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2007

Mois d'août

Les Echos du 27 août

« Eliminatoires ministérielles »

Beaucoup de nos concitoyens aspirent à présent à occuper de grandes responsabilités. Ambitions légitimes ou simple volonté de vivre plusieurs crans au-dessus de la moyenne sans trop se décarcasser ? Toujours est-il qu'à l'orée du remaniement qu'on annonce pour bientôt, nombreux sont ceux qui nourrissent l'espoir de s'asseoir enfin à la droite du boss. Il n'est que d'observer les carrefours, rues et ruelles de Bamako, devenus par endroits le réceptacle de sacrifices, pour se convaincre que, de ce point de vue-là, beaucoup de ceux qui espèrent sur quelque chose ne négligent aucune recette .

Mais la concurrence est rude. Ceux qui sont déjà en poste n'entendent pas demeurer en reste. En plus du «  dibi-dibi  », ils ont l'avantage d'être installés. A la télé, à la radio, dans la presse, chaque ministre désormais en « sursis » se donne le beau rôle : s'attribuant la paternité de telle action ou se faisant le plus apte à satisfaire les demandes du peuple à l'occasion du don d'un moulin, d'une pose de première pierre, d'une remise de chèque, « d'une maîtrise de l'insécurité » ou d'un bilan à la tête du département… De véritables plaidoyers pro domo , qui frisent le pathétique.

C'est ce qu'un de mes amis à l'humour corrosif appelle « les éliminatoires ministérielles ». A force de les entendre répéter quasiment les mêmes gestes, qui tournent en réalité autour de leurs ambitions immédiates, il se demande s'ils ne sont pas en train de se marcher sur les pieds, en tentant de gagner en un temps record plus d'estime qu'ils n'ont eu en plus de 3, 4, voire 5 ans de collaboration avec le grand chef. Comme le dit la sentence, « la nuit tous les chats sont gris ».

C'est dire qu'aujourd'hui, une place au gouvernement, ça se négocie dur. C'est une compétition qui ne fait aucune place aux enfants de chœur. Pour en sortir vainqueur, il faut avoir « l'endurance » d'un coureur de fond pour ne pas trébucher à la dernière minute. Il faut avoir la force et le désir de vaincre du lion qui bondit sur sa proie. Il faut avoir la ruse du renard pour éviter pièges, écueils et traquenards. Il faut surtout savoir utiliser les méthodes peu orthodoxes d'un «  Wangrin  » pour écarter, par des « attaques par derrière », des rivaux et savoir casser le sucre « cher » de ramadan sur leurs dos. Avoir le bagout ? Pourquoi pas ? C'est un atout supplémentaire. Quid donc de la compétence ? Et l'engagement patriotique ?

On le voit, entrer au gouvernement est aussi rude que les éliminatoires d'une Can. Il faut « mouiller le maillot » avant d'être convié au banquet où, pour certains, c'est l'ambroisie qui est servie. Alors, bon appétit, futurs bienheureux !

A. M. T.

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SCANDALE ENVIRONNEMENTAL A BANANKABOUGOU

Menace de poursuite sur le maire de la Commune VI

Un dépotoir nauséabond situé au mauvais endroit, entre le marché, la mosquée « Dawa » et le lycée Ibrahima Ly, voilà la raison de la colère des résidents de Banakabougou qui menacent de poursuivre le maire de leur commune et les quatre GIE pour pollution de leur cadre de vie. Responsabilité rejetée par ces parties.

« Nous sommes agressés chez nous. Aujourd'hui, nous sommes en position de légitime défense. Donc, nous n'allons pas nous laisser tuer par des ordures » , vociférait, vendredi, le président de l'Association environnement cadre de vie et citoyenneté, Ismaël Yéro Dicko. Un coup de gueule contre ce qu'il appelle le scandale environnemental à Banankabougou.

« Une situation incroyable : un dépotoir d'ordures au milieu des habitations, écoles, mosquée et marché. Il nous est aujourd'hui impossible de respirer, nos enfants sont condamnés à vivre avec le paludisme s'ils n'en meurent à cause des moustiques, des mouches déambulent dans nos maisons comme dans un WC. Nous n'en pouvons plus. Il est temps d'agir, nous n'allons plus croiser les bras » , prévient M. Dicko.

La population, sous la houlette de l'Association environnement cadre de vie et citoyenneté et l'Association pour le développement de la cité de Banankabougou, lutte depuis belle lurette contre ces ordures du siècle ? Les autorités municipales, le gouvernorat, les GIE de ramassage d'ordures ont tous été interpellés. En vain. « Le maire de la Commune VI a été incapable de répondre aux soucis de ses concitoyens » , s'indigne le président de l'Association.

Selon lui, si rien n'est fait, les deux associations se verront dans l'obligation de porter plainte contre le maire Souleymane Dagnon et les 4 GIE de ramassage d'ordures pour pollution de leur cadre de vie et non-assistance à personnes en danger.

