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2007

Mois d'août

Les Echos du 23 août

DJIGUIBA KEITA DIT PPR REPOND A ISSA NDIAYE

Le donneur de leçons ferait-il la cour à ATT ?

Vous avez créé l'Adéma pour l'abandonner pour des raisons que personne ne connaît ! Vous avez été l'un des premiers à accourir chez IBK pour la création du RPM, vous l'avez abandonné en plein midi ! Vous avez appelé à voter « ATT - le recours », avant de vous retourner contre lui ! Vous avez accouru au FDR avant de l'abandonner au lendemain de la signature du protocole d'accord du 25 février 2007, reniant votre signature ! Aujourd'hui, vous dites à ATT qu'à part vous-même, personne ne vaut rien au Mali ! Que voulez-vous ?

Après un temps de réflexions, je me résous à répondre aux assertions du Pr. Issa Ndiaye parues sur « les élections » qui viennent de se passer au Mali.

Mais en avant-propos, je dois dire : pauvre Mali ! C'est à la fin des élections générales que le président de la Cour constitutionnelle avoue sans sourciller que « beaucoup d'acteurs politiques, des candidats de tous ordres de quelque bord que ce soit se sont installés à demeure dans la fraude généralisée » . Ainsi, le président de la Cour ne fait que donner raison au FDR qui a clamé sur tous les toits qu'il n'y a pas eu d'élections au Mali tant la fraude d'Etat a dépassé tout ce qu'on peut imaginer par les manœuvres et chantages de la haute administration, de la Sécurité d'Etat et de certains officiers supérieurs !

Malgré cet aveu ahurissant, ni lui, ni aucun des 8 autres sages, ni la Céni qui a toujours dit que tout s'était bien déroulé, ni, a fortiori, le ministre de l'Administration territoriale ou le patron de la DGE ne démissionne. Pauvre Mali ! Et dire qu'on a eu tant de morts pour l'avènement de la démocratie ! Quel recul !

Mais revenons à Issa Ndiaye.

Parvenu au FDR grâce au « portage » d'IBK, qui a bon cœur et dos large, comme il l'avait déjà montré en 2002 en ramenant Me Tall à l'Assemblée nationale, le Pr. Issa Ndiaye ne sait certainement pas que le Parena et l'ADJ n'étaient pas favorables à son parachutage dans ses rangs, pas tant qu'il était venu en retard que parce qu'on ne peut jamais compter sur sa constance : « a tè ko laban ! » . Nous avons, par égard, cédé à IBK, auprès de qui un ami du professeur était venu plaider pour qu'un tel regroupement ne se fît sans « cet opposant ! » . On y reviendra. D'ores et déjà, on peut s'étonner de 2 affirmations gratuites :

Le choix du président du FDR n'a posé aucun problème : la direction nationale du RPM a porté son choix sur le président du Parena. Tous les autres membres du FDR étaient d'accord parce que le Parena avait bien assumé les tâches jusqu'à cet instant. C'est précisément le président du Parena qui, après avoir remercié les camarades pour cette confiance, a proposé que le seul président d'institution parmi nous et dont le parti était de loin le plus grand du FDR en devienne le premier président. M. Dramé expliquait que le Parena avait déjà beaucoup eu du FDR : le siège et le porte-parole. C'est sur cette sage réflexion que nous avons élu IBK par acclamations à la tête de notre regroupement.

C'est toujours mieux de parler de ce que l'on sait : il aurait suffi que le Pr. lût la plate-forme du FDR pour qu'il ne tombât pas dans des affirmations gratuites du genre :  « le FDR manquait d'âme. Ce ne fut même pas une bonne coalition électorale. Chacun voulait être président de la République, c'est pourquoi il partit en ordre dispersé dès le 1er tour des présidentielles ! Il a volé en éclats dès la raclée prise au 1er tour des présidentielles. Le masque fut jeté aux législatives. La mêlée fut générale… On franchit toutes les barricades. Plus de lignes de démarcation ! Plus de front, plus de FDR ! Certains dirigeants en donnèrent le signal, à commencer par le candidat du Parena… »

La plate-forme électorale du FDR signée le 25 février 2007 par les 16 présidents dont toi Issa Ndiaye, dit ceci :

« III. Candidatures aux différentes élections

Pour les élections présidentielles :

Le FDR opte pour une pluralité de candidatures au 1er tour.

Les parties membres qui ne présenteraient pas de candidat s'engagent à soutenir exclusivement l'un des candidats du FDR.

Pour les élections législatives et le bureau du Parlement :

« Les listes devront être négociées partout où nécessaire, dans un esprit de solidarité tenant cependant compte des réalités locales  » (c'est moi qui souligne !)

Issa Ndiaye, que te dire quand tu renies ta propre signature ?

C'est donc en toute connaissance de cause que des partis du FDR ont conclu quelquefois des accords électoraux avec des partis de l'ADP, en tenant compte des réalités locales, en parfaite symbiose avec les textes fondateurs du regroupement. Deux exemples emblématiques : Gao et Nioro.

