suite à des circonstances indépendantes de sa volonté car, il a été aperçu par le gardien de la maison qui a crié au voleur. Si Djiguiba a pu s'échapper, Koumbé Ibrahim Sanou , lui, a été mis aux arrêts. A l'instruction définitive hier à la barre, l'accusé n'a pas nié l'évidence des faits. « Nous avons escaladé le mûr et nous étions partis effectivement pour voler. Le pistolet que je portais contenait des balles réelles » , a-t-il avoué.

Toutes choses qui ont fait dire au ministère public que les faits ne souffrent d'aucune contestation. « Il a été arrêté la main dans le sac. L'intention de commettre le vol a été empêchée par l'intervention d'une tierce personne. Il a tenté non pas parce qu'il a eu peur ou regretté mais à cause des circonstances extérieures, il n'a pas pu emporter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que le fait de tentative de vol qualifié n'a pas été constitué pour trois raisons : la circonstance de temps, c'est-à-dire la nuit, la circonstance de pluralité d'agents. Ils étaient au nombre de deux » , a soutenu Amadou Sangho .

Le conseil de l'accusé, Me Malick Djibrilla , a bâti sa plaidoirie autour du fait que son client était un débutant au moment des faits mais que c'est Abdoulaye Djiguiba qui était un aguerri d'autant plus que ce dernier est parvenu à s'enfuir. « Une faute avouée est à moitié pardonnée. Donnez lui la chance de refaire sa vie » .

La Cour, présidée par Mahamadou Bagayoko , n'a pas pour autant exonoré Koumbé Ibrahim Sanou de sa responsabilité pénale. Il a été condamné à la peine de 5 ans de réclusion.

Mohamed Daou

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  ELECTIONS MALIENNES

Syndicats et associations à l'épreuve de la démocratie

Les élections syndicales ou associatives qui se sont déroulées au cours des cinq dernières années au Mali ont beaucoup plus contribué à les diviser qu'à les unir.

Ce n'est pas seulement au sein des partis politiques que la démocratie peine à faire son chemin. Depuis 2002, la plupart des assemblées générales ou congrès de syndicats organisés pour leur insuffler du sang neuf se sont soldés par des schismes qui ont souvent donné naissance à de nouveaux syndicats ou associations.

Le non-respect des règles démocratiques, le manque d'une culture démocratique et l'ambition démesurée de responsables associatifs ou syndicaux, qui ont d'ailleurs souvent montré leur limite dans la gestion. Mais qui s'accrochent aux postes lucratifs ou à être dans les bonnes grâces du pouvoir en place sont, entre autres, les raisons qui sont à l'origine du déchirement de ces organisations de la société civile, mais d'aucuns y voient toujours la main du pouvoir. Ce qui n'est pas forcément faux. Toujours est-il que les associations et syndicats au Mali qui, jusqu'en 2002, avaient su résoudre leurs contradictions sans déchirure ont, semble-t-il, maintenant suivi les partis politiques.

Depuis 2002, rares sont les associations ou syndicats qui échappent au syndrome de la scission et du bicéphalisme à l'occasion du renouvellement de leur organe dirigeant. Ce phénomène s'est surtout accentué à la veille et les jours suivants la déclaration de candidature du général Amadou Toumani Touré quand les syndicats et associations, surtout les plus en vue, n'ont plus connu la paix. Ces contradictions, au lieu de contribuer à leur unité d'action, minent leur efficacité.

Ce ne sont en tout cas pas les commerçants, les chargeurs et même les hommes des médias qui diront le contraire. Les congrès et les assemblées générales sont devenus, à l'image des élections politiques, que le pays vient d'organiser, des moments de déchirures presque irrémédiables.

L'appétit démesuré de responsables associatifs et syndicaux ont fait que les congrès ou assemblées générales devant élire de nouveaux dirigeants associatifs ou syndicaux, sont devenues à l'image des joutes électorales politiques, des foires où tout se marchande, s'échange, se troque...

D'où les nombreuses contestations post-électorales et des procès interminables auxquels nous assistons à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali, au Conseil malien des chargeurs, entre syndicats du secteur cotonnier et à la Maison de la presse.

C'est dire donc, qu'à l'instar des politiques, les associations et syndicats aussi n'arrivent pas à organiser leurs élections de façon démocratique, transparente et sincère ayant pour seul objectif l'épanouissement de l'association ou du syndicat et par-delà, le bien-être et le développement du pays.

S'il est vrai que les élections constituent un ingrédient pour assaisonner le plat de la démocratie tant au niveau de l'Etat que des associations et syndicats, les conditions dans lesquelles elles se tiennent depuis 2002, conduisent bon nombre de Maliens à s'interroger si elles ont toujours les effets escomptés.