Chantage

Approché, le maire de la Commune VI se défend et jette la responsabilité sur la mairie du district. « Cet espace est un dépôt de transit de la mairie du district qui est chargée de le vider toutes les semaines. C'est la mairie du district qui le gère, pas moi » , se défend-il.

Quant au responsable du GIE Faso Baara, Sinaly Dembélé, il est formel : « C'est la mairie qui nous a dit de verser les ordures sur cet espace. Et tant qu'on ne nous montre pas un autre site, nous n'allons quand même pas manger les ordures ? » .

A l'issue d'une rencontre jeudi dernier à 23 h, le nouveau maire du district Adama Sangaré, se serait engagé devant la population à prendre des mesures dans les prochains jours.

En attendant, la population a pris, hier dimanche au cours d'une assemblée générale, des mesures urgentes. Car, explique un résident, « la mairie est responsable. Mais nous sommes les premiers concernés. Il s'agit d'abord de notre cadre de vie et nous sommes prêts à tout, à mettre la main à la poche pour l'assainir » .

Ainsi, elle a recruté des gardiens pour empêcher les camions des GIE de déverser leurs contenus aux abords des habitations. Elle a aussi adressé des correspondances aux propriétaires des îlots transformés en dépotoir pour qu'ils aillent les occuper. « Soit, ils viennent occuper leur terrain ou nous allons les transformer en espaces verts » .

Les habitants de Banankabougou ont enfin lancé un message d'avertissement aux politiques sur leur responsabilité dans la résolution de ce problème. Lors des dernières législatives, la majorité d'entre eux avait boycotté les urnes et le jeune député Me Demba Traoré qui loge à une centaine de mètres du dépotoir. L'on avait seulement enregistré 3 % de taux de participation à Banankabougou.

Sidiki Y. Dembélé

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INSALUBRITE A KALABANCORO

La mairie indexée

Suite à notre article de mercredi dernier intitulé : « Kalabancoro les ordures de la discorde », nous avons reçu les réactions d'un responsable de GIE de ramassage d'ordures dudit quartier. Celui-ci estime que l'insalubrité qui sévit à Kalabancoro découle de l'irresponsabilité de la mairie qui ne fait pas de l'assainissement une priorité.

La gestion d'ordures est un casse-tête chinois pour les autorités municipales de la capitale. Certes, Bamako est sale et même très sale, mais elle ne dame pas le pion à Kalabancoro qui relève de la Commune de Kati. Dans l'une de nos parutions, nous évoquions l'envahissement des alentours de l'école publique, du Cscom et de la brigade de gendarmerie par des dépôts d'ordures. Ces immondices sont minimes par rapport à celles déposées à la rue 166 à Kalaban-Plateau, à quelques mètres de la résidence du ministre du Plan et de l'Aménagement du territoire, Marimanthia Diarra.

Là-bas, ce que nous avons vu dépasse l'entendement. Au beau milieu des concessions occupant toute la rue, un vaste dépôt d'ordures à ciel ouvert nargue les citoyens, à commencer par le ministre apparemment indifférent à cette source de nuisance. Difficile de relier les concessions sur une moto ou en voiture à plus forte raison à pied au risque de se voir mordre par un reptile ou de se blesser. Les habitants qui sont tout au tour des résidus sont obligés de les contourner.

Sachant que les ordures vont bientôt l'envahir, le ministre Marimanthia a interpellé le GIE qui s'occupe de ramassage d'ordures. « Monsieur le ministre, il faut quand même un endroit pour déverser les ordures ramassées » , lui a-t-on répondu tout en rappelant que la mairie n'a jamais indiqué d'endroit pour déverser les ordures. Le ministre s'est alors tu, laissant la situation comme telle.

Selon le responsable du GIE, le maire et son adjoint ont été informés par ses soins. Il affirme avoir effectué une sortie avec des élus communaux pour faire le constat. « Mais la montagne a accouché d'une souri » , déplore-t-il.

Les ordures grossissent chaque jour davantage avec tout ce que cela comporte comme conséquences sanitaires sur les populations environnantes. A défaut du secours de la mairie et du ministre, il urge, pour les populations voisines, de trouver des solutions pour se débarrasser de cette source de pollution et de maladies.

Amadou Sidibé

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REHABILITATION DE SENOU

L'ADS proteste, la mairie persiste

A la demande du chef du village, la mairie de la Commune VI et le gouvernorat du district ont accepté la réhabilitation de Sénou. Mais dimanche 19 août l'Association pour le développement de Sénou, a exigé l'arrêt des travaux. Motif : le double langage de l'entreprise chargée d'exécuter les travaux et le flou qui entoure le processus de réhabilitation .