A Gao a été constituée une liste Convergence-RPM-URD sous le sigle RPM-URD, la Convergence n'étant pas un parti politique. La direction du FDR n'y a vu aucun inconvénient, la liste ayant des chances de donner deux élus à l'opposition, dont un député sortant (le populaire Arboncana Boubèye Maïga). Le Parena existe certes à Gao, mais remplacer l'URD par le Parena n'était pas plus avantageux pour le FDR. Le 1er tour des législatives a donné les résultats que l'on sait, confirmés par la fameuse Cour constitutionnelle qui n'est pas du tout choquée que des bourgades où ne votent pas habituellement 200 personnes, puissent avoir 10 000 (dix mille) à 14 000 (quatorze mille) suffrages exprimés. On l'avait déjà vu à la présidentielle où la Commune de Tarkint (Gao) a donné 12 000 (douze mille) suffrages exprimés pour ATT. Assarid n'a fait que « remettre ça » et le tout Gao sait, toute l'Administration sait que c'est par hold-up électoral qu'ATT a imposé Assarid et compagnie à Gao. Pour combien de temps, telle est la question !

A Nioro, une liste Adéma-URD-Parena a été constituée, la direction du FDR informée. C'est cette liste qui tenait le plus compte des réalités locales marquées, entre autres, par une déchirure du tissu social depuis les législatives 2002 et donnait plus de chance au FDR d'avoir un élu, certainement dès le 1er tour. Le RPM existe certes à Nioro, mais remplacer l'URD ou l'Adéma par le RPM ne donnait pas plus de chance au FDR. Avec cette liste, seul l'arbitraire pouvait empêcher Dramé d'être à l'Assemblée. Et l'arbitraire a sévi, par le truchement de la Cour constitutionnelle qui, encore une fois, manquant totalement de sagesse, va outrepasser ses pouvoirs en s'ingérant dans le pouvoir du juge civil pour invalider un acte de celui-ci.

A Koulouba, on a fêté l'événement, en buvant du petit lait frais ! A ce point, je dis aux amis du Parena : le Parena n'a manqué ni de vigilance, ni de prudence… Si même par impossible la liste Tiébilé n'avait pas été invalidée, avec cette Cour, les résultats auraient été annulés pour les beaux yeux du prince du jour comme on vient de le voir à Goundam où, malgré une avance de 10 700 voix aux résultats provisoires du second tour, la liste Adéma-URD a finalement été classée 2e par la fameuse Cour constitutionnelle, coiffée au poteau par les indépendants proches du couple présidentiel.

Mais le Parena étant comme le roseau qui plie, mais ne rompt pas, à Nioro, les militants du parti du Bélier blanc ne se sont pas laissés aller au découragement, au contraire, ils sont venus en renfort au RPM et Tiébilé Dramé en personne est allé battre campagne pour le RPM afin de relever le défi malgré une campagne d'intimidation menée par les directions de l'Adéma et de l'UDD, appuyées par la Fondation pour l'Enfance ! Au cours de la campagne, Me Hassane Barry (qu'ATT va bientôt récompenser en le nommant ambassadeur pour avoir été l'instrument de l'élimination de Tiébilé) n'a pas hésité à menacer : si Nioro élit des opposants, pendant 5 ans ATT ne fera aucun investissement dans le cercle. Le peuple fit confiance aux hommes que le Parena a soutenus, c'est pourquoi, sans se tromper, le tout Nioro s'est rué chez le président du Parena à l'annonce de la victoire du RPM. Issa Ndiaye, le Parena n'a pas joué double jeu et le RPM a salué la solidarité agissante de Tiébilé et de ses camarades !

Grosse boule de contradiction

Le fond de l'article est une grosse boule de contradiction. Après avoir bien dépeint la non-élection qu'a constitué le 1er tour de la présidentielle : « Les vainqueurs pavoisent alors que la crédibilité du processus démocratique dans son ensemble a été largement entamée par les pratiques qui ont émaillé la distribution des cartes d'électeurs, le déroulement du vote lui-même et la sincérité des résultats laborieusement proclamés par l'Administration territoriale » , Issa Ndiaye trouve les moyens de dire que « la réaction de l'opposition est classique : les résultats obtenus sont consécutifs à des fraudes successives et générales de la part du pouvoir ! » Que voulez-vous professeur ? Que nous disions que les élections ont été régulières et sans fraudes ?

Plus loin, il enfonce le clou : « La défaite de l'opposition était prévisible, elle réside dans le peu de crédibilité de la plupart de ses protagonistes auprès des Maliennes et des Maliens » . Comme le ridicule ne tue pas ! Il voit la paille dans les yeux des autres, mais pas la poutre dans ses propres yeux ! Professeur, le moins que l'on puisse dire, c'est que votre propre crédibilité s'est envolée, il y a belle lurette :

Vous avez créé l'Adema pour l'abandonner pour des raisons que personne ne connaît ! Vous avez été l'un des premiers à accourir chez IBK pour la création du RPM, vous l'avez abandonné en plein midi ! Vous avez appelé à voter « ATT - le recours », avant de vous retourner contre lui ! Vous avez accouru au FDR avant de l'abandonner au lendemain de la signature du protocole d'accord du 25 février 2007, reniant votre signature ! Aujourd'hui, vous dites à ATT qu'à part vous-même, personne ne vaut rien au Mali ! Que voulez-vous ?