Denis Koné

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  POUR VAINCRE LE SIDA

Enda-Mali sensibilise à travers les enfants

A travers une pièce de théâtre réalisée par des enfants - « Le Sida à l'heure des jeunes » -, Enda-Mali , en partenariat avec l'Unicef, sensibilise depuis le 20 août la population dans huit quartiers de la capitale .

« Le Sida à l'heure des jeunes » est une création théâtrale qui retrace l'histoire d'un jeune couple, Camara et Mamou . Ces deux jeunes ont longtemps vécu ensemble. Lors des vacances, les parents de Mamou l'envoient chez sa tante à Ségou. Comme Mamou est absente, Camara va lui aussi faire ses vacances à Abidjan. A son retour, Mamou porte une grossesse. Bien qu'il n'en soit pas l'auteur, Camara ne rompt pas avec son amante. Pensant que cette grossesse est l'œuvre de son neveu, l'oncle de Camara le renvoie de sa maison. Heureusement, Camara réussit à poursuivre ses études à l'étranger.

Entre-temps, Mamou épouse un homme infecté par le VIH/Sida qui décède peu de temps après. Mais, ce dernier n'avait jamais voulu avoir de rapport sexuel avec son épouse sans préservatif. Mamou n'est donc pas infectée. Après ses études, Camara retourne au pays et épouse Mamou . Les deux jeunes mènent une vie normale.

Cette pièce de théâtre est jouée par un groupe de jeunes de 9 Centres d'écoute communautaires (CEC) d' Enda –Mali dans le district de Bamako. Il s'agit de Sébéninkoro , Yirimadio , Niamakoro Sabalibougou , Doumanzana , Banconi , Sikoroni , Bakaribougou et Enda-Mali . Les représentations ont débuté le 20 août et s'achèvent aujourd'hui.

C'est le quartier de Sikoroni en Commune II qui était à l'honneur lundi dernier. Le public, sorti massivement, a donné un grand éclat à la représentation de la pièce. La représentante d' Enda-Mali , Dr. Bah Diaminatou Sow , a expliqué que l'ONG a pris l'initiative, en partenariat avec l'Unicef, de faire véhiculer le message de la lutte contre le Sida par les jeunes à partir du constat que 3 jeunes sur 5 ne croient pas encore à l'existence du VIH.

Les modifications de l'incidence liées à une augmentation de la mortalité imputable au Sida ont fait que la prévalence relative du VIH s'est stabilisée au niveau mondial. Toutefois, le nombre de personnes atteintes continue d'augmenter du fait de la croissance de la population et, plus récemment, des effets de la thérapie antirétrovirale sur le prolongement de la durée de vie.

Selon le rapport 2006 sur la pandémie, le taux d'incidence du VIH a atteint son point le plus élevé dans le monde. Pour y faire face, les pays doivent vite trouver une méthode de sensibilisation efficace.

De l'avis de Kari Coulibaly, comédien et animateur à Enda-Mali , « pour mieux sensibiliser la population sur le Sida, il faut obligatoirement l'implication des jeunes ». Il n'a pas manqué de paraphraser Amadou Hampaté Bâ qui disait que « si l'on veut faire voyager les connaissances à travers le monde, confie-les aux enfants » .

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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  mundialito sub-17, Partizan-Stade : 5-0

Une douloureuse fin d'aventure pour les Blancs

Le Stade malien est tombé aux quarts de finale face à une très bonne équipe du Partizan de Belgrade sur le score de 5 buts à 0. L'aventure s'est achevée dans la douleur. Une vraie claque.

Les gamins du Stade malien sont tombés face à une impressionnante équipe du Partizan Belgrade qui dispose de 8 joueurs internationaux dans ses rangs. Un fait qui n'explique pas à lui tout seul le naufrage du Stade malien. Les jeunes Caïmans ont bien tenu collectivement et tactiquement jusqu'à la 20e, minute à laquelle l'arbitre siffle un penalty pour une faute de Bourama Diallo dans la zone de vérité. Predag Randjelovic transforme le tir.

Le Stade tient bon jusqu'à la pause avant de craquer à la reprise. Ranko (47e), Predag (53e) corsent l'addition. A 3-0, les Stadistes s'énervent et Bourama Diallo se fait expulser (59e) pour un 2e carton jaune. A 10 contre 11, la messe était dite pour le Stade qui boit le calice jusqu'à la lie avec 2 buts supplémentaires de Aco et Ranko . Le Stade terminera la partie à 9 contre 11 avec l'expulsion de Karim Sangaré à la 79e.

Signalons que lors de la 1ere édition du Mundialito (2005), le représentant africain, Kandji Sports du Cameroun n'a pu franchir le 1er tour. En 2006, Kaiser Chief d'Afrique du Sud avait été battu en quarts de finale par le Réal Madrid (3-1). Même scénario pour les jeunots du Stade malien de Bamako battus (5-0) par le Partizan de Belgrade. C'est dire que la compétition est assez relevée pour les clubs africains.