Sénou, un quartier (en réalité un gros village) comme d'autres quartiers de la périphérie de Bamako n'est pas viabilisé. Le village, qui compte plus de 15 000 habitants, est accessible principalement par la route nationale 6. Même si le quartier dispose de centres de santé, d'écoles, il lui manque encore l'électricité, des équipements marchands adéquats, des espaces verts.

L'accès à l'eau potable à cause de l'insuffisance des bornes-fontaines est également une des difficultés que vivent les habitants du quartier. A ces difficultés, s'ajoute celle de la circulation à cause de l'étroitesse des rues, voire la présence de culs-de-sac par endroits.

Les quartiers non viabilisés ou non lotis sont très souvent des repaires de bandits de tout acabit. Et Sénou ne fait pas exception à cette règle, d'où la demande du chef de village aux autorités communales et du district en vue de la réhabilitation du quartier. Le coup d'envoi des travaux de réhabilitation a été donné jeudi 16 août.

La viabilisation du quartier comporte donc beaucoup d'avantages parce qu'elle permettra d'améliorer sensiblement le cadre de vie des habitants en leur facilitant, entre autres, l'accès à l'eau potable, l'électricité, la circulation… Six groupes d'agents marqueurs ont été déployés sur le terrain. Leur travail : apposer les numéros d'identification sur les toutes les concessions.

Quiproquo

Mais cette opération de réhabilitation est contestée par l'Association pour le développement de Sénou (ADS). Celle-ci exige des autorités communales et du district qu'une dizaine de représentants des populations intègrent la commission de supervision des travaux. Toutes choses que refusent les autorités, qui affirment que selon les textes en la matière, la population n'a droit qu'à trois représentants.

L'ADS explique sa revendication par le fait que trois personnes au sein de la commission est très peu pour représenter valablement la population. Un autre motif de l'Association pour demander l'arrêt des travaux, selon Ya Traoré, un des membres, est le double langage de l'entreprise chargée de l'exécution des travaux et le flou qui entoure le processus de réhabilitation. « Tantôt l'entreprise parle de lotissement, tantôt de réhabilitation, c'est-à-dire faire seulement des voies. Nous voulons une transparence dans les opérations et l'entreprise GESCI ne nous inspire pas confiance » .

Mais pour le maire délégué de Sénou, qui précise qu'il s'agit bien d'une opération de réhabilitation et non d'un lotissement, les travaux de recensement vont continuer. Zan Coulibaly, le maire délégué, assure qu'une zone de recasement est déjà mise à la disposition de la mairie par le cercle de Kati.

Selon le maire, il faudra attendre la fin des opérations de recensement pour déterminer le nombre d'habitants à recaser. M. Coulibaly voit dans les agissements de l'Association une façon de saboter les travaux.

Denis Koné

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BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS

Le Mali aura bientôt sa cimenterie

Le Mali aura bientôt sa propre cimenterie ! La nouvelle a été accueillie par un ouf de soulagement par les utilisateurs de ciment. Ce qui n'est pas surprenant car cette nouvelle unité industrielle tant attendue va combler partiellement les besoins futurs du pays à des prix accessibles. Mieux, elle va démentir les propos sceptiques du ministre Choguel Kokala Maïga qui affirmait que le Mali, en l'état actuel des choses, ne peut avoir sa cimenterie.

Le Mali sera-t-il bientôt parmi les pays producteurs de ciment ? A écouter le chef de l'Etat sur les antennes de la télévision nationale, ce n'est plus qu'une question de mois. De retour de Tripoli, ATT a déclaré que la Libye va s'investir pour la mise en place d'une usine de ciment au Mali. Et un ciment « made in Mali » à des prix abordables. Ce qui est un vœu ardent de beaucoup de Maliens qui achètent le ciment ivoirien, sénegalais, ghanéen… à des prix exorbitants (entre 6000 et 6 500 F CFA le sac).

A défaut de pouvoir couvrir toute la demande actuelle du pays, la nouvelle cimenterie pourrait au moins contribuer à une stabilisation des prix sur le marché. Le Mali importe actuellement, selon les données officielles, au moins 1,5 million de tonnes de ciment par an. Pis, « les prix ont doublé en dix ans tandis que la qualité baisse » , estiment les consommateurs qui se plaignent du fait que les autorités n'arrivent pas à se construire une usine propre. Ce qui est en flagrante contradiction avec la volonté politique qui prône sans cesse un accès facile aux logements.

Les nombreuses interpellations des plus hautes autorités avaient conduit le ministre du Commerce, Dr. Choguel K. Maïga, a déclarer que le Mali ne pouvait pas avoir sa cimenterie en raison du coût élevé de l'électricité et des problèmes de transport. Il ajoutait que toutes les données avaient démontré que la cimenterie de Diamou n'était pas rentable. « On continue à importer du ciment en attendant que les obstacles soient levés » , disait-il. Ces obstacles ont-ils été levés pour que la Libye accepte d'implanter une cimenterie au Mali ?