Le masque d'Issa Ndiaye tombe définitivement lorsqu'il ose écrire : « le FDR n'avait aucun projet politique cohérent et crédible, aucune volonté réelle d'affronter le pouvoir et de présenter une alternative à la gestion catastrophique actuelle du pays » . Pour quelles raisons alors le « très crédible » , le « très cohérent » , le « très patriote » Issa Ndiaye y a-t-il adhéré ? Par opportunisme à coup sûr, à l'instar de tous ces cadres maliens « génétiquement modifiés » qu'il traîne dans la boue. Car, que je sache, formuler des réserves sur un document, c'est le propre de tous les intellectuels et de tous ceux qui se prennent pour tels. Et au FDR cela n'a pas manqué.

Mais, nous avons retenu que comme « le protocole du FDR » n'est qu'une œuvre humaine, donc perfectible, on pourra l'améliorer au fur et à mesure de l'évolution de notre compagnonnage que nous espérons long. Issa Ndiaye depuis lors, a disparu ! Alors, que notre cher Pr., avant de jeter la pierre au FDR, ait l'honnêteté intellectuelle et le courage de faire sa propre introspection et de dire où se trouve sa propre responsabilité ! Il y gagnerait un peu plus en crédibilité (si tant est qu'il peut encore en avoir !) non pas seulement en tant que militant politique mais aussi et surtout en tant qu'intellectuel.

Mais l'honnêteté intellectuelle aussi bien que le patriotisme d'Issa Ndiaye sont pris à défaut lorsqu'il ose encore écrire : « ... Il n'est pas étonnant que (les responsables du FDR) aient accepté les résultats du vote dans le dos de leurs militants, car ils savaient ce qu'ils avaient à perdre en cas d'affrontements généralisés. Leurs biens aussi mal acquis que ceux des individus qu'ils dénonçaient bruyamment ne manqueraient point de constituer une cible pour un peuple qu'on aurait poussé (c'est moi qui souligne) à manifester sa colère dans la rue. La paix signée fut donc celle despossédants '. Des responsables politiques des deux bords, qui avaient couvert le portail et les murs de leurs résidences cossues d'affiches et de posters, les déchirèrent nuitamment en catastrophe, de peur d'être des cibles faciles de manifestants et de voyous déchaînés » .

Quel aveu de pyromane ! Le vœu secret du professeur pyromane était donc que notre pays s'embrasât ! Mis à feu et à sang dans des affrontements généralisés pour une affaire de contentieux électoral ! Le masque du patriote et du démocrate tombe pour faire place à celui de l'anarchiste, simplement !

Il ne fait aucun doute que dans une situation d'  « affrontements généralisés » , Issa Ndiaye, très opportunément, comme tous ces cadres maliens « génétiquement modifiés » , capables de toutes les « ordures » , aurait encore tiré son épingle du jeu en prenant sa plume pour stigmatiser « l'irresponsabilité du FDR » qui aurait « poussé le peuple à exprimer sa colère dans la rue ! » N'est-ce pas déjà sous-entendu dans sa présente cour à Koulouba ?

Pour sa plaidoirie pour Koulouba, Issa Ndiaye fait également diversion en accusant des camarades qui, depuis la clandestinité, auraient mené des pratiques sectaires qui auraient largement morcelé la lutte clandestine contre la dictature et divisé le Mouvement démocratique. Ce que le Pr. ne dit pas, c'est que depuis la clandestinité les  « pratiques d'entrisme » et la ligne de capitulation face à la dictature ou de volte-face régulière ont entamé la crédibilité de certains qui n'hésitent pas à se poser en donneurs de leçons aujourd'hui. Et à l'avènement de la démocratie, le souci de la conservation du pouvoir a amené beaucoup de cadres comme lui à des pratiques insoupçonnées d'exclusion et de favoritisme. L'exemple le plus vivant est sa gestion du ministère de l'Education nationale sous la Transition.

On vit encore les conséquences de la diabolisation de certains camarades de lutte qui prônaient le kokajè au gouvernement et au CTSP. Le conservatisme défendu alors par d'autres hauts cadres de l'opposition sous la dictature allait dans le sens de l'aristocratie militaire incarnée par ATT et compagnie : la révolution devait être caporalisée, elle l'a été, contre la volonté des hommes comme Me Amidou Diabaté et Dr. Oumar Mariko en 1991-92

Après la crédibilité des hommes politiques, Issa Ndiaye, parlant de la presse, passe au crible le comportement de la presse du pouvoir, celle-la même qui a tenté de saboter la journée « presse morte » . Il n'empêche que cette presse sait hélas ce qu'elle veut. C'est ainsi qu'elle ne s'est pas trompée sur le contenu réel des élucubrations du professeur. Elle sait que cet écrit sert plutôt Koulouba que l'opposition ! Elle les a utilisées à cette fin.