Au niveau des satisfactions, certains joueurs du Stade ont crevé l'écran. Il s'agit, entre autres, des attaquants Moussa Thiam et Adama Touré, des milieux Mamadou Cheick Chérif Doumbia et Hadian Touré  ainsi que du défenseur central Boubacar Sylla. Les recruteurs ont déjà commencé à les courtiser.

Baba Cissouma ,

(correspondance particulière)

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  STADE MALIEN DE BAMAKO CHAMPION

La consécration de la solidarité

Les Blancs de Bamako avaient bonne allure depuis le succès sur le Nianan (3-1) lors de la 14e journée consacrant le début de la phase retour du championnat. Le travail de Cheick F. Diallo, entamé après la 15e journée, a porté ses fruits grâce surtout à la solidarité des joueurs qui ne pensaient qu'au sacre.

Les nombreuses critiques souvent virulentes des uns et des autres ont finalement donné des ailes aux protégés de Mahamadou Samaké «  Samdièma  ». Le début a été difficile pour Mohamed Magassouba qui a eu du mal à composer une équipe conquérante. Les comités de gestion et des sages voulaient être rassurés avant les batailles de la Ligue africaine des clubs champions. Dans la mêlée, les joueurs, dont la plupart étaient à leur baptême de feu en équipe première, avaient du mal à supporter la pression.

Adama Touré «  Damus  » (le fils du regretté Binké Touré) et Lassana Goumané sont du lot. Ces deux talents n'avaient pas encore retrouvé leurs sensations, mais ils se sont affirmés au fil des matches. Le bon comportement des Blancs de Bamako en championnat malgré, leur élimination en Ligue des clubs champions et en Coupe du Mali, n'est pas un fait du hasard.

L'encadrement technique a eu la lucidité de revoir sa copie en temps opportun. Cela s'est d'abord opéré au niveau du choix des joueurs. Ensuite, l'improvisation l'a cédé à la discipline et à la rigueur tactique. Bakary Coulibaly «  Bako  » par exemple est revenu à son niveau acceptable et a retrouvé ses instincts de bagarreur et de buteur providentiel. Meilleur, canonnier de la saison avec 15 réalisations, il a finalement mis la plénitude de son talent au service de son club.

Le football moderne exige la polyvalence. Mais peut-on demander à Ronaldo de venir jouer le rôle permanent de demi offensif ? Bako se sentait plus à l'aise à son poste d'avant-centre. Il a tenu son poste et est revenu souvent apporter sa contribution au milieu et en défense. Connaissant les qualités et les limites de ses joueurs, Cheick Fantamady Diallo n'a rencontré aucune difficulté à repartir les rôles. Avec la lucidité et l'écoute de ses collaborateurs, l'entraîneur des Blancs de Bamako avait toutes les chances de réussir sa mission de sauvetage.

Une équipe de progrès

Cette saison, le Stade ne disposait peut-être pas d'un meilleur effectif pour impressionner les adversaires. Néanmoins, les joueurs n'avaient pas du tout un football naïf. Les jeunes éléments tels l'Ivoirien Bénogo Diaby , Daouda Bagayoko qui occupaient la défense ont une marge de progrès qui rassure. Lassana Goumané , Adama Touré, et Djelimery Kané sont des pièces maîtresses à entretenir. Ils peuvent rapidement progresser à l'ombre des Harouna Diarra, Ibrahima Abba Koné, Amadou Diallo « Docteur », Drissa Coulibaly «  Gombèlè  » et autres Boucader Diallo, Soumbeyla Diakité… qui ont mis toute leur expérience aux services de leurs cadets.

L'esprit qui prévalait autour de l'équipe est un exemple de maturité. Sur le terrain tout le monde attaquait et tout le monde défendait quand ça ne va pas. Cet engagement solidaire qu'affichaient les champions du Mali de ces trois dernières années a été une arme redoutable et déterminante dans la cette 12e consécration. Les membres des comités de gestion et des sages peuvent être fiers de leurs joueurs, de leur équipe qui doit maintenant chercher à se hisser dans le gotha des meilleurs clubs d'Afrique. Cela exige beaucoup de moyens humains et financiers.

Si Sam et ses collaborateurs arrivent à faire tomber l'arbre de la division plantée dans la grande famille, les Blancs de Bamako pourraient se hisser plus haut. Raison pour laquelle nous osons croire que les prochaines rencontres de famille qui vont se dérouler bientôt, s'orienteront vers l'entente et la solidarité.

C'est maintenant qu'il faut réunir toutes les forces dont le club peut disposer pour réaliser ses ambitions nationales et africaines. Et le plus dur ne fait que commencer.

Boubacar Diakité Sarr

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