Premier responsable du commerce, incapable de trouver un remède à la hausse des marchandises, Choguel se contente toujours de dire que le pays est bien approvisionné sans pourtant donner une solution pérenne. A l'image de la hausse des denrées alimentaires, les Maliens doivent prendre leur patience en mal.

Nous apprenons que la future cimenterie pourrait voir le jour à Kayes où ailleurs. Ainsi le chef de l'Etat laisse le soin à l'investisseur de faire son choix sur la ville qui abritera l'usine. Mais, selon des experts, c'est Kayes qui est la région la mieux indiquée pour abriter l'unité industrielle. En effet, toutes les matières premières nécessaires à la production du ciment sont disponibles en abondance dans cette région.

Pour le calcaire nous avons des réserves de plusieurs millions de tonnes. Idem pour l'argile et autres. Et en matière d'électricité, le barrage de Manantali est un atout majeur pour la 1re région du Mali. Pourquoi ne pas l'implanter à Diamou, le site de l'ex-cimenterie plus proche du principal lieu d'exploitation des intrants ?

Créée sous la 1ere République avec des investissements et équipements soviétiques, la cimenterie de Diamou a d'abord été exploitée par la Socima, une entreprise d'Etat qui l'a cédée à des particuliers maliens au bout d'une vingtaine d'années d'exploitation. De 36 345 tonnes de ciment en 1970, la cimenterie de Diamou est passée à 15 480 tonnes de ciment en 1996. Ces données sont aujourd'hui très insignifiantes au regard des besoins.

Le Mali est un pays en chantier dans tous les domaines. Il existe de nombreux projets publics et privés dans le secteur des BTP. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Sans compter les mines d'or qui sont de grandes consommatrices de ciment.

Amadou Sidibé

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 PAUL DAMIEN MARIKO, HANDICAPE DIPLOME

Des frustrations au quotidien

Lorsque la volonté politique est en déphasage total avec la réalité, elle ne devient que pure démagogie pour ceux qui devraient en profiter. Ainsi, pour Paul Damien Mariko, la solidarité nationale prônée par les dirigeants de ce pays en faveur des handicapés n'est que de la poudre aux yeux. Handicapé physique et diplômé en géographie du développement depuis 2001, il est toujours au chômage malgré ses efforts et sa volonté de contribuer au développement de son pays.

« Toute ma vie, je me suis battu pour prouver qu'un enfant handicapé pouvait réussir comme tous les autres. Mais, aujourd'hui, je suis au point de me demander ce que ce combat a servi car je ne parviens pas à mettre mes compétences au service de mon pays »  !

Ce cri de cœur est celui de Paul Damien Mariko, un déficient moteur. Diplômé en géographie du développement de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash), il est en quête d'emploi depuis la fin de ses études en 2001.

« Aujourd'hui, presque tous mes camarades de promotion travaillent. Ils se sont mariés et ont presque tout. Intellectuellement, ils n'ont rien de plus que moi. La seule différence est sans doute mon handicap » , déclare-t-il très déçu.

Et pourtant, Dieu sait que Paul n'a jamais croisé les bras en attendant un emploi du ciel. Il s'est d'abord heurté à l'incohérence du système universitaire du Mali.

En effet, ne sachant dans quel domaine d'activité employer les diplômés en géographie du développement, le gouvernement a mis du temps avant de prendre en compte leur profil au niveau du recrutement à la Fonction publique. Finalement on a compris qu'ils pouvaient être utiles dans la planification, l'aménagement du territoire ou comme administrateurs du tourisme.

Mais, malgré ses nombreuses tentatives aux concours d'entrée à la Fonction publique, Paul se morfond dans le chômage depuis six ans. Pour résoudre son problème, il a presque frappé à toutes les portes. A commencer par celle de l'actuel locataire de Koulouba et de son épouse.

« J'ai rencontré ATT alors qu'il était encore président de la Fondation pour l'Enfance. Il m'a promis de m'aider une fois mes études terminées. J'ai tenté de le rencontrer quand j'ai eu mon diplôme. Mais, en vain. Son entourage m'a toujours empêché de le rencontrer » , nous explique le jeune Mariko.

Des espoirs déçus

« Lors du décès d'un grand-père, il y a moins d'un an, je me suis débrouillé pour voir la première Dame. Je lui ai remis mon dossier en mains propres. Et elle m'a promis de me rencontrer le plus tôt possible. J'attends toujours » , indique notre interlocuteur.

Loin de baisser les bras, il a continué à frapper aux portes dont un grand nombre sont restées fermées. « Beaucoup de responsables pensent que quand nous venons à eux, que c'est pour leur quémander de l'argent. Ils inventent alors tous les prétextes pour ne pas nous rencontrer » , s'offusque le jeune diplômé.