Du combat politique que le FDR mène, notre cher professeur dit qu'à la première escarmouche les camarades ont capitulé ! Or, il se trouve que quand nous avons marché contre la caporalisation de l'ORTM, lui le Pr. et donneur de leçons était absent ! Quand on a organisé des manifestations, il était absent ! On ne sait presque jamais de quel côté est Issa Ndiaye. Mais cette fois-ci, on est sur une piste. Suivez plutôt :

Appel du pied à ATT

J'attire l'attention du lecteur et je prends à témoin l'opinion nationale à propos de ce passage de l'article d'Issa Ndiaye : « La gravité et l'urgence de la situation font obligation à ATT de trouver des solutions durables faute de quoi le pays ne manquera pas d'entrer dans une zone de turbulence porteuse de tous les dangers… Les gouvernements successifs qui ont marqué son premier mandat n'ont jamais été à la hauteur. Son choix des femmes et des hommes a été une succession d'erreurs, voire de désastres… Il faut qu'ATT cesse d'écouter les flatteries des ‘griots' et des courtisans qui l'entourent. Il y a une sorte de loyauté qui fait largement défaut aujourd'hui à la plupart des cadres maliens qui gravitent autour du pouvoir. Ils n'ont souvent ni le courage ni la loyauté de dire aux chefs ce qu'ils pensent réellement… »

(Il manquait seulement qu'il ajoutât… contrairement à moi Issa Ndiaye ). On le voit, l'appel du pied à ATT est clair : le farouche opposant Issa Ndiaye est prêt à répondre à l'appel du Général si celui-ci balaie son entourage actuel. Il ne peut y avoir offre de service plus claire !

Ensuite, Issa Ndiaye nous reproche d'avoir été avec ATT pendant si longtemps. Or, avoir le courage de reconnaître qu'on s'est trompé est une qualité plutôt rare en politique, c'est pourtant ce qu'ont fait les dirigeants du FDR : « Nous avons accompagné ATT pendant longtemps, mais aujourd'hui nous réalisons que nous nous sommes trompés, il faut rompre avec cet homme qui est un danger pour la République et la démocratie ! » dirent-ils en chœur ! Se tromper n'est pas grave, c'est ne pas se ressaisir qui est très grave : n'filila, o man'jugu, ntè segin n'ko déka jugu !

Enfin, sur l'élection d'IBK en Commune IV du district de Bamako, qu'il me suffise de rappeler que le credo du FDR c'est qu'il n'y a pas de démocratie viable sans partis politiques et si entre les deux tours des législatives, en IBK les autres partis ont vu qu'il est leur représentant à tous face à un indépendant et qu'à ce titre ils l'ont soutenu, c'est tout à leur honneur. Telle est d'ailleurs la substance de la lutte que nous menons à l'ADJ : il faut préférer les partis aux indépendants ! Au vainqueur IBK, aucune humiliation, lui qui va quand même chercher le suffrage des Maliens. Mais vous, nul ne vous a jamais vu, vous le donneur de leçons Issa Ndiaye, solliciter le suffrage du peuple. Pour paraphraser Staline, je vous demande : Issa Ndiaye combien de bataillons ? Combien de Maliens mobilisez-vous en tant que militant politique et chef de parti politique ? Presque personne !

Alors Pr. Issa Ndiaye, vous n'avez pas de leçons de démocratie à donner à ceux qui ont le courage d'affronter le suffrage des Maliens !

Bamako, cet historique 22 août

Djiguiba Kéita/PPR

( du Parena, de l'ADJ et du FDR)

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ATT-II

Les multiples facettes du général

Le général ATT a hérité d'un pays cité en exemple, pauvre mais menant une vie tranquille, avec des ambitions de développement claires, connues et partagées de tous. Dans quel état est-il maintenant ?

Une blague circule à Bamako ces temps-ci, la voici : « Une semaine avant ATT-II, nous avions la liberté, une vie tranquille, la quiétude, l'électricité… Une semaine après ATT-II, plus rien de tout cela ! »

Au-delà de la blague, sans dire que nous avions un visage édénique, il est quand même connu de tout que le Mali était un havre de paix. Avec l'arrivée d'ATT-II, comme à l'unisson, tous les problèmes ont surgi : ceux qu'on tentait d'étouffer (crise énergétique…) et ceux qu'on a occasionné ( » affaire maîtresse », arrestation de Dr. Kéita…) et ceux que la nature nous a réservés (retard des pluies).

Le général-président s'est présenté comme le candidat du « Parti de la demande sociale ». Cela implique, dans l'imaginaire commun, qu'il voulait s'attaquer aux problèmes sociaux, du plus grand nombre tout au moins. Mais, depuis ATT-II, on ne sait plus à quel saint se vouer, surtout qu'il y en a même plus dans le petit landernau politique taillé sur mesure et carrément dédié aux louanges du tout puissant prince du jour.