Et il n'a pas eu gain de cause au niveau de celles qui se sont ouvertes. « J'ai rencontré le ministre de la Fonction publique en personne. Il m'a assuré qu'il avait l'habitude de gérer ce genre de cas et qu'il allait veiller personnellement à ce que je sois vite intégré à la fonction publique » , se rappelle Paul. Il ajoute, « le directeur national du développement social m'a donné la même assurance. Il m'a dit qu'il allait tout faire pour m'obtenir un emploi, même si c'est en dehors de mon domaine de formation » .

Ces différentes rencontres n'ont pas encore abouti à grand-chose. « Je suis sorti de ces différentes rencontres serein, optimiste et plein d'espoir ». A bientôt 35 ans (il est né le 26 septembre 1972 à Bamako), Paul Damien attend toujours de décrocher son premier job. Son infirmité fait qu'il n'est pas assez opérationnel sur le terrain. Ce qui réduit considérablement ses chances au niveau des ONG.

Après avoir tenté sa chance une fois au concours des planificateurs, Paul Damien Mariko va se présenter pour la 3e fois consécutive à celui des administrateurs du tourisme sans grand espoir. Toutefois, il ne compte pas baisser les bras. Ce qui explique son adhésion au Collectif des handicapés diplômés du Mali (COHD) qui a pour devise : « Seul le travail ennoblit l'Homme »  ! Ils comptent se battre pour avoir un traitement de faveur qu'ont droit les handicapés dans tous les pays par rapport surtout à l'accès à l'emploi.

« Aux responsables du pays, nous demandons juste un emploi pour nous épanouir socialement et contribuer au développement socioéconomique de notre pays » , souligne Paul. Et cela ne doit pas être de la mer à boire pour le gouvernement que d'intégrer des cadres handicapés comme Paul qui ne courent certainement pas les rues.

Moussa Bolly

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 LE HANDICAP

Un facteur de discrimination

« Avoir un handicap c'est ne pas pouvoir exercer toutes ses capacités à cause d'une condition physique ou mentale diminuée » , définit l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Certaines personnes naissent avec leur handicap. D'autres, par contre, l'acquièrent suite à un accident ou à une maladie.

Selon l'OMS, le monde compterait 750 millions d'handicapés dont 80 % vivent dans des pays en voie de développement. La même source indique que 10 % de la population des pays en développement est handicapée.

Un enfant sur dix est confronté au problème du handicap dans le monde. Et seulement 2 à 3 % des enfants handicapés des pays pauvres vont à l'école. Cela peut-être vérifié sans problème au Mali. Ces chiffres sont sans doute nettement en dessous de la réalité.

Mais, il est évident que l'épanouissement de la personne handicapée dépend du niveau d'éducation et des opportunités de formation que la société est en mesure de lui proposer. Malheureusement, les personnes handicapées sont souvent évitées, isolées et stigmatisées dans leur communauté et sont privés des moyens de réussite accordé aux autres.

En tout cas, pour ceux qui souffrent de handicap comme Paul Damien Mariko ou Nabou, les raisons de frustration ne manquent pas dans la société malienne dans laquelle la solidarité est de plus en plus de façade. Puisque les personnes handicapées ne peuvent souvent pas accéder à l'école ou trouver un emploi, elles se retrouvent, par manque de compétence, parmi les populations les plus pauvres de la société.

Pis, les enfants handicapés sont encore considérés comme des incapables. Personne ne leur apprend à développer leurs compétences. De ce fait, ils ne contribuent pas au développement de leur société et sont considérés comme des fardeaux. Au-delà des discours politiques, il faut créer les conditions réelles permettant de battre en brèche les préjugés sur le handicap dans la société malienne. Et cela va au-delà de l'aspect médical.

C'est aussi un problème culturel qui nécessite un changement de mentalité et de comportement à l'égard des personnes souffrant de déficience. Le terme « handicapé » a d'ailleurs une connotation négative. « Or, si on apprend à un enfant sourd à lire sur les lèvres et à vivre avec des gens qui parlent le langage des signes, il n'est plus nécessairement handicapé et peut contribuer à l'édification de la société » , indiquent les spécialistes.

Nous devons chacun œuvrer à aider les personnes handicapées à devenir des membres actifs de nos familles et du pays. Et, en la matière, il est vrai que fournir par exemple des verres correcteurs aux enfants, offrir des fauteuils roulants à ceux qui en ont besoin ou construire des bâtiments accessibles aux personnes en fauteuils roulants… sont des initiatives à encourager. Mais, il faut aller au-delà amorcer des réformes courageuses comme celle de la Fonction publique au Mali.

Il est inacceptable que des jeunes comme Paul, Nabou…, qui ont courageusement ment surmonté leur handicap en décrochant des diplômes, puissent chômer durant de longues années. Ils doivent être intégrés systématiquement dans la fonction publique. Dans toutes les démocraties dignes de ce nom, les minorités bénéficient de discrimination positive. Et les handicapés diplômés en sont une.

Comme le dit Paul en contenant ses frustrations, « nous n'avons pas besoin de pitié, mais de la concrétisation de la volonté politique en matière de solidarité et d'emplois en notre faveur. Nous voulons avoir l'opportunité de mettre nos compétences au service de notre pays et vivre dignement de notre travail » . Noble requête !

Moussa Bolly

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 TEMOIGNAGE

Le cœur face aux préjugés

L'une des formes de discrimination qui frappent les personnes handicapées est surtout sentimentale. Elles sont le plus souvent frustrées en amour. Quel que soit leur degré d'amour, peu de garçons osent s'afficher par exemple avec une fille handicapée. Heureusement, quelques courageux bravent les préjugés et la stigmatisation pour vivre cet amour et même le concrétiser en mariage. C'est le cas d'un ami que nous allons désigner sous le pseudonyme de Damus. Lisez plutôt son témoignage qu'il a voulu anonyme par respect pour son épouse.

« J'ai rencontré Nabou (nom fictif) à l'Ecole normale supérieure (EN Sup). Je préparais mon mémoire et elle était jeune bachelière. A notre première rencontre, j'ai littéralement eu le coup de foudre à cause de son extraordinaire beauté. Et je pense que cela a été réciproque. Nous nous rencontrions régulièrement à la documentation.

Certainement intimidée par son infirmité, elle était toujours à l'écart des autres. Mais, je l'approchais pour discuter. Les sujets de causerie ne manquaient pas, surtout qu'elle voulait être sociologue comme moi. Petit à petit, nous sommes devenus des amis. Je devins même son confident. C'est ainsi que j'ai appris que c'est une injection qui l'avait rendue infirme du pied droit. Elle n'avait que 5 ans. Et depuis, elle porte une prothèse pour ne pas marcher avec une béquille.

Mais, ce que je ressentais pour elle était plus que de l'amitié : je l'aimais comme je n'ai jamais aimé une fille dans ma vie . Mais, comment lui déclarer ma flamme ? Des filles comme elle sont généralement très réservées de peur des mauvais coups que peuvent leur jouer certains vicieux. Après s'être fréquentés plus d'un an, je pris mon courage à deux mains pour lui avouer mon amour. Ce qu'elle me dit me bouleversa. « Pourquoi serais-tu amoureux d'une handicapée, un si jeune, beau et intelligent garçon à l'avenir prometteur comme toi ? Sois raisonnable et ne te complique pas la vie. Restons de bons amis, cela vaut mieux pour tous les deux » , me répondit-elle.

Je savais pourtant que je ne lui étais pas si indifférent. C'est la réaction de mon entourage qui lui faisait surtout peur. J'ai mis du temps à la convaincre que je me fichais pas mal du jugement des autres. Ce qui m'importait le plus, c'était de jouir de son amour et de sa confiance. Finalement, nous sommes devenus des amants. Une vie amoureuse qui devait se heurter à l'incompréhension de beaucoup de personnes. A commencer par celle de ma famille et de mes amis.

Je me rappelle encore du premier jour où j'ai amené Nabou au grin . Je vois encore ses regards moqueurs sur moi. Les filles ne se sont pas surtout ménagées pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas sa place parmi elles. Le lendemain, je fis exprès pour venir seul afin d'écouter leurs griefs. « Ce n'est parce que Sira t'a laissé tomber que tu vas te consoler avec une handicapée » , me dit la copine d'un ami. En effet, je me relevais d'une déception sentimentale. Sira m'avait délaissé au profit d'un riche opérateur économique.

Quant à mes amis, ils m'ont traité sans ménagement. Ce qui me faisait mal dans tout cela, c'est qu'aucune fille du grin ne valait ma Nabou. D'abord, elle était plus cultivée qu'elles. La plus instruite avait seulement un brevet de technicien (BT) en comptabilité. Et celle de qui elle se moquait allait bientôt avoir sa maîtrise en sociologie. Sur le plan de la beauté physique, elles ne pouvaient pas non plus soutenir la concurrence car Nabou ressemblait beaucoup plus à une houri tombée du ciel qu'à une personne tant elle est belle. Une beauté resplendissante au fil des ans.

Qu'avaient-elles de plus pour se moquer d'elle ? Une personne doit-elle être privée d'amour parce qu'elle est handicapée ? Par la suite, j'ai rompu avec des amis parce qu'ils ne parvenaient pas à accepter ma liaison avec Nabou. Malheureusement, ma famille a réagi de la même manière. Ma mère et mes sœurs ont été surtout très sévères à son égard. Elles sont allées jusqu'à me dire que je les couvrais de honte en épousant une handicapée qui n'est qu'un « sac à problèmes » .

Loin de m'abattre, ces méchancetés n'ont fait que raffermir mes sentiments pour celle qui partage ma vie aujourd'hui comme épouse. J'ai dit à mes parents : « Je préfère rester célibataire toute ma vie que de trahir Nabou en épousant une autre » . Et je n'ai pas cédé aux menaces. C'est donc contre la volonté des miens que je me suis marié. Un mariage presque boudé par ma famille. Mais, l'essentiel pour moi s'était de m'être lié à Nabou pour la vie.