Le pain est cher. Quelle solution économique a-t-on trouvé ? Diminuer la baquette qui était supposée être d'un kilo et qui, nous l'apprenons à cette occasion, n'a jamais dépassé les 800 g. Le sucre, le riz, le lait sont devenus inabordables pour les militants de la demande sociale.

Les réponses sont laconiques : « la hausse est liée au cours mondial » . Un cours que nous découvrons subitement alors que, de tout temps, des systèmes de péréquations existent théoriquement et au moment où il y a le besoin, personne ne s'en souvient. L'autre solution, ce sont les exonérations qui sont accordées en ce moment à ceux qui sauront en faire profiter autres que les nécessiteux et autres militants de la demande sociale.

Les Français, récemment, ont beaucoup parlé des vacances chèrement payées de leur président. Au moins savaient-ils qu'il en prenait et à quel prix. Au Mali, on sait juste qu'ATT a pris ses vacances, là où ce luxe n'est pas à la portée de toutes les bourses. Qui paye ? Etait-ce opportun en ces temps de disette ?

Ainsi découvrons-nous notre président, en Néron.

Alexis Kalambry

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REGULATION DE LA CIRCULATION A BAMAKO

La colère du syndicat de gros-porteurs

La Coordination nationale des associations et syndicats des gros-porteurs ne voit pas d'un bon œil les nouvelles mesures de régulation de la circulation des gros-porteurs dans le district prises par le maire.

L'arrêté n°007/M-DB du 8 avril 2004 du maire du district de Bamako interdisait aux gros-porteurs de circuler les jours ouvrables de 6 h à 10 h et de 15 h à 20 h dans le district. Mais, les gros-porteurs pouvaient circuler pendant les autres heures de la journée. Cet arrêté a été abrogé par l'arrêté n°039/M-DB du 10 août 2007.

Le présent arrêté a pour objet de réglementer la circulation et le stationnement des gros-porteurs sur les ponts et les voies du district de Bamako. Il n'autorise la circulation des gros-porteurs qu'entre minuit et 6 h du matin.

La Coordination nationale des syndicats et associations des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (CNSACCRM) ne semble pas digérer cette nouvelle disposition visant la réglementation de la circulation de ses engins à l'intérieur du district. Ce regroupement professionnel exige des autorités du district la relecture de cette nouvelle mesure. « On ne peut pas travailler dans ces conditions. Ils doivent changer cette mesure » , proteste Ali Habib Haïdara, secrétaire général adjoint de la CNSACCRM de la région de Sikasso.

Pour Sekouba Coulibaly, secrétaire général de la CNSACCRM du district de Bamako, « nous allons adresser dès aujourd'hui une lettre au ministre de l'Equipement et des Transports pour l'informer de notre situation. La nouvelle mesure nous préoccupe. Nous avons tenu une réunion le 3 août 2007 à la mairie du district. Ils n'ont pas tenu compte de notre point de vue lors de cette réunion. Ils en ont fait à leur tête » .

Abus

Selon lui , «   cette mesure pénalise les chauffeurs. Elle nous préoccupe aujourd'hui jusqu'au dernier point. C'est pourquoi, il est nécessaire que les différentes parties renouent le dialogue afin d'éviter le malentendu pouvant naître de l'exécution de l'arrêté. Nous avons évoqué les côtés néfastes de la décision dans la lettre que nous allons adresser au ministre. Nous sommes dans un pays de dialogue, le ministre ne doit pas refuser de s'impliquer » .

Son camarade, Souleymane Sanogo, secrétaire général adjoint de la CNSACCRM ajoute qu'ils « ont pris cette décision pour diminuer les accidents. Aujourd'hui, 70 % des cas d'accidents sont imputables à la police. Si les policiers arrêtent deux ou trois gros-porteurs sur la route, elle sera forcément encombrée et les accidents se produisent. On veut que les policiers se conforment à l'arrêté » .

« On n'est plus d'accord de négocier avec les policiers avec l'argent. Ce matin, ils ont pris l'un de nos chauffeurs sur l'avenue de la Cédéao, un parcours autorisé même dans la journée. Pour se faire libérer, le chauffeur a été obligé de payer 7500 F CFA. Nous sommes allés prendre l'argent et avons demandé aux policiers d'apporter la voiture au GMS. Nous allons régler le problème avec les chefs. Cet itinéraire ne fait pas partie » , dénonce un chauffeur.

D'ores et déjà, à cause des abus de certains policiers, qui commencent à ne pas se conformer à la nouvelle mesure, l'application correcte de l'arrêté du maire risque de ne pas être chose aisée. Un bras de fer entre chauffeurs de gros-porteurs, qui sont décidés de ne plus s'en laisser conter, et agents de la compagnie de circulation routière (CCR), est même imminent.