Ce boycott familial n'a malheureusement pas été la seule frustration que nous avons eue à affronter. A la fin de ses études, Nabou devait affronter également la discrimination liée à l'emploi. Même avoir un stage n'a pas été chose aisée. « Les handicapés ne sont pas faciles à gérer »  ! « Désolé, nous avons suffisamment de stagiaires » … Voilà la réponse qu'on donnait à ses demandes de stage ou d'emploi. Finalement, c'est grâce à un ami qu'elle obtint un stage dans la représentation nationale d'un organisme international.

Une opportunité qu'elle ne lâcha plus. Elle fit vite ses preuves et fut finalement recrutée. Courageuse et compétente, elle ne tarda pas non plus à grimper les échelons. Surtout qu'elle avait profité de son long chômage pour apprendre l'Anglais afin d'accroître ses chances sur le marché de l'emploi. Et depuis 2 ans, nous vivons à Genève avec nos 3 enfants (deux filles et un garçon) car elle travaille aujourd'hui pour le compte d'une ONG internationale. Une promotion qui m'a profité également sur le plan socioprofessionnel.

Face à la réussite de Nabou, ma famille a fait marche arrière. Quand j'ai pris la décision d'envoyer mon père à La Mecque, c'est elle qui a payé les frais de ma mère pour qu'ils aillent ensemble. Ses parents ont accompli ce devoir religieux en même temps que les miens. Grâce à elle, mes sœurs qui la détestaient tant ont pu régulièrement entrer en Suisse où elles ont un emploi stable. Elles sont aujourd'hui gênées de se retrouver devant Nabou vengée par le destin.

Aujourd'hui, je ne regrette pas ce mariage car Nabou n'a cessé de me rendre heureux depuis le jour où je l'ai croisée à l'entrée de l'EN Sup. Si j'avais écouté les amis et ma famille, toute ma vie aurait sans doute été regret. Heureusement, je n'ai écouté que mon… cœur ! »

Propos recueillis par

Moussa Bolly

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 RESIDENCE « CASE SANGA »

Pamela se hisse en finale

Case Sanga, une émission de télé-réalité, suscite beaucoup d'engouement auprès des jeunes. Ils ont massivement assisté à la première demi-finale de l'émission en dépit de la pluie. Et c'est la charmante Pamela à la voix éblouissante qui est sortie victorieuse de la soirée face à Cheick Siriman Sissoko.

Malgré la pluie, les jeunes sont venus de tous les quartiers de Bamako pour prendre d'assaut le Palais de la culture vendredi dernier. Chacun voulait être le témoin oculaire du grand derby artistique entre Paméla Badiégo et Cheick Siriman Sissoko, deux talents purs en nette progression depuis qu'ils sont à la Résidence Case Sanga.

La salle Bazoumana Sissoko a vraiment vibré avec ce public immense qui, tout au long du spectacle, scandait les noms de leurs idoles, brandissait des pancartes et des banderoles et accompagnait surtout les nominés dans leurs prestations. Tous les quatre lauréats de cette avant-dernière étape ont réalisé des prestations honorables. Mais, ce sont les deux protagonistes du jour, Pamela et Cheick, qui se sont mis en exergue à travers deux play-back bien inspirés.

Au finish, le jury, composé d'éminents personnalités comme Idrissa Soumaoro et Massambou Wélé Diallo, a proclamé Pamela Badiégo vainqueur avec une moyenne de 15 sur 20 contre 12 sur 20 pour Sissoko. Cependant, Cheick Siriman Sissoko a obtenu 1795 voix contre 1403 voix pour Pamela à travers le vote par des fans par SMS.

L'étudiante gabonaise en biochimie a gagné grâce à sa « bonne maîtrise scénique, son courage et sa parfaite communion avec l'orchestre et le public », a précisé Hamadoun Kassogué dit Kass, porte-parole du jury. Pour joindre l'utile à l'agréable, le beau monde du Palais de la culture a savouré les prestations des jeunes talents comme Tenin Kouyaté, Alou Sangaré, Adama Yalomba et Tata Pound.

La 2e demi-finale, prévue vendredi prochain entre Mamadou Dembélé alias Dabara et Mohamed Diaby, promet d'être très serrée dans la mesure où tous les concurrents sont talentueux.

En parlant de Case Sanga le 10 août dernier, Mangala Camara disait que « les jeunes doivent être aidés à assouvir leur passion et à réaliser leurs ambitions ». Il a bien raison car, aujourd'hui, « l'émission préférée des Maliens » sert non seulement d'émulation pour la jeunesse en général, mais elle offre aussi l'opportunité aux jeunes artistes talentueux de rayonner sur la scène musicale en faisant valoir leur talent auprès des mélomanes.

Case Sanga traduit donc l'engagement et le désir de ses organisateurs, que sont Fanaday Entertainment, Blomba Production et Africable à promouvoir la jeunesse à travers la réalisation de sa passion. Avec des diffusions régulières, « la Chaîne du continent » a grandement participé à la vulgarisation de l'émission.

D'ailleurs, à ses heures de diffusion, les jeunes se bousculent devant le petit écran. Plus qu'une compétition, Case Sanga est une école et une famille où la communion et la solidarité ne sont pas de vains mots. La preuve, c'est que ses huit derniers lauréats ont des projets communs et sont même en studio.

Ogopémo Ouologuem

Ramata Kéita

(stagiaires)

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 Entre Capi et Ousmane

Le cœur au service de la patrie

Un pont humanitaire entre le Mali et la société « Etoiles de l'ombre » permet à l'agent Fifa Ousmane Doumbia et l'entraîneur Mamadou Kéita « Capi » de poser des actes utiles pour le pays. Les deux hommes qui ne s'étaient plus rencontrés depuis 1993, ont renoué le contact physique à la faveur du tournoi mondial des clubs de cadets qui se déroule présentement en Espagne.

Né en France, Ousmane Doumbia (37 ans) est un ancien footballeur qui a été découvert à la veille de la participation malienne à la Can « Tunis-94 » (Tunisie). Et, depuis une dizaine d'années, il a décidé de faire le football autrement. Agent Fifa depuis 2004, il anime avec ses associés (Pascal et Sonia Grambin , Venus Gomis ) deux sociétés qui s'occupent exclusivement du sport. Il s'agit notamment de Management Sport Agency (MSA) et Etoiles de l'ombre qui s'occupent respectivement de la gestion des carrières et de l'image des sportifs.

C'est dans le cadre de la gestion d'image de l'international français de handball d'origine togolaise, Luc Abalo , que la société a pu obtenir une importante quantité d'équipements sportifs de marque Asics . En bon patriote, M. Doumbia et Associés se sont décidés à équiper des disciplines au Mali dont le handball, le cyclisme, le basket-ball et surtout le centre de football «  Bobabin  » de Mamadou Kéita « Capi » . C'est cet ancien entraîneur des Aigles du Mali qui l'a découvert en 1993, alors qu'il évoluait à Noisy -Le Sec, lors de la détection d'expatriés susceptibles de renforcer la sélection nationale de football.

Après avoir participé au tournoi Amilcar Cabral à Freetown en 1993, et malgré sa non-sélection pour « Tunis-94 », Ousmane Doumbia a entretenu de bons rapports avec Capi . L'un et l'autre s'apprécient mutuellement sur le plan des rapports humains. « Capi m'a surtout séduit par sa franchise et son honnêteté » , nous a confié M. Doumbia . Pour Capi , Ousmane jouit d'une bonne éducation qui lui permet une adaptation à toute épreuve.

C'est sur la base de cette estime mutuelle que les deux hommes ont établi un ambitieux programme humanitaire pour le sport malien. Si les autres disciplines (handball, basket-ball et cyclisme) n'ont pu obtenir leurs équipements faute d'appui logistique (les sollicitations d'aide à les acheminer ayant échoué au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports), le centre «  Bobabin  » a pu obtenir un important lot d'équipements comprenant des maillots, des survêtements, des chaussures et des blousons.

Au-delà, les deux hommes inscrivent leurs actions dans la durée et sur la base d'un contrat moral. De nombreux footballeurs maliens pourraient connaître une meilleure gestion de leur carrière comme les professionnels Jean Sylvain Bambin, Bakary Sacko , Lamine Méité et Lamine Koné de Châteauroux ou Narcisse Bonan et Jimmy Boubou Kébé de Boulogne-Sur-Mer. Il faut rappeler que c'est Ousmane Doumbia qui a placé Jimmy Boubou Kébé à Lens avant de lui faire découvrir par le Mali.

Aujourd'hui, Ousmane et ses associés ont en main la gestion de la carrière d'une trentaine de joueurs de plusieurs nationalités dont des Maliens, des Ivoiriens et des Sénégalais. Nul doute que son partenariat avec Capi lui permettra de rendre de louables services à ses cadets au grand bonheur du football malien.

Baba Cissouma

( correspondance particulière depuis l'Espagne)

 

 

COUPE DU MONDE DES CLUBS Les cadets du Stade en quart de finale

Le Stade malien de Bamako a obtenu son ticket pour les quarts de finale. Le Stade (3 points, -1) a obtenu la 2e place du groupe 2 devant le PSV Eindhoven (3 points, -1) grâce au goal différentiel. Les protégés Madou Kéita dit Capi ont battu le FC Barcelone par 1 but à 0 grâce à un but d' Adama Touré. En quart de finale, le Stade malien joue contre le Partizan de Belgrade. Une rencontre prévue aujourd'hui.

B. C.

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