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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CIRCULATION DES GROS PORTEURS

Chauffeurs et citoyens jugent la décision salutaire mais…

Pour des Bamakois, la mesure d'interdiction de circuler à certaines heures qui frappe les gros-porteurs est une bonne chose. Mais, avouent-ils, entre prendre une décision et l'appliquer concrètement, il y a un énorme fossé. D'où un certain scepticisme.

Adama Traoré (chauffeur de taxi)   :

« Pour qui connaît les dommages occasionnés par les gros-porteurs, la mairie a pris une très bonne décision. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Les camions et les citernes causent à nous taximen des pertes énormes avec les embouteillages qu'ils occasionnent. Maintenant, la circulation sera fluide et nous pourrons enfin circuler tranquillement. Cependant, nous craignons pour l'application de cette mesure vu le laxisme qui existe dans ce pays. En tout cas, attendons de voir avant de nous prononcer davantage ».

Oumar Mariko (motocycliste)   :

« Je ne peux que me féliciter de cette décision et je pense qu'elle aurait dû être prise depuis belle lurette. Ces gros-porteurs sont coupables de graves accidents sur nos routes en plus des embouteillages. J'ai encore au travers de la gorge l'accident mortel qui a coûté la vie à mon grand frère après qu'il eut été terrassé en pleine journée par un camion. J'espère que l'application de cette mesure sera à hauteur de souhait et que nous motocyclistes pourrions enfin respirer sur les routes ».

Abdoul Camara (économiste)   :

« Quand j'ai appris la prise de cette décision dans les médias, j'ai poussé un soupir de soulagement en me disant que c'était la fin du calvaire des usagers de la route. Mais, je suis vite sorti de mes illusions, car les agents de circulation au Mali sont plus préoccupés par l'argent que par le respect des lois et règlements. Nous sommes témoins et victimes à longueur de journée du racket des agents de la circulation. Je pense qu'il faut mettre dès à présent des dispositifs en place pour la stricte application de cette mesure ».

Boubacar Sidibé (agent de la circulation)   :

« De telles mesures sont en vigueur dans plusieurs pays depuis fort longtemps. Nous, régulateurs de la circulation, les avaient réclamées, mais c'est maintenant qu'elles sont tombées. C'est une bonne chose. Cependant, il faut mener des campagnes de sensibilisation au niveau des gros transporteurs pour qu'ils soient bien imprégnés de cette mesure. Cela nous facilitera la tâche et aura des répercussions positives dans la circulation ».

Propos recueillis par

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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CHEICK MODIBO DIARRA, PRESIDENT DE MICROSOFT-AFRIQUE

« La politique politicienne ne m'intéresse pas »

Il y a quelques mois, l'astrophysicien et aujourd'hui le président de Microsoft-Afrique, Cheick Modibo Diarra, s'était confié au magazine « Les Echos de la Banque mondiale » (n°7, mars 2007). Il parlait de ses nouvelles fonctions, du développement de l'Afrique, de la fuite des cerveaux, de ses ambitions politiques… Flash-back.

« Les technologies de l'information et de la communication sont simplement des outils permettant aux retardataires de faire un bon qualitatif et même de prendre de l'avance » . C'est ce que pense Cheick Modibo Diarra, 55 ans, par apport aux avantages que les Tic offrent à l'Afrique en termes de développement. « Les sociétés les plus avancées actuellement ont effectué des investissements initiaux dans les infrastructures. Et, s'agissant d'une technologie qui bouge très rapidement, de nouvelles formes de cette technologie se manifestent bien avant que ces investissements ne soient amortis » , s'est-il expliqué.

Il est donc clair que ces technologies sont des atouts clefs pour l'Afrique dans sa longue quête de développement. Surtout qu'elles sont applicables au commerce, à l'agriculture, à la médecine, à la gouvernance, à la santé… Comme le dit si bien l'enfant de Ségou, « ces technologies sont incontestablement des accélérateurs potentiels du développement » . Mais, en la matière, le retard de nos Etats est surtout infra structurel. « L'Afrique dispose aujourd'hui de nombreux jeunes très compétents, tout à fait capables d'utiliser ces technologies comme leurs homologues du monde entier. Mais, ils vivent dans une région où les investissements n'ont pas suivi, ni dans les infrastructures ni dans les programmes de recherche » .

Le président de Microsoft-Afrique précise : « Nous bénéficions d'une jeune génération qualifiée, malheureusement pas en mesure de faire valoir ses compétences en Afrique… Désœuvrés, ces jeunes tournent en rond ou finissent par aller travailler en dehors du continent. C'est donc bien d'un retard infra structurel dont nous souffrons. En revanche, sur le plan des ressources humaines, nous possédons les experts nécessaires pour former nos populations » .

Que font alors les décideurs pour corriger cette insuffisance ? « Je pense que nos dirigeants sont de bonne foi, mais rencontrent une difficulté : pour une raison que j'ignore, quand ils sont détenteurs d'une idée, ils ne savent pas la transférer aux mains d'experts pour la transformer en projets finançables » , souligne Dr. Diarra. A son avis, « le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad) illustre parfaitement cet état de fait. Nos dirigeants promènent ce concept de Nepad, mais n'ont jamais atteint l'étape consistant à procéder à un recensement des compétences susceptibles de les aider à le concrétiser, à transformer leur vision en projets, puis à identifier, à l'échelon mondial, des entités capables de s'associer à la réalisation de ces projets » .

Malheureusement, toutes les institutions africaines (de l'Union africaine à l'Uemoa en passant par la Cédéao) souffrent de cette absence de banque de données comportant les noms et contacts de l'ensemble des compétences africaines en Afrique et dans la diaspora.

Pour l'astrophysicien de la Nasa, « ce continent est dans une période de mutation. En tout cas, partout en Afrique, les populations subodorent que quelque chose va se passer dans les prochaines années, avec de nouveaux leaders émergeant de la sphère politique comme de la société civile. De plus en plus, on se rend compte que la seule façon de nous en sortir, c'est de nous prendre en charge et que l'aide extérieure ne peut être qu'un appoint pour accélérer le développement. On voit bien d'ailleurs que l'Afrique s'organise autour d'ONG, de fondations, d'entités civiques locales dans les quartiers et c'est cela qui va constituer l'ossature de ce mouvement en gestation » .

Il déplore la tendance des agences de développement comme la Banque mondiale à « travailler avec les gouvernements plutôt qu'avec la société civile. Si ces institutions donnaient aux gouvernements et à la société civile le même accès aux ressources financières, l'impact de cet appoint que constitue l'aide extérieure serait plus important et quasi immédiat » .

Les enfants noyés dans les urnes

Pour lui, « les gouvernements posent parfois des problèmes de transparence. Et quoi qu'il en soit, les procédures sont plus longues et les gouvernants sont sensibles aux échéances électorales. Regardez les problèmes de l'éducation en Afrique. Les enfants ne votant pas, on ne se soucie pas vraiment de ce qui les concerne. On donne la priorité aux électeurs ! C'est la stratégie des politiques   » . Il ajoute, « mais sur l'autre bord, il y a la société civile désireuse de mettre en valeur ce que l'Afrique a comme avantage compétitif, c'est-à-dire sa jeunesse. Et développer cette jeunesse devient la responsabilité de la société civile. Or cette dernière n'a pas accès aux ressources et elle ne comprend même pas la langue dans laquelle ces institutions communiquent » .

Quid des ambitions de l'illustre scientifique pour le continent dans ses nouvelles responsabilités de président de Microsoft-Afrique ? « Bien que ne fabriquant pas d'ordinateurs, nous investissons de l'argent en Afrique dans le domaine de l'éducation en finançant le reconditionnement d'ordinateurs de seconde main (déjà plus d'un million d'unités en ont fait l'objet) dans lesquels nous insérons gratuitement nos logiciels avant de les mettre gracieusement à la disposition des écoles. Et nous formons parallèlement les enseignants » , explique-t-il.

Tout comme, « nous travaillons sur tous ces aspects et sommes d'ailleurs impliqués dans le programme E-School du Nepad visant à doter 600 000 écoles, urbaines comme rurales, d'ordinateurs… même là où l'électricité n'est pas distribuée. Et ce, au travers d'un consortium de 16 pays choisis pour la phase pilote » .

Pour sa part, Cheick Modibo Diarra récuse le terme de « fuite des cerveaux » . « Un cerveau fuit pour aller où ? » , s'interroge-t-il ? Pour lui, « c'est une notion issue des salons ou des grandes institutions onusiennes. La réalité est que personne ne désire quitter son chez soi car rien ne peut remplacer l'odeur du quartier dans lequel on est né ! » . Il est alors nécessaire de créer en Afrique « les conditions permettant aux gens, une fois de retour, de mettre le savoir acquis au service de l'amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs concitoyens. Qui est fou au point de rester dans un endroit où l'odeur de la terre mouillée par la pluie ne lui inspire rien ? Pour rien au monde je ne serais parti ailleurs si j'avais trouvé dans ma ville de Ségou les moyens de travailler » .

Cheick Modibo Diarra, président du Mali ?

A cette question, il répond sans ambages, « pas vraiment. Moi, je fais partie de ces personnes qui disent aux Africains qu'il y a des milliers de façons de servir son continent. On peut le faire par le biais de la politique, de la science ou en étant simplement un leader d'opinion dans sa communauté. En même temps, je suis Modibo, humble fils du Mali. Je suis un soldat de l'Afrique et je me rendrai, sans hésitation, sur tout front où on pense que je suis utile » .

Il ajoute aussitôt, « si j'ai le choix, je préfère donner l'exemple par la conduite de ma vie en contribuant au développement de mon continent, sans nécessairement faire de la politique. Autant je suis passionné par la politique au sens étymologique du terme, celle qui a la finalité de résoudre les problèmes de la cité, autant la politique politicienne ne m'intéresse pas » .

Il était pourtant annoncé un moment comme le probable candidat du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) à la veille de l'élection présidentielle du 29 avril 2007. Alors cet éclaircissement mettra-t-il fin à la rumeur ? Rien n'est moins sûr ! Surtout qu'on sait qu'un autre soldat de l'Afrique avait dit qu'il faut être fou ou un attardé mental pour vouloir diriger le Mali et qui, dix ans après, est revenu sur sa déclaration pour se faire élire… président de la République du Mali !

Moussa Bolly

( avec Les Echos de la Banque mondiale)

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 FONCTION PUBLIQUE

La grève n'aura pas lieu

Pour non paiement des frais d'organisation du concours d'entrée à la fonction publique en 2006, le syndicat de la fonction publique menaçait de boycotter tout le processus de recrutement de cette année. Un terrain d'entente, semble-t-il, a été trouvé de justesse lundi.

Sept mois après le concours d'entrée à la fonction publique, les agents de la direction nationale de la fonction publique n'avaient toujours pas perçu la totalité des frais d'organisation et autres indemnités. D'où la colère de ces fonctionnaires chargés de l'organisation matérielle du concours d'entrée à la fonction publique : de la réception des dossiers de candidature à la proclamation des résultats en passant par l'aménagement des salles d'examens, la surveillance des épreuves, le dépouillement des copies, le relevé des notes…

« Nous avons terminé avec tout ce travail depuis février 2007. Mais, jusqu'à présent, nous attendons le versement de nos sous. Grace à l'implication du syndicat auprès du ministère de l'Economie et des Finances, nous avons pu avoir une première tranche. Le reliquat est toujours dans le circuit » , explique Hamed Mohamed Kounta du syndicat.

Le reliquat s'élèverait à des millions de F CFA. « La direction nationale de la fonction publique et la direction administrative et financière se jettent mutuellement la responsabilité du retard dans le payement de cet argent » , ajoute M. Kounta . Ce qui a provoqué l'ire des agents qui, au cours d'une assemblée générale le jeudi dernier, ont tapé du poing sur la table en menaçant de boycotter le concours de cette année, lancé le lundi dernier. Une menace prise au sérieux par le département de la Fonction publique.

Aux dernières nouvelles, le fonds a été déjà débloqué et les agents devront empôcher leur dû, en principe, ce jeudi matin. Le dépôt des dossiers a déjà commencé et le concours débutera en octobre.

Au-delà de cette revendication, le syndicat a, aux dires de son secrétaire général, proposé à la direction certaines mesures pour faciliter l'organisation et le déroulement des examens dans les differents centres. Il s'agit de voter le budget et de débloquer tous les fonds avant de lancer le concours, d'améliorer les conditions des agents superviseurs et de faire participer tous les conventionnaires aux missions à l'intérieur au lieu de les trier, d'après M. Kounta , « selon le bon vouloir du chef » .

« Nous négocions ces points avec la direction dans la mesure du possible. Pour le moment, elle n'a pas encore réagi » , précise le secretaire général du syndicat de la fonction publique.

Sidiki Y. Dembélé

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 MUNDIALITO SUB-17

America-Stade  (2-1) : le coup de massue

Le Stade malien de Bamako s'est fait coiffer au poteau (2-1) par America de Mexico dans un match qu'il a largement dominé en seconde mi-temps. Une défaite qui l'oblige à faire des résultats contre le PSV Eindhoven aujourd'hui et contre le FC Barcelone, samedi.

Après un début de match crispant, les jeunots du Stade malien ont donné une belle réplique aux Sud-Américains de Mexico en ouvrant le score à la 5e par Zana Salif Diarra. Sur un coup franc au cordeau botté par le maestro Adama Touré « Damus » (fils de Sory Ibrahim Touré dit Binké ), Zana Salif Diarra saute plus haut que tout le monde et coupe la trajectoire du ballon au premier poteau. La balle se loge dans la lucarne gauche du portier mexicain.

Sonnés, les Mexicains se réorganisent et quadrillent tous les compartiments du terrain. La pression est vive, mais les Maliens tiennent bon jusqu'à la blessure du meneur Adama Touré (15e) qui a finalement été remplacé par Yaya Dagnoko (19e). Une minute seulement après (20e), les Mexicains égalisent par le défenseur central, George Ulises Corral sur un coup franc direct enveloppé au ras du poteau. La réaction du Stade est immédiate avec une occasion ratée de Yaya Dagnoko (26e) qui reprend une balle relâchée par le gardien. On retiendra par ailleurs le sauvetage in extremis du gardien stadiste, Ibrahim Diaby sur un contre mexicain.

Le score ne change pas, malgré la forte domination mexicaine jusqu'à la mi-temps. Une période mise à profit par Capi pour « doper » ses gamins qui reviennent sur la pelouse avec un nouvel état d'âme. Mieux organiser et plus rigoureux, les Stadistes rateront deux occasions nettes par Yaya Dagnoko (75e, 83e). Avant que George Ulises Corral ne les crucifie par un but sur coup franc dans les arrêts de jeu (90+3).

Une mauvaise entrée en matière pour le Stade qui n'a pas mérité de perdre.

Baba Cissouma

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